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SCENE SEPTIEME

Le Dieu des Jardins, quatre jardiniers, cinq. Folets en Bourgeoises de Lampsaque.

LA P. BOURGEOISE ait Dieu des Jardins Tu veux m'assassiner !

LE DIEU DES JARDINS à la I". Bourgeoise Ah! ma chère voisine !

Le I Jardinier à la II Dourgcoiso

Ma sœur 1

Le // Jardinier à la III Bourgeoise Ma femme !

Le /// Jardinier à la IV Bourgeoise Ma cousine!

La V Bourgeoise au IV Jardinier C'est toi, Philandre, hélas !

Le IV Jardinier à la V Bourgeoise C'est toi, chère Clorisl

La II Bourgeoise au III Jardinier Mon aimable Alcidor !

Le III Jardinier à la II Bourgeoise.

Ma charmante Doris !

La III Bourgeoise au IV Jardinier Ah Damon !

Le IV Jardinier à la III Bourgeoise Ah Climeine !

O Dieux qui vous amène Eu ces bords étrangers !

La III Bourgeoise Le désir de revoir nos aimables Bergers !

La I Bourgeoise Depuis que vous cessez de cultiver nos terres, La mousse et les buissons croissent dans- nos

p.irterres.

La // Bourgeoise On voit sur notre teint une jaune pâleur,

La III Bourgeoise Nous n'avons plus de Lys.

La I V Bourgeoise Nous n'avons plus de roses.

La V Bourgeoiso Et nos fleurs demi-closes, Frémissent de douleur.

Le III Jardinier Depuis votre absence, Ce n'est que souffrance.

Tristesse et langueur.

Le IV Jardinier Dès la moindre peine, Nous perdons haleine.

Courage et vigueur.

Le III Jardinier

Nos peaux sont plus sèches, Que des parchemins.

Le /// et IV Jardinier

Et nos pauvres bêches Nous tombent des mains.

La II Bourgeoise -'illons, Bergers.

Le I Jardinier Allons, Bergères

Tous

Allons, Bergers; allons. Bergères, Goûter la douceur du retour.

La I et II Bourgeoise Allons sur les vertes fougères, Cueillir les doux fruits de l'amour.

Tous

Allons sur les vei'tes fougères, Cueillir les doux fruits de l'amour.

LE DIEU DES JARDINS et les Jardiniers veulent embrasser leurs Bourgeoises mais dans le moment elles se transforment en autant de Buissons d'épines.

SCEAE HUITIEME

LE DIEU DES .JARDINS, quatre Jardiniers, cinq Folets en Buissons d'Epines.

LE DIEU DES JARDINS et sa troupe en se piquant

Peste ! quel changement, quelle métamorphose ! Ah! nous trouvons l'Epine, où nous cherchons la

Rose !

LE DIEU DES JARDINS

Que viens-tu faire en ce lieu.

Pauvre Dieu ?

Tu brûles de vaines flammes, Et tu souffres cent mépris , Toi qui fus l'amour des Dames.

Et la terreur des Maris.

Est-ce à toi de soupirer ?

Et prier?

Toi qu'à genoux on implore, Va soulager les désirs De la belle r[ui t'adore, Et qui meurt pour tes plaisirs

Deux Folets cachez Cesse, grand Dieuj cesse tes plaintes vaines.

LE DIEU DES JARDINS

Qu'cntends-je? quelle voix sort des rives prochaines?

Échos, Arbres, Rochers, est-ce vous, est-ce vous?

Deux Folets cachez

Nous sommes deux Nymphes des chênes, Et le Ciel t'annonce par nous.

Qu'un jour il finira tes peines.

LE DIEU DES JAREINS Hélas ! quand viendra-t-il ce bien heureux moœenti

Deux Folets cachez

Quand tu seras discret, et fidèle en aimant !

LE DIEU DES JARDINS

Taisez-vous, taisez-vous, impertinents Oracles : Amour en ma faveur fait bien d'autres miracles, Apprenez, apprenez qu'en l'Empire amoureux

On perd tout pour attendre;

Et que le vigoureux

Est souvent plus heureux,

Que le sage et le tendre.

LE DIEU ET LES JARDINIERS

Apprenez, apprenez qu'en l'Empire amoureux On perd tout pour attendre ; Et que le vigoureux Est souvent plus heureux, Que le sage et le tendre.

Fin du second Ac'.e.

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