‹ Pompee, tragedie de P. CorneilleChapitre 51 sur 122 · SÉLEUCUS , ANTIOCHUS , TIMAGENE , LAONICE · texte numérisé non relu

SÉLEUCUS , ANTIOCHUS , TIMAGENE , LAONICE

SÉLEUCUS

o u s puis-je en confiance expliquer ma pensée ? ANTIOCHUS.

Parlez, notre amitié par ce doute est blessée.

Séleucu s.

Hélas î c’est le malheur que je crains aujourd’hui : L’égalité, mon frère , en est le ferme appui ,

C’en est le fondement , la liaison , le gage ;

Et, voyant d’un côté tomber tout l’avantage.

Avec juste raison je crains qu’entre nous deux L’égalité rompue en rompe les doux nœuds ,

Et que cc jour fatal à l’hcur de notre vie ,

Jette sur l’un de nous trop de honte ou d’envie. Antiochus.

Comme nous n’avons eu jamais qu’un sentiment , Cette peur me touchoit, mon frère , également ; Mais, si vous le voulez , j’en sais bien le remede.

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