IMP. CA ES A RIS
VESPASIANI. AVG
TiOCA. PVBTilCA. A. PTin^ATrS
FOSSE ^S A. T. SVEDIV^S. CLlil\rEN"S
TRIBVNVS. CAVSIS. COGNITIS, ET
MENSVRrs. FACTIS. PvEI
PYBIJCA E. POMPEI A NOR'V^û
RESTITVIT.
A l'entrée de la rue , on voyait dépeint sur Je mur la divinité du lieu, ( Lar compitalis), sous les formes d'un grand Serpent devant lequel une lampe était allumée. Au-dessus on lisait entr'autres lettres méconnaissables salv. . .
Tombeau des guirlandes près de Vhénicjcle. An. 1763. 11 est construit de grosses pierres de
piperne revêtues de stuc , et s'élève sur une haute base. Il est orné de pilastres corinthiens dont trois soutiennent des festons gracieux. On observe en* suite deux petits murs d'une maçonnerie maillée, (^ opus reticulatimi^ qui finissent en deux petits autels , ( acerrae ). L'amphore qu'on n'y voyait plus , et que j'y ai fait remettre , fermait entre les autels, le passnge étroit qui conduisait aux sépulcres intérieurs.
Tombeau de T. Major et son Triclinium.
An 1765. On aperçoit ensuite plusieurs soubasscmens de sépulcres qui n'étaient pas achevés , mais qui méritent de la considération par les beaux ordres de grandes pierres volcaniques dont ils sont composés. On admire encore les magnifiques corniches, les chapitaux et les larges pièces de marbre qui devaient les embellir.
Le dernier de ces tombeaux avait sur le mur extérieur l'épitaphe suivante: A Titus Térentius Félix Major , Edile , Jils de Titus , de la, tribu Ménénienne , auquel l'endroit du sépulcre fut donné par le peuple et 2000 sesterces. Fabia Sabina sa femme , fille de Probus lui a élevé ce monument.
T. TERENTIO. T. F. MEN
FELICI. MAIORI. AEDIIi
HVIC. PVBLICE. LOCVS
DATVS. ET. HS. 00 00
FABIA. TROBr. F. SABINA. VXOR.
On a trouvé dans ce *ombeau une urne de plomb qui en renfermait une autre de verre , contenant des ossemens et des cendres , et près de là un cippe de marbre avec ces paroles : tito MAIORI. A Titus Major (4i)' J'y ai de'couvert le i5 Décembre 1828 plusieurs loculi avec des os brûlés , fermés par des murs peu élevés. Au milieu du tombeau j'ai trouvé une monnaie d'Auguste en cuivre, un compas d'os dont les pointes sont de fer avec une espèce de vis de bronze, et des coquillages , tels que dos huîtres , des hérissons de mer etc. qui étaient probablement les restes du repas funèbre.
Devant la porte de la ville , s'élève un majestueux sépulcre bonoraire , qui soutenait une statue de bronze dont on trouva par lerre un fragment de la robe. M. Goro y place celle du Génie de Pompéi.
En reprenant le côté droit de la rue, on trouve un demi- cercle destiné pour lieu d'amusement et de repos. Avant que le sépulcre qui est audessous fût construit , on y jouissait de la vue magnifique du golfe et des montagnes voisines. On y devait également voir Stabies , le cap de Misène, l'île de Capri, et un petit écueil , (JPetra HercuUs) , très-pittoresque , sur lequel on construisit dans la suite uu château qui prit le nom de Revigliano. — C'est sur ce siège charmant , que Gicéron vint sans doute se reposer plusieurs fois et serippeler les conversations qu'il eut avec
l'Augure Scévola, in Iiemlcyaîo sedente^ ut so~ lehat , ( de Amicitia , in princ : ) Ici il pleura sa chère Tullia , et re'cita à Marc us Marins , et à Paetus les plus belles pages des traités qu'il composa à Pompéi. Et tout l^orgueil de celui qui, selon Sénèque , fut le seul Génie que le peuple Romain eût d'égal à son empire , et tons les souvenirs de l'Orateur , du Consul , et du Père de la patrie devaient bien souvent s'aftaiblir et s'évanouir au pied de ces demeures , en vain si élégantes de l'oubli et du néant.
Enceinte sépulcrale de Perdus. Au pied du demi-cercle on lit une inscription qui indique que cette enceinte longue de iS pieds sur autant en largeur fut accordée par ordre des Décurions à M. Porcins fils de Marcus.
M. roRci