LA SCULPTURE
la même grandeur calme et maîtresse delle-mème qui caractérise les divinités de l'art grec. 3lais, dans l'expression du Jupiter de Pompéi, on lit une force et une puissance incomparables; le regard, la bouche, les traits, tout donne l'impression de l'irrésistible souveraineté. Le Jupiter d'Otricoli au contraire est saisissant par son expression de douceur, de divine tristesse, on dirait presque de mélancolie si la mélancolie pouvait entrer dans le cœur d'un dieu grec. Le temple d'Isis, comme celui d'Apollon . avait conservé ses statues \ ic piih., p. 70, s. et fig. 40, p. 73;.
Dans la maison dllolconius II. 4. 4 . on a trouvé une Diane archaïsante, copie romaine d'une belle œuvre grecque, identifiée avec l'Artémi-^ Laphria de .Manaechmus et Soedas de Xaupacte.
Près de la porte du \'ésuve, en l'an 1900, sortit de terre la statue en bronze d'un éphèbe.
original apporté de Grèce, œuvre belle et intéressante malgré la justesse de quelques-unes des critiques de détail qui ne lui ont pas été ménagées fig. 92, p. 138}. Le Pompéien à qui était échue cette belle œuvre d'art la fit argenter et la transforma en porte-lampe.
Nous avons parlé plus haut, assez longuement pour n'y pas revenir, des statues cjui ornaient les jardins, les atriums et les péristyles des riches maisons de Pompéi yoir p. 65-66, 72, 88, ss. et fig. 30-33, 38 p. 63-67, 72 ; fi»- 5-' P- ^7' 55' P 9'' 56. p. 93 • H faut cependant faire exception pour deux de ces statuettes : le Faune dansant qui a donné son nom à la célèbre maison de la rue de Nola (VI, 12, 2) le Sat^^re de la maison du Centenaire III, 7, 6 . Le B'aune a puisé dans une ivresse modérée la joie de vivre. C'est une efflorescence, un épanouissement de vie ph}-sique et purement animale. Le rythme de la danse, le mouvement des bras et des jambes, la dilatation de la poitrine, le jeu des muscles sont
Fig. 91. — Buste de Jupiter tp. 13(3-137}.