COMBAT XAVAI. — 2. LA YEXDAXGE — 3. LE VIN
( I' E I N T L R r s DE LA .MAISON DES V E T T 1 1 1
Un troisième arc, placé dans l'axe de celui de>5éron, s'aperçoit, encadrant le A'ésuve dans une courbe élancée. Les revêtements de marbre ont laissé peu de traces, et la carcasse de briques se dore aux feux (l'un soleil implacaijlc.
Le tableau est simple, d'une t;randiose beauté : lorsque par les belles journées de printemps, lair pur et frais estompe le volcan en des transparences azu-
, Ai-c do Caligula (?) cl Iciiiiilo de Jupiloi-, au Forum.
rees. L automne, au contraire, avec ses pluies, rend morne et lugubre la montagne aux cendres
Arc (le Xcrou,
POMPKI
mouillées ; le mont alors semble avancer, il écrase de sa masse sombre et pesante les fines tonalités des briques roses, harmonieuses sous le ciel gris , tandis qu'au sommet du géant, le si- }•<)<■<■<) fait fuir la fumée blanche qui, couchée, semble ramper. Puis le
ciel.
épure par
la 1
jrise,
le soleil du soir étirant les grandes ombres, Pompéi s'enveloppe dans une demi-teinte.
Arc. de la rue de Memiro.
Le retour du crépuscule, dans un site poétique, offre toujours une sensation exquise... Quand au son de la cloche lointaine, les visiteurs et les touristes ont quitté la ville ; seul et privilégié, on peut prolonger le rêve. Alors, l'air chaud qu'exhalent les murailles et le sol montent par bouffées comme de tièdes caresses, et l'on assiste à la i)lus captivante évocation de la ville, grâce à l'indécision des formes
Néron (?). (Bronze du Musée de Niiples.)
([u'enveloppe la brune. Une Pompéi nouvelle semble rajeunir, les rues et
MONUMENTS PUBLICS ET DÉLICES DE P0M1>ÉI ,5y
les maisons se complètent, l'aspect ruiné disparaît; les silhouettes se dressent, l'illusion est troublante, et la cité apparaît plus vivante en mourant dans la nuit.
Mais dans le dédale des rues, pour ne pas s'égarer, il faut partir : la ruelle sonore redit la cadence des pas sur les dalles de lave ; on se sent alors pénétré d'un charme mystérieux, et longeant les maisons muettes, on emporte avec soi une lueur de ce passé qui ne s'éteint pas.