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V. page

312 POMPIHA.

(/iiidcr (Idiis le hihi/rinl/ic, Apollon vl Diane, (l(!s Amours ci des danseuses. Un pclil liiiairc (|iii l'Iail creusé dans la niuraillcî a disparu dans de récenl(\s ivpaiatioiis. Dans la pièce de l'autre côté dw prolhyrum d'autres peintures, déjà lorl cndounna^ées en J85/|, rcj)réscntaieiit Diane, Cérès ci Venus; aujourd'hui la première seule est reconnaissable. Dans le tablinuni, il ne reste que quelques jolis médaillons malheureusement presque ciïacés , renfermant chacun deux lôtes. Les Pomj)éiens faisaient sans doute ^i-and cas de ces dernièi*es peintures, car on s'occupait de les détacher pour les transporter ailleui's ; l'un (\(i^ médaillons avait déjà été enlevé, et autour d'un autre on avait commencé à entailler la muraille pour l'enlever également.

Après la maison de Neptune et du même côté de la rue est une

* Maison sans nom (Pl. 119). Cette habitation est remarquable par la grandeur de son impluvium carré qu'entoure un mur d'appui, un pluteuSj creusé pour recevoir des fleurs. Au côté gauche, V impluvium présente quatre colonnes rondes non cannelées, et une colonne seulement à chacun des angles opposés. Ces colonnes bien que très-sveltes sont doriques et sans bases; leurs chapiteaux sont plus ou moins conservés. La pièce immédiatement à gauche du prothyrum. conserve un fourneau; elle avait^ ouvrant sur V atrium, une petite fenêtre qui avait été condamnée dès l'antiquité, h' atrium n'a pas de chambres à droite, mais à sa gauche il en existe quatre dont une très-grande s'étendant jusqu'à la rue. Celle-ci est, ainsi que les deux dernières, ornée de grands panneaux rouges séparés par des bandes jaunes. La seconde pièce, qui est un peu plus petite et plus simple, n'a qu'un fond blanc avec des bandes couleur brun-rouge. Derrière le tahlinum que flanquaient à gauche un corridor aujourd'hui muré et. à droite un cabinet d'étude, est une galerie soutenue par deux colonnes, régnant devant un assez large xyste.

La maison mitoyenne est celle que l'on désigne sous le nom de

* Maison du grand-dlg Michel ou des vases de \erre (Pl. 33). Cette habitation doit son premier nom au prince de Russie en présence duquel elle fut fouillée, et le second à quatorze ou quinze vases de diverses grandeurs qui y furent trouvés. Par une exception, dont on trouve pourtant quelques exemples, il n'y a point de tahlinum au fond de Vatrium, et celui-ci ouvre directement sur un péristyle qui est la

MAISONS I:T liOLTIQUIiS. 3l;i

partie la plus remarquable de rédilice. Ce péristyle présentait quatre colonnes de chaque côté , mais à droite les colonnes ne Ibrment point portique, mais sont enj^aj^ées à demi dans la muraille, dessinant ainsi trois grands panneaux où étaient peints des paysages. La frise qui les surmonte a d'éléganls rinceaux peints où se jouent de petits Amours ; au-dessus règne une jolie corniche en stuc. Au milieu de Varea s'élevait une treille, peryiila^ portée par quatre colonnes peintes à l'imitation d'écaillés de couleurs variées. Au fond du péristyle est un joli monopodiiim ^ de marbre blanc, et à gauche sous le portique se voit un massif qui porta un colïVe-foi't. A côté de l'exèdre est un Iriclinium où se trouvent encore plusieui*s peintures représentant des poissons et des sèches. Cette maison a un jwsticum ou porte de derrière sur la rue de la Fullonica.

Plus loin, à droite de la rue de jModeste, se trouve la Maison DES DANSEUSES (Pl. 32), découverte en 1809. L'atrium ne présente qu'un compluvium de pierre ; il n'a point de chambres sur ses côtés ; les peintures qui décoraient ses murailles ont entièrement disparu, à l'exception d'un Bacchus tenant un thyrse qui occupe le panneau central de gauche, et dont la pose rappelle celle de VApollino; parmi ces peintures étaient quatre charmantes danseuses desquelles la maison a emprunté son nom. La disposition de cette habitation est exceptionnelle; le tablinum^ étant reporté vers la gauche, le corridor, faucesj, fait face diU prothyrunij, et à sa droite se trouvent deux chambres adossées ouvrant l'une sur V atrium, l'autre sur le péristyle. Dans le tahlinum dont le centre est pavé en mosaïque, on voit une peinture du plus mauvais dessin, représentant Méléagre et Atalante. Derrière le tahlinum est un assez beau péristyle dont le portique entourait de trois côtés un petit jardin avec un élégant puteal et au fond un joli laraire surmonté d'un fronton soutenu par deux colonnes; à droite un grand triclinium n'a conservé de ses peintures qu'un Persée montrant à Andromède la tête de Méduse réfléchie dans l'eau-, A côté àw triclinium se trouvent une élégante chambre à coucher et un posticum ouvrant sur la rue de Narcisse. On a découvert dans cette maison un beau vase de

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