Pomp. Ant. Hist., IV, '2'2U
ro.Ml'KIA.
nuiraillc oITi'c sur fond bl.iiu; des pj(5nics (|ii! accompaj^naieiil un tableau aujourd'hui au nuisrc, Apollon IriKinf la h/rc (juc Mercure son inventeur rien( île lui o/frir. Le '2.') septembre 1821), ou a li()u\(' eu ce beu uue uiouiiaie d'or à Tc^fligie de Néi'oii, tr!)is strigiles et queUjues autres objets.
\.\Uriuni A \\ i] I) csl toscau el pavé en ojms si(j)iinunt semé de
Atrium de la Maison de Méléa^ro.
petits morceaux Je marbre; sur ses murailles étaient de belles peintures qui ont été portées au musée. Sur le trumeau à droite séparant les chambres 6 et 5 était une composition représentant les Trois Parties du monde personnifiées \ Au côté opposé, à droite de la grande baie 23 ouvrant sur le péristyle, on voyait Dédale apportant à Pasiphaé la vache de 60/5, produit de sjn art trop ingénieux, et à gauche Vulcain présentant à T/iélis les armes d'Achille. Sur le socle régnant autour de V atrium sont encore des Néréides couchées sur des monstres marins.
Au centre de V impluvium est un superbe compluvium de marbre blanc en tête duquel se trouvent un piédestal de marbre cipollino d'où l'eau jaillissait par un ma^sque de bronze dont les restaurations ont fait disparaître la trace, et une magnifique table de marbre blanc soutenue
1, Herc. et Pomp., ni, pi. 104.
MAISONS liT HOLTIQUES. 339
par de doubles gi'ilTons adossés, entre lesquels sont sculptées à l'extérieur des cornes d'abondance, et h TiiitéiMCur de petites tètes d'Amours \
Sous cette table est une espèce de petite cave de marbre de 0'",30 de profondeur, 0'",/i7 de largeur et 0'",G5 de longueur séparée en deux par une dalle verticale, et que l'ccouvrait une autre dalle aujourd'iiui détruite ; elle était sans doute destinée à mettre rafraîchir des boissons. Une ouverture de citerne est à l'autre bout du comphtrimn devant le prothyrum.
Le côté droit de V atrium présente trois chambres à coucher décorées d'élégantes peintures. Dans la première, 4, on voit d'un côté le Repas de deux amants et de l'autre Ganymède cmlormi , que l'aigle de Jupiter conduit par l'Amour s'apprête à enlever. Une troisième composition qui était au fond n'existe plus.
Dans la chambre 5, sur des murailles peintes en vert et eni'ichies d'arabesques voltigent de petits Amours. A droite, on voit VA?nour présentant à une femme assise un coffret entr' ouvert'-; h gauche était un sujet obscène porté au musée, le Sacrifice d'un satyre et d'une bacchante à Priape,
Les murailles de la chambre 6 sont peintes en rouge; trois sujets la décorent : à droite Léda et le cygne, à gauche Hercule tenant sur ses genoux Télèphe enfant fpii présente une branche d'arbre ci la biche , sa nourrice^; enfin au fond la Pêcheuse si souvent reproduite à Pompéi. Cette chambre a une imposte au-dessus de sa porte et une fenêtre ouverte sur le triclinium 7.
Celui-ci est une grande salle de 7'", 55 sur /i"',o5, simplement décorée et pavée en opus signinum ; comme il était fermé par une porte, on a pensé que c'était un triclinium d'hiver, et à l'appui de cette supposition Overbeck croit que la fenêtre de la chambre 6 a pu servir à passer les plats ; mais cette chambre nous paraît bien élégante pour
1. Cette table dut être destinée à porter des vases; elle était sans doute du nombre de celles qui, suivant Varron, portaient le nom de cartibuïa, et qui, dans les maisons, étaient placées près du compluvium, chargées et accompagnées de vases de bronze.
Hœc in œdibus ad compluvnim apud multos ponebatur et in ed et cum ed œnea vasa.
De linguâ latind, L. Y, § 126.