Bull, deir Inst., i8G8, p
po.Mn;i.\.
L;i pnMnirrtî pircc h <2;;ui('li(i du jn'oduiniin ;i ses iniir;iilles sans oriKMiKMils, m;iis l)i(^ii coiiscM'vres, ni on y (lislin<i;iic l(;s li'oiis (\q.^ poiilros (|iii poitaicnl le i»l;ni('li(M' du pi'nniioi" rl,'ii;-o. Dans la seconde clianibi'e (|ui a rern sa di'îeoralion, on r(MU)inuiU sciilenieni pai-nii I(îs arabesques nn petit cai'tel où l'on voit //// f/i'i/p)if hianc se jchnif sur itnr hirhc. (( Dans le pavé, dit M. K. l>iT/io , existent eneorcî les traces oxydées (Tmi lit bas sni" Iccpiel dormait, peiit-ôlre la jeinu^ 'nîrtulla, dont le nom gravé à la j)oinle sni' divers endroits de la façade est une fois accompai2,'n(' (Tun voui poni' son repos: Tcrdilhi , fjiiicsrr. n Dans la troisième chambre sont, an milieu de |)anneanx jaunes, deux j^aysages d'une exécution médiocre. Dans celui de droite on voit un hermès de Priape , une mince colonne à Inquelle est suspendu un bouclier de bronze, et près de là un troupeau de chèvres paissant; le principal motif de la seconde composition est un sacrifice. Au-dessous de la corniche de stuc sont peintes sur fond blanc des architectures fantastiques , des arabesques avec figures, des vases, des hippogrifTes , des guirlandes, etc.
Les murailles des alœ^ grossièrement recrépies, n'avaient pas encore reçu leur revêtement de stuc.
Lit de table
Le lahlimim, pavé en mosaïque blanche encadrée d'une grecque noire, ouvre de toute sa largeur sur le péristyle; sa paroi de gauche complètement disparue dut être une simple cloison de bois le séparant du corridor ou fauces dont l'existence est constatée par la diiïérence de son pavé. Il est situé entre deux pièces également sans ornements. Celle de gauche avait sa principale entrée sur le péristyle et sa destination ne nous paraît pas bien déterminée; quanta celle de droite plus vaste, et dans laquelle on entrait du tabUnurn par une porte et du péristyle par une
MAISONS i:t MOlTinUlîS. 4o:i
larj^o haie (|iii paraît n'avoir jamais élé lonnéc aiitremeiil (jik; par des rideaux, elle servait évideinineni de (ricliiiium cl elle méritait bien ce nom. On y trouva en elTel, le 11 janvier 1(S()(S, trois grands et magnifiques lils de table, Iccd (n'cliin'(tr('s, et on voit encore dans le sol Findicalion de la place où posaient leurs pieds. Elevés de 0"',/|/| . longs de !2"',3() et larges de 1"',20, ils étaient en bois de noyer et bronze, avec ornements incrustés d'argent et de cuivre. Aux dossiers sont deux Amours tenant des grappes de raisin qu'ils oiïrent à des lapins. J.es bois étaient consumés en grande partie, mais on a pu les restituer d'après l'empreinte qu'ils avaient laissée sur la cendre, et l'un de ces lits est maintenant au nombre des plus grandes curiosités exposées au musée de Naples. Auprès des lits étaient des morceaux de pain, deux grands candélabres, une lampe, un seau, une belle lanterne surmontée d'une figurine de Pan, deux strigiles, des vases et des coupes de bronze, enfin un bracelet de bronze en forme de serpent ayant de petites émeraudes dans les yeux; en un mot il semblait que les habitants ne fissent que de quitter la table pour fuir la mort qui les menaçait.
Le portique du péristyle est soutenu par quatre piliers avec demicolonnes adossées et douze colonnes de briques non encore couvertes de stuc. Deux des piliers formaient un entre-colonnement plus large devant le tablinum et les deux autres devant l'exèdre.
Au pied du premier pilier à gauche est une embouchure de citerne dont le couvercle de lave conserve son anneau de fer très-oxydé; une seconde ouverture du même genre placée dans Varea est en pierre et fermée par un disque de marbre blanc; celle-ci appartient, non à une citerne , mais à un puits où l'eau se trouve encore à la profondeur de 25'", répondant justement à la hauteur de Pompéi au-dessus du niveau de la mer. Au fond de cette area est une grande piscine oblongue présentant son grand côté élargi au milieu par une saillie semi-circulaire. Auprès de ce bassin sont déposées plusieurs jarres de terre.
Une troisième embouchure de citerne se trouve entre les colonnes à droite de la piscine.
Du même côté est dans la muraille mie niche surmontée d'un fronton, un laraire, dans lequel on distingue un reste de peinture jaune. Auprès existent une espèce de resserre qui servit probablement de sacmrium et l'entrée d'un corridor conduisant à la cuisine qu'accompa-
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;j,ii(Mil les iii(''\ itablt'S lalriiics. La ciiisiiK; avait iiii ;j,raiitl lounieau et uni; lai\u,(' haie (Toù iiii escalier ch; bois (lese(!ii(lail à uik; b()iili(|ue située eu couli-e-bas e( ouvrant sui" la rue des Au<^uslals. De celle circonstance, M. I']. Kri/.io nous païaîl coiicliu'e avec vraisemblance (\\ui il. \H)ius ri a il un lu'^-ocianl ([ui faisait vendre [)ar un esclave ses marchandises dans C(Mle l)()uli([ue.
Dans le mcMue anii,le S.-(). du péristyle d'où partie corridor de la (•uisin(\ on a ri'Iabli uiu; [)arlie du toit eu appentis qui couvrait le porli(iue.
Au fond du péristyle est une vaste salle de forme légèrement trapézoïdale sans aucune décoration ; ce devait être Vd'cus ou exèdre. A sa gauche, sous le portique, est une resserre où l'on voit encore les traces des tablettes dont elle était gai'nic, et une des crapaudines de bronze de la porte à deux battants qui la fermait.
Le côté gauche du péristyle présente quatre petites pièces de profondeur inégale afin de corriger l'irrégularité du terrain et de conserver aux portiques le plan rectangulaire. La première pièce est un cabinet à deux portes large et très-peu profond, et la seconde un cabinet un peu plus profond qui fut garni de tablettes. C'est sur le trumeau qui sépare sa porte de la suivante qu'est peinte l'inscription de C. Yibius. Après le cabinet auquel cette porte donne accès , on trouve enfin la quatrième pièce, la plus profonde de toutes, conservant également l'indication des tasseaux qui portaient ses tablettes.
Revenant au Vicolo ciel Panatico^ nous trouvons presque en face la
Maison de M. Spurius Messor (Pl. 126) , que quelques boutiques séparent de la petite buanderie que nous avons décrite et de l'habitation dont elle dépendait. Cette maison a été fouillée en 1867. Son atrium fort simple présente à droite une ala où sont trois médaillons contenant, les deux premiers chacun une tête de Bacchant et une de Bacchante, et le troisième Bacchus lui-même avec un de ses suivants et Silène,
Par exception, le péristyle ou plutôt le xyste, car il n'y avait que d'un seul côté un portique soutenu par une colonne unique , est situé à droite du tablinum, et on y entrait soit par un corridor qui précédait le tahlinum, soit par une pièce tout ouverte attenante à celui-ci. Dans cette pièce est déposé à terre un petit moulin à main en marbre, haut de 0'",18 sur 0'",30 de diamètre; il est garni de son armature en fer à
MAISONS irr HOUTIOUliS.
laquelle il ne maïuiiie nue l;i luauivelle et tourne encoi-e lacilenienl siuson pivot. Dans sa partie supérieure est , sui" la tranche, mie ouverlm-e garnie de plomb pour l'écoulement du licpiide ou de la poudre produits par la malièie broyée.
Moulin à mam.
F.e tricliiu'nni ouvrait sur le xystc ; c'est sur son seuil qu'on a lu en grandes lettres formées de petits cubes de mosaïque blanche sur fond d'opus signinuni le nom du propriétaire de la maison, M. SPVUIVS MESSOR; le dernier mot subsiste seul aujourd'hui. Cette salle présente deux grandes peintures assez médiocres ; à droite, nous croyons reconnaître Thésée, vainfjueur du Minolauve, auquel une jeune fille apporte à boire ; peut-être l'artiste a-t-il simplement représenté Thésée venant d'offrir un sacrifice, car l'animal, à peine visible couché à terre et les jambes en Tair, ressemble plutôt à un taureau qu'au Minotaure qui, à l'exception de la tête, avait la forme humaine ^ La composition de gauche est d'une explication plus facile; on y voit sans aucun doute Thésée saisissant de la main gauche par les cheveux JJippoly te, reine des Amazones, pour la renverser de son cheval, et de la main droite tirant son épée pour lui trancher la tête -. Dans les autres panneaux du triclinium sont de peiiis génies sur fond rouge et une femme debout tenant une corbeille. Sous l'unique portique du xyste est un petit laraire avec la peinture du serpent et de l'autel. En contre-bas de ce petit jardin est une sorte d'exèdre oii l'on descendait par quelques degrés et qui présente au milieu de son pavé un joli carré de marqueterie composé de losanges verts et blancs.
Du même côté de la Via del Panatico est une maison fouillée
1. Plusieurs autres explications de cette peinture ont été proposées. Hclbig y voit Achille près de l'autel de Diane au moment où vient d'être sacrifiée la biche substituée à Iphigénie; Heydemann, Hercule puri/ié par une prêtresse après avoir immolé une biche; enfin Ed. Brizio {Gioi'nale degli scavi , nuova série, 18G9, p. 141) y reconnaît l'Expiation d'Oreste après le meurtre de Clytemnestre. '^ovis, n'oserions nous prononcer entre ces diverses hypothèses; si nous avons préféré celle que nous avons émise, c'est surtout parce que no .s avons pensé que cette peinture pouvait faire pendant à celle qui lui fait face et se rapporter au même héros.
2. Ed. Briz(0, Giornale degli scavi, nuova scrie, 18G9, p. 12i.
iOS l'()MI»i:iA.
comiiK^ hi |)irc«''(|(Milc (Ml 1(S()7 (Pi,. It^H) ; clic; est lort simple; on y ivmar(|n(' ponihinl m \v\c, do Vulrnuii un Ix'.ui pied (1(3 lahlo haut d'cnvii'oii 1 inrli-c foi'iiK'' (riiiic hMcdc paiil Ik'm'c posi'c, siu" des achanlcs (Toù sort |)ar le bas uikî (Miorine grille j)()S('Mi elki-miMiKî sur un socle de inarbi'e ^ris; à droile osl un joli hihouix'l et à ^'auclie un j)elit pi(idcslal , lous deux de marbre blanc. Au /(ihliitum on voit (pKîkjues petits génies peints sur des panneaux jaimes; dans la \)\{)ca) à droite de celui-ci sont deux (1(1 liseuses et plusieurs paysages et j2;i'oupes de vases sur fond rouge ; cnlin derri(îre le (abliimm est un tout j)elil xyste accompagné d'un puleal de terre cuite et entouré de trois c(jt(js d'une caisse à fleurs en maçonnerie.
A peu près vis-à-vis cette habitation est la
Maison dk Poiudius Pkiscus^ ou des JMaiuîuks (Pl. 127) , découverte en 18G3 et i86/i. Son protlujrum n'est pas accompagné de boutiques ; sur ses panneaux rouges étaient peints deux griffons et deux mas(jues , en assez mauvais état. A sa gauche, mais ayant son entrée sur y atrium, est une écurie analogue à celle que nous avons vue dans la maison de Gavius Rufus. Le trottoir de la rue devant \eprothgrum étant excessivement élevé, on se demande comment arrivaient à cette écurie les deux chevaux dont les squelettes y furent trouvés auprès des débris d'un char, à moins qu'ils ne soient entrés par la seconde chambre à droite de Vatrium communiquant par le fond avec la boulangerie voisine, ce qui n'est guère plus admissible.
Vatrium toscan est très-grand et les murs qui l'entourent sont d'une élévation rare à Pompéi; des médaillons assez grands qui ornaient ses panneaux jaunes, il ne reste que deux passablement conservés, une tête de jeune fille avec celle d'une esclave noire , et un autre buste de femme tenant des tablettes et ayant derrière elle une jeune esclave blanche ; toutes quatre portent des boucles d'oreilles.
Les alœ étaient fermées et n'avaient qu'une porte de côté, et chacune d'elles communiquait avec la pièce qui la précédait. De cette disposition tout exceptionnelle, nous serions portés à conclure que, bien que
1. On a connu ce nom par un cachet trouvé dans la maison, portant ces mots
N. POPIDI PRISCI
MAISONS i:t hoiTinrKS. mv)
placées au lieu où se IrouveiU ordinairement les ahr ^ ces pièces |)ourraieiil bien n'avoir élé autre chose que des chambres à coucher \)irx{]dées de leur procœlon.
Le corridor ou /aucrs à droite du lahliinni) a conservé une partie de ses panneaux rouges; il se iermait par une porte dont rindicationest visible sur le seuil. Dans le (abb'inuii pavé en mosaùiue sont déposées contre la muraille deux grandes tablettes de marbre cipollino et deux petites colonnes de marbre gris seulement dégrossies, l^ir une exception peu commune le lablimun ouvrait directement par une large baie sur une salle qui semble avoir servi d'exèdre. Des peintures de ces deux pièces principales, il ne reste qu'un fragment dans l'angle à droite de la seconde, représentant une femme terminée en gaine tenant un plateau de fruits et une fontaine de marbre oit vient boire une colombe. Le vaste péristyle est plus large que profond; son portique était soutenu par vingt-quatre colonnes de biiques dont six seulement ont conservé leur revêtement cannelé; ces colonnes sont au nombre de huit à chaque grand côté et de quatre seulement aux deux autres. Contre la muraille de droite est appuyée une belle tablette de marbre blanc et violet, de pavonazetto ; à gauche, dans Varea, sont déposés de grands morceaux de diverses formes de gris antique et de cipollino, et dans l'angle du même coté de gros blocs irréguliers de serpentin vert polis d'un seul côté; dans l'angle au fond, également à gauche, sont deux tablettes de cipollino; enfin dans l'cecif^^ qui occupe sa place ordinaire, sont deux petites plinthes de marbre blanc qui paraissent avoir servi de bases à des pieds de table. C'est à la réunion de ces divers marbres et de plusieurs autres blocs qui ont été emportés que la maison a du sa seconde dénomination de Casa dei marmi, sous laquelle elle est surtout connue ; il y a d'ailleurs toute apparence qu'elle fut la demeure d'un marbrier.
Au côté gauche du péristyle est la porte dun escalier conduisant à la cave. Lorsqu'on descend, on trouve en face une sorte de saceîlum assez élégamment décoré; sa paroi de gauche présente la peinture ordinaire des serpents ; au fond sont deux niches dont les peintures représentent des sacrifices bachiques. En avant est un petit autel recouvert d'une tuile à rebords; dans la lunette au-dessus des niches est un paon.
A gauche, avant le saceîlum, est la porte d'une cave où est encore
iM)Mpi:i A
(III puits plein ircaii rraîclic, profond de prùs de oO mètres. A l'autre oxtréinil('' dtMUîtti! ('a\(Mpiiest éclairée |)ar deux soupiraux ouverts entre les eoloniies du péristyle est une ^l'aiide au'^e en uiaeouiierie dont rien n'indique positivement la destination.
Sacellum.
Remontant au péristyle nous trouvons à l'ouest une porte communiquant avec une petite maison qui a son entrée particulière sur la rue des Augustals.
C'est dans la maison des Marbres que fut trouvée, le 21 mai 1864, une charmante statuette de bronze de Silène ivre élevant une large couronne qui paraît avoir été le support d'une corbeille de fruits ou de fleurs; mais on y rencontra peu d'autres objets portatifs. Il semble hors de doute que cette habitation avait été fouillée dès l'antiquité, et pour n'y pas revenir, quelqu'un des explorateurs avait tracé à sa porte sur le stuc rouge ces mots aotmnoc iieptoy a, domiis pertusa ^ maison percée, fouillée, en caractères grecs appartenant à l'époque des Antonins, c'est-à-dire à une soixantaine d'années après la catastrophe. On a reconnu aussi dans plusieurs murailles quelques trous pratiqués pour poser le pointe des pieds en descendant dans les ruines.
A côté de cette maison et au coin du Vico storto est la boulangerie qui a donné à la rue que nous venons de parcourir le nom de Via ciel Panalico. En sortant de cette rue, et avant de visiter la boulangerie, on peut donner un coup d'œil à un petit réduit qui se trouve presque en
MAISONS K r HOrTIOl'KS. ill
face, un peu vers la (li'oile; hi pciiilure (lui .s'y liouve ciicoi'e ifeii indi(iiie (jiie li'op claireincnl hi desliiialioii.
J.e Vico slor/o (juc l'un ('oinineiK.'a à fouillei" en \KM\ est une ruelle étroite et tortueuse où disparaissaient bientôt aux regards les libertins qui s'y aventuraient \ La plupart de ces maisons avaient leurs portes indiquées par des lanternes de terre cuite dont (juekiues-uncs de formes bizarres. Les maisons et les boutiques contenaient souvent des objets et des peintures obscènes, ce (pii a fait croire que cette rue était habitée par les courtisanes, et probablement par celles du plus bas étage, scratiœ-.
Revenons à l'établissement qui fait le coin de la Via del Panaùco et dont nous nous sommes éloignés un instant, la
BorLANGiiRii^ (Pl. 86); on y voit un grand four et ([uatre moulins sur deux des(iuels sont ces mots : SEX' et SOHAL peints en lettres rouges. Au-dessus du four était une peinture qui a été enlevée, représentant un magistrat distribuant du pain au peuple.
En face de la boulangerie est un petit réduit de forme à peu près rectangulaire où l'on débitait quelque boisson chaude ou quelques comestibles à l'usage de ceux qui fréquentaient le Vico storto ; on y voit en effet à droite un fourneau et une étagère ponr les ustensiles de cuisine. Sur la muraille voisine on lit en grandes lettres rouges :
E. CAECILIVM
Un mur mitoyen sépare la boulangerie de la *MaisOx\ de l'Amouk PUiM (Pl. 85). Cette maison fouillée en 184/i doit son nom à une belle peinture représentant V Amour désarmé et fait prisonnier par deux jeunes filles. Le fond du compluvium est un ciment rouge sur lequel sont tracés de jolis dessins au moyen de petits cubes de marbre blanc. Cette maison devait appartenir à quelque négociant, car un comptoir ajouté après coup par-dessus le pavé de mosaïque existe dans le tablinum. Sur ses parois étaient V Amour puni et une
1. Il est à remarquer que la via del Lupanare, consa.crée aussi en partie à la débauche, est également tortueuse.
2, Varron, De limjuâ latinâ,L. VII, Go, cite pour exemple de l'emploi de ce mot un vers qu'il dit être tiré de la Cistellaria de Plaute, mais qu'on chercherait en vain dans le texte que nous possédons.
412 POMIM.IA.
scrnr lr(u/i(/m', pciiiiiiics (|iii oui ('ii'; |)()ri(;('s ;ui musée. Derrière le ((il)liniiiN ot un pclil j.irdi.i aNcc niie rave.
l/lial)il;ili()ii voisine esl , sans ([ik; j'aie pu en découvrir la raison, noninK'c la
*xM.\is()N nr.s Oi \i)r,i(;Ks (Pl. ,S(i). i:ile a été fouillée en 1(S/|/|. I.e l"torli([ii(' (le son (i/rinin ('tail soulenu pai" (\c^ piliers carrés réunis par des caisses à lleui-s au r(nors descjueiles élaicnl des peintures de la plus révoltanh^ obscénilé; on |)eul donc suj)poser (pie cett(î maison élait un liiMi de (l(M);ui('lie. Dans ranii,le d(i Vdt n'uni esl un pulml can-é à l'extérieur; c'esl , j(» crois, W, seul de cette forme (|ui existe à Pompéi. Au lond du p(>lil jardin est un joli laraire en forme de niche p(;inle en vert et en bleu, surmonlée d'une cocjuille, et où l'on Irouva cin([ pénales de hi'onze ; sur la inui-aille à droite est une grande peinture représentant un lion poursiiirant un taureau et un autre lion attaquant un sanfjlier clans son fort; au second plan sont des mulets poursuivis par des panthères. Dans une pièce à gauche étaient deux peintures aujourd'lmi au musée : un Centaure portant une femme sur son dos, et Vulcain entouré des Cyclopes. On y trouva une très-jolie tasse de verre bleu.
* Après plusieurs magasins, on voit à l'angle du Vico storto et de la rue des Augustals une boutique qui fut fouillée en iSlik en présence de M. Bayard de la Vingtrie, ingénieur en chef du chemin de fer. Dans cette boutique dont le comptoir revêtu de beaux marbres contient sept jarres de terre cuite , on trouva quelques bijoux et monnaies , et un fragment de vase contenant du vin desséché. Elle fait partie de la
* Maison de Merci]i\e (Pl. 87), découverte en 1845. Celle-ci n'a de remarquable qu'un assez bel atrium tétrastyle, qui n'a conservé que les deux colonnes du fond, dans le tahlinuni quelques oiseaux et panthères, dans une grande pièce à droite, un groupe de deux femmes ailées tenant l'une un bouclier, l'autre un bassin et un préféricule, enfin sur la muraille du xyste une caisse à fleurs entourée de trois côtés de peintures grossières représentant des vases et des feuillages.
Tournant à droite dans la rue des Augustals on y trouve, au coin de la ruelle d'Eumachia et derrière le Panthéon, la
Maison dl' roi de Prusse (Pl. 91), ainsi nommée parce qu'elle fut fouillée, le 27 novembre 1822, devant Frédéric-Guillaume III et son fils. Elle a sa principale entrée sur la ruelle et ne présente que des boutiques
MAISONS KT IU)l Tini i:s. 41.}
sur la nie d^s A(ip;uslals. Nous croyons ((iTapivs avoii- (mi une dcslinalion plus relevée elle pouvait hicn iTavoii- pins v\v. (|u'une sorte d'auberge au moment de la (l(\<trucli()n (1(>, la ville. En (;llrt . ihkî j)artie du pave de mosaïque de la salle (pii dut être le ((ihlininn est couverte par une auge de maçonnerie grossière; siu* ce pavé on voit encore des canards, une ancre, un dauphin et un trident. Le niin- du fond conserve une peinture représentant Mars et Vomis dobonl dans va pclil (eaiplc derrière lears aalels; la déesse se regarde dans un miroir cjui a la l'orme d'un tournesol, dette j^einture médiocre paraît aussi avoir été exécutée après coup par-dessus le coin d'un grand paysage où l'on aperçoit au fond la mer et sur le premier plan un tigre poursuivant un cheval. On trouva dans cette maison quelques statuettes, des balances, un assez grand nombie de vases de bronze de diverses formes, des ornements de lit, des strigiles et des écritoircs de bi'onze, une boucle d'oreille, deux bracelets et deux anneaux d'or, des vases de terre cuite, une petite tête de chien en os, enfin un disque de marbre sur lequel sont sculptés d'un coté deux masques et de l'autre un hippogrille \ C'est aussi dans cette maison que fut découverte une des peintures les plus licencieuses du cabinet secret de Naples. celle où se trouve la légende lente impelle-,
*En sortant de la maison du roi de Prusse par la ruelle d'Eumachia, on voit presque en face, un peu à di'oite, une habitation portant le n" 15 et que l'on croit avoir été un Hospitiu.m (Pl. 129). Son plan et le nombre de ses chambres très-simples et sans ornements, et surtout les inscriptions tracées par les étrangers sur leurs murailles, rendent cette supposition très-vraisemblable.
Revenant à la rue des Augustals on y trouve à droite, au coin de la ruelle, une
^Fabrique de savon (Pl. 90), qui n'offre rien de remarquable qu'un grand four en partie écroulé, ce qui permet d'en examiner la construction. Sa calotte n'était point formée de claveaux, mais de briques avançant l'une sur l'autre en encorbellement, suivant le système employé avant l'invention de la voûte, système que l'on retrouve dans les monuments