Ibid., V. l-J
Fumoque lucernœ
Fœda, lupanans lulit ad puhnnar odorem.
Jlvé.\al, Sat. VI, V. 30 et 31
436 roMPi:i\.
chovcl, un iiiilvinar. Sur la muraille sont gravés à la pointe des noms v{ l es inscriptions licencieuses en caractères grecs et romains, dont plusieurs ont pu vAw. déchiiïrées et |)ul)liées par Kiorelli \ On a reconnu aussi (luchiues empreintes de monnaies de (ialba, Vespasien et Titus, (ju'on s'était amusé à imprimer sur l'enduit encore trais. A gauche les cellules ne sont qu'au nombre de deux; elles sont moins régulières à cause de la configuration du terrain; elles ont de petites fenêtres sur la rue, percées très-haut et garnies de grilles bien conservées, tandis que les autres loges ne recevaient un peu d'air et de lumière que par une imposte ménagée au-dessus de leur porte. A la place qu'eut occupée la troisième cellule à gauche est une porte donnant sur la Via del halcone; derrière un panneau que l'on voit à gauche au fond de notre dessin, sont des latrines ménagées sous un escalier.
Du Vico del balcoiiCj on arrivait à un escalier par une porte dérobée, voisine de la première et munie d'une sonnette qui fut trouvée à terre. C'est par cette porte que se glissaient les débauchés qui se rendaient aux chambres de l'étage, plus larges et mieux décorées, et qu'occupaient sans doute des courtisanes d'un genre un peu plus relevé. Cet étage, qu'agrandissait un balcon fermé, un mœnianum, régnant sur les deux faces de la maison , est conservé en partie , et on peut voir que chacune de ses chambres occupait l'espace de deux des cellules du rez-de-chaussée. Les murailles, peintes en jaune, ne présentent point de traces de peintures obscènes.
Il paraît certain que le lupanar avait déjà été fouillé dans l'antiquité, car on n'y a trouvé qu'un très-petit nombre d'objets, parmi lesquels un très-beau candélabre de bronze parfaitement intact, un grand chaudron de cuivre, cacahus, encore plein des oignons et des haricots qui, le 23 novembre de Tan 79, devaient composer le maigre repas des malheureuses qui habitaient ces lieux ^
La maison dont dépendait la blanchisserie de Narcisse sépare seule le lupanar de la
Maison du Camille (Pl. 138), qui porte le n° k sur le Vico del halcone, où elle a une seconde sortie, au n° 5, près la porte de la mai-