‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 261 sur 293 · V. page · texte numérisé non relu

V. page

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l\r.\iso\ 1)1 l*\iiN\ssr: (Pi,. 151); elle a été fouillée en 18G5 et •IS()(). Sur le pilier à droile île la [)()rle ou lit :

m:!>t\ \ am;m aiid.

on. MODKSTVS

«i Mudcstus iiiv()(iuc rédilt! Kcj)luiKilis. »

Après avoii" IVaiiclii le prol/u/rum on Irouve à droite, adosse au coin de Vdlrimn, un lrès-reuiai'(|ual)le laraire dont les deux côtés isolés sont souleiius à ran^i!;l(^ par une coloinielle. Chacune de ces deux faces préscnl<^ un L!;rand enlablenieni lros-ricli(^ surnionlé d'ini fronton, le tout vA\ stuc colorié. L'i'dicule repose sur un piédestal haut de 'l"',i2, large de 1"',08 dans un sens et de i"',i2 dans Tautre. A l'intérieur est un petit gradin formant un segment de cercle concave, élevé de 0"',10 sur lequel étaient posés les Pénates. La face principale devant ce gradin était ouverte, mais la face latérale était fermée par une grille dont un fragment est encore en place.

A droite de Vatn'iun étaient trois pièces sans ornements; à gauche, il n'y a ])oint de chambres, mais im mur d'où plusieurs peintures ont été enlevées et oii il reste cependant dans des cartels carrés des oiseaux et dans des médaillons de petits paysages.

Le (ablinum est de forme trapézoïdale pour raccorder Vatrium et le péristyle. A la muraille de gauche était une peinture qui à été enlevée; à droite, on voit seulement la partie inférieure d'une composition représentant un Amour luttant contre un Satyre,

En entrant dans le péristyle par les fauces, on trouve à droite un plan incliné qui, longeant les colonnes, arrive à former une terrasse qui, entourant les deux côtés de droite et du fond, s'élève de0'",70 au-dessus du sol de Varea et se trouve de niveau avec les pièces qui ouvrent sous le portique. Les colonnes doriques sont au nombre de neuf; elles sont blanches, et dans toute leur hauteur les cannelures sont rudentées; les bases en stuc avaient été ajoutées après coup et plusieurs ont disparu. Dans les fûts, à environ un mètre du sol, sont creusés des trous qui recevaient des barres de bois servant de garde-fous au portique surélevé. Trois colonnes conservent leur entablement; au pied de la dernière est une embouchure de citerne.

L'area est pavée en opus signinum et renferme un joli compluvium

de marbre blanc ayant au ccnlrc le Irou garni clc bronze par lequel s'élançait un jet d'eau. A rextréniilé gauche de cette enceinte découverte est une piscine en maçonnerie profonde de 0"',G0; derrière celle-ci s'élève un grand mur sans poi'licjue sur lequel est peini un Ireillage surmonté d'un paysage elîacé en grande partie; nous avons dit que ce genre de décoration se nommait topia ou opus lopiarium.

Péristyle de la Maison du Parnasse.

Au fond du péristyle est un grand tricUnium large de h'^^% sur 8"%57, pavé en opus signinum semé de cubes blancs. Les panneaux des murailles sont noirs à l'exception de celui du fond qui est amaranthe et sur lequel on voit la peinture à laquelle nous avons emprunté le nom de la maison; cette composition, qui a beaucoup soulTert, représente le Parnasse, avec Apollon tenant la lyre, entouré des Muses désignées par leurs noms tracés en caractères grecs. Aux côtés de ce sujet principal sont deux médaillons ronds avec de petits génies.

La muraille de droite n'a pas de peintures, mais sur celle de gauche on voit le Bain de Diane et Actéon dévoré par ses chienSj, une femme ailée jouant de la lyre^, et dans un cartel carré très-bieiY conservé, les bustes de Bacchus et d'Ariane; sur le soubassement sont peints des oiseaux et des volières.

A droite du tricUnium est l'entrée de la cuisine et à sa gauche se

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trouvent iino petite cliaml)re avec son procœlon ouvert, puis enfin une exc>dre ouvrant (U' toiitt^ sa lai\u;(Mn- sin* un second péristyle. Sur la nuiraille gauche ()(' i'exèdn^ uik^ «grande j)eintin*e représente llercuic. Venus ('( Vulcuin diinc de son marteau; en fac(; on voit Phèdre et llippoh/le que la nourrice cherche à retenir et aux pieds diKjuel est son chien.

Le second péristyle est, comme le premier, entouré de trois côtés seulement de neuf colonnes doriques formant portiques; le quatrième côté est fermé par un mur avec demi-colonnes engagées. Dans un coin sont les restes d'un moulin.

Ce péristyle dépendait d'une seconde maison moins importante, beaucoup plus simple, placée en retour d'équerre et ouvrant sur la ruelle de la Fontaine-du-Bœuf. On trouve dans cette petite habitation un atrium toscan et une cuisine avec four, moulin, mortier et citerne; mais elle n'offre rien de particulièrement digne de remarque. A peu près en face de la maison du Parnasse et de l'autre côté de la rue la

Maison de gompluvicm de mosaïque (Pl. 152), fouillée en 1860 et communiquant avec la maison du Cithariste que nous visiterons bientôt. En entrant dans Vatrium on remarque tout d'abord le large cadre de mosaïque de couleur qui entoure le compluvium. Le premier côté qui se présente est composé de feuilles de diverses couleurs semblables pour la forme à celles du sycomore. La bande parallèle, en tête du comphiviumjest formée de rinceaux, et chacun des deux côtés offre, dans sept arcades séparées par des pilastres, des rostres de navire vus sous toutes les faces; enfin aux quatre coins étaient des masques dont un seul est conservé.

Dans une pièce à droite de Vatrium est une peinture représentant un Faune surprenant une nymphe endormie. Dans Vata du même côté est une grande double baignoire de stuc profonde de 0'"55 ; on y montait du dehors par deux degrés, mais il n'y en avait point à l'intérieur pour y descendre.

Dans une assez grande chambre à gauche de Vatrium est une petite peinture représentant des poissons. L'a/a très -simple ouvre au fond sur une pièce sans ornements, pavée en opus signinum et renfermant une citerne; nous pensons qu'on doit y voir un atelier où était exercée quelque industrie.

Une porte fort large, à gauche de laquelle est la pierre qui portait le colîVc-fort et qui a conservé le boulon et la clavette qui l'y fixaient, met en communication immédiate ValriiDii et le péristyle. Les portiques de celui-ci étaient soutenus par deux larges piliers et douze colonnes ; par une singulière économie de décoration les coloimcs unies et peintes en rouge sont cannelées d'un coté et peintes en blanc à partir du premier tiers aux deux entre-colonnements destinés à servir de passage devant Vatriiunei devant l'e.rè^re. Au pied de l'une des colonnes est un charmant puteal de pierre calcaire orné de denticules, de triglyphes et de métopes contenant des fleurons. On voit aussi par terre un mortier de lave et les débris d'un dolium. Le péristyle n'a de pièces que sur les côtés, encore sont-elles en général peu décorées ; seule l'exèdre, placée au milieu du portique de gauche, conserve les restes d'une peinture ayant représenté Adonis.

En sortant de la maison, on remarque à gauche sur le trottoir une conduite d'eau en plomb se prolongeant à découvert jusqu'à la rue de Stabia, et on trouve immédiatement une habitation contiguë assez modeste, que je nommerai la

* Maison du pressoir de terre cuite (Pl. 153), découverte la même année que les précédentes.

Plaque de pressoir.

En entrant dans son prolhijrum qui n'a pas moins de 9'", 60 de longueur, on trouve de suite à gauche une porte ouvrant sur une vaste boutique qu'accompagnent deux arrière-boutiques, dont une ayant une fenêtre sur Vatrium. Près de cette porte, contre le mur du prot/ujrum, est dressée une grande plaque de terre cuite fendue et encore incrustée de lapillo. Épaisse au centre de 0'",04, et avec le rebord qui l'entoure de 0"',076, elle a 1 mètre de largeur en tous sens; mais d'un côté elle se termine en une sorte de gouttière qui nous fait reconnaître la base d'un pressoir.

POMPFIA.

Les iniii-s dv ya(riu)i} , comme ceux du profhf/yuni , n'avaient point encore reçu leur revêtement; le ciment grossier (jui les recouvre a été, lorsqu'il était frais, bal tu à coups de baguette (jui y ont tracé des espèces de palmes ou de gerbes présentant des aspérités destinées à retenii' TiMuluit de sluc ((ui devait y être appliqué, car la maison ne paraît pas avoir été terminée.

Siu' le bord du c()}ii})larium est une jolie table de marbre blanc à deux pieds dont la tablette est, connne nous l'avons déjà vu plusieurs fois, ornée sur la tranche de deux petites têtes de lion; derrière la table, mais non dans son axe, est un piUeal.

A gauche du lablimon est une chambre à coucher avec une petite estrade pour le lit et des peintures représentant des oiseaux et des paysages. L'habitation ne s'étend pas au delà du lablinum, qui n'a aucun ornement. La pièce à droite de celui-ci a les murs semblables à ceux de V atrium ; dans Vala de gauche sont les restes d'une baignoire de stuc munie d'un fourneau; là aussi est une porte ouvrant sur la cuisine.

En face de cette maison et à côté de celle du Parnasse est la

Maison d'Epidils Rufis ou des Diadlmènes (Pl. 154). Cette

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Plan de la Maison d'Epidius Rufus.

belle habitation, découverte en 1865 et 1866, doit le premier de ces noms à un sceau qui y fut trouvé portant ces mots : ITALICF — EP. PiVFI, et que l'on supposa avoir appartenu à son propriétaire; le nom de Maison des Diadumènes ^ didopté par Dyer ^ est peut être plus certain, car le sceau peut avoir été apporté du dehors tandis que nous verrons encore à sa place l'inscription des deux Diadumènes.

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