‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 29 sur 293 · F.RNEST Breton, Athènes, p. 10, 2« édit. Paris · texte numérisé non relu

F.RNEST Breton, Athènes, p. 10, 2« édit. Paris

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nant sur la rue n'est point au niili(Mi de rédifice, mais fait face au quatrième entre-colonnenient à partir du inui* occidental.

A chacun des grands côtés , le nombre des colonnes du portique est de dix-sept, ce qui donne pour toute l'enceinte un total de quarantehuit colonnes. 11 paraît (pie le temple avait beaucoup souflert du li-emblement de terre de 03; la disjonction presque entière des marches du perron, l'absence de toutes les colonnes du sanctuaire et la position hors d'aplomb de l'autel témoignent qu'on ne s'était pas encore occupé de leur reconstruction , les réparations ayant commencé par le portique. Les colonnes, dont les cannelures sont pleines jusqu'au premier tiers, étaient primitivement d'ordre dorique ; mais à l'époque des restaurations, on convertit leurs chapiteaux en une espèce de corinthien de fantaisie et des bases furent ajoutées; la frise dorique fut recouverte de stuc, mais celui-ci, tombé presque partout des fragments qui ont été retrouvés et déposés sur le sol entre les colonnes, a laissé à découvert les triglyphes, marques distinctives de l'ordre \ Il résulta de cet arrangement un com-

Triglyphe.

posé lourd et disgracieux qui n'a ni l'élégance du corinthien , ni la noblesse du dorique, le chapiteau surtout étant trop écrasé pour l'ordre corinthien. Aux deux angles intérieurs / h du portique étaient de petits bassins pour l'eau lustrale, posés sur un pied et appelés monopodia. Derrière celui de gauche, entre la première et la deuxième colonne, est un piédestal où deux cercles juxtaposés, légèrement creusés dans le marbre et conservant des trous de scellement, semblent indiquer la

1. Ces fragments avaient été piqués à coups de marteau pour faire adhérer le stuc. Les triglyphes, xptyX'jçoi, de xpetç, trois et yX'jçw, graver, ainsi nommés parce qu'ils offrent trois canaux parallèles gravés en creux, représentent rexti'émité des solives qui faisaient saillie au-dessous du toit dans la cabane , type primitif du temple grec.

62 l'O.Ml'KIA.

phico (riiii polit p;i'oiipe do doux figures do hi'on/c qui probablement viM'saionl dans lo bassin Vviiu amonéc par un Inyau renfermé dans un autre Irou ciutc, (juo Ton voit encore. Va) avant du même rnonopodium (>sl , dans Yurcn . un p(Mil aniol //.

A rinl(M-iour, les nnu's du poiliquc étaient recouverts de peintures aux vives couleurs, représentant généralement des paysages, des fabriques' et des intérieurs avec des figures aux(juelles le caprice du peintre a donné des i(Mes d'homme et des corps d'enfant, ce qui, à l'époque de sa découverte, valut à l'édifice le nom de Maison des Nains, (ju'il conserva jusqu'au moment où les fouilles continuées firent reconnaître que c'était un temple. Ces grotesques sont représentés jouant ensemble, combattant des crocodiles, ou occupés à des travaux domestiques; une des compositions olTre Achille traînant Hector attaché à son char; deux autres, Achille et Agamemnon et Priam implorant Achille, Celles de ces peintures qui n'ont point été portées au Musée sont aujourd'hui presque entièrement détruites; on en trouve cependant encore quelques traces sur le mur oriental.

Autour du portique régnait, sur le bord du toit, un élégant chéneau en terre cuite, décoré alternativement de têtes de lion et de palmettes.

La partie découverte ou area fghi a 44'", 40 de longueur sur 22'", 20 de largeur. On y descend par deux degrés suivis d'une sorte de trottoir le long duquel règne un caniveau pour les eaux ayant à chaque angle un petit bassin carré où se déposaient les immondices qu'elles charriaient. Au côté droit, en avant de la cinquième colonne, est un petit piédestal k portant une statue de marbre blanc terminée en gaine, trouvée le 26 février i817; c'est une figure jeune, d'un aspect mélancolique et dont il serait difficile de déterminer le sexe; toutefois elle paraîtrait plutôt féminine; elle a les épaules entourées d'un manteau qui lui remonte sur la tête. Plusieurs autres termes ont été trouvés dans ce temple ; leurs piédestaux existent, mais celui-ci seul était encore à sa place.

Au fond de Varea^, et entièrement isolé comme celui d'Isis, le temple proprement dit / s'élève sur un vaste soubassement ou podinm

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