Herc. er Pomp., II, pl
par de doubles griffons adossés, entre lesquels sont sculptées à l’extérieur des cornes d’abondance, et à l’intérieur de petites têtes d’Amours *.
Sous cette table est une espèce de petite cave de marbre de 0",30 de profondeur, 0",47 de largeur et 0",65 de longueur séparée en deux par une dalle verticale, et que recouvrait une autre dalle aujourd’hui détruite ; elle était sans doute destinée à mettre rafraîchir des boissons. Une ouverture de citerne est à l’autre bout du compluvium devant le prothyrum.
Le côté droit de l’atrium présente trois chambres à coucher décorées d’élégantes peintures. Dans la première, 4, on voit d’un côté le Repas de deux amants et de l’autre Ganymède endormi, que l'aigle de Jupiter conduit par l'Amour s'apprête à enlever. Une troisième COMposition qui était au fond n’existe plus.
Dans la chambre 5, sur des murailles peintes en vert et enrichies d’arabesques voltigent de petits Amours. A droite, on voit l'Amour présentant à une femme assise un coffret entr'ouvert?; à gauche était un sujet obscène porté au musée, le Sacrifice d’un satyre et d'une bacchante à Priape.
Les murailles de: la chambre 6 sont peintes en rouge; trois sujets
la décorent : à droite Léda et le cygne, à gauche Hercule tenant sur ses
genoux Télèphe enfant qui présente une branche d'arbre à la biche, sa nourrice*; enfin au fond la Pécheuse si souvent reproduite à Pompéi. Cette chambre a une imposte au-dessus de sa porte et une fenêtre ouverte sur le ériclinium 7.
Celui-ci est une grande salle de 7,55 sur h°,35, simplement décorée et pavée en opus signinum ; comme il était fermé par une porte, on à pensé que C'était un ériclinium d'hiver, et à l’appui de cette supposition Overbeck croit que la fenêtre de la chambre 6 à pu servir à
passer les plats; mais cette chambre nous paraît bien élégante pour
1. Gette table dut être destinée à porter des vases; elle était sans doute du nombre de celles qui, suivant Varron, portaient le nom de carlibula, et qui, dans les maisons, étaient placées près du compluvium, chargées et accompagnées de vases de bronze.
Hœc in œdibus ad compluvium apud multos ponebatur et in eû et cum ed œnea vasa.
De linguä latind, L. V, 2 126.