d., V, pl. 30, Mosaïques
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deux petites boîtes contenant des pilules, un-bas relief ayant servi d’ornement à un meuble et représentant un Triton et une Sirène, un beau trépied, une romaine ayant pour poids un Mercure, de superbes candélabres, deux Hermès de Bacchus barbu, dont un de rouge antique, une statuette d'Hercule coiffée du bonnet phrygien, tenant. un petit chien dans ses bras, un anneau sur lequel est gravé le mot AVE, enfin plusieurs vases de verre et de terre cuite.
Maison DE Castor ET PorLux (PL. 52). Cette belle habitation (rue de Mercure, n° 10 et 11) fut découverte de 1828 à 1829; elle se compose de deux maisons distinctes, séparées par un péristyle qui parait avoir été commun. La facade sur la rue de Mercure est décorée de refends rouges et blancs séparés par de jolies moulures en stuc; on y trouva sur un des piliers un Mercure tenant une bourse, dont la présence, jointe à celle de deux coffres-forts dont nous parlerons plus tard, fit substituer le nom de Maison du Questeur à ceux des Dioscures ou de Castor et Pollux, qui avaient d’abord été adoptés ; c’est le dernier qui a prévalu. On lisait aussi sur la façade quelques inscriptions aujourd’hui effacées, mais dont plusieurs ont été publiées ; en voici quelques-unes :
AVLVM VETTIVM FIRMVM AEDILEM VIRVM BONVM ORAT VI FAVEAT FELIX CVPIT.
« Félix désire et prie qu’Aulus Vettius Firmus, homme vertueux, le favorise. » MARCVM HOLCONIVM PRISCVM AEDILEM DIGNVM REIPVBLICAE FVSCVS orat.
«Fuscus supplie Marcus Holconius Priscus, édile digne de la république. »
CAESELLIVM ERASTVS CVPIT AED.
« Eraste désire que Gæsellius soit édile. »
La première habitation (n° 10) est la plus modeste ; on y entre par un prothyrum À large de 1°,75 et profond de 8",75. Après l'avoir franchi, on se trouve dans un atrium toscan AAAA de 10 mètres sur 8",20, ayant au centre un compluvium de pierre B. A la droite du prothyrum, et ouvrant sur l’atrium, est une cuisine 2 munie de son fourneau, audessus duquel se trouve dans l’angle la peinture ordinaire des deux serpents protégeant l’autel de Fornax. La cuisine est éclairée sur la rue par
une petite fenêtre, ainsi qu’une espèce d'office 3 à la suite, dans lequel
venaient s’écouler les eaux potagères, et où se trouvait un escalier conduisant à une chambre placée au-dessus, éclairée par trois espèces de meurtrières, et communiquant avec une autre pièce qui s’étendait audessus de la cuisine. À droite de l’atrium sont trois chambres à coucher 4, 5, 6. La première seule avait une petite fenêtre donnant sur la ruelle de Mercure; elle était décorée de peintures fort simples avec une corniche en stuc. On y trouva un assez grand nombre d'objets, dont plusieurs grands vases de bronze avec des bas-reliefs incrustés d’argent, un vase à encens, acerra, trois patères, un candélabre à trois pieds, un strigile, une balance, une petite hache en fer, etc. Les deux
autres chambres étaient un peu plus élégantes. À gauche du prothyrum
Plan de la Maison de Castor et Pollux.
est une jolie chambre 7 destinée aux hôtes. Le côté gauche de l’atrium ne présente qu’un mur percé, d'une porte 8 ouvrant sur le péristyle. Au fond de l’atrium est un petit fablinum G de 3",20 sur 3",10, pavé en opus signinum, et dont la décoration est presque entièrement détruite. A sa gauche est une petite pièce 9 que l’entaille pratiquée dans le mur pour le dossier du lit fait reconnaître pour une chambre à coucher. A droite du tablinum, un large passage 10 donne accès à une grande pièce D qui fut évidemment un friclinium ouvrant sous un portique EEE qui entourait un petit jardin F de deux côtés seulement. A la gauche du portique se trouvent un cabinet 14 el trois petites chambres 12, 13
et 44. Un passage 15 conduisait dans un grand espace G qui, ouvrant
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par une large baie sur la rue du Faune, doit avoir été une cour servant de remise et contenant sans doute aussi une écurie. Dans toute cette partie de l’habitation il n'existe aucune peinture ayant quelque importance, soit par son sujet, soit par sa conservation. Franchissant la porte 8, on se trouve dans la partie qui était commune aux deux habitations. D'abord se présente: un grand péristyle H TJ K de 21 mètres de long sur 12",50 de large. Le portique est soutenu aux quatre angles par autant de piliers en équerre, à chacun desquels sont appliquées deux demi-colonnes, et en outre des deux grands côtés H J et IK, par quatre colonnes dont les cannelures, remplies et peintes en rouge jusqu’au tiers de la hauteur, sont blanches dans les deux autres tiers, et surmontées de chapiteaux de fantaisie. Le portique a des trois côtés HT, JK, et K I, une largeur de 2",60 ; du quatrième côté, devant l'exèdre, cette largeur est de 4 mètres. Le pavé est en mosaïque; les murs étaient décorés de riches peintures dont plusieurs sont encore conservées. La première qui se présente à droite en entrant par la porte 8 est un héros armé du bouclier et de la lance; un petit tableau représentant un perroquet, des pigeons morts, des œufs et des fruits, le sépare d’une autre figure de héros debout auprès d'un cheval, dans laquelle il est facile de reconnaître un des Dioscures qui avaient donné à la maison
son premier nom.
Péristyle de la Maison de Castor et Pollux.
Presque en face, sur le pilier qui soutient le portique au S.-E, est une jolie caricature bien conservée représentant un nain faisant danser un singe®. Au côté gauche du tablinum, sous le portique était un