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SATYRICON, XLVII

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riches ornements qui durent la décorer, mais tout annonce que le soubassement était revêtu de plaques de marbre maintenues par des crampons de bronze dont quelques-uns ont encore été trouvés en place. A la droite de l’exèdre sont deux pièces 16 et 17 qui durent être destinées à renfermer des archives et une bibliothèque. Derrière l’exèdre, avec # laquelle il communique par deux portes, se trouve un corridor O P dans lequel est une porte dérobée, un posticum 18 ouvrant sur la rue du Faune; sur son seuil on trouva le squelette d’une femme portant dans un sac de toile cinq bagues en or, cinq pierres gravées, plusieurs monnaies en argent et en bronze, un petit flacon de cristal el deux pendants d'oreilles en forme de balances.

À l'extrémité du corridor O P existent deux petites chambres 19 et 20 communiquant par un passage 21 et ayant dû servir d'habitation à des esclaves.

Par la porte 22, on entre dans l’atrium Q RST de la seconde habitation ; on y arrivait également de la rue par un prothyrum 21, long de 3",60 et large de 2 mètres, décoré de peintures dont il ne restes qu'un Amour sur fond jaune et quelques plantes au-dessus desquelles voltige un oiseau. Sous le prothyrum ouvre la loge du portier 25. L'atrium a 44,15 sur 41",40 ; son portique, large de 2",80 dans touts son pourtour, excepté dans le renfoncement rectangulaire en avant de la porte 22 où il n’en a pas moins de cinq, était soutenu par douze colonnes dont la moitié inférieure pleine est peinte en rouge et qui entou= rent un compluvium U à gauche duquel se trouve un petit puteal 26 cannelé et en pierre calcaire. Les murailles de l’atrium étaient ornées de peintures dont il ne reste en place qu'un Héros et une Victoire dont le bouclier porte les lettres S C. Plusieurs autres peintures ont été portées} au musée. À la droite de l’atrium se trouvent deux cabinets 27 et 98 très-simplement décorés et qui n'étaient que des resserres ; leursl murailles conservent les traces des pièces de bois qui portaient deux rangées de tablettes. On trouva en effet dans le premier cabinet des vase de verre et de bronze , et dans le second des provisions de bouche telles que noix, lentilles, grains et figues. Les seuils étaient de marbre blanc; et l’un d’eux conserve encore le pivot de fer sur lequel tournait la portes A gauche du prothyrum, une jolie chambre 29, élégamment ornée de

peintures, présente au milieu d’arabesques une danseuse, un génie tenant

une torche et deux personnages, l’un appuyé sur un arc, l’autre passant son carquois à ses épaules. La moitié de la surface de cette salle est occupée par un massif élevé de 0",11 sur lequel reposait le lit; une petite porte murée dès l’antiquité avait communiqué avec le cabinet 30, qui paraît avoir été des latrines. À côté de ce cabinet et à gauche de l'atrium est une grande chambre à coucher 81, qui n’a conservé de ses riches peintures que quelques arabesques et les faibles vestiges d’un charmant tableau représentant Varcisse se mirant dans la fontaine. A la suite se présentent deux chambres plus petites 32 et 33, dont la première n’a de remarquable que les deux entailles faites dans le mur pour placer les dossiers du lit ; la seconde a un pavé de mosaïque blanche très-bien conservé, entouré d’une charmante grecque noire, verte, rouge, jaune et blanche; au soubassement étaient des plantes peintes sur fond noir. On trouva dans cette chambre le squelette d’une femme. A la suite se présente l’ala 3, à l'entrée de laquelle sont deux massifs de maçonnerie sur lesquels posaient deux coffre-forts de bois doublés de cuivre, cerclés de fer et garnis de leurs serrures et de nombreux ornements en bronze. Dans une de ces caisses on trouva 45 monnaies d’or et 5 d’argent, et dans l’autre un petit buste de la Fortune et un bas-relief en bronze représentant un chien couché.

Au fond de l’atrium est un beau tablinum V de 5",30 sur 4",80 entièrement ouvert et ayant dû être fermé par des rideaux, cortinæ ; il est pavé en mosaïque blanche encadrée d’un filet noir; le seuil, également en mosaïque, présentait des espèces d'étoiles blanches sur fond noir. De ses nombreuses peintures, il ne reste que deux groupes de Bacchantes et de Faunes , et trois Muses, Thalie, Euterpe et Melpomène", quatre génies ailés, et Ganymède enlevé par l'aigle de Jupiter. Les peintures principales ont été portées au musée ; elles représentent la Colère d'Achille, Achille reconnu par Ulysse, Ulysse mendiant secouru par Eumée , enfin deux groupes de Bacchantes qui faisaient pendants aux premiers. À la droite du tablinum est une pièce X qui ouvrait par une large fenêtre sur le portique du xyste, et qui dut tenir lieu de l’exèdre qui n'existe pas ici à sa place ordinaire; cette salle est pavée en

mosaique ; ses peintures ont malheureusement beaucoup souffert ; on y

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