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Pom. ANT. Hisr., I

9. Nous verrons dans la maison de Popidius Priseus une pièce semblable où furent trouvés les

squelettes de deux chevaux, ce qui ne laisse aucune incertitude sur sa destination.

de-chaussée et on pouvait aussi tirer l’eau du premier étage par un conduit surmontant l’arcade et ménagé, comme une cheminée, dans l'épaisseur de la muraille.

L'atrium toscan à un pavé composé de morceaux de pierre et de marbre noyés dans le ciment et encadré d'une bordure de mosaïque noire. Dans la partie découverte est un beau compluvium de marbre blanc qui se présente en largeur et qui, sans aucun motif apparent, n’est pas placé dans l’axe du prothyrum; au milieu est un trou garni de bronze par lequel jaillissait un jet d’eau. L'écoulement se faisait par une petite ouverture semi-circulaire percée dans une des bordures de marbre et l’eau arrivait ainsi dans une citerne dont l'embouchure est très-étroite.

En tête du compluvium est un piédestal en briques qui portait le joli groupe de marbre que nous avons vu dans le temple de Mercure, le Faune à demi agenouillé accompagné de son chien. Un tuyau qui sort par le haut du piédestal traversait le corps du chien dont la gueule lancait l’eau dans une petite vasque d’où elle tombait dans le bassin.

Les murs de l’atrium sont simplement recrépis et n'avaient point encore leur décoration ; au pied de celui de gauche est visible le tuyau de plomb qui amenait l’eau aux fontaines de l’aérium et du péristyle. L’atrium n’a point de chambres et ses murs présentent seulement au fond une porte de chaque côté. Celle de droite donne accès à une grande pièce qui ouvre sur le péristyle et qui par sa forme et les guirlandes de pampres qui la décorent semble avoir été un ériclinium. La porte de gauche appartient à une pièce presque aussi vaste qui dut tenir lieu du tablinum qui n’existe pas à sa place ordinaire. Sa riche ornementation n'avait jamais été terminée, et en outre elle est aujourd’hui dans un triste état. Les murailles présentent des panneaux jaunes et rouges partagés par des architectures fantastiques surmontées d'hippocampes couleur de bronze. Des trois sujets qui devaient décorer les milieux de ces murailles, deux n’ont jamais été exécutés et l’enduit est resté vierge; le troisième nous offre un motif bien connu, la fable de Danaé , mais sa composition toute nouvelle a prêté à plus d’une conjecture. On y voit Danaë se dévoilant et tendant son vêtement comme pour réunir près d’elle une pluie d’or que lui verse un Amour qui, comme bien souvent, a échangé

son Carquois contre une corne d’abondance; elle est debout devant un

personnage assis, tenant un sceptre, et qu’au premier abord on prendrait pour Jupiter; c’est aussi la pensée qui vint à l'esprit de Heyÿdemann'; mais le roi des dieux serait donc au même instant lui-même et la pluie d’or en laquelle il se métamorphosa; ce n'est guère supposable ; d’un autre côté, sa pose grave, ses longs vêtements, son sceptre et surtout son air sévère ne conviendraient guère à la circonstance; aussi croyonsnous que c’est avec raison que M. Ed. Brizio à vu dans cette scène l’accomplissement en présence même d’Acrisius du destin de sa fille auquel il avait en vain tenté de s'opposer *.

Dans cette salle furent trouvés le 12 mars 1868, en présence de l'amiral américain Ferragut, sept squelettes dont six ensevelis dans le lapillo n’y avaient laissé aucune empreinte; il n’en est pas de même du dernier qui avait été saisi par la cendre et que le commandeur Fiorelli a pu faire mouler à l'exception de la jambe gauche. C'est ce moulage que nous avons vu dans une des salles de l’école d'archéologie et dont nous avons donné le dessin ”*.

De l’atrium on passe directement dans un péristyle carré entouré de douze colonnes polygonales blanches où l’on reconnaît la trace des anneaux des rideaux, et au pied desquelles règne un canal où l’eau descendait des toits par des tuyaux de terre cuite incorporés dans deux d’entre elles; on y trouve plusieurs embouchures de citerne et au fond un bassin de marbre et une fontaine.

La muraille de droite du péristyle n’a pas de porte; elle offre seu-

lement, au commencement, un renfoncement de 1”,05 sur 4",20 de largeur, dans lequel est une sorte de grande auge de maçonnerie divisée en deux compartiments. Est-ce une caisse à fleurs, un vivier pour des poissons, une double baignoire ? C’est ce que nous n’oserions décider.

À la suite est un autre renfoncement carré, un peu moins profond et assez bien orné à l’intérieur, quoiqu'il paraisse n'avoir été qu'une sorte d’armoire où l’on trouva beaucoup d’élégants meubles de bronze et des statuettes de même métal, un dieu Lare, une Pallas, un Apollon, une Fortune, etc.

A droite, devant l’armoire, gisait sur le sol du péristyle un très-

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