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Pomp. ANT. Hisr., I

3. Dyer dit que sur ce piédestal on trouva plusieurs fragments de draperies de bronze, et il croit qu'ils appartenaient à une statue de la divinité protectrice de la ville. (PomPéIT, 65.) Dans le Journal des fouilles, je n’ai trouvé aucun indice de cette découverte.

4. Il est assez remarquable qu'aucune des inscriptions funéraires de Pompéi ne nous offre la formule D. M. {Dis Manibus) si généralement employée chez les Romains.

de tuf; nous y reconnaissons un tombeau inachevé aussi bien que dans un plus long soubassement (PL. 2), qui lui succède et qui est désigné sur le plan de Fiorelli sous le nom de boutique du sculpteur, à cause de marbres ébauchés qui sont déposés devant lui et qui étaient probablement destinés à la décoration de l’un de ces deux monuments restés imparfaits. Parmi ces marbres on remarque deux bases avec leurs dés, un morceau de corniche avec modillons et surtout une frise longue de 3 mètres, ornée de rinceaux et ayant à chaque extrémité une palmette d’angle indiquant qu’elle était complète et déterminant ainsi la largeur du monument.

À ce soubassement dont les blocs ont jusqu’à 1",60 de long sur 0",60 de hauteur succède un petit mur en opus reticulatum entourant une sépulture (PL. 3) dont l’entrée était ornée de deux de ces petits autels à parfums nommés acerræ; ceux-ci ne laissaient entre eux qu'un étroit passage qu'on trouva fermé par une amphore de terre cuite.

Le premier monument important est le

TOMBEAU DES GUIRLANDES (PL. #), découvert en 1763, construit en gros blocs de péperin et revêtu de stuc. À la face principale, il présente quatre pilastres corinthiens que traversait, au-dessous des chapiteaux, une inscription gravée sur une tablette qui n’a point été retrouvée. Les faces latérales n’ont que trois pilastres réunis par les guirlandes qui ont donné le nom au monument. Mazois fait remarquer que les arêtes des pilastres présentent des angles obtus au lieu d’angles droits, précaution souvent employée par les anciens dans les constructions en stuc, afin de donner plus de solidité aux arêtes. Le tombeau entier repose sur un soubassement de pierre sans aucun ornement; il ne paraît pas avoir eu de chambre sépulcrale.

Une enceinte qui contenait autrefois une stèle sans inscription de l'espèce de celles qu’on nomme columellæ ‘ précède la

TomBe pu Vase BLEU (PL. 5). Celle-ci se compose d'un piédestal carré, formé de grosses pierres de taille, large de 3",40 et: haut de 2°,20, surmonté de gradins pyramidaux; elle renferme une petite chambre de 1",25 en tous sens, dont l’entrée existe à la partie posté-

1. On verra, page 110, le dessin d’une columella formant le tombeau de la seconde Tychè. Les columellæ étaient des stèles plates représentant le galbe de la partie supérieure d’un corps humain, mais sans détails. Fiorelli (Giornale degli scavi, p. 61) croit pouvoir y reconnaître une allusion aux ombres dont le contour seul est apparent.

rieure dans une petite cour communiquant avec celle de la maison des colonnes de mosaïque. C’est dans cette chambre que fut trouvée le 29 décembre 1837 la fameuse amphore de verre bleu, haute de 0",38, couverte de pampres et de figures représentant des vendanges en pâte blanche d’émail et en relief, vase qui n’a de rival que le fameux vasé Portland de Londres et qui est l’un des plus précieux ornements du musée de Naples.

A la suite se présente l’

Hémicycze couvert (PL. 6), déblayé en novembre et décembre A8A1 !. Ce joli monument, qui sans doute, comme les deux bancs circulaires dont je parlerai plus tard, accompagnait un tombeau et par con-

Hémicycle couvert.

séquent doit être rangé parmi les constructions funéraires , est une sorte de niche plus profonde que large, arrondie en cul-de-four, exhaussée sur deux degrés, entourée de bancs et destinée à servir de lieu de repos à ceux qui venaient visiter la nécropole. La décoration extérieure était d’une grande richesse ; les ornements de stuc, les détails d'architecture, s'ils n'étaient du goût le plus pur, étaient du moins toujours traités avec esprit et élégance. Les peintures de l’intérieur étaient d’un meilleur

style et le cul-de-four est en forme de coquille. Au centre du fronton est

un cartel destiné à recevoir une inscription qu’on n'eut probablement point le temps de tracer.

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