Pomp. ANT. Hisr., IT
(Planche IIT, 3° tombeau à gauche), est d’une parfaite conservation ; ce n’est qu'un grand cippe, une sorte d’autel de travertin haut de 5 mètres et d’une forme noble, simple et élégante; il porte une inscription répétée sur les faces méridionale et occidentale. Ces deux inscriptions ne diffèrent que par la coupe des lignes et par une faute, filo pour filio, qui se trouve dans l’une d’elles; voici celle de l’ouest :
M. ALLEIO LIBELLAE PATRI AEDILI IT, VIR. PRAEFECTO’ QVINQ. ET M. ALLEIO LIBELLAE EF. DECVRIONI VIXIT ANNIS XVII LOCVS MONVMENTI PVBLICE DATVS EST ALLEIA M. F. DECIMILLA SACERDOS PVBLICA CERERIS FACIVNDVM CVRAVIT VIRO ET FILIO
« À Marcus Alleius Lucius Libella père, édile, duumvir, préfet quinquennal, et à Marcus Alleius son fils, décurion, qui vécut dix-sept ans. Le terrain de ce monument a été donné par le peuple. Alleia Décimilla, prêtresse publique de Cérès, a fait élever ce tombeau à son époux et à son fils. »
Il est assez singulier de voir la charge de décurion conférée au jeune Libella dans un âge aussi peu avancé, quand Cicéron répondait à un de ses amis qui invoquait sa protection pour obtenir ce titre, qu’il élail plus facile de devenir sénateur à Rome que décurion à Pompéi *.
Derrière le monument des Libella est une petite enceinte (PL. 14) qui dut renfermer les sépultures de quelque famille d’une fortune médiocre.
On trouve ensuite le
TomBEau DE CEius ET LABÉON (PL. 15), reconnu en avril 1813, mais fouillé et ouvert seulement en 1830 et reposant sur un soubassement continu qui porte également les monuments suivants. (Voy. Planche IT, 2° tombeau à gauche.)
Il a la forme d’un grand piédestal composé d’un socle et d’un dé ; construit en moellons, il est recouvert d’ornements en stuc. La décoration est bizarre et insoucieuse de toutes les règles de l'architecture, mais par cela même elle ne manque pas d’un certain caractère. La partie supérieure est détruite, mais l’entablement, les statues et l’inscription qui la composaient ont été retrouvés, bien que hors de place. Les statues en tuf, revêtues de stuc et d’un travail médiocre, étaient celles
1. Romæ si vis, habebit; Pompeis difficile est, Macros., Saturn., L. IL., c. 3.
d'un homme couvert d’une toge et de plusieurs femmes assez bien drapées. Voici l'inscription, qui est au musée et n’a point été remplacée :