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Herc. Er Pomp., vir, pl

4. On appelait ainsi une grande niche qui dans le caldarium contenait le bassin d’eau froide ou labrum. Cette partie des bains avait été inventée par les Lacédémoniens; de là son nom.

mait à l’aide d'une espèce de soupape d’airain, clypeum æneum, suspendue à des chaînes dont les attaches se voient encore dans la muraille. Une autre petite ouverture carrée, employée au même usage, est percée au-dessous dans la paroi de l’hémicycle.

Au centre de celui-ci est placé le labrum, vasque de marbre de 2° ,5 de diamètre, élevée de À mètre au-dessus du sol ; et dans laquelle l’eau jaillissait d’un ajutoir de bronze qui est encore en place. C'était là que ceux qui venaient seulement transpirer dans l’étuve sans prendre de bain , se lavaient la figure et les mains. Ce n’est que par l’examen de la direction des conduits qui amenaient l’eau au labrum qu’on pourrait s’assurer si cette eau était chaude ou froide, selon qu’elle venait de la piscine ou de l’hypocauste. Sur le bord du labrum, découvert en août 1824, se lit cette inscription en lettres de bronze incrustées dans le marbre :

CN. MELISSAEO CN. F. APRO M. STAIO M.

F, RVFO''TE VIR 'ATER 1 D. LABRVM EX D. D.

EX, Pa PSC CONSTAT EH S7DOC'E:

« Cneius Melissæus Aper, fils de Cneius, et Marcus Staius Rufus, fils de Marcus, duumvirs chargés pour la seconde fois de rendre la justice, ont fait faire ce labrum par décret des Décurions et des deniers publics; il coûte 750 sesterces 2.

Caldarium.

À l’autre extrémité de la salle est l’alveus ou baphsterium , bassin de marbre de forme rectangulaire, long de 5",05 sur 1",59 de largeur et 0”,60 de profondeur , destiné aux bains d’eau chaude, calida lavatio,

1. « Au milieu de la voûte de l’étuve, on doit laisser une ouverture pour donner du jour et y suspendre avec des chaînes un bouclier d’airain, par le moyen duquel, en le haussant et en le

baissant, on pourra augmenter ou diminuer la chaleur, » VirRuvE, L. V, c. 10.

2, Environ 160 francs.

et pouvant contenir huit à dix personnes. Le fond de ce bassin étant à un niveau un peu plus élevé que celui du sol de la salle , on devait, pour y entrer, monter trois degrés à l’extérieur et en descendre deux à l’intérieur. Le degré supérieur portait le nom de pluleus; l'inférieur servait de siége aux baigneurs.

La muraille du caldarium était jaune; des pilastres cannelés et peints en rouge soutiennent la corniche; l’un d’eux est coupé d'une manière fort disgracieuse par la porte du tepidarium. Dans le mur est une ouverture qui dut fournir de l’eau fraiche afin de tempérer la chaleur lorsqu'elle devenait insupportable. La voûte en partie détruite était percée de trois fenêtres autrefois vitrées; elle est décorée de simples cannelures peintes en jaune et en blanc, sorte d'ornement très-propre à faire écouler la vapeur condensée en eau. Le pavé en mosaïque est isolé sur de petits piliers de briques qui laissaient circuler la chaleur empruntée aux fourneaux voisins; les murs étaient creusés dans le même but.

Ces sortes de pavés se nommaient suspensuræ.

Strigile.

Lorsque dans le caldarium la transpiration avait été excitée par la vapeur ou par le bain, les masseurs, éraclalores , s’emparaient du baigneur et lui ratissaient la peau avec un instrument recourbé de corne, d'ivoire ou de métal nommé strigile, puis ils le livraient aux reunclarit ou aliptæ ?, chargés de le frotter d’onguents et de parfums.

1. Le manche du strigile portait le nom de capulus et la lame recourbée celui de ligula. On a trouvé ici et déposé au musée une espèce de trousseau formé de quatre strigiles, un petit vase à parfums et un miroir, le tout en bronze et réuni par un anneau brisé. Herc. Er Pome., VII, pl. 81.

Les baigneurs apportaient souvent leurs strigiles ou les faisaient porter par leurs esclaves : « Va, esclave, porte les strigiles aux bains de Crispinus. » I, puer, et strigiles Crispini ad balnea defer.

PERSE, Sal. V.

2, De &Xeiow, oindre. Il ne faut pas confondre les Aliptæ avec les Alipili (de Ala et Pilus), autres garçons de bains qui épilaient les aisselles des baigneurs.

Souvent au sortir du caldarium, on passait brusquement au frigidarium sans s'arrêter dans le tepidarium, témoin ces vers de Sidoine

Apollinaire :

Intrate algentes post balnea torrida fluctus, Ut solidet calidam frigore lympha cutem.

Car. Ix.

« Après les bains brûlants, entrez dans l’eau glacée, afin que l’eau, par sa fraicheur, fortifie la peau échauffée. »

On sait que cet usage s’est conservé chez les Russes et les Orientaux et tend à s’introduire de nouveau dans les régions du Sud et de l'Occident.

Après avoir parcouru la partie publique des thermes, il nous reste à visiter l’hypocauste o*, qui fournissait aux salles de bain la vapeur et l’eau chaude. On y pénétrait par trois entrées : la première était ce corridor que nous avons déjà signalé et qui partait de l’apodyterium ; la seconde est la porte c aujourd’hui murée, qui ouvrait sur la rue des Thermes ; la troisième enfin donnait sur une cour de forme irrégulière p, ayant sur la ruelle des Thermes une porte e également condamnée. Cette cour paraît avoir été couverte en partie par un toit en appentis, reposant sur deux colonnes et protégeant contre la pluie le bois destiné à l'alimentation des fourneaux. De la cour partaient deux escaliers trèsétroits, l’un conduisant à l’hypocauste, l’autre aux terrasses qui régnaient sur une partie des bâtiments des thermes.

Revenons à l’hypocauste; il se compose de deux parties distinctes : le fourneau, fornax ou fornicula, et le præfurnium , espace assez étroit sur lequel donnait la bouche du four, et où se tenait le chauffeur nommé fornacarrus , fornacator, ou plutôt, selon l'inscription qu’on lisait sur les bains mêmes, furnacator. On à trouvé dans le prœæfurnium une assez grande quantité de résine dont on se servait pour activer le feu.

Le foyer était rond et n’avait pas moins de 2",20 de diamètre; il avait à sa partie inférieure deux conduits qui portaient l’air échauffé sous les pavés suspendus et dans les murs creux des étuves.

Les chaudières n'étaient point placées au-dessus, mais à côté du foyer; toutes deux étaient engagées dans le massif du fourneau. La

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