SCÈNE VII
LAPERCHE, puis POMPONNETTE.
LAPERCHE
Quel guignon !... et le vin qui était déjà monté de la cave ! P vas le remettre au irais. (7/ va vers la table à gauche et reporte les bouteilles dans la cave.)
pomponnette, sortant vivement du pavillon de droite.*
Enfin , j'en suis quitte ! (Arrangeant ses ch veux.) Oh ! comme cette coiffure me gênait et qui1 j'avais hâte de quitter cette belle robe de marquise pour me retrouver en petit jupon court... comme me voici.... Là... je me reconnais au moins... mais comprend-on ce vieux fou qui nous arrive comme une bombe
* Laperche, Pomponnette.
sur le balcon.... et moi-même qui manque de mo trahir en poussant un cri à la vue de ce pauvre Maurice... je crois même que son nom m'est échappé.. Oh ! c'estégàl, quoique paysanne, on sait jouer de l'éventail et personne, je l'espère, n'aura reconnu Pomponette sous les habits de madame de Pompadour ;
LAPERCHE
Ah ! c'est vous, mademoiselle !
pomponnÉtte, courant à lui.
Oh ! mon petit père ï
LAPEKCHE.
Vous n'êtes guèVe pressée de l'embrasser, votre petit père!
POMPONNETTE, hésitant.
Mais c'est que... je venais... j'étais...
LAPERCHE
Allons, c'est bon ! (fi l'etnbrasse.) Au surplus, ce n'est pas toi qui es le plus en retard... Perrin ne sera ici que dans une heure.
Dans deux si ça lui convient Je vous assure que ça m'est bien égal.
LAPERCHE
C'est comme ça que tu traites ton mari !
Il ne l'est pas encore.
LAPEKCHE.
Ah ça! mademoiselle) que signifie ?...
pomponnette, baissant les yeuœ.
Mon père !...
LAPERCHE
Eh ben ! quoi, ton père ?
pomponnette, de même.
Vous m'avez écrit qu'il fallait choisir entre Perrin pour mari, ou le couvent pour toujours.
LAPERCHE
Sans doute.
Dame ! c'était dilïieile, car, si le couvent est bien ennuyeux, mon cousin Perrin n'est guère amusant.
LAPERCHE
Amusant ou non, j'ai mis là qu'il serait mon gendre, et il le
sera.
Faites-en votre gendre, je ne m'y oppose pas ; quant à moi, je n'en ferai jamais mon mari.
LAPERCHE
Eh ben ! c'est du gentil. Ah ça! ce consentement était donc une trime P
C'était une trime !