SCÈNE VIII
LÀPERCBE.
El vous prétendez que ce poisson, c'était mon oncle!
LE BARON
Je l'ai parfaitement connu, vous dis-je, j'étais son meilleur ami. Etc'esl à ce titre que j'implore votre générosité! lapbrchb, h part.
Quel diable de galimatias !
LVabord, pour ce qui est de la discrétion... je n'ignore pas «[ne c'esl un point essentiel à la cour... je vous promets donc de ne pas chercher à pénétrer le mystère que cache ce déguisement.
LAPERCHE
Un déguisement ! (A part.) Est-ce qu'il méprend pour un carnaval [Haut.) Mais -je vous assure que ces habits...
LE BARON
C'est votre secret, je ne veux rien savoir... Mais, voyons, jouons cartes sur table et parlons en vrais gentilshommes. Vous êtes puissant?
laperche, à lui-même.
Je suis puissant !
LE BAIION.
Et moi, je dois Ta vouer, je suis ambitieux. Vous connaissez mes projets',; soyez assez bon pour les seconder; si vous m'accordez votre protection, je suis assuré du succès.
LAPERCHE
Ma protection! à moi !
LE BARON
C'est hardi, je le sais, mais j'ose croire pourtant que j'y ai quelque droit par la façon dont j'ai traité... le roi de Prusse.
LAPERCHE
Vous avez traité le roi de Prusse ?
le 'baron.
Comme il le mérite. Vous ne pouvez ignorer les attaques qu'il s'est permises contre votre bile. (Il remonte.) lapekche, à part.
Pomponnette attaquée par... Ah! c'est trop fort!
C'était sérieux. La marquise a des ennemis. Il fallait opter entre le grand Frédéric et les Poisson ; je n'ai pas hésité, et ce quatrain 'que j'avais commencé à vous lire...
LAPERCHE
Non, non ! je ne veux pas l'entendre.
LE BARON
Eh bien ! un service... un seul, et je vous appartiens pour la vie.
' Laperche, le baroi».
LE BARON
laperche , remontant,'
LAPERCHE
Voyons, je vous écoute... mais, Je vous on prie, lâchons de parler raison.
LE BARON
Tenez, prenez ceci... et la première fois que vous déjeunerez avec Louis XV...
LAPERCHE
Ah! à la fin, ça devient fatigant.
LE BARON
Vous ne déjeunez pas avec Louis XV? (A part) au lait, ça se peut... ce serait un tiers peu convenable. ( Haut. ) Mais alors...
En voilà assez !
Un seul mot.
Bonsoir !
LE BARON
Il faut au moins que vous saclrez quelles sont les faveurs que je sollicite...
Air. : de VÉcu de six francs.
Grand feutier est un joli grade, Porte-manteau m'irait assez...
Mais rien ne vaut une ambassade, Avec des carrosses dorés, Dans des pays très-éloignés.
Mes transports seraient incroyables, Si, par un ordre de départ, Le roi m'envoyait quelque part.
LAPERCHE
Moi, j' vous envoie à tous les diables...
LE BARON
J'irais volontiers quelque part...
LAPERCHE
Allez donc vite à tous les diables.
{Laperche se sauce furieux par le fond à droite.)