‹ Pomponnette et Pompadour, comédie-vaudeville en un acte. Par MM. Molé-Gentilhomme et Constant Gueroult. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théatre des Variétés le 17 novembre 1850Chapitre 17 sur 38 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LÀPERCBE.

El vous prétendez que ce poisson, c'était mon oncle!

LE BARON

Je l'ai parfaitement connu, vous dis-je, j'étais son meilleur ami. Etc'esl à ce titre que j'implore votre générosité! lapbrchb, h part.

Quel diable de galimatias !

LVabord, pour ce qui est de la discrétion... je n'ignore pas «[ne c'esl un point essentiel à la cour... je vous promets donc de ne pas chercher à pénétrer le mystère que cache ce déguisement.

LAPERCHE

Un déguisement ! (A part.) Est-ce qu'il méprend pour un carnaval [Haut.) Mais -je vous assure que ces habits...

LE BARON

C'est votre secret, je ne veux rien savoir... Mais, voyons, jouons cartes sur table et parlons en vrais gentilshommes. Vous êtes puissant?

laperche, à lui-même.

Je suis puissant !

LE BAIION.

Et moi, je dois Ta vouer, je suis ambitieux. Vous connaissez mes projets',; soyez assez bon pour les seconder; si vous m'accordez votre protection, je suis assuré du succès.

LAPERCHE

Ma protection! à moi !

LE BARON

C'est hardi, je le sais, mais j'ose croire pourtant que j'y ai quelque droit par la façon dont j'ai traité... le roi de Prusse.

LAPERCHE

Vous avez traité le roi de Prusse ?

le 'baron.

Comme il le mérite. Vous ne pouvez ignorer les attaques qu'il s'est permises contre votre bile. (Il remonte.) lapekche, à part.

Pomponnette attaquée par... Ah! c'est trop fort!

C'était sérieux. La marquise a des ennemis. Il fallait opter entre le grand Frédéric et les Poisson ; je n'ai pas hésité, et ce quatrain 'que j'avais commencé à vous lire...

LAPERCHE

Non, non ! je ne veux pas l'entendre.

LE BARON

Eh bien ! un service... un seul, et je vous appartiens pour la vie.

' Laperche, le baroi».

LE BARON

laperche , remontant,'

LAPERCHE

Voyons, je vous écoute... mais, Je vous on prie, lâchons de parler raison.

LE BARON

Tenez, prenez ceci... et la première fois que vous déjeunerez avec Louis XV...

LAPERCHE

Ah! à la fin, ça devient fatigant.

LE BARON

Vous ne déjeunez pas avec Louis XV? (A part) au lait, ça se peut... ce serait un tiers peu convenable. ( Haut. ) Mais alors...

En voilà assez !

Un seul mot.

Bonsoir !

LE BARON

Il faut au moins que vous saclrez quelles sont les faveurs que je sollicite...

Air. : de VÉcu de six francs.

Grand feutier est un joli grade, Porte-manteau m'irait assez...

Mais rien ne vaut une ambassade, Avec des carrosses dorés, Dans des pays très-éloignés.

Mes transports seraient incroyables, Si, par un ordre de départ, Le roi m'envoyait quelque part.

LAPERCHE

Moi, j' vous envoie à tous les diables...

LE BARON

J'irais volontiers quelque part...

LAPERCHE

Allez donc vite à tous les diables.

{Laperche se sauce furieux par le fond à droite.)

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