ILS DES COFPIUOES ET TAQUETS
Coffrages aux joints à U* CoITtmîes aux nais
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Tiiqiicls 4 i4"e.l à 29" Vue oar dessus ,
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Enfin on a posé sur cales de plomb àTinirados^ de chêne à l'extrados, les assises correspondant aux abouts des vaux, c'est-à-dire celles aux angles de :
60 20' ' 2O0 4' 36* sa'
formées d'un seul moellon plein sur toutes les faces et taillé en parement de douelle, comme un moellon tétué.
Clavages, — Au momont où vont commencer les clavages, la voûte est décomposée en 14 grands voussoirs monolithes formant un polygone articulé au droit de chaque point fixe du cintre. Il s'agit de raidir ces articulations et d'j établir des réactions normales aux lits.
On clave d'abord la clef, puis successivement^ en n'ayant jamais qu'un chantier à la fois de chaque côté :
Les assises à sec à 6^ 20' ;
Les taquets à 14o ;
Les assises & 20o 4' ;
Les coffrages à 53o ;
Ceux & 440 ; . ^
Les assises à sec. à 36^ 23' ;
Et enfin les taquets à 29o.
Aux taquets on a pu enlever les bois en grand ; aux coffrages, on a procédé par chambre de 1 mètre, en commençant par celles des têtes à 55**, par celles sur l'axe à 44<*.
Tous ces points ^ ont été matés au refus absolu, avec du mortier pul- . vérulcnt, précaution sur laquelle on ne saurait trop appuyer parce que la réussite est à ce prix.
Tous les vieux mortiers étaient repiqués et les moellons sur cales lavés à grande eau avec une pompe de jardin. Les eaux des lavages s'écoulaient par des ouvertures ménagées dans le platelage du cintre.
2^ rouleau. ~ il a été divisé en six tronçons :
De 55<» à 430 tronçons V et Y
De 43» à 180 {?' — VI et VI'
De 180 47' à la clef VII et VU'
Les tronçons supérieurs étaient simplement soutenus par des découpes du premier rouleau. Sur la pénétration de l'archivolte, le moellon était arasé uniformément sans découpe au niveau de l'extrados du bandeau ; sur le reste de la voûte avec découpes comme dans le premier rouleau.
Le premier rouleau fonctionnant comme cintre a d'abord été chargé aux reins jusqu'à 43o, avant l'attaque simultanée des tronçons VI. VI', VIL VII'.
5» rouleau, — On devait d'abord l'exécuter comme une voûte ordinaire en deux attaques. On le commence ainsi le 12 novembre ; la m'auvaise
1. A l'extrados de tous les points secs, on avait bourré de l'étoupe pour les maintenir propres pendant la construction.
saison approchant, on fait à partir da 24 novembre deux nouvelles attaques (aux angles de 16* 30').
Du 5 au 12 décembre interruption par les gelées ; le 9 le thermomètre descend à 12o; les maçonneries sont protégées par des paillassons, des sacs, des b&ches, les joints de l'archivolte bourrés d'étoupes. On construit des abris contre la neige; on, reprend le 12 décembre quand le thermomètre est ^u-dessus de Oo.
La clef est clavée le 12 décembre.
Les tronçons IX et IX' étant alors seulement aux angles de 25^^53', on fait deux nouvelles attaques aux angles de 23* 38', tronçons XI et XV clavés le 20 décembre.
Le ^dernier clavage a lieu, & Tangle 28» 38', le 25 décembre.
On n*a fait aucune charpente pour soutenir les maçonneries du troisième rouleau^ les découpes du deuxième suffisant, sauf aux archivoltes des tronçons XI et XI', qui n'avaient pas de liaison avec le bandeau et ont été soutenues par des taquets.
On nous reprochera peut être, non sans quelque raison, Textrème étendue de nos emprunts au mémoire de M. Séjourné ; notre excuse c'est que jamais, selon nous, Tart de construire les grandes voûtes, la science pratique des travaux, l'ingéniosité rationnelle des moyens n ont été poussés plus loin que ne l'ont fait les ingénieurs chargés de l'exécution des grands ouvrages dont il vient d'être question ; nous ne pouvions donc mieux faire, comme conclusion de ce traité delà construction des ponts en maçonnerie, que de laisser M. Séjourné exposer lui-même les procédés grâce auxquels cet art a atteint, ou peu s'en faut, sa plus haute perfection. Si Ton joint aux grands progrès que la construction des pont s a ains faits ceux que l'on doit à M. Résal ipour Tétude des projets, on peut dire que les ponts en maçonnerie sont maintenant en mesure de lutter contre les ponts métalliques pour l'établissement des grands ouvrages, dans des cas bien plus nombreux qu'autrefois.
Le public ne s'en plaindra pas, surtout si l'on comprend mieux que par le passé les questions relatives à \^ décoration des poniSy question que nous nous sommes particulièrement eflforcé d'élucider.