PONT DE MARMANDE
PONOATIONS AVRC CHAHBHB DE TRAVAIL SANS EXVKLOPPG UÂTALLIQUe
Culte de In rtve droite.
Coupe longitudinale.
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tSe CHAPITRE 11 — FONDATIONS
Le taillant du rouet se compose d'une double épaisseur de I6le de 0,024 pour les grands côtés et de 0,020 pour les petits càtés; ta hauteur est de On, 52 et il est réuni à la couronne annulaire horizontale, située au-desBuB, par une cornière de 10 Y 10 — f^. Cette couronne, en tôle de 0",01S d'épaisseur, porte,
boulonnée sur bord intérieur et en dessus, une comtère de
Coupe transversale.
— j5 — destinée k lui assurer la raideur nécessaire, et elle est soutenue on outre, de 0,80 en 0,80, par 2 équerres ou consoles formées d'une àme pleine en tôle de 0,012 fixées sur la paroi intérieure de la partie cylindrique verticale du rouet, au moyen de cornières de — 77—.
Les deux dessins suivants donnent, du reste, la coupe du rouet et des entretoises intermédiaires des grands cdlés et nous permettent de ne pas les décrire avec plus de détail.
Le bord inférieur des entretoiscs, portant les 4 cornière» en croix, est tenu un peu plus haut que l'arèle inférieure du
laiiUnt du rouet, pour éviter qu'elles aient accidenlellement il porter la charge des massifs de maçoiuierie.
Vingt-deux ancres réparties sur le pourtour, vers le bord inlérieur de la couronne du rouet, relient celui-ci k la maçonnerie ; 14 de ces ancres sont en fer rond de 0,OiO et les autres enfer de 0,025 ; elles se terminent dans le haut par des clavettes, les unes à la hauteur de la maçonnerie de briques, les autres à la rencontre de l'extrados de la voûte. Leur objet est d'établir une solidarité complète entre le rouet et la ma* çonnerie qu'il supporte, de façon h empêcher celle-ci soit de glisser sur la couronne de madriers, par l'effet de pressions latérales, soit de se déverser de quelque façon que ce soit.
La chambre de travail est formée, comme on le voit, par une voûte en arc de cloître, avec arête supérieure de 5ni,35 de longueur. L'amorce de la cheminée est fixée au milieu de cette longueur et consiste en un cylindre en tôle de 1",05 de diamètre et de 1°,50 de hauteur, reposant sur un plateau également en t61e, de 0,008 d'épaisseur, noyé dans la maçonnerie à 1" au-dessus de l'intrados de la voûte, et relié k ta partie cj'lindrique par cinq équerres triangulaires.
Par suite des dispositions que nous venons de décrire, la fondation de la culée de rive droite du pont principal se trou-
voit avoir un périmètre de 32"',85 et une superficie de 67mq. 31.
Le poids total des fers de la chambre de travail est de 10.421 kilogrammes, dont 2.721 pour l'amorce de cheminée et les deux entretoîses transversales et 7.700 pour le rouet et les autres pièces métalliques, d*où M. Séjourné déduit la formule ;
pouvant donner approximativement le poids tc des fers d'une fondation présentant des dispositions analogues, mais ayant un périmètre P différent.
Par rapport à la surface, ces poids, pour la culée du pont de Marmande, correspondent à 154 kilogrammes par mètre superficiel.
Nous avons vu tout à l'heure que, pour les caissons du système ordinaire, le poids des fers de la partie métallique était de 248^,11 par mètre ; l'économie réalisée par l'adoption des chambres en maçonnerie est donc par mètre de 94 kilogrammes, soit environ de 38 O/o-
La réduction a été plus forte encore au pont de Hornsdorff, mais cela tient surtout à la forme elliptique des fondations de cet ouvrage, et à la hauteur plus grande donnée pour le pont de Marmande aux amorces des cheminées ; il est présumable qu'en la calculant en argent la différence se réduisait à peu de chose, à cause du prix plus élevé du métal pour des pièces courbes que pour des pièces droites.
A Marmande même, l'économie en poids a atteint 64 0/0 pour les piles, où l'on a donné aux rouets une forme elliptique (une seule ellipse) de 9",20 sur le grand axe et 6",35 sur le petit axe.
Pour ces dernières la surface de fondation est de 43 mq. 99, le périmètre de 24"',69 et le poids total de la partie métallique de 4.265 kilogrammes seulement, dont 575 kilogrammes pour la partie constante et 3.690 pour la partie variant avec le périmètre, d'où la formule Ti: = 575 + 150 P, applicable à des fondations d*un périmètre différent.
Les dessins suivants représentent une coupe longitudinale, une coupe transversale, et le plan de la chambre de travail
I IV — FONDATIONS A L'AIR COMPMMi:
PONT DK H.VIIMANDE
PILE AVEC CHAMBRK DE TnWAIl SANS EnVELOPPE U^ALLIQUE
Coupe lujigiludinale.
d'une pile^ ainsi que la coupe et une partie du développement en élévation du rouet, et rendent inutile une description plus détaillée.
De quelque façon que la chambre de travail soit exécutée, nous avons dit qu'elle porte à la partie supérieure l'amorce de la cheminée. Celle-ci se compose d'anneaux ou viroles de 1"^ et de 2", en tôle de 8 millimètres, boulonnés l'un sur l'autre. Leur diamètre intérieur est de l^'yOS et leur poids de 275 kilogrammes par mètre de hauteur.
Au sommet de la cheminée était disposé le sas à air, composé d'une chambre centrale située directement au-dessus de la cheminée même, boulonnée sur celle-ci et destinée à rester en communication permanente avec la chambre de travail, puis de deux chambres d'équilibre ayant accès tant de l'exté* rieur que du c6té de la chambre centrale, à l'aide de portes de 0",70 sur 0",60 s'ouvrant vers la pression la plus forte. Des robinets de 0,025 de diamètre disposés sur les parois de ces chambres permettaient soit d'y introduire de l'air comprimé, soit de l'en laisser s'échapper.
La chambre centrale, de même diamètre que la cheminée, avait 2", 05 de hauteur et une capacité de 4"*%80. Les chambres d'équilibre, de forme cylindrique et de 1"^,15 de diamètre, sur 2"fl0 de hauteur, cubaient 2"'%05 ; elles étaient, comme la chambre centrale, exécutées en tôle de 7 millimètres pour les parois verticales et de 10 millimètres pour les plafonds.
Le poids total de l'appareil, avec ses deux écluses ainsi disposées, était de 4.800 kilogrammes, à raison de 0 fr. 70 le kilogramme, soit pour la dépense un chiffre d'environ 3.360 fr.
Au-dessous du sas, l'air comprimé était introduit dans la cheminée par une tubulure en caoutchouc, munie d'un clapet que pouvait refermer la pression intérieure en cas de rupture ou de déplacement de la conduite d'amenée. £n outre, une soupape de sûreté empêchait les élévations brusques de pression dans la chambre de travail.
Pour la production et la distribution de l'air comprimé, on a fait usage de 4 machines soufflantes dont une de 2S, deux de 18 à20 et une de 10 à 12 chevaux, avec cylindre compresseur & piston hydraulique, à double effet ; mais ces sortes de machi*
nés, les mêmes que celles employées à Kehl trente ans auparavant, sont maintenant abandonnées et remplacées avec avantage par les compresseurs du système Colladon, à injection d^eau pulvérisée, avec moteur indépendant marchant normalement à 60 tours au lieu de 35, d*un poids moitié moindre et permettant, pour une mémo compression, de faire varier la force du moteur.
La distribution de Tair comprimé était assurée au moyen des tuyaux de fonte et des tubulures en caoutchouc dont il a été question ; le diamètre en était soit de 0,08, soit de 0,10 et répaisseur de six millimètres pour la fonte et de dix millimètres pour le caoutchouc. Les tuyaux de 0,08 pesaient il kilogrammes et coûtaient 6 fr. le mètre courant ; pour ceux de 0,10 le poids était de 18 kilogrammes et le prix de 8 fr. Les tubulures en caoutchouc coûtaient soit 20 fr., soit 24 fr. le mètre.
Théoriquement il serait préférable, pour atténuer les pertes de pression dues au frottement de Tair contre les parois, d'augmenter le diamètre des conduites, mais la pratique a démontré que ces pertes sont insignifiantes et qu'il y a avantage, comme dépense, à faire usage de tuyaux d'une faible section.
Pour les fondations du pont de Marmande, le tableau suivant, que nous reproduisons d'après M. Séjourne, donne le détail des dépenses de matériel à compter dans l'estimation des frais defonçage.
Les installations accessoires, telles que bureaux et logements pour le personnel, abris pour le matériel et pour la forge, bâtiments et magasins pour les matériaux, terrains loués pour chantiers, etc., ont donné lieu à une dépense totale de 4.482 fr. 72, soit 0 fr. 45 par mètre cube de fondation.
Les installations spéciales à chaque culée et à chaque pile, telles que ponts de service, échafaudages, bateaux, etc.^ ont été plus coûteuses ; mais, par rapport au mètre cube de fonda^ tion, la dépense a varié seulement de 0 fr. 51 à 0 fr. 88 pour les culées et de 1 fr. 07 au minimum pour les piles des viaducs sur les rives, à 1 fr. 17 au maximum pour les piles en ri* vière.
§ IV — FONDATIONS A L'AIR COxMPRIMÉ
MATÉRIEL SPÉCIAL à l'air comprimé