‹ Ponts en maçonnerieChapitre 42 sur 133 · MATÉRIEL ACCESSOIRE · texte numérisé non relu

MATÉRIEL ACCESSOIRE

4 pompes dont 2 Letestu et 2 Japy, avec accessoires,treuils, broyeurs, b&ches, chèvres, seaux, crics, dragues, bacs^ outillage de forge, etc

6 vérins pour descente du caisson de Tune des piles

Totaux

Moyenne

Dépense pour intérêts, réparations et amortissement ■

toUIe

par Bètreeob.

iOO

OBSERVATIONS

On compte généralement pour intérôtâ , répararations, dépréciation et amortissement d'un matériel mécanique, pour une entreprise quelconque, le quart environ de sa valeur réelle au début des travaux.

Enfin les frais généraux de l^entreprise pour personnel et surveillance, assurance contre les maladies et les accidents, frais d'adjudication et d'enregistrement, frais de transport et de déplacement du matériel, droits de patente, perte d'intérêts sur le cautionnement, avances de fonds^ etc., se sont élevés à 67.002 fr. 90, soit 7 fr. 80 par mètre cube.

L'intérêt particulier qu'offrent ces renseignements, concernant exclusivement Tentreprise, c'est de permettre de se bien rendre compte des divers éléments du pnx de remeiit des fondations à l'air comprimé.

Dans leur ensemble, les divers frais dont nous venons de parler s'élèvent d'un minimum de H fr. 22 pour les culées a un maximum de 19 fr. 88 pour la pile la plus éloignée en ri-

^66 CllAPlTIlE 11 — FONDATIONS

vière ; comparativement au prix d'adjudication qui était de 72 fr. 90 le mètre cube pour le grand pont et 72 fr. 09 pour les viaducs, la proportion est d'environ 20 0/0 pour les fondations en rivière et de 15 0/0 pour les autres parties de l'ouvrage.

Le fonçage des massifs a marché en général avec la plus grande régularité, et les seuls incidents à noter ont consisté dans un léger déversement de Tune des piles et une rupture du massif de maçonnerie pour une autre.

Le déversement était de 4.2 0/0 au début ; il a ensuite varié sous rinfluence de diverses causes, et Ton a pu finalement le ramener à 1.2 0/0. Une maçonnerie de briques à plat, avec mortier de ciment, engagée sous le tranchant du rouet du côté oîi la pile penchait, a définitivement arrêté le mouvement.

Le second incident, plus sérieux, s'est produit à Tune des piles dont le massif de maçonnerie était foncé sans enveloppe métallique.

Les moellons du parement, simplement rejointoyés en mortier de ciment, frottaient contre le terrain ambiant, composé de graviers récents très mobiles donnant lieu à une résistance considérable. On avait atteint un enfoncement de 0*",98 dans le tuf et la couche de gravier traversée avait une épaisseur de 7™, 48, dont 1", 53 jusqu'à la hauteur du plafond de la chambre de travail et 5", 95 pour la partie portant contre le parement de la maçonnerie du massif.

A ce moment, le poids total de la pile était de 830.400 kilogrammes, tandis que l^effort de Tair comprimé agissant en sens inverse n'était que de 396.700 kilogrammes, d'oîi un excédant de charge de 433.700 kilogrammes tendant à faire descendre la fondation. La tension de Tair comprimé, qui dans ces conditions correspondait k 0**,85, ayant été brusquement abaissée à 0**,20, un enfoncement subit de 0'",69 se produisit, mais avec un double choc annonçant que quelque chose d'anormal venait de se passer, et en effet, en mesurant d'après des repères fixes la quantité dont le massif était descendu, il fût constaté qu'une différence de 0",04 existait entre les cotes relevées, d'une part sur l'assise supérieure de maçonnerie,

d'autre part eur le sas à air directement relié à la chambre de travail.

Il était donc manifeste qu'une rupture s'était produite en un certain point du massif, avec joint horizontal ouvert de quatre centimètres.

Malgré cet incident, le fonçage pût être continué et poussé jusqu'à la profondeur qu'on voulait atteindre, et c'est ensuite seulement qu'on a procédé à la réparation de Favarie.

Les dispositions adoptées à cet effet ont été les suivantes.

Après avoir enlevé les deux cheminées et les sas à air, des plaques carrées en tôle de 2", 40 de côté et de 0,015 d'épaisseur furent scellées, au ciment, au-dessus de l'ouverture des

puisards. Des fers à T de — r — rivés sur ces plaques suivant

les deux axes et les diagonales servaient à leur assurer la rigidité nécessaire et elles portaient, en outre, à leur centre une virole ou cylindre de deux mètres de hauteur disposée pour recevoir une écluse à air comprimé. Avant de boulonner les écluses sur ces viroles, la maçonnerie avait été continuée sur 2™ de hauteur afin de charger suffisamment les plaques.

Les choses étant ainsi préparées, et les écluses à air étant en place, l'eau fût refoulée à l'aide de l'air comprimé et des ouvriers descendant dans les puisards purent parvenir jusqu'au niveau de la rupture, qui fût reconnue exister à la hauteur du poutrage de la chambre de travail, dans le plan de jonction de la première assise de maçonnerie avec le dessus du remplissage en béton fait dans l'intervalle des poutres.

Au lieu de se borner à boucher la cassure avec du ciment^ on préféra démolir l'ancienne maçonnerie sur une hauteur de {'"ySS mesurée sur le parement du puisard et allant en diminuant à mesure qu'on pénétrait dans le massif, pour se réduire à O'^jSS sur le parement extérieur de la pile, puis la maçonnerie fut refaite avec le plus grand soin en procédant, cela va sans dire, par reprises successives.

Le parement intérieur des puisards avait été préalablement rejointoyé en mortier de ciment ; avant de faire les reprises, on étendait d'abord sur le béton de remplissage une couche

tes CHAPITRE n - FONDATIONS

de ciment^de PorllaDd de 0*", 30 d'épaisseur, bourrée jusqu'au parement extérieur de la pile.

du Pool <le Narmandc

ntPARATten d'une BTsrie

Page 1