DESMARETS
on a supprimé les ailes de diable données à Jansénius. Ces changements furent imposés au libraire Gan tait cet almanach. En 1731, on l’a réimprimé, mais en inversant l’image. Lemaïître de Saci a publié en 1654 un petit poème intitulé : Les Entuminures du fameux abnanach des Jésuites.
DESMARETS DE SAINT-SORLIN (Jean). —
Poète et littérateur, membre de l’Académie française, Saint-Sorlin fut atteint dans les dernières années de sa vie
de délire mystique. Il attaqua Port-Royal
rême vivacité. Boileau mettait sur une même
« Saint-Sorlin
e qui débi-
d'une sort
avec une ex ligne deux choses é, janséniste » et « la Seine à la Saint-Jean glacée ».
— Deux portraits; celui qu’on voit ici a été peint par Gascar.
DES TOUCHES, v. LE PELLETIER DES TOUCHES.
alement impossibles
Destruction de Port-Royal (scènes diverses). — [PL 121, 122, 124.|
La ruine de Port-Royal et les scènes qui suivirent ont été reproduites, d’une manière très fantaisiste, par la peinture et par la gravure. On voit au musée de Port-Royal deux tableaux de mêmes dimensions, attribués à Jean Restout (?| et représentant, le premier l’Enlèvement des Religieuses, et l’autre l'Exhumation des morts de Port-Royal. — Des gravures de haute fantaisie [P1. 124] furent publiées en Hollande; elles ne figurent ici qu’à titre de curiosité.
Distribution des aumônes, des vêtements, v. Port- Royal des Champs. — [PI. 19.]
DODART (Denis). — 1634-1707. [ PI. 92.] Médecin de Mme de Longueville et de la princesse de Conti, Dodart fit élever sa fille à Port-Royal; il fut médecin du couvent à la mortde Jean Hamon. Racine mourant lui confia le manuscrit de son Histoire de Port-Royal.
— Un seul portrait, dessiné par Cochin et gravé par Wattelet (1753) et par Ambroise Tardieu.
DOMAT (Jean). — 1625-1696. [ PI. 8r.] Neveu du jésuite Sirmond, Domat se#lia d’amitié avec Pascal, son compatriote, qui lui fit aimer Port-Royal. Il rendit à cette maison de grands services, grâce à sa parfaite connaissance de la jurisprudence.
— On n’a qu’un portrait de Domat; il a été gravé par François d’après Coypel.
Dortoir des religieuses. — [PI 15.]
La gravure qui porte ce titre n’est pas de Magdeleine Hortemels; elle représente la galerie centrale sur laquelle ouvraient les cellules des religieuses. On en comptait 20 de chaque côté au deuxième étage, et autant à l'étage supérieur; le premier était occupé par des salles de travail ou « obéissances ». Chaque cellule avait 10 pieds de long sur 6 de large, un peu plus de 3 mètres sur 2.
DREUX D'AUBRAY, v. DAUBRAY.
DUBOIS ou DU BOIS (Pierre). — 1616-1696. [ PI. 94.] Cet ecclésiastique, curé d'Halluyn, au diocèse de Beauvais, avait séjourné à Port-Royal en 1647. Son attachement à ce
monastère lui valut en 1681 un emprisonnement d’un an à la Bastille; il dut ensuite se cacher pour éviter l’exil.
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