‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 35 sur 69 · LE PELLETIER DES TOUCHES · texte numérisé non relu

LE PELLETIER DES TOUCHES

Paul Le Pelletier, seigneur des Touches, entra en relations avec Port-Royal par l'intermédiaire de Saint-Cyran. Au moment de la Régale, il secourut l’évêque de Pamie: Caulet dans sa détresse, et Louis XIV ne lui en sut pas mauvais gré. Il se retira auprès de M. de Barcos, abbé de Saint-Cyran, et mourut au séminaire de Saint-Magloire.

— Un seul portrait, gravé par N. Habert.

PENTEIPTERAEEPère) Ve DELLIER:

LE TELLIER (Charles-Maurice). — 1642-1710.[ P1.75.] Fils du chancelier et frère de Louvois, Maurice Le Tellier, qui devint archevêque de Reims en 1671, ne cessa jamais d'attaquer les Jésuites et de défendre Port-Royal. Cette conduite lui attira finalement la disgrâce de Louis XIV. — Le portrait de Maurice Le Tellier, peint par Le Fèvre, par Philippe de Champaigne et par Mignard, a été gravé par Nanteuil, van Schuppen, de Larmessin, etc. Celui qu’on reproduit ici a été gravé par Nanteuil, d’après Mignard.

LE TELLIER (Michel). — 1603-1685. [ PI. 104.] Mélé en raison de ses fonctions mêmes à toutes les grandes affaires de l’Église et de l’État, Michel Le Tellier, secrétaire d'État en 1641 et chancelier en 1677, se montra aussi conciliant que possible à l'égard de Port-Royal.

— Plus de quarante portraits gravés, dont quelques-uns d’après Philippe de Champaigne et Nanteuil.

LE TOURNEUX (Nicolas). — 1640-1686. [ PI. 48.] Nicolas Le Tourneux, prédicateur renommé, fut confesseur de Port-Royal; mais l’éclat même de ses prédications l’en fit chasser en 1682. Il se retira dans son petit prieuré de Villiers, et y composa des livres de piété, notamment l'Année chrétienne, qui obtinrent un très grand succès.

— Quatre portraits, tous gravés d’après le même type, qui est une peinture d'Arnout, ad vivum.

LIANCOURT (duchesse de). — 1600 (?)-1674.[ PI. 74.] Jeanne de Schomberg, mariée au duc de Liancourt, se convertit vers 1630 et convertit bientôt son mari. Tous deux se lièrent d'amitié avec Port-Royal; et c’est parce que Mie de La Roche-Guyon, leur petite-fille, était pensionnaire à Port-Royal, que le curé de Saint-Sulpice leur refusa la communion en 1634. De là sont nées les Provinciales.

— Un seul portrait connu, d’après un dessin du xviie siècle dont le Cabinet des Estampes possède une reproduction sous le nom de duchesse de La Roche-Guyon. On n’a pu découvrir ni le portrait du duc de Liancourt, ni celui de Mlle de La Roche-Guyon, sa petite-fille.

LIGNY (Dominique de). — ?-1681. [ PL. 75.] Évêque de Meaux immédiatement avant Bossuet, Ligny avait pour sœur une abbesse de Port-Royal; il prit la défense des religieuses, et lors de la paix de l'Église, il insista vivement pour qu’elles y fussent comprises. — Trois portraits, dont deux gravés par Nanteuil. Celui qu’on reproduit ici est daté de 1661.

LINAS,V.BAUDRAN(CLAUDE)et PÉRIER(MARGUERITE). — Portrait conservé à Linas.

LIONNE, v. LYONNE.

LOMÉNIE DE BRIENNE (Henri). — 1633-16 [PI 88.]

Ce personnage étrange, qui fut conseiller d’État, oratorien et sous-diacre, puis aventurier, et qui mourut enfermés comme fou, a été de 1664 à 1672 un véritable ami de Port- Royal; il fit même avec Lancelot le voyage d’Aleth. C’est à Saint-Lazare qu’il se mit à écrire une Histoire secrète du jansénisme qui n’a jamais vu le jour.

— Charles Le Brun a fail en 1662 un beau portrait de Brienne; il a été gravé par Lenfant et par Rousselet.

LONGUE VILLE (duchesse de). — 1619-1670. [ PL. 72.] Anne-Geneviève de Bourbon, sœur des princes de Condé et de Conti, entra en relations avec Port-Royal en 16517, lorsqu'elle se convertit après une vie très agitée. Durant les vingt-huit années qui suivirent, cette princesse pénitente fut l’amie dévouée et la protectrice courageuse des religieuses et des Messieurs; les persécutions ne recommencèrent qu’à sa mort. Amie au même degré des religieuses de Port-Royal des Champs et des Carmélites du faubourg Saint-Jacques, elle s'était fait construire un hôtel dans les dehors de chacun de ces monastères. Elle voulait être enterrée dans celle de ces deux maisons qui la verrait mourir, et elle léguait son cœur à l’autre. Elle mourut à Paris; son cœur fut porté à Port-Royal des Champs, où il demeura de 1679 à 1711. Il est aujourd’hui à Saint-Jacques-du- Haut-Pas.

— Environ vingt portraits gravés, dont aucun ne paraît avoir é écuté d’après un grand maître. Celui qu’on donne ici a été gravé par Fillœul d’après Vanhull.

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