‹ Porte-feuille géographique et ethnographique contenant:Chapitre 103 sur 180 · Om · texte numérisé non relu

Om

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*^''»'-/ (5.) .i'hcu\

MinÉRALES. Fer, cuivre, soufre, cliarbon de terre , marbre , arlîoises^ cristal, ocre, salpêtre et beaucoup de sources minérales

\"ÊctTALEi>. Gléen petite quantité, lin, chanvre, vius t^;, fruits, bois de construction, excellens pâturages et une iulîiiiié de simples

IAmmales. Bojufs, cbevaut, moulons, codions, bêtesfauves, beau de gibier, volailles, oiseaux de proie, abeilles, poissons etc.

I MtLaTKiEi.LES. FroHiages, cuirs, toiles, gants, cotonnades, toile,*, peintes, schals, moucboirs, ru- Iians, draps, velours, soieriesj basins, mousselines, bonneteries, borlogerie, fabriijues de papier

LE CLIMAT ET LE sOL.

Climat. L'air y est pur, excepté dans les endroits qui avoisinentl.lacs et les marais.

Lesmontagnes coiivert.de ueige et de glaces que renferme I. Suisse, la rendent beaucoup plus froide qu'on ne devait l'atteudrcdesa • itualionmériiiouale.

Sor,. Le sommet des montagnes T e>:t froidet stérile ; à mi-côte , on trouve des sites heureux, propres à la culture. Le pied des ontagn.etles valléesassezgé»

néralcni. fertiles, jouissent d'un air tempéré (6).

NOTES J\ È L A T ï P- E S J U T A B L E A V.

* (i) Cp pays faisait partie de<! Gaules soU'î les Romains. Les peuples principaux qui rhabitaient, étaient les Helvétiens [Hclvetiij à l'Ouest, et les Hhi't'ens [Rheîiij à l'Est. La villo la plus iniportanle des Helvétiens était A:ei:ticumf aujourd'hui ^i<enche. Après la chute de ï'euiiiire romain , IVst de l'Helvétie fit partie de l'Allemagne et l'ouest fît partie de la Bourgogne. Elle fut divivée en Ire plusieurs S^"i£;neurs séculiers et ecclésiastiques. Les licritagcs des premiers entrèrent, à la longue, dans le patiimoiiie de la maison de Habsbourg, et ensuite dans celui de la maison d'Autrïclie. C'est du commencement du 14/ siècle, époque de l affranchissement de ce pa^s , que date sa moderne dénomination. EMc dérive du canton de Schwitz , qui se distingua dans la révolution de i3o8, ou du iTom de Schweitzer , que les Autrichiens donnaient à tous ceux qui liabitaicnt les montagnes dont Schwitz était pour eus le centre. L'indépendance de la S:iisse fut reconnue à la paix de Wrslphalic, par Ferdinand lU, et tout l'empire, "11 lO.jfî.

Lors de la révolution française, des principes et des inléièts opposés dans divers cantons y allumé, rcnt la guerre civile, par suite de lai|uclle les armees tiançaises peneirereul dans cette contrée et en chassèrent les Russes qui y étaient aussi entrés, aj rès avoir conijuis I [:alic en l'an 7 [lypgj. Après l'avuii lonî;trins occupée, le goui ernement français lui rendit son indépendance , et lui donna une constitution à laquelle furent soumis non-seulenteut tous \e< cantons, mais leurs anciens sujets et alliés- A l'époque de la contention du i-g Décemb. i8i3 la Suisse était con;posée de 19 cantons en vertu de celle gaiantie.

(2) En cori'^éqnencc elle a 16 heures et demie pour le plus long et huit heures et demie pour le plus couit jour.

(3; Les plus remarquables sont celles de Leuck, et les bains chaux sulfureux tWIlvenev,

(4) Parmi lesquels il en est de ti^s-cstimés.

(5) Dont les jlus connus se vendent en Europe sou5 la dénoniiiKitirin de fulnvrairex suisses. 11 n est point de couticcs i^ui soicut plus nches à cet égatd

que la S ni-; se ; aussi a-t elle fixé, particulièrement sous ce rapport, Tattention des naturalistes.

La Suisse, par sa température méridionale et son élévation, oeut être considérée comme l'abrégé de la flore de I Europe. Depuis les profondes et chaudes vallées qui la séparent de l'Italie, jusqu'aux sommets des Alpes éternellement couvertes de neige et de glace, le voj'ageur trouve tour à tour les climats de l'Italie, de la France, de l'Allemagne et de la Laponic. En descendant comme par échelons, de zone en zone, depuis le sommet jusqu'au pied des montagnes, il voit la scène embellie par la végétation la plus variée, tantôt par* de magnifiques prairies, tantôt par les plus beaux arbres, tels que le sapin, le pin, le chêne, lorme, le tilleul, tantôt par toutes les richesses de l'agriculture, (6) CoxFiGURATiorî DU SOL. L'aspcct du pajs est généralement montagneux. Les contrées les plus plates sont le Thurgaw, et une partie des cantons de Bàle, Berne, Zuiich, Schaffouse, Soleure et Fribourg; ces pa}s olVrcnl même des hauteurs de 4(^0 à 800 t'jisrs au-dessus du niveau de la mer, qui partout ailleurs seraient des montagnes remarquable*;. Nul pays dans le monde ue surpasse la Suisse en variété de pav'sages. La vaste chaîne des AlpCi , ses obscurs et profonds précipices, ses niasses de neiges éblouissantes , ses glaciers res- ]>lendissans, ses lacs limpides, ses vignobles, ses champs cultivés, la sombre majesté d'épaisses forêts, la tranquille verdure des vallées, ornées de simples chaumières, a.siles du bonheur et de l'industrie; les roches nues et menaçantes, retraites favorites de la pesante mamiouc et du chamois bondissant ; tout contribue à rendre cette contrée la plus piltoresqïie de l'Europe.

PLANCHE X L I ï ï.

Montagnes: Les montagnes de la Suisse sont les plus célèbres de l'Europe Le centre de la chaîne des Alpes peut être considéré comme divisé ea deux lignes presque parallèles, qui vont du Sud- Ouest au Nord Est. La première ligne est celle des Allées helvèti'^ucs , dont les sommets les p:us remarquables sont le Geriimi , le Juusfi auhorn [ Pic de la Vierge ] , le Fiiuteraaihorn , le

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Gaïlenftock , VEiger , l'inaccessible Sthreckhom , le Grimsel. la Furcii, le St. Gothard, le fiadur, les glaciers du nord du Haut-Hhin elc. Le St. Gothard a été longtenis regardé contme un des points les plus élevés de cette chaîne, parce que d'importantes rivières prennent leur source dans son voisinage de tous les cûlés. Mais Saussure a prouvé par d'esactes observations, que ce n'était pas une raison suilisanle; le Jiuigfrauhorn parait être le mont le plus élevé de cette cliaîne; à l'Ouest sont plusieurs pics inabordables. Après le Juni;frauliorn, il parait que c'est VEÎger el le Schreckho m. Ces sommets sont de granit. Les flancs olTr»*nt de l'ardoise rouge, et des masses calcaires au Nord. Au Midi sont des déserts et des glaciers; au N. est le lac romantique de /ùmdcl-Siei^ , où l'on dit qu'il a eïisié un passage pour aller à Lauterbrunn, parmi les glaciers, ressemblant quelqueft>is à des villes magnifiques de glaces, ornées de pilastres, de pyramides, de colonnes, d'obélisques, au travers desquels les rayons du soleil se réiléchissent de mantère à imiter l'éclat des plus belles pierres précieuses,

La cliaîne du Centre, au Midi, appartient plutôt au ISord de l'Italie qu'à la Suisse. De ce côté on peut considérer les Alpes commençant au col de Lanière dans le Département des Basses Alpes, dont la cime a 2,i65 toises de hauteur. Le mont l'iso a 1,573 toises; le mont Cents, à la roche St. Michel, 1,^45 toises; celui de Tournetle sur Annecy, 1,178; le mont Gramoiit . 1,402 toises; le mont Vergy sur Sallanches en Savoie, 1,173 toises. En entrant dans la Suisse, cette chaîne s'étend depuis le Monthlanc et quelques sommets plus avancés à l'Ouest, embrasse le Grand-Saint- Bernard [.Alpis Pennina] qui a 1,466 t. d'élévation, et le mont f'elan 1,722 t.; puis le ïf etsch, le mont Cervin, ayant 2,309 ^* d'élévation; le mont Hosa qui en a 2,43o, et enfin le Breithom, qui a 2,002 toises. Ensuite la chaîne passe du nord des lacs de Locarno et de Come, et gagnant le Tvrol, va se terminer aux Alpes rhétiennes , au midi de 1 Lin. Quant à la composition de ces grandes chaînes, nous apprennons de Saussure que les plus hauts sommets sont d'un granit blanc à gros grains, auquel se mêlent quelquefois le Hornblende, le Schorl, des grenats, des pyrites. Au-dessous sont de grandes masses d'ardoise.

Pxivicres : I-a Suis^^e a hcaneoup de rivièr*?. Au nombre des plus sublinies points de vue de ce pays, sont les sources du Hhône et du Hhin. Ce dernier est celui qui a le plus long cours sur les terres suisses. Sous ce rapport W4ar vient après, ensuite la Heuss , la Limmat , le Hhône, la Htur. L'illtisfre Saussure nous apprend que le Ilaut-Iihîn [Vorder-Pihein] sort de la chaîne de Crispait ' inonlaene dont le sommet se nomme Badur ; que le fihin du milieu [Mittol Rheinl sort de la vallée de Medelo, dépendance de St. Gothard, et que ces deux torrcns réunis en rcçotrenl un troisième qu* sort du mont Adula et que l'on nomme le Bas- Rhin [Hintcr-Rhein]. A partir de sa source, le Rhin arrose la Suisse pendant l'espace de 170 milles [voy. tab. des riv. de l'Europe, pag. 94].

'L.^ylar prend sa source dans le mont Grimsel; mais il en a une autre dans le Schreclvhorn et une troisième dans les glaciers du Finsteraar. Il reçoit la Hcuss et la Limmat et tombe dans le Rhin en face de AYaldshut après un cours de i3o milles- La Jteuss partage la Suisse en deux parties presque égales. Est et Ouest; sort du lac Lucendro au iV. O. du St. Golhard. La Reuss joint l'Aar après un cours de 70 milles.

La Limmat est composée de deux courans, la Linth et la Mat, entre à 10 milles de leur confluent dans le lac de Zurich, et se jette à 17 milles de ce lac dans lAar.

Le Hhône n'appartient à la Suisse que parce qu il arrose le \ alais jus([u"à son entrée dans le lac de Genève pcndaTit l'espace de 75 milles [vov, le tab, des princip. riv, de 1 Europe],

La Thur prend sa source au midi du Toggenbourg et coule au N. O. dans le Rhin.

Les autres rivières sont la Sana et VEmme qui entrent dans l'Aar; V Inn dont le cours commence à être majestueux dans le pays des Grisons; Vj4dda qui baigne la Valteline et se jette dans le lac de Cûme etc.

Lacs : Les lacs de la Suisse sont nombreux et intéressans ; les plus cousiderables sont le lac de Constance, qui a i5 lieues de long sur 0 1.' dans sa plus grande largeur Le lac de Genc'e, qui s'étend ca forme de croissant, et dont les beautés

pittoresques céléljiées par J. J. Rousseau, seraient plus intércssautcs s'il était par'.ènié d'iles. Il n'y a qu'une partie du lac Ma^giore qui appartienne à 1.1 Siiss-; tout auprès est le beau lac de Lncarnn. Le lac de Keuchatel et celui de Zurich ont chacun environ 22 milles de long sur 4 de l.irgc. Celui de Lucerne est moins considérable. "Viennent ensuite, dans nn ordre inférieur, les lacs de Thun, de BrienI:, de Joux, de Moral, de Bienite, de Sempach, de Ziig, de ff'a/lenstatll, etc.

Elévation desdîfférens hics au-dessus de la mer.

Lac de Thun . • • — des 4 cantons • — de IVruehàlel

— de Zug . .

— de Zurich.

— de Gcnêvx .

— de Constance

Majeur .

. — — Conie .

pieds

l,35o 1 .3jO

Curiosités naturelles : Pour entrer dans le détail des curiosités naturelles de le Suisse , il faudrait la décrire en entier. Les A'pes, les glaciers, les précipices, les torrens. les sources des rivières, les lacs, les cataractes, tout y est aussi intéressant que particulier et du genre le plus sublime. La cascade du Jleicheiiharh près du bourg de Meyringcn sur le mont Scheideck , celle du Staulhach dans la vallée de Lauterbrunnen , b de 900 pieds; la chute du Rhin près de SchafTouse : sont des scènes magnifiques qui ont été souvent décrites.

Le granJ glacier du Grinâehvaîd, qui est en forme d'amphitliéàlre ; la vallée de glace du Montanvert,, et non loin de là cette belle arcade de glace, d'où sortent les sources de lAiveiron , ont été ficqneninirrit célébrés jiar la peinture cl la poésie [voy- la pi, XTUI de ce portc-ftuillc.]

La planclie XLIV représente la cliiite du Rhin, éloignée de SclialTouse d'une petite lieue- La route qui y conduit , serpente sur les collines, qui forlunit les rives du ilouve, et du haut desquelles on dislingue la ville et le cliàicau sous des aspects très-pittoresques. Les environs en sont^ magnifiques, et le Rliin se promène majestueusement au fond de la vallée. De Laufen on atteint un sommet suspendu sur le Rliîn , d où l'on voit perpendiculairement, au dessous de soi, la cataracte forniée par le fleuve entier, qui tombe du haut des rochers avec une vitesse et une impétuosité effrayante. On descend ensuite jusqu'au lieu situé andessous du niveau du lit supérieur du fieuvc ; là on est si près de la chute, que l'on croit pouvoir la toucher de la main. Un léger échafiaudage jelié en avant dans le milieu même de la vnpeur de cette épouvantable cataracte, la présente dans, son aspect le plus magnifique. Une mer d'écumeprécipitée avec un fracas de tonnerre , une nuée d'eau réduite en poussière , lancée en tous sens à une énorme distance, tout enfin surpasse l'idée que l'iinaginalion la plus vive pourrait se former dans les rêves les plus exaltés, et la moindre partie de ce t.'ilileau sublime est au dessus de toute description. La chute de cette cascade est de 80. pieds lors de la plus grande crue d>au.

( IGI )

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