‹ Porte-feuille géographique et ethnographique contenant:Chapitre 134 sur 180 · o,ooo · texte numérisé non relu

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JSOTES RELATIVES A V TABLEAU.

[i] Le Piémont a fait partie de la France depuis 1802 jusqu'en 1814,

[2] Résidence du roi de Sardaigne. Son enceinle est vaste i il faut une heure et demie pour faire le tour de ses remparts. Elle ne manque pas de beaux édifices ; la salle de l'opéra passe pour un modèle dans son genre; le palais de l'ancien duc de Savoie offre nn superbe monument d'architecture. Parmi les établissemens utiles, qui y sont en grand nombre, on distingue un hôpital (la Charité), où sont nourries 2 — 3ooo personnes assujetties au travail- Une académie, une université, et les richesses littéraires que celle-ci possède en manuscrits, indépendamment d'une bibliothèque riche de plus de aojooo volumes, attestent le goût des Piémonlais pour les sciences et les beaux-arts. Différentes fabriques d'étoffes de soie, de toile, de velours etc. Des papeteries, verreries etc. font de Turin une ville manufacturière.

[3] Yille ancienne j la clef de l'Italie jusqu'en 1696, époque où les Français, en la rendant au duc de Savoie, la Grenl démanteler.

[4] Aosta t Avosta , autrefois Augusta Pnetoria, d'où Aoste, nom moderne, dérive de celui qu'elle portait anciennement, et qui lui fut donné vraisemblablement, parce qu'Auguste y envoya une colonie de 3ooo soldats. Cette ville a le titre de duché.

[5] Dont le nom est devenu si célèbre par l'une des journées qui, en 1796, immortalisèrent l'armée de réserve sous le conimaudenlenl du premier consul Bonaparte,

l&] C'est le siège d'un évèché et la patrie de l'abbé Saint'Iièal.

T;] Anneci était la résidence de l'évèque du chapitre de Genève depuis i535, époque à laquelle Jacques de Baume, évèquc alors, fut chassé du chef-lieu par les sectateurs de Calvin,

f8] Elle est renommée pour ses bams-

[9] Tille forte, regardée comme la capitale du Montferrat; elle a un évéché.

[10] Alexandrie doit son nom au pape Alexandre III, qui , en y fondant un duché, substitua ce nom à celui de Cesarea qu'elle portait auparavant. Au sud-est près de cette ville se trouve Marengo, qui avait mérité de donner son nom au département, en mémoire de la célèbre Journée Ct8oo) qui décida alors du sort de l'Italie-

[i i] Nice avec tout son territoire s'était soumise, en i388, à la maison de Savoie, qui posséda ce domaine, à titre de comté, jusqu'en 1793; depuis cetta époque jusqu'en 1814, ce pays a été réuni à la France, avec la principauté de Monaco, sous le nom de département des Alpes maritimes.

ti2] Les villes de Nice et de Monaco sont l'une et l'autre agréablement situées: la première, sur 1^ pointe méridionale du confluent, à 8 myriamètres de l'embouchure du Var; la seconde à 6 myriamètres de Nice, sur un rocher qui n'a pas plu» 4 à Smilles de tour. Monaco a une bonne citadelle, son port est sûr, mais trop peu profond pour recevoir de gros bâtimens. Celui de Nice pourrait en contenir jusqu'à 200, si l'entrée en était plus facile.

[i3] Il comprend la côte de Cènes, nommée aussi rivière, à cause de la forme longue et étroite de ce territoire, qui a ^5 lieues de long sur xo de large seulement.

[14] Cette ville est si magnifique, renferme tant et de si beaux palais, elle est dans une situation si heureuse, qu'on lui a donné le nom de Gênes-lasuperbe. En i8o5 elle fut réunie à la France, dont elle fut séparée de nouveau en 1814, par le traité de Paris , et donnée au roi de Sardaigne. C'est un siège archi-épîscopal ; elle a un port spacieux, des manufactures et un bel arsenal.

[i5] Petite ville, qui était le chef-lieu d'un département français.

[16] Capitale de l'île et port de mer, avec un chàteau et une université,

[17] Ce nouvel état est un démembrement du royaume d'Italie, fondé par Bnn.Tpartc , et qui com. prenait 24 départemcns ; six ntU été rendus au

pape, deuT au duc de Modène, et un an roi de Sardaigne ; les quinze restants forment le royaume Lombard-Vénitien, qui est administre par un viceroi , qui (xerce les fonctions à lui déléguées par l'empereur d'Autriche , roi de Lombardie et de Venise,

[l8] Les Vénètes, peuples gaulois qui habitaient le Padouan, pour se soustraire aux fureurs des Loni bad s, se réfugièrent dans les lagunes du golfe adriatique , sur 72 îles où ils jetèrent les fondemens de Venise, en 696, Des relations d'origine les avaient d'abord soumis à la ville de Padoue. Ils secouèrent bientôt la domination de la mèrepatrie, et se choisirent un duc ou doge vers l'an 709, Insensiblement ces magistrats se rendirent indépendants; mais dans le 12.*' siècle le sénat reprit la suprême autorité. Cette république lutta contre Ifs empereurs, et son comniorce l'ajant rendue puissante, elle fit avec les croisés la conquête de Cor s'antinoplo, acquit la Dalmatie et les îles de l'archipel , dites vénitiennes. Le gouvernement y élait entre les mains des nobles. Bonaparte en ayant fait ta conquête, y établit des municipalités. Venise fut cédée ensuite à l'empereur d'Allemagne, qui l'avait depuis cédée au royaume d'Italie.

[19I On y fabrique des tafetas appelles f'iccntines , beaucoup plus estimés que ceux de Florence > l'Allemagne en fait une grande consommation.

[20] Elle communique avec la Breiita par un beau canal i elle a une université el un siège épiscopal; elle est ornée de palais , de belle* églises et d'édifices magnifiques.

C21] C'est la patrie de Catule, de f'itruve. de Pline l'ancien, de Bt'anchini, de l'historien Paul-Emile , de Scipion Majffci et de Paul f'éronese,

[22] C'est près d'Udine que se trouve Campo-Formio, célèbre par le traité conclu cuire la Franco et l'empereur, en 1798.

[23] Ville grande et bien bâtie, avec un château et une université.

.[24] La journée du pont de Lodi rend ce lieu à Jamais célèbre dans l'histoire,

[a5] On dit que cette ville fut fondée par Brennus. Les Fran';ais la prirent en 179G, les Autrichiens

la reprirent en 1799, et les Français en 1800. C'est la patrie de Pline le jeune , de Paul Jove et d'Innocent XI,

[26I L'une des principales forteresses du Milanez, célèbre par la bataille qui se donna daus ses en virons en i5i2. Elle fut prise par les Français en 1796, reprise par les Autricliiens en 1799, et par les Français en 1800. C'est la patrie de Pierre Lombard, appelé aussi le maitre des sentences.

[27[ Cette ville, une des plus importantes de l'Italie par sa situation, sa population et ses institutions, fut prise par les Français en i']o,Ç>, reprise par les Austro-Russes en 1799, et par les Français en i8oo. C'est la patrie de f'alere Maxime, à'Alciat et de Gregorio Leti.

[28] Anciennement le séjour des rois Lombards. Didier, le dernier de ces rois , y fut fait prisonnier par Char lemagne en 774. Pavie , dans l'histoire moderne, rappelle la défaite de François I. également fait prisonnier en l'an i525. C'est la patrie de Borce, de Lanfranc et de Jerume Cardan. Son université est célèbre j Charleniagne en fut, dit-on^ le fondateur.

[29I Ce fut entre Parme et Guastalla que les Autrichiens furent battus par les Français en 1734.

[3<t] C'est la patrie du célèbre Baphael et du cardinal Alheroni- On voit sur la principale place dr cette ville deux statues de I>ronze , ectiniées des connaisseurs : ce sont celles ii\4léxandre J^'am'eze, et de Banuce, son fils.

[3i] C'est la patrie de Tassoni,

[321 Ville forte; la patrie de W4rioste et du Guide.

[33] C'est la ^latric d'j4méric f "espace, de Machiavel, de Guichardin et de Lully. Il reste dans celte ville, en monumens des arts nouvellement décou verts et restaurés , de quoi attirer la curiosité des étrangers et fixer l'alLention des artistes.

[34! Célèbre par son université. La plupart des édifices sont bâiis en marbre. Elle a un archevêché, une université et cinq collèges. La cathédrale es!

maguifiquc.

[35] Elle a un port célèbre sur la Méditerranée, qui

est l'entrepôt général des marchandises d'Italie 0.

Ju Levant, pr'ncipalemcnt pour les soies, colons, cafés et aluns.

|jG] C'est la patrie de Raphaël et de l'historien Po Ijrdore Virg ile-

[3;] C'est la patrie de Bariole, célèbre jurisconsulte.

[381 C'ejit dans cette contrée qu'on trouve les simples avec lesquels on ■ compose VOrviétan, espèce de contre-prison,

[39] C'est l'ancienne Ornhn'e,

[i^o] Cette ville est la capitale du monde chrétien et la plus célèbre ville de l'univers. On counnit son antiquité, sa fondation par Ronjulus , et la gloire dont elle fut autrefois couverte. Elle est assise sur sept collines, d'où elle a pris le nom de Septicotis , et riche encore d'une infinité de précieux restes de son ancienne grandeur. Nulle part on ne voit un plus çrand nombre d'obélisques,, de statues, de monumens antiques, de palais superbes, de mausolées , d'arcs de triomphe , et elle demeu' rcra toujours l'école du goût et le centre des arts dont elle fut le berceau. L*église de St. Pierre est le plus bel édifice de l'univers. Aucune biblio. thèque ne peut être comparée à celle du Vatican, Rome tomba au pouvoir des Français en 1798; ils y établirent une république, qui ne subsista que 18 mois. Le pape Pie VII se vit réintégrer dans ses états en 1800,

[^1] Cette ancienne ville a perdu la splendeur quelle avait du lenis de l'exarchat; il y a dcui. académies, plusieurs collèges et beaucoup de maisons religieuses. Elle possède le tombeau du Dante et des empereurs Honorius , Constance et J^alentinien III.

[42I Ville forte par sa citadelle. C'est la patrie de Guarini et du cardinal Bentb'O^îio. Les voyaeeurs vont y voir le tombeau de Vj^rioste et l'hospice où le Tasse fut enfermé pendajif sa fulie.

[43] C'était après Rome la ville la plus considérable de» étals du pape. Elle est célèbre par son institut. Tune des premières sociétés litléiftJres de l'Europe, et par sa méridienne qu'elle doit à Doviinique Cassini. C'est la patrie du Pi imatrice et de VAlhane.

[44] La montagne sur laquelle a été construit Si. Marin^ se nommait Mons Titanus , et conserva ce

nom jusqu'au 10.' siècle. En 1739 , la misérable ambition iln cardinal Alberoni n'ayant pu brouiller des grands états, se dirigea contre" cette petite république: il la soumit au pape, mais sa -pauvrieté la rendit libre et elle recouvra ses- privilèges, ' '

■ \ '' [45] En latin TVteate , qui donna son nom aux Thé-

atins, fondés en i524 par JV. Gaétan de'^Thlehne, '

que protégeait le cardinal Carajfe depuis Paul IJ^»

[461 Ce n'est qu'un bourg, ^

[^7! Dans le voisinage de Fondi était Minturne^ célèbre par les marais où se réfugia Marins, pour* suivi par les satellites de Sylla-

[48] A 1 lieue de l'ancienue Capoue , si renommée par le séjour qu'y fît l'armée à\4nnihal , et sur les ruines de laquelle on a élevé le bourg de Ste, Marie, où se distingtie encore, parmi les débris de cette cité céièbre , un amphithéàire en picncc de taille,

[49] C'est l'une des plus considérables de l*Ilalie, et selon quelques auteurs , la plus belle du monde après Constanlinople. Elle est bâtie sur mur, dans une situation charmante; son port est excelleut. Un grand nombre d'églises et de superbes édifîces publics contribuent à sa inàgnificence. Elle a un siège épiscopal , une université, et. trois châteaux qui la défendent. La catliédrale est dédiée à St. Janvier, auquel les habitans ont une grande confiance; iU prétendent conserver le sang de ce martyr et que ce sang se liquéfie dans certaines circonstances. Le séjour de celte ville est délicieux. Elle est néanmoins trop près du mont Vésuve, dont les éruptions la menacent Un dixième de la population de cette ville est composé de gens sans état , d'espèces de commissionnaires nommés Lazaroui , qui ont montré dans la dernière guerre un grand attachement à leur prince, mais qui ont fait beaucoup de mal aux citoyens. Aux environs on trouve Portici, où l'on remarque wn palais que fit bâtir Don Carlos et qc son fils a enibelli; les ruines de Pomjiéia , à' Herculanum, et àe Stahia; une foule de vestiges de l'antiquilé, tels que l'Acheron, les Champs-Éllsés, Cumes; des phénomènes, tels que la grotte du Chien, la Solfatare- Naples est la patrie à^fforace, de f'irgile, Tite-IJve, Scncijue , Stace, S^nnazar , Boccace et du chevalier Beniin-

[Soi Charles Tlf, roi d'Espagne, lorsqu'il n'étaii encore que roi de Naples , y fit bâtir un château, qui passe pour un des plus considcrables de l'Europe,

[5iJ Auguste et Agrippa, son gendre, moururent à Noie. Une tradition vulgaire attribue à celte ville l'in\rnti(m des cîoches, tandis que d'autres la pla-

■ cent en Orient,

[52] C'est entre B^névent et Aveline que se trouvent les gorges de i'al-di Car gano , autrefois le>. 'fourches Gaudines.

[53] Autrefois principauté qui donna longlcnis son nom à rhérilier présomptif de la couronne. Encore célèbre par son école, quoiqu'on n'en connaisse plus guères aujourd'hui que les distiques. Il se tient k Salerne tous l«s ans, au mois do -, Septembre, une foire qui est une des plus consi-

. . dérables de l'Italie. , , .S l

[54] C'est la ville dVntreput de toute la Fouille.

[55] Célèbre par la bataille gagnée eu 1734 sur les Jnipcriuux, par les Espagnols, commandés par le duc de Montemar, qui depuis et à raison de celte victoire mémorable, fut appelle duc de Bltonto.

[50] Dans une presqu'île. C'est la patrie à\Jrchitas^ le mallicmaticien.

[5-7] A'ille fameuse du tonis des Ronioiti*; leur armée navale s'y rôtirait. T'irgile y mourut. Les Véni liens en ont obstrué le port qu'on a tâché depuis de rendre pratic.ibic par un canal.

[50] La seconde ville du royaume de IN'aples^ p.-ir sa richesse, son étendue et son commerce-

[59] Ou Ventise. C'est l.i pnti'ie à' Horace.

[60] Cette ville et toutes celles de la Calabrc ul(érîeure ont be.uicniip suulTerl du tremblomcnt de terre de 17GJ, 11 on est même qui ont presque été détruites, telles que Rhégio^ Sinopoli et lïagnara. Crotone est célèbre dans l'antiquité par l'école de P) l/iagnri? y et par l'athlète Miton , surnommé le Crotoniatc

[Cl] La patrie de dtssiodore,

[6?] Messine lui dispute le rang de cnpit.ile, phiint sans doute par souvenir de ce qu'elle â été, que par la considération de son état actuel, qui, comparé a Palurmc, ne peut aujourd'hui soutenir le parallèle sous le rapport de la population^ non plus que sous celui des liLhesscs.

[63] Moitié en plaine, moitié sur une hauteur, presque détruite par le tremblement de terre de 1783' rebâtie depuis. Malgré tout ce qu*on a pu faire pour lui rendre une existence, elle est bien loin de ce quVlle fut. Avant les vî'prcs siciliennes , époque de son premier désastre, ou j comptait 80,000 Iiabitans. ! \

[04] ÏVIaiutenant Siragoca ,-bâlie environ sept siècles avant l'ère chrétienne. C'est la patrie d'Archituède i il y fut tué par un soldat romain, lors de la prise de cette ville par Mayccllus.

[G5] A un bon port cl très sûr. C'est une place fortiliéc; les rues sont larges, propres, mais les maisons sont petites et bâties en briques.

[66] Elle est remarquable par ses mines de fer, depuis la plus haute antiquité. On trouve de beaux échantillons de ce métal souvent cristallisé et mêlé de bleu de Prusse natif. On met l'asbeste et l'amianie au rang de ses productions. L'île récolte peu de grain; mais elle produit du mais, des oliviers, des figuiers, des mûriers, des aloès. Elle a de très-bon vin; on met de l'alisynthe dans celui qu'on nomme Vermut, Il y a beaucoup de gibier ; les salines, les pêcheries augmentent ses richesses,

[67] La plus grande, au milieu, s'étend du N, E au S. O. dans une longueur de 4 milles.

[Gtij Elle se nonmiait autrefois Acnaria. Elle a des eaux minérales très-cstimées.

[69] La Caprùc des anciens. Elle est fameuse par le séjour et les débauches de Tibère.

[70] Ajjpellées aussi FoUennes où îles de Vulcain, Elles sont toutes volcanique^.

[71] C'est la plus grande; elle a 18 milles de tour. Son plus liaul sonmiet, Monto-Avgelo , est plus éle\ é que celui du Volcano.

[-1] Capitale actuelle; ville très-forte avec un château, un siège épiscopal et un palais oii résidait le Grandmaître de l'ordre. Elle fut bâtie par le Grandmailre, Jean de la Valette, sur wn roc au bord (\c la mer. vis-à-vis de Cirgenti.

[73] Elle a presque la moitié de l'étendue de l'île de " Malte, qui peut avoir ^j milles de long.

[7 ,] Elle est volcanique et présente les phénomènes les plus singuliers. Elle est formée par un groupe de montagnes fort élevées. Celte île contient .looo à 4000 habitans, renfermés dans une peliio vilU dominée par \\n ehâlcau.

[75] Les îles âc •D/oniède des aucieus.

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