‹ Porte-feuille géographique et ethnographique contenant:Chapitre 165 sur 180 · Ï17 ) ^ O T E S RELATIVES A V TABLEAU · texte numérisé non relu

Ï17 ) ^ O T E S RELATIVES A V TABLEAU

Cl) Cette division comprend tout le territoire renfermé entre la mer glaciale, le fleuve Macken* zie, les montagnes pierreuses, les Etat^-Unis et l'océan atlantique.

f2) Le CrœnlanJ, à l'est de la Laie de BalTin, est une grande île ou presqn'île dans l'océan septentrional^ depuis le 59 — 81 degré de latitude. Selon M, Kerguelen de Tremerec, le Grœnlund a été découvert par un nommé Gunhiorn , et plus particulic'rement reconnu par un Norvégien nommé Eric, qui j passa d'I-^Iande. Celui-ci lui donna le nom de Crœnland, qui veut dire terre verte, à cause de la verdure qu'.I trouva sur ses bords ranimés par la belle saison. Selun d'autres la mousse qui tapisse les côte» de ce pnjs, lui a fait donner ce nom. Ce pay^ fut oublié de nouveau jusqu'en 1751 , qu'JT^èie, prêtre, danois, y établit une mission protclanlc. C'est À ce zélé missionnaire que lEuropc doit les plus justes nniions de <:c pays éloigné, où le Oanemarî; expédie, depuis i;34, trois vaisseaux tous les ans,

La côte orientale ou le vieux Grcenelamt est inarceiîsible; les glace* y bouchent un passage qui a environ 3j lieues de laigeur entre le Grœuland et l'Islande. On connaît mieux la côte occidcnlnle ou le vouveau Groenland, dont Ja pointe méridionale a reçu du capitaine Jean ^/uitk, en 1616, le nom de Farwel, qui veut dire ftdicu. Le sol est moutagueui et hérissé de ro* chers nuds et arides. Le sol des vallées consiste çu marais cl en tourbes. Dans les parties voisines de la mer ou qui cnvironnentjes go'fcs^ il se trouve de gra-^ pâturages qui, pendant Télé du pays, pourraient nourrir de nombreux troupeaux, si le Croînland recouvrait une partie de son ancienne population, qui est réduite â 6;Ooo âmes. Le cliruat t^t très froid. Le froid devient i.\ perçant au mois de Février et de IMars, que [es pierres se fendent, et que la nitr fume comme un four , surtout dans les baies. L'été commence au mois de Mai cl dure jwsqu'à la lÎQ de Septembre. Durant ces cinq lU'jis , les Orœiilandais campent dans des tentes, et l'aclion du soleil j est assez forte pour obliger à se dégarnir quand on marclic", surtout dans les

vallons ou dans les baies ; quoique leî rayons de cet astre tombent obliquement, même pendant l'été' la poix et le goudron se fondçpt quelquefois autour des vaisseaux. I^'été n'a pas de nuit pour les Grœnlandais. Ce n'est pas que le soleil ne disparaisse environ trois heures et demie de dessus rborizon ; mais dans les mois de Juin et de Juillet , on voit encore ses rayons dardés ou réfléchis sur la cime des montagnes, et le crépuscule est assez fort pour permettre de lire très bien et d'écrire sans chandelle. Par la nn'me raison, depuis le 3o rvcverabre jusqu'au iz Janvier, le soleil disparait et abandonne cette région ; mai-i la lune et les étoiles qu'on n'y voit guère pendant 1 été , veillent alors sur ces climats ténébreux- Ces astres seiiiLIcnt y redoubler de iuiuière et de scïnliiUtioti ; leur lueur et celle des aurores boréales sont assfz vives pour que l'on puisse marcher et même lire sans lanterne. Le sol est plus siérilc que celui de l'Islande, cependant quoique la nature paraisse peu libérale pour ces régions, la mer ni la terre n'y sont point déuoiiées de ressources. Le Grœn l.-ind a ses reimes, ses ours lianes, ses lièvres, ses renarde, ses chiens, dont on mange la chair et qu'on atl^îe aux îmlneaut. Les poules d'eau, ciders , canards, cormorans y abondent, ainsi que Ici harengs, faucons, truites, requins, phoque; et baleines. Le veau marin est un précieux don de In nature pour les Grœnlandais ; la cliair est leur prini-ipale nourriture, la peau leur fournit des vêtemcns, les nerfs sont convertis en ficelle, la vessie en bouteille, la graisse remplace le beurre et le suif, le sang même leur sert de boisson. Dans le règne végétal, le Crœnland a ses mousses, ses lichens, qui présentent do^ qualités nutritives peu communes aux animaux qui en font leur pâture. L'oseille, l'angélique, le cochléaria cl autres plantes analogues donnent aux matelots leurs sucs fortifîans contre les attaques du scorbut. Wais audelà du 65 degré de latitude, tonte végélalion cese presque entièrement. Si la nature refuse des forêts au Grœnland , la mer l'en dédommage. Les courans lui apportent des bois ilottans, de.s pins, des sapins de la grosseur d'un niâi de navi. re ; ce bois vient de quelque pa^s fertile, sans doute, mais froid et montagneux- Quel est-il? on

l'ignore. Parmi les minéraux on ti'ouvel'asLestt,. dont ou fait des mèches, du marbre, du charbon de terre, de la pierre ollaîre , dont les Grcenlandais fout des lampes, des chaudrons et autres ustensiles. Les Crœnlandais sont une branche des Esfjxiimauï ou SamriVèdcs d'Amérique. Leur taille est au dessons de cinq pieds, mais assez hîcn pro* portiounc ; IL ont le visage large et plat, les joues rondes et potelée'^, maïs les poiumettes sailtanles, les yeux petits et noirs; le nez, sans être plat, n'est pas assez grand, ni saillant i ïa bouche petite et ronde, le teint hrun , maïs animé d'un rouge yif. Leur couleur en général est olivâtre; cependant leurs enfaus naissent assez l>lancs. Celle coii. leur sombre vient de leur grande mal-propreté. Ils sont toujours dans la graisse ou dans l'huile , a*sis à la fumée de leurs lantpes , et se Ia\ani très-rarement. Les femmes se lavent dans leur urine, leur parfum favori, leur odeur suave et de prcd leclion,

\.c Crœnlandais porte pour vttement une espèce de tunique de peau de veau marin. Au-dessous il met une chemise de cuir de rcnue, de peau de sarcelle , de drap ou même de toile ; il a des culottes très-courtes, des bas et des souliers de peau. L'îiabillcmenl des femmes diflèrc peu de celui des hommes. Le bas de leur tunique , qui descend jusqu'aux genoux, se termine devant et derrière en poinle, et elles ont aussi des culottes. Les hommes portent les cheveux couru. Ceux des femmes, relevés en touffe sur le sommet de la tête, sont ornés de grains de verre. Celles qui nourrissent ont un .vêlement assez ample pour y porter un enfant. Pendant l'hiver les Crœnlandais hahilent des cahancs grossièrement con<;lrujles, élevées en pierre;*, entassées les unes sur leî attires, el cimentées avec de la terre et du gazon. Une Umpe continuellement allumée, alimentée avec do l'huile de poisson et garnie d'une mèche de mousse, sert à chauÛer et éclairer l'habitation et à cuire les alimcns. L'odeur de ces lampes, celle qui s*exhale des matières animales à dcmi<orrompues, et de l'urine qu'on laisse croupir, font de ces maisons un domicile insupportable pour l'Européen, Lorsque la fonte des neiges menace I édilicc d'une prochaine destruction, le Crœnlandais la quiîlo e*. construit des tentes pyramidales, re- ^4>uvcries en pcaui de vcaui marias* Cc& tentes

sont spacieuses et peuvent même contenir plusieaK familles. Les Crœnlandais ont abandonné l'arc et les flèches depuis que les Européens leur ont apporté l'arme à feu; mais ils ne se servent de cet instrument de mort que contre les ours et les rennes; jamais la guerre ne vient ensanglanter cette paisible contrée. Ce peuple pêcheur a singulièrement perfectionné les inslrumens qui servent à la pêche ; les bateaux sont forûiés avec de<! pcaui. de veaux marins, étendues sur une charpente légère, formés dans le goût do ceux des hahitansd'Onjliiska,qui seront décrits ci-après. Arrivé à l'âge de vingt ans, le Crœnlandais pense à se marier ; il fait part à ses pareus de son choix. Deux vieilles femmes sont chargées de négocier l'aiïairc auprès de ceux de la fille. Au premier mot de mariage , la jeune Crœnlandaise se relire avec loutes les marques extérieures de l'affliclion. Elle met ses cheveux en désordre, quelquefois elle se les coupe. C'est le dernier acte du désespoir, et après cela il n'est plus permis de la demander en mariage. Mais ordinairement la jeune fîllc ne pousse point les choses aussi loin, et deux femmes* dans les intérêts du garçon , vont chercher l'objet de son chois , et rcntraînenl de gré ou de force dans sa demeure. Pendant quelques jours , plongée dans la douleur et rabattement, la jeune épouse ne cherche que l'occasion de fuir; mais le mari emploie tour à tour les semonces et le« coups pour la soumettre à son joug. Voyez la planche LXXXll , qui représente en même tems la colonie de Zichtenjeis , formée par les frères moraves. Cette colonie, avec celle de JS'ouvel' Herrenhut et de Lichtenau, comptaient 1043 individus en i8o5,

(3) La baie à'ffudson a été découverte par Henri lludson en 1609. La fin de ce navigateur anglais est digne de pitié. Après avoir passé dans les tristes parages du nord du IVouveau Monde, l'iijier de 1610, au milieu de toute sorte de misères, d'un froid rigeureux et d'une cruelle disette^ il voulut Diettre à la voile au commencement dn printeuis pour revoir sa patrie ; mais la révolte s'était mise dans son équipage Un scélérat nommé L'e;tri Gréen , auquel Hudsoo avait sauvé la vie à Londres, se mit à la tète des révoltés, se s.i'-it avec aes complices du capitalue , do .Tean, Hudsoa cou filS/ qui était ea bas âge, du maihé-

njaticien du narirP, Ju cliarpcntier et Jl' cinq autres. Ils les mirent tous dans une ohuloupc, sans Ttvres, sans armes, et les abandonnèient ainsi cruc4tenienl dans cette affreuse contrée. Ou n'a ja- Diais eu d'autre information de leur sort. Les lia» bitaiis de la Nouvelle- Galies sont les Esfjuioiau.T, qui vivent dans des cabanes couvertes de mousse et de peaux de bêtes fauves. Leuri occupations principales sont la pêche et la chasse.

(4) Ce pays découvert par Forbishcr en iGjC, n'est connu que le long des eûtes ; le climat ct:cessivemeut froid , s'oppose à toute cnltui e ; cependant les frères moraves y ont fondé quelques colonies , et les Anglais y possèdent qi;elqucs factoreries. Les habitans au nombre d'environ 6,ono, sont de*! Ksquimaux, Ce p'>^s aboiîde on aniuK'\ux. à fourrure » oiseaux aqualiqTies et poisson?. On j trouve l'asbeste» le cristal de roche. C'est aus frères moraves que l'on doit la découverte dr* retle belle pierre colorée, nommée pierre de Luirador f et ({u'd^r' n'a encore trouvée que dans co pajs. On trouve sur les côtes des baleines, des morues, des crustacées, etc.

(5) La baie de Baffin , découverte eu 16*3 par Cuitlaume Baffin, Anglais, est un des plus grands golfe* du globe. Au milieu de celle baie est l'île de James, dont l'existence est encore douteuse. Peut-être n'est-elle qu'une masse de glace; car on a TU cette mer remplie d'îles de glaces (îxes , qui avaient 100 lieues de long, et des nionlajjncs de /joo pieds d'élévation.

(6) Le Canada fut découvert en 1497 par les Français, qui commencèrent à y former des établissemens en iS^g* En 1606 Champlain j bâtit Québec^ qui en devint la capitale. Les Anglais s'en emparèrent, les Français y rentrèrent bienlùt, mais ils eurent de longues guerres à soutenir con* tre les ïroquois, qu'ils dépossédèrent. Enfin les armes européennes triomphèrent de celte nation, réduite aujourd'hui à quelques peuplades reléguée-; dans le Haut-Canada, où elles continuent, ain-îi que les Hurons , de mener une vie sauvage. Le Canada appartient ans Anglais depuis 17ÔIÎ. Ce pays qui a 200 lieues de long sur 60 de I.-:cc, s-ît situé sous la même latitude que la France ; niûis le climat y est plus froiil , ci l'hiver y est e-lit-meroent rude; ce qu'il faut attribuer à I élévation dn soi. à la grande quantité de (ùrh^. ('" lacs, ih*

rivicrcfi cl au volsitisge de la baie d'iludsou, d'où rienncnt les vents glacés Malgré la rigueur d'uu long hiver, la sud du Canada est très fertile. Il produit, du blé, du maïs, du chanvre, du lin, du tabac, du liuuhîon, des fruits^ des légumes et même du vin. Ou y trouve dct bêtes â cornes et à laine^ des chevaux, des porcs, des bisons,, des chèvres, des ca-'lors, des loutres, des animaux à fourrure, du gihitr, de la volaille, des poissons en quantité, des baleines, des phof]ues, des chiens de mer, du fer, du cuivre, du soufre et du charbon de terre,

t:C noniLre dce- liahitans est évalué à 200,000. Celte population est composée de Fiançais en, trè*» grand nombre, d'Anglais, de nègres et de plusieurs tribus de naturels du pays, dont les plus connues sont celles des Iroquo's, des Alg>»ni[uins , des Hurons et des M'.hawks. I^a religion catholique est professée par la grande mnjoriié. Le principal commerce consiste en pelleteries et en bois de cotistt iiction.

(7) Capitale du Haut-Canada, et Kin^^ton le principal eTïtrcpôt dos pelleteries du Haut Canada.

C8) Capiule du Bas Canada , sur le fleuve St. Laurent; elle est fortifiée , a une citadelle, un bon port , et fait le commerce en pelleterie* [20,000 habitans"].

(o) Ville bien bâtie et fortifiée dans une île du fleuve St. Laurent. [î>,ooo habitans].

CiO; Pav^ peu cultivé; mais il fournît beaucoup du b»»is et de poissons

f 1 1 ■' Le climat y est fioid et nébuleux pendant une partie de l'année, le sol assez fertile et cultivé sur les bords des rivières. On pêche sur les cùtrs des morues, des harengs et d'autres poissons» La N'>u\c'le-Ecosse et le Nouveau-Brunswick appelés autiefois ^cadic, contiennent avec le cap Breton 1,959 lieues cairées et 160,000 habitans.

(12} Voy. uotP 5.

(i3; L'île de Terre-JS'euve a 117 L de long sur 66 de large. Le sol est montagneux, marécageux et en grande partie stérile; il n'est fertile que sur les bonis dos rivières. Le climat est très-âpre, nébuleux et orageux. On y trouva de bons pâturages, des forêts d'où l'on tire du bois de cons* trucliou , et des mines de chariion de terre, f^ni paraissent iriépui$al>le«,,

(i4) Ci"î deui ile« sont aui Franrais qui s'y arl'clcui lors de la pêche de la morue.

(i5) Au N. «îe la Nouvelle-Ecosse; elle a Qn 1. de tour; elle appartenait aux Françiâ». Les Anglais eu sont aujourd'hui les maîtres.

Ci6) Feniand Cotiez en fît la conquête en i52i sur Monttzuma, souverain puissant, qui avait sous lui les Caciques ou princes préposés au gouvernemeni des différentes parties de ce grand élnt. Les Mexicains étaient à cette époque assez avancés dans la civilisation et dans les arts.

Son étendue est de 42.000 1. carrées, et sa population de 6,o<'0,ooo d'âmes. Le sol très varié de la Nouvelle-Espagne, donne ahoudamment les plus précieux produits du règne végétal, et recèle dans ses profondeurs les métaux les plus recherchés. (17) Capitale de la Nouvelle - Espagne , compte 137,000 habitans. Celle ville est au nombre des plus belles que les Européens aient fondées dans les deux hémisphères , quoiqu'elle soit beaucoup moins grande que celle qu'avaient bâtie dans le même emplacement les anciens Mexicains, Elle est le centre de comuaunicaiion entre les deux principaux ports de celte division , entre lera- CttiZ, sur la mer atlanùque, et jicapulco , sur le grand océan Elle peut donc être considérée comme la ville centrale du commerce des trois mondes Le lac TVrcKCO , sur lequel est située celle ville, est orn« de jardins flollans ou chinampas , espèces de rade:.ux sur lesquels on cultive des fleurs et des légumes.

08) Ville sainte dans les tcms antérieurs à la Conquêle, On trouve aux environs un moinimnit des anciens Mexicains, consistant eu une pyramide de 162 pieds de hauteur, [16,000 habitaus].

(19) Capitale qui fleurit principalement par ses mines d'argent. [70,000 habitansl. Elle est siîuée sur le plateau de la çordiIUère à'.^nahuac-

(20) L'ancifn Mechoacan , capitale bien Lâtie , fait un çrand commerce. [iS.ooo habitans],

(21} Siège épisc'tpal et résidence iWin gouverneur, [20,000 habilansj.

(22) Capitale avec de riches mines d or et d'argent. [33, 000 habitans].

<23> Capitale bien bàiie, avec des fabriques de coton, soie et laine, [24,000 habitans].

(24) Sur la baie du même nom , a un port et fait le commerce de sel cl de bois de Campèche ,

on bois bîeu , qui sert à la teinture £6,coo hobilansj.

(25j Capitale , grande et belle ville , bâtie sur la place où Cartes prit terre en iSjg. Elle a un port d'où les richesses du M -sique sont transportées en Europe, [16,000 habiians}.

(26) Ville considérable , qui a donné son nom à la racine médicinale appelée Jalap , que fouinit son territoire. [i3,ooo habitans].

C27J Ville riche en mines d'argent, qui produisent annuellement lÔ à 20 millions de francs.

(20) Province belle et fertile, mai^ faiblement peuplée. Parmi les habitans se distinguent les opacités , ennemis implacables des Espagnols et peuple très-belliqueux.

(29; Capitale et siège épiscopal.

\3o; La vieille Californie ou la Cafifornie proprement dite, forme une presqu île longue de i5o lieues. Le sol est montagneux, sablonneux et stérile. On fait sur les côtes la pèche des perles. La population , dispersée sur une t^jetidue égale à rAngleterre, est de 91,000 âmes.

c3i) La Nouvelle •Californie forme une li.'jère élroite , qui longe les cÔLesi , de ^>pc^l^ ifafifique, depuis l'étabiissemenl de San- Diego jusqu'au port San • Fi ancisco. Le sol fertile et bien arrosé, a reçu avec facilité diverses cultures eurojiéennes, et offre de toutes parts des fqrêts magnifiques et des sa va II nés verdoyantes , où paissent des troupes nombreuses de cerfs et d'élans. En 1802 il valait 18 missions et la population s'élevait à iG,ooo individus.

(32) Chef-lieu et siège du gouverneur des deux Californics [700 habitans].

(33) C'est dans cette province formant la partie la plus septentrionale et la plus orientale de lintendance de San- Luis de Polosi , que les rcfngiés français avaient fondé en 1818 une colonie agricole et commerciale, en vertu d'un acte de renonciation en leur faveur par le congrès des Etats- Unis, qui, depuis Tacquisition de U Louisiane, disputait à la cour d'Espagne la possession du Texas, proïince que la république regardait comme faisantparlie de son territoire- Maisd'après lesd' rnières négo-iations entre l Espagne et les Etats-Unis, le Texas ayant été reconnu comme province espagnole, les réfugiés se sont nouvellement réunis [18 19] au Tombechbé, et formeul l'état de Marcngo, doal la capitale

c t Aiglcville.

yjZ

(34) Celle Capitainerie faisait autrefoi': r-'^'^t'^ du Vieuî- ''e\r'[ue Elle a 19,000 lit'ucs carréfs et • ï,2<'0.ooo hahitans. Le sol est en grande partie très fertile, et ibonJe en hié, maïs, canne à sucre, coLuii, cacao rocnu, ai lue dont le fruit renferme Aei ciaitis qui tlonuriit urie belle coufeur rou^e, el surtout en iiiJigo d'une qualité supérieure. Ses prairies nourrissent de nombreux troupeaux , ses côtes son! poissonneuses, ses forêts sont renjplies d'arbres à baume el peuplées de gibier.

i35) C 'pilale , siège d'un archevêché et d'une nniversité. Elle fait un coninjcrce immense de cacao. C est une nouvelle ville, bâtie plus grande et plus régulière que l'ancienne qui était située à quatre lieue* et qui fui eng'ouiie en 1777 par un trenililement de terre, qui lil périr 8,uoo familles, [40,000 habilaus].

(36) Til!e avec un port, dans la province de Honduras, sur la baie du même nom. Cette province est habitée par les Mosijuitos, nation sauvage et indomptable. Son nuiii vient de la quantité in- «upportaLIe de mosquites ou mouches à dard, qui tourmentent les habilans. Les Anglais y ont des ëlablissemens, el recueilleut du bois d'acafou , de la salsepareille, arbuste dont la racine sert de Biédicament , et de l'écaille de tortue.

(37] 11 produit du sucre, du cacao, des gommes, des baumes, des fruits, et nourrit beaucoup de cochons. On pêche la pourpre sur ses côtes.

(33) Ce gouvernenirnt est ain*;i appelé à cause des mines d'or et d'argent quM renfermait) elles aont aujourd'hui épuisées et abandonnées.

fSg) Les habitans recueillent beaucoup de coton qu'ils Iciguent avec la pourpre qu'on pêche sur la côte,

(40) Les Elats-Unis s'étendent depuis le Can.ida jusqu'au golfe de Mexique ; à l'O, jusqu'à l'ucéan pacifique, et présente une surface de 2,256,95S milles carrées, dont la partie acquise à l'est du Mi5»i*.sipi par le dernier traité avec l'E.'iprigoe , et qui renfï-rme les deux Ftorides , contient 943, i3o ijjilUs carrée» Sa population est de neuf millions d'habitant. Elle s'accroît considérablement par tes «migrations n)mbreuses de l'Europe On a e&tijné que si le territoire actuel des Etat^-Cnis était aussi peuplé que l'iil Uialie acluellemenl , il oflV rait une population Je plus de 5oo millions d'ames. X.a population actuelle est ua mélange d'Euiopécus

de tous les pay^ et de toutes les sectes; les As» glais 1rs Français et les Allemands en forment la maieur»* partie.

Ce qu'on appelle aujourd'hui les Etats-Unis , étaient, il n'y a pas encore longtems, des colonies anglaises, sous la domination de la Grande-Bretagne. Fatiguées des impôts dont les ^iccablait leur mère pairie , elles brisèrent leurs fers , et après une guerre qui dura 6 ou 7 ans, leur indépendance fut recpnnue en 1782 , et elles furent admises dans le monde politique comme un état libre et souverain, dont fl^ ashington el Franktin sont ïes fondateurs. L'Union américaine composée d'abord de i3 états confédérés, l'est actuellement de \Q , formant chacun une république particulière, et de quelques tfrritoires gouvernés séparément par le congrès, mais qui seront reçus dans la confédéra* tion lorsqu'ils auront la population requise pour l'envoi d'un député au congrès, qui se tient dans la nouvelle ville de "Washington, dans lequel réside le pouvoir suprême , et à la tête duquel est le président, qui a le pouvoir esécutif et exerce içs fonctions pendant quatre ans. Les colonies étant originairement anglaises, leurs lois, leurs mœurs et leurs habitudes ont beaup d'analogie a\ec celles de l'Angleterre, La langue du pajs est l'anglais ; l'allemand et le français y sont trèsrépandus. Toutes les religions y jouissent du libre exercice de leur culte. Lindustrte, l'agriculture. Je C!nninerce, les arts et les sciences, la législation et l'instruction publique j ont fait des progrès immenses Tout annonce que cette portion de l'Amérique va devenir une des puissances les plus considérables, tant sous le rapport de la marine que sous celui du commerce. Il y a peu de richesses minérales dans les Etats- Unis j cependant le fer et le charbon de terre n'y sont pai, rares. C'est k \'agricullurc, à la ; êclie. à la navigation et au cooimrrce de transport que ce pays est redevable de ses principales richesses. Les exporuiioos qui sont le produjt du sol, consistent en poissons sèches, marines, huiles de baleine, peaux, fourrure», ginseng, bois de construction cl de teinture, goudron , potasse, bœufs , chevaux, porcs ^ moutons^ froment, mais, riz. t.ibac, coton et indigo ; on eiporte encore un peu de sucre brut, de houblon^ de rire, de savon ^ de suif et quelques articles de iuaauf^clures,

(i4> Ces dcuî îles sont aux Français qui s'y arvèleiif lors de la pèche de la morue.

(i5) Au N. «îe la Nouvelle-Ecosse; elle a 8n 1. de lour; elle appartenait aux Franç;:i9. Les Anglais eu soiit aujourd'hui les maîtres.

(i6) Fentand Cotiez en fît la conquête en 1621 sur Montézuma, souverain puissant, qui avait sous lui les Cacii]ues ou princes préposés au gouverneïuent des différenU-s parties de ce grand état. Les Mpxicains étaient à celte époque assez avancés dans la civilisation et dans les arts.

Son étendue est de 42,000 L carrées, et sa population de 6,000,000 d'ames. Le sol très-varié de la Nouvelle-Espagne . donne abondamment les plus précieux produits du règne végétal, et recèle dans ses profondeurs les métaux les plus recherchés. (17) Capitale de la Nouvelle-Espagne, compte 137,000 hahitans. Cette ville est au nombre des plus belles que les Européens aient fondées dans les deus liémisphères, quoiqu'elle soit beaucoup moins grande que celle qu'avaient bâtie dans le même emplacement les anciens Mexicains, Elle est le centre de communication entre les deux principaux ports de cette division , entre / era- Ctuz, sur la mer atlantique, et Acapjilco , sur (e grand océan Elle peut donc être considérée comme la ville centrale du commerce des troisl mondes Le lac T^zcuco . sur lequel est située celle ville, est orné de jardins Ûottans ou chinampas » espèces de radeaux sur lesquels on cultive de*, fleurs et des légunics-

{i^j Ville sainte dans les tems antérieurs à la conquête. On trouve aux environs un monument des anciens Mexicains, consistant eu une pyramide de 162 pieds de bauteur. [16,000 nabilaus],

(19) Capitale- qui fleurit principalement par ses mines d'argent. [70^000 liabilansj. Elle est située sur le plateau de la cordiilière tW4nahuac.

(20) L'aucifn Mechoacan , capitale bien balie , fait un gi-and commerce. [18,000 babilans].

(21) Siège épiscopal et résidence d'un gouverneur. [20.000 habitansj.

(22; Capitale avec de riches mines d or et d'argent. [33, 000 Uabitans].

(23; Capitale bien bàlie, avec des fabriques de coton, soie et laine. [24,000 babilans].

(24) Sur la baie du même nom , a un port et fait le commerce de sel et de bois de Campcche ,

on bois bleu , qui sert à la teinture. £6,000 habilans].

(25j Capitale , grande et belle ville , bâtie sur la place où Cortez prit terre en iSig. Elle a un port d'où les richesses du M 'lique sont transportées en Europe, [16,000 habl:ansj.

(26) Ville conii4érable , qui a donné son nom à la racine médicinale appelée Jaîap , que fournit son territoire. [i3,ooo habitansj.

(27J Ville riche en mines d'argent, qui produisent annuellement 18 à 20 millions de francs

(28} Province belle et fertile, mai^ faiblement peuplée. Parmi les habitnns se distinguent les opacités , ennemis implacables des Espagnols et peuple très-belliqueux,

(29) Capitale et siège épiscopal.

(30) La vieille Californie ou la Californie proprement dite, forme une presqu'île longue de i5o lieues. Le. sol est montagneux, sablonneux et stérile. Oa fait sur les côtes la pêche des perles. La population , dispersée sur une qjgiidue égale «. l'Aiigleterre, est de 91,000 âmes.

(3i) La Noui'el le- Californie forme une Uiière étroite , qui longe , les côtes de l'océan paeilique , depuis rétabiissemeni de Sun- Diego jusqu'au port San- Fi anciico. Le sol fertile et bien arrosé, a reçu ^vec facilité diverses cultures européennes, et offre de toutes parts d^s fqrêls magnifiques et des sa va 11 nés verdoyantes , où piiissent des troupes nombreuses de cerfs et d'élans. En 1802 il y avait 18 missions et la population s'élevait à 1 6,000 individus.

(32) Chef-lieu et siège du gouverneur des deux Californies [700 Kabitans].

(33) C'est duns cette province formant la partie la plus septentrionale et la plus orientale de lintendance de San- Luis de Potosi , que les réfugiés français avaient fondé en 1818 une coloaie agricot le .et commerciale, en vertu d'un acte de reuonci. ation en leur faveur par le congrès des Etals- Unis, qui, depuis Tacquisition de la Louisiane, di<.putait à la cour d'Espagne la possession du Texas, province que la république regardait comme faisant partie de son territoire. Maisd'aprèslesdrrnières iiégo talions eutre rE<;pagne et les Etats-Unis, le Texas ayant été reconnu comme province espagnole, les rémgiés se sont nouvellement réunis [18 19] au Tooihechbé, etformeut l'état de ftlareogo, dont la capitale

c t Aigleville.

(34^ Cflte Capitainerie rayait autrefoh p:irlie du Vieim- '^exr*ïne Elle a 19,000 lii'ues carrées et 1,2^0.000 hahitans. Le sol est en grande partie trè-i fertile, et .ibonJe en blé, mais, canne à sucre, colon, cacao rocou, atlne dont le fruit renferme Ses ciains qui donucnt une belle couleur rouge, et surtout en indigo d'une qualité supérieure. Ses prairies nourrissent de nombreux troupeaux , ses cotes sont poi-^sonneuses , ses forêts sont remplies d'arbres à baume et peu[.ilées de gtbier,

i35) C 'pilote , siège d'un arcbevèché cl d'une nnivcrsilé. Elle fait un commerce immense de cacao. C esl une nouvelle ville , bâtie plus grande et plus régulière que l'ancienne qui était située à quatre lieue*- et qui fut eng'outie en 1777 par un Iremlilenient de terre, qui iit périr Ô^uoo familles, [40,000 hûbitans].

(36) "Ville avec ud port, dans la province de Hondura.*:, sur la baie du même nom. Cette province est habitée par Ici Afos/juitoSy nation sauvage et indomptable. Son noiu vient de la quantité ialupportabte de luosquites ou mouches à dard , quî tourmentent les habitans. Les Anglais y ont des ^lablissemens, et recueillent du bois d'acajou , de la sal&epareillcj arbuste dont la racine sert de médicament, et de Técaille de tortue.

(37) n produit du sucre, du cacao, des gommes, des baumes, des fruits, et nourrit beaucoup de cochons. On pêche la pourpre sur ses côtes.

(38) Ce f'ouvcrnenient est ainsi appelé k cause des mines d'or et d argent qu'il renfermait; elles sont aujourd'hui épuisées et abandonnée-î.

(39) Les habitans recueillent bt-aucoup de coton qu'ils teignent avec la pourpre qu'oa pêche sur la cùte,

(40) Les Etals-Unis s*élendent depuis le Canada jusqu'au golfe de Mexique; à lO. jusi^u'à l'océan paciGque, et présente une surface de 2,2S6,95S milles carrées , dont la partie acquise à l'csl du M(â»is5ipi par le dernier traité avec l'Espagne, et qui renferme les deux Ftorides , contient 942, i3o iiiiUcs cari ées Sa population est de neuf millions d habilan**. Elle s'accroît considérablement par 'es «migrations nombreuses de l'Europe On a estïjné que si le territoire actuel des Etai>-Cnis était aussi peuplé que l'est l'Italie acluellemenl , il oflrrait une population Je plus d<* 5oo niiUious dames. X.a population aclueUe esi uo mélange d'Euiopécus

de tous les pays et Je toutes les sectes ; les Aft* glais . le^ Français et les Allemands en forment la majeure partie.

Ce qu'on appelle aujourd'hui les États-Unis ^

étaient, il n'y a pas encore longtems, des colonies anglaises, sous la domination de la Grande-Bretagne. Fatiguées des iinpuls dont les accablait leur mère-patrie, elles brisèrent leurs fers, et après une guerre qui dura G ou 7 ans, leur indépendance fut reconnue en 1782, et elles furent admises dans le monde politique comme un état libre et souverain, dont f^ashington et FrankLin sont les fondateurs. L'Union américaine composée d'abord de i3 états confédérés, l'est actuellement de 18, formant chacun une république particulière, et de quelques trrritoires gouvernés séparément par le ci.ngrès , mais qui seront reçus dans la confédéra* tion lorsqu'ils auront la population requise pour l'envoi d'un député au congrès, qui se tient dans la nouvelle ville de Washington, dans lequel réside le pouvoir suprême , et à la tête duquel est le prési<Ient , qui a le pouvoir esécutif et exerce ses fonctions pendant quatre ans. Les colonies étant originairement anglaises, leurs lois, leurs mœurs et leurs habitudes ont beaup d'analogie avec celles de l'Angleterre, La langue du pajs est l'anglais; l'allemand et le français y sont trèsrépandus. Toutes les religions y Jouissent du libre exercice de leur culte. L'industrie, l'agriculture, le commerce, les arts et les sciences, la législation et l'instruction publique j eut fait des progrès immenses Tout annonce qne cette portion de l'Amérique va devenir une des puissances les plus considérables, tant sous le rapport de la marine que sous celui du commerce. ïl j a peu de richesses minérales dans les Etals- Unis; cependant le fer et le charbon de terre n'y sont pas rares. C'est à l'agricuUure, à la pêche, à la navigation et au commerce de transport que ce pays est redevable de sts piincipales richesses. Les eiportatioos qui sont le produit du sol , consistent en poissons sèches, marines, huiles de baleine, peaux, fourrures, ginseng, bois de construction et de teinture, goudron, potasse , bœufs , chevaux, porcs , moutons, froment, mais, riz. tabac, coton et indigo; on exporte encore un peu de sucre brut, de houblon, de cire, de aavon, de suif et quelques articles (26 maiiufadures,

(/,0 Poft it «ner très-C»mm«rçint, peuplé de 28,000 habiuns. Elle a donné naissance au célèbre Franklin , dont le nom se rattache avec tant de gloire à 1 histoire de la liberté du Nouveaumonde et à celle de l'électricité, surtout par l'invention du paratonnerre.

(42J A l'embouchure du fleuve Hudson , dans une île, la première ville de l'Union par son importance commerciale, et la seconde par sa popuhtion [100,000 âmes]. Elle a un bon port , de beaux édifices publics, une université, des cliantiers et des manufactures,

■ (43) Sur rUudson, célèbre par la défaite du général anglais Bourgogne, qui y fut fait prisonnier avec son armée, en 1777.

(44) Celte ville, dont le nom signifie Amour fraternel , fut fondée par le célèbre Penn , chef des Quakers, ijui ayant reçu du roi d'Angleterre rinvestiture de la Pensvlvanie, en acheta le territoire des Sauvages, qu'il en regardait comme les 'propriétaires légitime». Philadelphie est située à 33 lieues de la mer ; elle renferme 120,000 habitans et forme un carré long; les rues sont larges, droites et bordées da trottoirs. Elle fait un commerce immense des productions du pays ou des objets qui y sont manufacturés , et les échange contre des denrées de l'Europe. Elle était autrefois lé siège du congrès. C'est principalement dans la Pensylvanie et le New-York que croit l'érable à sucre- Parmi les habitans de la Pensylvanie il y a beaucoup d'.^llemands et de Quakers, qui y font la partie la plus nombreuse ; les premiers sont pour la plupart originaires de la Souabe, du Palatinat et de 1 Alsace; aussi les noms de Berlin, Mannlieim.Heidelberg, Strasbourg^, etc. rappèlent, le souvenir de ces pays.

(45) Il ashiuglon est située dans le district de Colombia, entre le Maryland et la Virginie, et appartenait en commun à toute l'union. Elle est depuis 1800 le siège du congrès et la ville fédérale. Elle fut fondée en 1792; déjà elle avait de beaux édifices publics ; mais les Anglais s'en étant emparés en i»i4, les ont détruits, entre autres le capilole, siège du congrès. Celte ville réuuira né- «nmuins un jour U plupart des avantages, dont jouissent lés plus célèbres c.ipilales de l'Europe, fôjooo hahitansi.

(4(5) La ville la plus commerçant^ de la province , avec un port.

C47) Pialeigh, nouvelle capitale, fondée en 1791 en l'honneur de 'Waller Raleigh , décapité sous Jacques I. Eâeiiion était l'ancienne capitale,

(48; Capitale régulièrement bâtie, avec un port. Elle fait un grand commerce. [3o,ooo habitans].

(49) 'Ville fondée en 1787, siège du gouvernement et d'une université.

(50) Capitale sur le Mississipi, à i5 lieues de son ei^ubouchure, ville régulièrement bâtie par les Français, sous la régence du duc d'Orléans j les enviions en sont humides, mais très-fertiles. [20,odoh,)

(5i) L'India/ia ou le tericoire de VOuest, entre rOhio au S, le Mississipi à l'O.'et les lacs d'Erie. d'Huron et le lac Supérieur au N. O. Ce pays dont la plupart des habitans sont des Indiens libres de ditlérentes tribus et des colonies dispersées le long de 1 Ohio et du Miamy, est gouverné provisoirement par .le congrès, ûlariette est le siège du gouvernement.

(52) La Louisiane , grande province de 7,000 I. carrées, cédée au gouvernement américain par suite d'un marché qu'il eonclut avec la France . en i8o3, est un des meilleurs pays de l'Amérique. Les habitans sont en partie des Européens, qui ont , leurs établissemens sur le Mississipi, en partie des Indiens sauvages de diCférentes tribus. Ce pays est divisé en trois territoires ou étais futurs, savoir la Nouvelle ' Orléans , qui fait déjà partie de l'union , le Mississifji et la Louisiane proprement dite. Ces deux dernières provinces prendront le , nom d'étals et. seront reçues dans l'union, lorsque chacune aura la populalion requise pour 1 envoi d'un député au congrès

(53) Province négligée par les Espagnols, qui, à cause de ses vastes déserts, l.t regardent comme une barrière contre les Etats-Unis, et l'abandonnent presqu'entièremcnt aux Indiens. Depuis i8ii les Étals-Uqis ont pris provisoirement possession de ce pays, divisé par la rivière à'Apalacha' cota en Floride orientale et eu Floride occidentale. [Voy. la note 40].

(54) A l'E. de la Mobile rivière, qui sort des monls Apalaches. Ce fort fut construit autrefois par les Français , pour contenir dans leur alliance les Chactas , les Alimabous et autres nations indiennes , avec lesquelles ils faisaient un commerce considérable de pelleteries. Il fut cédé aux Anglais en 17^3.

~^jj) Les pays (îe celte côte, que les navigateurs anglais Covk et f'ancouver nous ont fait connaître, s'étendent du cap Mendocin , au nord de la Californie, jusifju'au cap glacial, daas une longueur de 3oo lieues. Le détroit de Behring les sépare de l'Asie. La côte est entrecoupée par des golfes et liordée d îles. Le soi est en grande partie montagneux CL stérile. Le climat est plus doux, que .celui de la côte orientale de rAinérirjue sous la luême latitude, à l'exception de la partie septentrionale, où des masses énormes de glaces éternelles couvrent la mer jusqu'à U cùte de 1 Asie , et où le froid est très-rigoureu:^.

o, , Les productions de ces contrées incultes consis- -teut en quelques espèces d'arbres, en baies niangeftbles, et en blé et légumes qui y out été transplantées de l'Europe, Les animaux à fourrure , Ici poissons, les baleines y abondent. Les habitans peu civilisés, au nombre d'environ 90,000, livent de la chasse, de la pèche, et sont payens, l.cs Anglais et les Russes y ont des établisseinens, (56) Celte côte s'étend depuis les possessions espagnoles jusqu'au mont Samt-Elie,

(67) Celte côte s'étend depuis le nord de la Nouvelle • Hanovre jusqu'au détroit de Behring. L'établissement russe, nommé Kouvel-yi rkangelsk, a clé formé en 1804, dans la baie de A'orfolk ou de Sicta , pays abondant en sources, et à 67° d« latitude. I-'Amérique russe et les ilcs Aloutiennes, des Renards et l'ile de Kadiak , sont gouvernées par une compagnie de négocians russes, auxquels un ukase en a donné la souveraineté. Radiak est le chef-lieu des établissemens russes dans ces parages. (56) Leshabitansd'Ono/rt.ïX7i[pl LXXXIIl] sont de petite taille, ont de l'embonpoint et de belles pro- . portions, le cou un peu court, le visage joufflu et basané, la barbe peu fournie, les yeus noirs, les .cheveux noirs et lisses flotlans par defrière; les femmes les relèvent en touflcs. La forme des habits est la môme pour les deux sexes, nidis ceux des femmes sont de veaux marins ; ceux des hommes de robes d'oiseaux, sur lesquels est une j.iquette de boyaux impénétrable à lai pluie;, et qui a un capuchon doiit ils se couvrent la tête. Quelques-uns portent des bottes, et iU ont tous ime espèce de chapeau ovale fait en bois et peinfde diverses couleurs. La partie supérieure en est garnie d-e- longues soies d'un animal de mer, auxquelles

sont attachés des groins de verre, et l'on voit au front tme ou deux figures en os.

Les deux sexes se percent la lèvre inférieure et y font passer des os. Quelques-uns portent des grains de verre à la lèvre supérieure au-dessouç du nez, et tous ont des pendants d'oreilles. Ils se nourrissent des productions de la mer, d'oiseaux, de racines , de baies ; ils conservent une partie de ces alimens pour l'hiver. Ils font quelquefois bouillir ou griller leurs vivres, ou dans un chaudron de cuivre ou sur une pierre plate, garnie d'argile sur les bords. Comme ils ne se peignent point le corps, ces Insulaires sont moins sales que ceux dé Nootka , mais leurs cabanes sont fort mal-propres. Pour les élever, ils creusent un espace de 40 à " 5o pied» de long, de 16 à 20 pieds de large, et ils forment sur cette excavation un toit avec le Lois que la mer amène sur leurs côtes ; ils le recouvrent d'herbe et de terre, y font à chaque extrém'té deux ouvertures carrées pour recevoir le jour et pour entrer ou sortir , au moyen d'un pieu entaillé, qui leur sert d'échelle. Plusieurs' familles s*y logent ensemble, séparées par des branches de bois ; elles couchent et travaillent dans une espèce de fossé couvert de nattes, qui entoure la maison. Des jattes, des cuillers, 'des seaux, des vases à Itoire, des paniers, des nattes ' et quelquefois un chaudron, voilà à quoi se bornent leurs ustensiles de ménage. Ces meubles sont propreinent faits et d'une belle forme. Leurs couteaux et leurs haches sont informes. Ils ont peu de fer t-t paraissent n'en pas désirer davantage- " Les a:guilles dont ils se servent sont d'os, çt avec des nerfs ils fout àcs broderies curieuses. Presque tous ont l'habitude de fumer. Les femmes soi^t les tailleurs, les cordonniers, les constructeurs et les couvreurs de canots^ les hommes en fabriquent la charpente, et font des paniers d'herbe aussi jolis que solides. Une pierre creusée, dans laquelle ils mettent de Ihuile et de l'herbe sèche > leur tient lieu de lampe, de poêle et d'âire. Pour faire du feu , ils frottent une pierre avec du soufre et ia frappent avec une autre.- ou ils tourneat ■avec vitesse un bàion dans le creux d'une planclie , et au bout de quelques minutes, ils ont du feu. Ils semblent n'avoir aucune arme oÛensive et défensive. Leur aliirail de pêche et de chassp est -toujours dans leur pirogue, assujetti par dçs

laC

Landes de cuir. Leurj iastrumens, semblables à ccus des Crccrilaudais , sont tous de boi* ou d^osj la pointe dp Iruis dartN n'j qu'un pouce de Joii^, I < harponnent le poisson sur In mer ou Jnn'* Ie« rivières; ils se servent aussi d'banirçons et dp I.gnes , de filets et de verveuT Ces hameçons sont faits avec des os, et ces lignes avec des nerfs. Leurs c;inols ont lo fo' iur t\t* ceui des Grœnlandais et des Esquini.-in^. La charpeule est comj)o*ée de laites de ii pieds de long, sur uu pied et demi de large, et 12 à 14 pouces de profondeur La pirogue peut, en cas de besoin, pi>rter ^eux hommes. L'un d'eux occupe la capacité du ir. u rond, percé à peu-près au milieu. Ce trou est b.*rdé en dthi>rï d'un chaperon de bois, autour duquel est cousu un sac de peau qui se serre comme une bourse autour du corps de l'Insulaire. En serrant sa jaquette aux poignets et en tirant le c.npuchon sur sa tète, où il est Ë\é par le chapeau , il ferme ainsi de tous cotés l'accès à l'eau, ei une éponge Ii/i sert à enlever celle «jui ptut s'y introduire. Une pagaje double qu'il tient par le milieu et dout il frappe l'eau d'un mouvement »ïf et régu! er, d'abord d*un côlé. ensuite de l'autre , lui seit à guider son canot avec viteiise où il lui plait et en ligne droite.

Les babitans ensevelissent leurs morts ao sommet des collines. On ignore quelles idées ils se 4bnt de la divinité, de l'état des aœcs apiès la Biort > de la religion en un Diot.

(S^J Le territoire de Colonibia a offert un phénomène digne de remarque aux royageurs Lewis et Clarke t qui, les premiers qui ? sont airivés •par terre. Ils avaient traversé les inymenscs plaines où coulent le Missouii et le Mississipi , et ils les trouvèrent singulièrement dénuées de bois j le« ehaînes des monts rocheux leur offrirent les mêmes somn>ets <léponitlés et sans ombrage, A partir de son point de ionction avec la ri\ ière de LfTvis, la rivière Colomhia arrose encore une plaine dépourvue d'arbres , qui n'offre que quelques saules tiès- petits sur les bords de la rivière, La dernière rangée de montagnes à l'Ouest, avant rt après la châle de la Colonibia, se présente encore nue et sans arbre?; enfin, après que la rivière a franchi des rapides, et à moins de 20 lieu -s ile la côte, les montagnes, les collines, les plaines basses «I Us lieux éi«v^9^ sont igalcmeat couvert» de fo-

rêts, de pia<, de sapins, d'aalne* et lie frênes les plus grands, les p!us beaux qu'il y ait au monde, qui s'éiendent du S d au IVurd , à plus de 20 I eues de distance, et se continuent à l'Ouest jus- «|u à r<'nibouchure de la Colonibia. La grande esjèce de sapins que nourrit ce sol riche et fé* cond , s'élève quelquefois à 3oo pieds de hauteur; la tige de ces géants du règne végétal a 46 pier?» de circonférence , et monte per pend iculanem eut jusqu à 200 pieds sans que la régularité de celte niagnifHjuc Colonne soit interrompue par ta moin* dre branche. Ainsi le cojittnent boréal du iVoi* 2'eau-Monde produit les arbr«s les plus élevés du globe ; car les sapins surpassent en hauteur le» hauu palmiers de l'Amériqne méridionale- Lrt température est douce à l'embouchure de la Colonibia. Le calme de ces lieux forme un contrasts agréable avec les caps rocheux que l'on aperçois au Nord et au Sud, et 4{iii retentissent sans ceise du bruit i\es vagues brisées par leurs flânes élevée. Les habitans de cette cote sont pêcheurs Le» peaux d'élans, d'ours, de loutres, de castors^ de renards, de chats tigres, soat les seuls objets qu'ils ont à donner en échange des grains de verre bleu, des fusils, de ta puudre eL des Uïteusi-les de- Cuivre qu'on leur porte.

(60) Celte côte s'cteud depuis le détroit de BeHring jusqu'au c<3p gLcial. Ou n'y connaît que quelques caps et baies. D'énormes mt.nlagnes de gi.nce viennent sans ce>se s'y amoncelei'. De non*» breux troupeaux de lions marins fréquentent le» rivage», L intérieur est peuplé d'ours blancs,

(61) La pi XXIV, fig, 5, présente un homme de Nootka , tu par le capitaine Cook dans soa truisièuae vovage. Le lecteur, curieux de remonter au principe des choses, étonné de voir chc» cette peuplade de Noolka ou du roi Georges, de» meubles chai j;és d***rncmcns diieis, de cisclares e« cceux et en relief, qui ne sont pas dépourvus d'agrément, ni d'une espèce de perfection, suipri» eucoie de voir l'archilicture. la musique, la j>einture, presque tous lef arts de 1 Eurtpe réunie ehe» dc.5 Indiens qui, sous d autres rappoils, lui ofii<:nt I état des Sauvages, se demande à lui-raême quelle est donc l'origine de ces habitans ? WM. Jcîin- Heinhold Forster et de Fleurieu ©ni essajé de ré« ioudre ce piob'ême, et leuis conjectures ont le uéntc de 1a Traii^uibUuce. âclon ces âavan»^ teui

semble prouver que le uorci de rAsië'est la mèrepatrie des luJicns de Noolka, ; telle était même la tradition et la croyance des premiers Mexicains sur leur propre origine. Cette transmigration de l'Asie ayant dû commencer à s'opérer sur les côtes N. O. de rAmérifiue, les nouveaux colons, attirés bientôt par l'attrait d'un accroissement progressif de chaleur, ont pu parvenir jusqu'à Nootïta , et descendre ensuite jusqu'aux plaines fertiles du Mexique, ou la ricliesse du sol et la beauté du climat ont dû les déterminer à fixer leur demeure.

Auderson qui était du troisième voyage de Cook et xjui a dressé le vocabulaire de la langue de Nôotka , y trouve la conformité la plus grande avec plusieurs expressions américaines.

C6=; Dans ce vaste espace,, dont la population se mante à environ 490,000, âmes, la civilisation ne s'esi encore emparée que de quelques points. L'Ohio arrose de vastes prairies, qui se prolongent surtout vers, le Nord. Ces coniiées paraissent propres à devenir le séjour des nations nombicu->cs et civilisées,

(03) Cette région offre un mélange de forets et de prairies basses, couvertes d'efïloresccnces salines. Ce pays est , pour les Sauvages errans qui i'iiabitcrit, »un délicieux Éden ; le climat est tempéré, et" de toutes les contrées où l'iionime civilisé a jamais porté ses pas, il n'y en a peut -être point oîi le gibier de toute espèce et de toute nature 3oit plus D3ultiplié. ,

(64)* Celte région est entièrement habitée par des peuples sauvages. Les bords du Mississipi offrent tantôt des collines peu élevées, tantôt de riches prairies entrecoupées de bosquets d'nrbres. Les collines, au lieu d'être purallèlcà au fleuve, forment une successioti continuelle de hauteurs à pic , et de vallées profondes qui présentent les aspects les plus variés; mais ces paysages pittoresques sont quelquefois interrompus par de larges plaines, qni rappellent les fertiles guérets de l'Europe civilisée. Les savanes basses où coule le Misaouri, sont couvertes d'une herbe ondulante de 5 pieds dé haut , qui i'élève graduellement jusqu'à une seconde plaine plus haute et diaprée de belles fleurs, entrecoupée de buissons et de bosquets, dont les arbres produisent toute sorte de fruits et de baies sauvages. C'est dans ces prairies, qui souvent preuueat feu et brûlent avec une rapidité

extraordinaire, qu'errent ces bœufs et ces bisons d'Amérique, qu'où pourrait regarder comme les véritables possesseurs de cette belle contrée- lis sont d autant plus nombreux qu'on approche davantage des flancs orientaux des Monts-Rocheux ou des sources du Missouri. C'est là que Lewis et Clarke en ont vu des troupeaux composés de plus de dix mille individus. On n'en trouve presque plus de l'autre côté des montagnes et dans les plaines de la Colomhia ; mais en récompense, le cheval apprivoisé, présent des Espagnols, y est aussi commun parmi les indigènes, <|u'il est rare parmi qoux qui habitent les contrées que nous décrivons. Au sud de renibouchure de la rivière Platte , le Missouri présente beaucoup d ilcs. Tout ce pays est fertile, bieu arrosé, pourvu d ombrage et offre de riches aspects; mais au nord de la rivière Platte, on ne voit presque plus de bois, La plupart des eaux sont saumàtres , et le sel est quelquefois si abondant, que le sol en est tout blatic ou est parsemé de taches semblables à de la neige. Dans le pays des Mandanes et du côté où le Missonri fait un grand détour vers le N. , ce sont des plaines immenses entièrement unies, intern mpups par quelques élévations , qui paraissent dvs soufrières ou de mines des charbon de terre enflaÉnmécs ; ces lieux abundeut en sources salées , et de nombreuses troupes de castors déploient en lilierté leur merveilleuse industrie. En s'avançant à l'Ouest, le Missouri roule à travers des rochers et dans de grands bancs calcaires ; là ses eaux bleuâtres ont creusé des grottes , alligné des murailles , arrondi des colonnes , et figuré de vastes et précieux édifices, dont l'aspect est aussi étonnant que pittoresque. Vers le 112° de longitude, à l'ouest de Paris, ce beau fleuve forme une chute de 86 pieds de hauteur ; il tombe ensuite sur des rapides de distance en distance. Ce qui nécessite un portage de plusieurs lieux à ceux qui descendent ou remontent son cours, à 43° 3o' de latitude, il cesse d'être navigable; et vers ses sources, les montagnes rocheuses, composées d'un granit noir et entièrement nues, forment les remparU majestueux , niais tristes et stériles , qui séparent les contrées centrales de celles de l'Ouest.

C65) L'archipel des Antiîles, qu'on a nommé si improprement Indes occidentales , forme un arc de cercle qui s'éleud depuis la pointe do la Fia-

t'tâe jusqu'aui bouclies 3e l'Or^noque dans l'Aïuérique luériaionale. L'clendue de ces iUs dont pn compte environ 400 , est évaluée en nombre rond à 5,000 lieues carrées, mais la plupart sont petites, incultes et inhabitées. Toutes ces lies sont au suj lîn tropique du Cancer, et par conséquent dans la zônè lorride. Pendant l'été la cbaluur y est tempérée par les brises de mer; pendant Ihiïer, ou plutôt dans la saison des pluies , elles sont esposées à de terribles ouragans , qui dévastent tous les fruits de la terre et souvent même changent !a face du sol. Le climnt y est mal-sain pour les Européens, surtout lorsqu'ils s'j adonnent à quelques excès. Toutes ces îles sont traversées dans le milieu par de hautes montagnes, et c'est dans les plaines et dans les vallées fertiles qui sont sur les côtes, que les colons européens s'enricliissent par des cultures, qui ne peuvent troubler les hordes sauvages et les animaux féroces des contincns. Toutes ces belles îlts produisent du sucre, du café, du tabac , de l'indigo ; la plus grande partie de leurs eiportations est le produit de plantes esotiques qu'on y a naturalisées. On y trouve aussi du niais, du rocou, du cacao, du manioc, des patates, du pisang, arbre dont le fiuit sert de nour. riture ordinaire aut Lahilans des pays chauds; du piment on poivre de la Jam.Vique , du giagembre, de la casse, du sassafras, arbre dont le bois, la racine et même l'écorce sont employés, dans la médecine; de la salsepareille, des fruits du Sud, des cocotiers, du bois d'acajou, guajac, dec cèdres et d'autres espèces de bois précieus. Outre les animaux domestiques de l'Europe , on ne connaît que quelques espèces de quadrupèdes indigènes, dont le raton et le cochon à musc sont les plus multipliés. On y trouve une quantité de beaux oiseaux, tels que llammans, perroquets, colibris etc.; beaucoup de tortues, de crustacées et de poissons. ■Les montagnes renferment aussi des mines. Les habitans , au nombre d'environ l,5oo,ooo, sont Européens, Créoles, Mulàlies et Nègres transportés d'Afrique. Ces dernieis qu'on peut évaluer à 1,000,000 , cultivent les diirércntes plantations et exercent des métiers. Les Caraïbes, habilans primitifs , ont été exii milles presqtt'entièremenl ou ont passé dans le continent de l'Amérique.

(66) Le sol de celte île, la plus grande de toutes les Antilles, est excellent, plus tempéré et

moins Humide que celui de St. Doniingno. Le la^ bac de Cuba est le meilleur de toute l'Amérique. Il j a de riche» mines de cuivre; et outre ces deux produits, les bois, le gingembre, le poivre long, le manioc, l'aloés et la cire composent les exportations. L'oranger y est tel'ement commua^ qu'on chauÔ'e les chaudières de sucre avec cet arbre. (67] Le sol de la Jamaëque, dans la partie septentrionale, est gras, fertile et couvert d'une verdure magnifique. L'intérieur est rempli de forêts, et les précipices sont entremêlés de savanes délicieuses. Les principales exportations consistent en sucre, rhum, café, indigo, gingembre et piment.

(G8) ï/ile de St. Domingue. surnommée la rein^ des Antilles à cause de la fécondité de son sol, est partagée entre trois gouverneiiiens : un monarchique régit le nord , dont le cap , ville opulente, est la capitale. L'ouest et le sud sont constitués en république ; le Port-au-Prince en est le cheflieu. Le vaste pavs à l'est, inculte, mais fertile en pâturages, est resté sous la domination de l'Espagne. Cette île, appelée Haïti, ce qui signi- (ie terre chargée de monts, a été découverte par les Espagnols ; leur conquête- lut souillée par le massacre des peuples innocens qui l'habitaient. Des aventuriers, occupant dans le voisinage l'île de la Tortue, firent la guerre aux Espagnols, et, après leur avoir enlevé une partie de leur conquête, ils se placèrent volontairement sous la protection de la France. C'est ainsi que se: forma la colonie de St. Oomingue. Jamais accroissement ne fut ni pUls rapide, ni plus extraordinaire, La mer se couvrit de nouvelles richesses, qui faisaient l'orgueil de la France; mais cette prospérité dépendait d'un esclji.>age qui violait toutes les lois divines el humaines. Cinq cent mille esclaves, vingt-six mille affranchis et trente mille colons composaient la population de la colonie, lorsque la révolution française y porta tout-à-coup la liberté : elle étonna les maîtres el fit penser les esclaves; on vit alors une guerre civile compliquée, atroce et opiniâtre. Cette guerre se mêla ensuite à une guerrç étrangère. La liberté elle-même fui suivie de malheurs sanglans ; les esclaves ap^-ès avoir lue et chassé leurs maîtres, s'égorgèrent entre eux. Toussaint, chef puissant dans la guerre, habile dans la pai\, avait mis un terme à tant de maux, lorsque la téméiaire politique de Bonaparte

en occasionna ^e pîas déplorables encore» Tl voulut rétahlir l'esclavage à St, Doniingue par la puissance des aroies* Cinquante mille Français j trouvèrent leur tombeau. Les noirs vainqueurs secouèrent le joug de la France; et après être sortis de Tesclavage domestique, ils formèrent, sous le nom d'Hàili, deux états séparés, l'un monarchique* l'autre républicain. Lemonarcbiquea pour roi («lepuis 1811) Chriitophe, qui était un esclave exuplojé dans 110e hôtellerie du cap. Le pouvoir y est arbitraire, quoique le piince demeure soumis aux loi«. *) La république est gouvernée par une chambré de députés et un sénat qui font les lois, et par un président qot veille à leur exécution. I»e président peut être accusé et J^gé par le sénat. Ces deux peuples marchent ensemble vers la civilisation ; ennemis par leur constitution, ils sont unis par la défense commune. Des 40,000 Blancs, des 674,000 Noirs et hommes de couleur qui formaient, en 1789, la population de St. Domingue, il y reste 480,000 Noirs, 20,000 hommes de couleur et environ 1000 Blancs; 361,000 habitent la république de Péthion et 240,000 le royaume de Chrîstoplie. Les produits de la colonie, évalués, en 1780, 3461^000,000 et qui, en j8oo, sous le gouvernement de Toussaint - Louverture , étaient encore de plus de 400,000,000 de francs, sont réduits à 100, «00,000. Les. revenus des deux gouvernemens actuels s'élè- Tebt à 46,000,000, et leurs dépenses ne sont éva- Ittcc4 tjH a 18,000, <^o« )' ec <|u: prôcwnte Une écono-

mie de 3o millions chaque année, La force de l'armée rojale est de 23, 800 hommes, et celle de la république de 25,8oo ; mais en cas d'attaque, toute la population est tenue de prendre les armes , et l'armée de chaque gouverjiement serait alors de près de 100,000 hommes.

(69) Presque toutes ces îles, ainsi que les Antilîes, s'enrichissent par la culture du sucre et du café.

(70) Le centre de chacune de ces petites îles est occupé par une liionlagne, qu paraît dominer toutes les autres, et qui quelquefois est rolcaniquA, comme dans l'île St. fincent ; la Martinique offre aussi un grand nombre dé débris d'anciens volcans.

C71) La rivière salée qui communique des deux côtés avec la mer, mais qu'on passe en bac, en fait réellement deux îles distinctes, dont la plus orientale se nomme Grande-Terre et l'autre 5a«e* Terre. Cette dernière e^t la plus fertile.

(72) hi 'Martinîtjue , hérissée de rochers et de montagnes, mais dont les bords sont faciles, les ports commodes, produit le meilleur café des Antilles.

(73) L'archipel de Bahama s'étend au sud*est de la Floride, dont il est séparé par le canal de Bahama. Les îles de cet archipel se montent à environ 5oo j mais il n'y en a que peu qui soient cultivées et habitées. La plupart ne sont que des pointes de rochers. Elles produisent du mais et des fruits, du bois d'acajou et de l'indigo. Elles appartiennent aux Anglais, et servent de retraite aux corsaires qui viennent y vendre leurs prises.

*) Le roi d'Haïti a ïeié les Toi leiucns d'une nouvelle viltc, nonimée Sans-Souci, qu'il destine à être la capitale de l état. II y a fait bâtir un palais magnifique.

Tableau sommaire des pays de V Amérique mCridionale.

Possessions espagnoles.

La Capitainerie générale de Caracas, érigée en éiàt libre dès

|La Vicp-Royaulé de la IVouvclle- { Grenade C7;.

ou. de Vcné- J

\ armas toj ....

l'Isthme ou le roy* \

La province de Caracas

zuéla .....

[La province de MacaraiLo La province de Cumana ou la IS'ou- \

velle-Andalousie , , i

La Guiane espagndle , - " . . " , - La province de Varinas (6) La province de 1'

de Terre Ferme.

LéondeCaractij(v)Valencia(3),Corora.

Coro ou Venezuela (4).

Macûraïbo (5}-

Cumana. Barcelona.

San-Thomé,

Varinas.

Panama. Porto-Bello(8). CarthagèncCg)

Sainte-Marthe,

Le royaume de la Nouvelle-Grenade Ç „ t-- i » .^ « , ^

\ '' ; Santa-Fe-de-Bogota \\o)- Popavan(iO

ou la Nouvelle-Grenade propre . J" - -

La province de Quito, autrefois par- f Quito (1?). Guavaquil. Cuença {i3 ).

tie du Pérou

Jlcs apparten. à cette Vice-Rovauté,

Rio-Baniba (14).

es Gallopagos :;i5) ^ Albem ' Les Collèges. 3 ■ tam»

arle. Cha-

lOO

Possessions espagnoles.

Pos<;essions

portugaises

Possessions

françaises ,

hoUand"*

lïtanglais.

Pays

Jçs Indiens

libres.

La ViceRojauté du Pérou (i6X

La Capitainerie géucr. du Chili

La Vice-Royauté de Rio de la < Plata ou Bue*

nos-Avres (29).

La province de Lima . • ,

— de Truxitlo . ,

— de Guamanga

— de Cusco - .

— de la Paz .

La province de San-Jago . ,

I — de la Conception

l — de la A'aldivia

lies appartenantes à cette capitale.

La Plata ou le Pérou méridional .

^ Le Tucuman

La prov. de Cujo ou le Chili oriental. Le Paraguay espagnol 04) • • . .

LaPatagonie;3y)

f Madré de Dios ou San-Trinidad, ( La Terre de feu (4O.

\ Les îles des Etats.

. I L'ile l'Hermite.

^^^* /Les Malouines ou Faïkiand (42)- .

^ Les îles Orlow (Mani-Tualin) f43).

I La iVouvelle-Georgie ou Géorgie du / Sudj ou île du lui Georges ^ La Terre de Sand\\icli ou Thulc australe (44)' Rio-Janetro , . .

Saint Paul . , .

Mattogrosso (48) .

Govaz ....

.'noyaumeJuBré- I -«inas-Ceraes (49).

Fernambouc . .

"Maranhao • , .

Para (56). . . .

( Sainte-Catherine (58).

Iles \ Ftinando-de-Koronlia CSij).

J Caviaua (Go).

r Marajo (61).

l I Portugaiie (63) «

% l E^pagnulc

/LaGuiane (62). - Française oula France équinoriale (65) \ \ Hollandaise ou Surinam (68) . . ■

/ V,^ Anglaise . <•

Les Caraïbes ) , ■ ^ •

T r\. \ aans la Cuiane.

Les Otoaiaques )

Les Mavnas ) 1 * r. ■

, ,, - < — le Pérou.

Les Oiudguas )

'.es Abipons J ' 1- Parasuav Les Macols ) '*. ^^^^S""»?-

. Les Araucans i 1 Les Cunchcs V — le Chili.

I Le^, Huiliches 3 f L s Tupinajues 1 I L s Topmambas S- — le Brésil. V Les la^iujes 3

Lima (17).

Truïillo (18I. Caïamarca (19).

Citanianga (20). Guanca-Velica,

Cusco (21). Arequipa.

La Paz (22).

San-Jago de Chili (24). Valparayso (25).

La Conception (26).

Valdivia.

Juan-Fernandez (27). L'archipel de Schiloé ou de Chonos (28).

La Plata (3o). Potosi (3i).

SantaCruz de la Sierre.

Corduba del Tucuman (82). San-Felipe.

San-Mignel.

Mendoza (33).

Buenos -Ayres (35). St. Sacrement.

Maldenado (36).

Munté-Vidéo (oj). Sanla-Fé. L'Assomption (38). Charcas.

Corrientes.

La Ciudadréal de Felipe (40).

Le port Soledad. Egmont, ports alandonués.

Rio-Janeiro (46).

Saint-Paul (47). Santof.

Cuvaba. y illa-Bella.

Vil'là-Boa. ' • •'

Yilla-Rica (5o). Mariana. Villa-NoT«-

do-Principe. ^^

SanSalvador (Bahia) (52). Sergipe,

Portoseguro, Spirilu-Santo.

Fpi-nan.Kniir »... Dlmdp J^3). Varaiha

San-Luis de Maranhao (55), Belem ou Cran-Para (5j).

fait partie du gouverneni. de Rio-Negro, fait partiedugouvernem.de Caracas. St»

Thonié (6.+;.

Cajenne (66). Sinnamarî (67).

cap. Paramaribo (69); Berbice, cap. INouvelle-Amstcrdam (70) Essequebo. Kikoveral. Nouveau-Mid-

dclbpurg (7 1).

Demerari. Slabrock, cap. (72).

( ,3i ) NOTES HÈLATIVES AV TABLEAV de VAMÉRiqVE MÉRIDIONALE.

(l) r.a capîlainerie de J'ênézutla, érigée en état libre <]és le 5 Juillet 1811 , est situé dans la parlie Je rAn)érii{iie méridionale, coniiiie par l'Ouest au gouvernement de la Nuuvelle-Creiiade , et par l'E'it à l'océan allantitjue. I.e climut est dou\ et le sol fertile. Les principales productions sont le ma'ts j le riz, la vanille, le cacao, le coton, le sucre., le tabac, 1^ »iuin(|uina , le bois de te'ntiirr. On y élève beaucoup de bêtes à cornes et à laine, d«s chevaux, et des mulets ; il y a aiissi des mines de métaux nobles et des eaux minérales. î-a fwtjtiltttton se monte à environ ioou,ooo d'anies. l.cs preonfis cotujuéions ayant reniar(|né des villages indiens, bâtis sur pilotis dans les îles du licMuraca'ibo , lur donnèrent le nom de f'tnézutla , c'est à-dire , Petite- f'enise.

(2) Léon de Caracas, ancienne capitale de la capitainerie de "Venezuela, est le sit'i^e d'un arclievénuo et d'une université. Cette ville commerc-inte a une population de 42,000 habitans.

(3; <-eite ville est le lieu de la résidence des autorités de la confédération, dès l'année 1812.

C.ç) Ancienne capitale , bâtie sur pilotis dans de p«;liles îles ; elle fait un grand commerce en bes tjauî. [10,000 habitans]

(5j Capitale dans un terrain sablonneux , sur la rive gauche du lac de ce nom. 1.72, 000 habitans]. (6j Cette province produit d'excellent tabac. L.l ville de yarinas a 10.000 habitans.

{7) La vice-royauté de la Nouvetle- Grenade comprend l'isthme de Panama ou de Darien , la plus grande partie de la Terre- Ferme et la province de Quito. Elle .s'étend depuis le 7" de latitude S. jusqu'au 12" de latitude N. Elle a une population de 2,5oo,ooo li,<bitans, sur une supeili cie d'environ 67,000 lieues carrées. Le aimât est en grande partie très chaud ; mais la chaleur est tempérée par l'air des montagnes et par les vents de la nier , et dans la province de Quito par l'élévation du sol. On n'y connaît que deux saisons, la sèche et la pluvieuse. Le sol est très fertile dans l'intérieur, sablonneux et arnlc sur la côte Les productions sont d'une grande variété et trèsimportantes; telles que le ble, le mais le riz, les patates, les vams , les cassaves , trois sortes de tubercules semblables à la pomme de terre; les ananas, les melons, le coton, le tabac, les cannes à sucre, le café, le cacao, la vanille, l'indigo, le quinquina, le jalap, ;'ipécacuanha, la salsepareille, trois plantes méililioiiales . la réglisse, le poivre, beaucoup de bois de leiiilure, plusienr» animaux domestiques eiiropé-ns s'y sont acclimatés; il abonde de même en bulfks , sangliers, jaguars [tigres du nouveau conlinentl, en singes, dont les indigènes sont carnivores, en aimadilics ou tatous, en condors lie grand vautour aiiiéi icainj , en tortues, en vampires, la pins grande des «hauves-souris , en ■erpcns à sonnette, en mousqiutes et plusieurs autres reptiles et insectes iiicomiiiodes ; en poissons éleclriqT.rs et en caïmans, espèce de crocodile. Les montagnes renferment des mines d or, de platine , d'argent, de enivre, de marbre, de pienres précieuses. Le tenu n'est [>eul être [<a$ éloigné

où nous saurons l'issue de la lutte opiniâtre de» iiidépciidans de cette province avec la métropole, et ou se trouvent engagées les autre» possessions espagnoles

(8) Ville sur la cote septentrionale de -'Lsthme, avec un bon port, autrefois llorissante par le commerce des métaux précieux envoyés du Pérou en Europe ; l'insalubrité de l'air lui a fait donner le nom de touibeau des Espagnols.

(q) Ville forte et irèi commerçante, avec un bon poil sur le golfe du Mexique , un évcché «t une université. [25,ooo babitansL

(10 Capitale, résidence du vice-roi, siège d'un archivéché et d'une université Le Kio-de-Bogota. forni- près de la ville une cascade, dont les eaul se précipitent de Coo pieds de hauteur par une ouverture étroite. [36, 000 habitans].

(Il) Ville considérable dans la province du même nom, fait un commerce d'entrepôt avec Quito et Carthagcne. [20,000 habitans].

(12I Capitale, près de l'équaleur, au pied du volcan Pischincha et pas loin du Chimborasso. Cette ville est située à 8,0i o lieues au • dessus du niveau de la mer. et se trouve par conséquent être la cité la plus élevée de la terre. Elle compte environ 5o,ooo anies; elle a des manufactures de Coton, de laine et de lin; le ciel y e-t triste et nébuleux , et quoique pLicée presqu'immédiatemenl sous l'équaleur, un froid assez vif s'y fait sentir Les volcans voisins menacent cette ville par de continuels tremblemens de terre , et nulle part cependant il ne règne plus de gaité, un penchant plus vif pour le luxe, les diverlissemens et les plaisirs.

La pi LXXXV présente le costume d'un paysan de Quito, d'une meuve et d'une paysanne menant un enfant par la main. Des caleçons qui vont ju qu'à mi jambe, par-dessus une chemisette qui descend jusqu'aux genoux et laisse les bras nuds, voilà tout ce qui compose l'habillement simple du paysan , qui marche nu-pieds dans les lieux froids comme dans les lieux chauds. Les femmes métives mettent sur le corps une chemise, qui ne descend que jusqu'à la ceinture, un jupon rond et une luanteline, qui leur ferme tout le haut du corps et qui consiste en une aune et demie d'étoffe, dans laquelle elles s'enveloppent sans autre façon et telle qu elle est coupée de la pièce. Les femmes d'une caste plus riche et plus relevée se distinguent par des étoffes plus fines et des garnitures précieuses. Les naturelles du pays ou le» Indiennes ont deux sortes d'habiUemens. Les jeunes sont vêtues d'uue espèce de jupe fort courte et d'une nianleline ; d'autres ont, pour toute parure , un sac de même forme et de même étoile que les chemisettes des Indiens, elles les arrêtent sur l'épaule avec une grosse épingle. Pardessus le sac qui descend jusqu'aux jambes, elles se passent une ceinture autour du corps. Les Indiens ont la tête bien fourme de cheveux ; ils ne les coupent jamais; ils aiment à les laisser lloltans , sans jamais les assujettir, pas même pendant le sommeil. Lee feaimet attachent lesrs cheveux arec un rubio ;

ellps y tiennent beaucoup, et la plus granJe peine a/Tliclive qu'un maître paisse infliger à ses ef;c!ave<: . est (le les faire raser. On remarque dans la nïênie planche, à droite. Jeu\ lamas, appelés par quelques-uns moutons du Pérou, et qui sont poulie pays ce qu'est le chameau pour l'Afrique. Le lama et le vigogne fournissent une laine très iiue.

(i3) Dans la province du même nom, pas loin fUi golfe de Gayaquil. Cette ville, peuplée de 3o,ooo am«'S, a des fabriques de lapis.

(14) Au pied du Chimbora^so.

' tij) A l'ouest de Quito; elles abondent en tortues énormes et sont inhabitées.

(16J La vice-rojavtè du Pérou, située entre la province de Quito, le Brésil, la vice-royauté de Rio-dela Plata ou de Buenos-Ayres , le pays des Indiens libres, le Ghili et la mer du Sud, a une étendue de 44,65o lieues carrées, et une population de 1 ,5oo,ooo habitans , parmi lesquels on compte environ 400,000 indigènes. Il commence à peu de distance de Téquatcur , et se prolonge jusqu'au tropique du capricorne. Une chaîne de montagnes stériles et liés-àpres. oflVant souvent de petits lacs sur leurs sommets, plusieurs plaines de sable, qui s'écoulent dans linlervalle resserré entre ces montagnes et la mer; des espaces de 3o lieues, arides et rebelles à toute espèce de culture; des ravins profonds, et des tjuehradas ou crevasses formées par des ruisseaux, qui se précipitent comme des torrens dans le grand océan et dont les bords fertiles sont parés de tous les vcgclaux propres à la nourriture de 1 homme , tel est l'aspect général du Pérou. ï,es vallées qui jouissent de l'avantage de l'irrigation des c.inaux , présentent à la vue une suite de plaines délicieuses , remplies de villes et de bourgades. Les parties basses de la côte ont une atmosphère chaude et sèche; les omises y sSiit inconnus; depuis le 5"* jusqu'au (5*' Je latitude, on ne voit presque jamais de pluies, mais les évaporations- du grand océan produisent de fortes rosées. Sur les montagnes les pluies sont presque continuelles, et tous les genres de niétéoi-es y sont fréqueus ; sur les hauteurs le froid est iipre et rigoureux, et un hiver perpétuel règne sur les sommets des Andes. Le sol est ébranlé et quelquefois bouleversé par de fréquens trembleluens de terre. C'est dans les montagnes les plus arides de cette contrée, en général stérile, que sont les mines les plus riches. Voyez ce que nous €n avons dit à la page 110.

Après les métaux, les seules exportations de ce pays sont le sucre, la laine de vigogne, le colon et le quinquina.

lié Pérou, à l'époque où Pizarre en lit la conquête [i533], était depuis quatre siècle? gouverné par des rois nommés Tncas, dont le dernier fut Atahualpa ou Atahalipa- On peut juger de la richesse de ce piiys par l'olTre que fit ce prince à Pizarre, de lut payer pour sa rançon autant dur qu'en pouvait contenir un apparlemonl de 23 pieds d^e long, de 17 de large et de 6 de hauteur. On sait comment les Espagnols assouvirent leur cruauté et leur insatiable soif de l'or. Lei PéruMens étaient le peuple le plus civilisé de l'Amérique, et l'indiistiie avait fait plus de progrès chrz eux que chez les Mexiciins; Tandis que les autres ptuples du ISouveau-JMoiide étaient adonner au fé-

tichisme le plus grossier. Les Péruviens, ainsi que les IMc^icains , adoraient le soleil, dunt leur roi était regardé comme le fils. Leur dieu tout puissant , adoré sous le nom de Parl.acantac ou créateur de l'univers, avait, à quatre tieiips au «iid de Lima et sur la cote, uu temple, dont on voit encure les ruines , près des petites îles qui portent le nom de Pachacamac. Les vierge*: du soleil , chez les Péruviens, avaient une ressemblance frappante avec les Vestales des Romains; et lorsqu'elles violaient leurs vreux de chasteté, elles étaient, dil-on, ensevelies vivantes, Qïuoique la théocratie du Pérou eut un caractère de douceur et de bienfaisance, qui la distinguait avantageusement de la religion féroce du Mexique, cependant elle lui rcssiniblait par l'usage aflVeux d'immoler des -victimes humaines sur le tombeau des monarques.

(.17) Bâtie par Pizarre dans une plaine .spacieuse qu'arrose la petite rivière Hiniac. Le vice - roi du Pérou y ré.îide, Klle réunit tous les avantages d'une capitale de l'Europe; mais elle est sujette à des tremblcmens de terre. Celui de 1747 la détruisit presqu'entièi émeut. Il y a un archevêché, une université fondée par Charles V , une Cour supérieure. [52 ofo habitans].

(lâ) Ville impériale, pas loin de la mer, bâtie par Pizarre, qui lui donna le nom de sa ville natale. Ou y voit des ruines de palais et d'aqueducs du lems des In cas. [10,000 habitans].

(19) Celte ville a des eaux thermales, appelées le bain des Incas, et renferme des restes du palais d Atahualpa. [12,000 habitansl.

(20) Cette ville, bien bâtie, a un évêché , une université, des fabriques et fait un grand commerce. [26,000 habitans],

(21) Cusco possède 32, 000 âmes; elle est située dans les montagnes et dans une province remarquable par de nombreux monumen.s de l'ancien empire des Incas , dont elle était la capitale- Un couvent de religieuses a été bâti sur le terrain qu'occupait la demeure des vierges du soleil. C'est entre Cusco et Cajambe , et surtout à Cannar et dans les environs, qu'on rencontre le plus grand nombre de restes de l'architecture péruvienne.

(22) Au sud du lac Titicaca; fait un grand commerce avec le Paraguay. Elle a un évéché et de beaux édifices. Ce fut dans le lac de Titicaca que, selon la tradition, les Indiens jetèrent, lors de la conquête, la plupart de leurs trésors et surtout la grande chaîne d'un Inca, qui avait ^33 aunes de long. [20,000 habitans],

(23) Le Chili, découvert par Don Diegue d'AU ma^ro , en i525 , occupe du I\ord au Sud une étendue de eûtes de 5^)0 lieues de long du grand océan , et n'a que 80 lieues dans sa plus granJe largeur, de lEst à l'Ouest- La population est d'environ un million d habitans. Dans celle ck}W' Iréc délicieuse, la fertilité du sol répond à la douceur du climat, peut-être le plus égal et le plu» serein du monde entier; la terre, est propre à i ccevoir et à nourrir les plantes le* plus piecieuses d'Europe; le froment, la vigne et lolivier y prospèrent ^ans le secours d'aucun engrais; tous les fruits qui y ont été apportés de l'ancien mon.îe , y arrivent à une parfaite maturité, et les animaux dûmes tiques qu'o 1 y a transportés de notre héuiisphëre, s'y multiplient et y pcrfectioanent leurs

racrt ; la mâle bc^té des coursiers d'Andalousie et U fine toUnti des mérïnns d Espagne n'y ont point dégénéré,- un arbrisseau y transsude de l'encens qui éjsale celui d'Orrenl ; la casse saluraire croit sur Ie< bords des rivières Marpo et S<ih>ia; sur 07 espèces d'arbres dont se composent It-s urèu, i3 seulement perdent leurs feuilles en hivrr. Les ricli esses minera li-s l'y j-i lignent à celles de l'agriculture, et les montapncs qui protèf;eut ce pays, abondent en or, on argent et en autres métaux précieux. Mais quatorze volcans brûlent dans cette partie de la chaîne des jdndes, qui borde te Chili, et produisent quelque-fois des treinblemcns de terre , qui répandent le trouble et l'elFroi parmi les liabiuns de cet hcuri'ux pays- I-es Espagnols qui ne possèdent qu'une partie du Chili, sont souvent inquiétés par U-s naturels du pays, partagés en plusieurs peuplades , dont le^i plus nombreuses et les plus redoutables sont celles des Araucans. [Voy. page 73].

(24) Capitale do tout le pays, siège d'un capitaine général et d'un é\èque, et ville commerçante- [46,000 hnbitans].

CaS' Cette ville , avec un port fortifié , est la meilleure place de commerce du Chili.

(26) Ville forte , avec un port^ et un siège épiscopal. [10,000 habitansj.

. C27) Au nombre de deux; la plus éloignée du continent et la plus petite est appelée Massaf uero L-t l'autre I^Tassatic! ra. Celle-ci servit de relàcîie à l'amiral Anson dans son vovage autour du monde. Les aventures d'un matelot écossais, nommé Alexandre Selkircli, abandonné dans la même île, çnt donné l'idée du roman de liobinson Crusoé. Ces îles sont entrecoupées par des vallées profondes, arrosées par de clairs , ruisseaux, émaillées par de belles fleurs, ombragées de beaux arbres, rafraîchies par des citernes naturelles.

(28J Ot archipel est composé de 47 lies, dont 25 peuplées et cultîïées. ï,a pr4ncipale , nommée Chiloé , produit dt> blé, de l'orge et du lin; les forêts renferment de beaux bois de construction et sont remplies de sangliers, dont on fait d'excellens jambons. Ou en exporte du bois et du poisson salé

(29) La vice-royauté de Rio-de-la-Pîata , dont I.t ville de Buenos -Ayres est la capitale, est bornée au Nord par le royaume du Pérou et partie du Brésil; au Sud par la Patagonie ou Chica ; à l'Est par le Brésil; à l'Ouest par la capitainerie générale du Chili. Elle contient environ 40,000 lieues carrées [selon d'autres 52. 000], et une population d'un million et demi dhabitans. Les parties occidentales et septentrionales sont montagneuses , étant traversées par des ramifications des Cordillières ; les autres renferment de plaines imnienscs et sablonneuses, appelées Pampas, et des déserts de sel et de nitre. Le sol est eti partie fertile dans les yaltées et les plaines arrosées. Les productions sont du blé, du mais, du chanvre, du lin, d excellcns fruits, du vin, de bon tabac, du sucre, de la vanille, du coton, des patates, du manioc, dont la racine sert à faire du pain; de la rliubar- Le , de l'ipécacuanha, du thé du paraguay, feuille d'un arbre de la grandeur d'un pommier moyen, dont on exporte une quantité considérable au Pérou et daui) djver-es autres parties du continent

Vhêvf'a ^iiîanensîs, ou l'arbre qui donne la gommé élastique. Les vastes et belles (orèts renferment enir'' autres des cèdres et des palmiers. On trouve dans ce pays des troupeaux innombrables de bètes à cornes, de chevaux, de brebis, de mulets et beauco p de gibier; de même que le terpir ou l'anta, le plus grand mammifère du continent; le pécari ou le cochon à musc, dciférentes espèces de vi rres, de cîiats sauvages, îles oiseaux rares, des abeilles, de la cochenille, de grands serpe.ns , de l'or, de l'argent, du fer, du verre fossile et du sel»

(3o) Capitale, a un évêché , une université et une Cour supérieure de justice. [i,5oo habitans],

C3i) Ville fameuse par ses riches mines d'argent, qui, depuis sa découverte eu iS^S jusqu'à l'année 1789, ont fourni la somme de 783,'-58,rn2 piastres; aujourd'hui elles sont presque épuisées. Elle est le siège *le l'administration des mines et des divers établissemens , qui y sont relatifs. On lui donne une population de 100,000 âmes.

(32) Cette ville est la meilleure du Tucuman , contrée peu fréquentée et peu connue. [4,600 habitans].

f33) Capitale de la province de Cuyo ou du Chili oriental, située dans une plaine au pied des Andes, Elle a de riches mines d'argent. [6,000 habitans],

(34) Le Paraguay espagnol est une partie du Paraguay, vaste J'avs qui tire son nom de la rivière Paraguay. La p;irlie orientale appartient aux Portugais. 11 fut longtoms célèbre par les missions, qu'y avaient établies les .Tésuiles.

(35) Ville située sur la côte méridionale du vaste estuaire de la Plata , dans une belle plaine. Elle tire son nom du bon air qu'on y respire; elle a une citadelle , un port et fait un grand commcice. C'est le siège du gouvernement de la république fédérative de Rio-de-la-Plata. [60,000 habitaubj.

'36) Forteresse et port près l'embouchure de la Plata.

'37) Ville forte sur la Rio-dc-la-Plata, vers son embouchure, avec un bon port où se fait un commerce important. []5,ooo habitans],

(38) Sur le Paraguay , a un siège épiscopal. [7,000 habitans].

C3y) La Patagonie ou Terre-Magellanique s'étend depuis le 41"^ degré — 56" de latitude sud, et contient 2 2,3 5o lieues carrées. Il comprend la partie la plus méridionale de l'Amérique , depuis la Rio-de-la-Plaln jusqu'au détroit de TNIagellan, Cet illustre navigateur le côtoya et découvrit le détroit qui porte son nom, en iSig. Les Patagons, habitans de cette contrée et qui lui ont donné leur nom , vivent de pêche et de cliasse. Ils sont d'une haute taille, et furent pris d'abord pour des géants. On est revenu aujourd'hui de cette exagération. Bougainville , qui eut une entrevue avec eux, n'en trouve pas dont la taille fut audessous de 5 pieds 5 à 6 pouces , ni au-dessus de 5 pieds 9 à 10 pouces. Ils paraissent doux et sociables, sont presque toujours à cheval, n'ont point de maisons et campent à la manière des Tartares- Une peau de guanaque, de cheval ou de vigogne, qui est le mouton du Pérou , compose tout leur habillement. Les femmes raccommodent en forme de tunique fendue sur les cùtés^ le poil en dedans.

t.e» Palflgoa* 6nt pour armes les flcdies et la fconrfe. Le climat Je ce pays fst teiiipéii^. le «:ol fertile , mais il ny a pas de culturr. O-i y trouve des bceufs el des chevaux dans leiat sauvage, et lieaiLCOup d'autres animaux

(40) La Cittdad-réal âç Felipe, sur le délroit de Magellan , colonie fondée par les Espagnols , est l'endroit le plus important-

(41, > Celte terre tjui se compose de plasietirs î!--s, séparées du continent par le canal de 3Ta^cllan , et de l'île de Sînaten ou des Etats j^ar le détroit âe Le Maire, éprouve, sous le 53- degré de latitude aQ^^^^te, un frnid plus vij;<'urLUX que la Laponle sous le 7^ degré de latitiîde horéalc. Cependant les vallées des parties orient;(les et septentrionale* Ront souvent embellies par des rui'^seauT et de la verdure i des arbres ornent les flancs des CoUines ; maïs la côte uccldeutale et luéiidionale n'ofïic à la vue qn"un rivaj;e vide, battu sans cesse par les vents et U<! (lots; des granits, des basaltes y forment d'énornies faLiises couronnées de neiges. .Le- voIraQ '|ut est au fond de la baie de Nassau, vivà vis Itle du cap et le cap ilorn, ^ k ^y de latitude sud , est le dernier el le plus méridional de cette longue et nombreuse suite que présente ta chaîne des Andes, depuis le tropique du capricorne, c>^t-à-d:re, sur une lon£;ueur de 32**, ou dis neuf cents vingt milles du Nord au Sud.

(42) Les l'es Maîouines ou falkiand sont compose» de deut grandes îles, séparées par un canal, et de plusieurs peiitcs; elles sont toutes inhabitées- Le sol eut locailleux, pierreux et marécageux; mais il serait susceptible de culture. Le aipiat est tempéré.

C431 Découvertes en 1804 par AVu^tfnj^ern ; elles sont situées aux environs du cap Horn. Les haliitans qui ressombl^-nt aux Pécherais, leur donnent le nom de Muni- Tua lin,

C44) Groupe d'îles, ou peut-être grande île, la plus méridionale qui soit connue, située à 4' plus près du cercle polaire arctique que la Nouvel e- Géorgie; elle est couverte de neige et de glace, et ne produit pas une seule piaule. La Nouvelle-Géorgie est située entre le 54" et le 55" de latitude S.; e;le a éié découTerle par Cook en 1775. Cette île est cuniposée de rochers et couverte de neige et de glace, même au milieu de l'été; elle ne pro* duit que deux espèces de plantes.

i^S) Ce vaste ruyaume , qui a plus de 1,20,000 lieues carrées, dont 1,000 seulement cultivées, s'étend depuis le 2' de latitude nord jusqu'au 34"* de latitude sud. Il est borné au N. par le> possessinus espagnoles et 1» Guiane française, à l E. par l'océan atlantique , au 5». par le pays neutre qui ^épare le Paraguay porlug-iis , et à TO- également par les possessions espagnoles, et comprend le Brésil proprement dit, découvert en i5no par Alvarez Cabrai, Portugais. La plus grande partie du pays des Amazones, une portion du Pérou oriental, et une partie du Paraguay et de la Guiane, Le Portugal y a sagement transporté le siège de son gouvtrnenipnt , et cet événement, à peine remarijué de l Europe, umqucmeut occupée de ses guerres et des calcula de sa politique, aura , ainù que l'indépendance des colonies anglaises et espagnoles, la plu* graiHle-iotiuett€e sur ses de»liaée»

futures et «ui' cellei du moniîe entier. Le Brésil renferme environ deux millions et demi d Iiabitans , dont la cinquième partie seulement est de race pure portugaise; le reste est composé de Nègres , de Mulâtres et de races métives. On peut ajouter à ce nombre un million et demi dt Sauvages. Celte contrée n'est bien connue et habitée que sur les eûtes, vu que la chaleur Jes tropiques se fait fortement sentir; mais dans quelque', parties dp Tin tel leur et sur les hauteurs on jouit dun climat plus tempéré; la saison pluvieuse commence en Mars ou en Avril, et ne se termine qu'en Août. Le mois de Juillet est le plus humide, et le mois d'Octobre est le plus <!ec. Le vent J'Ouest est malsain, parce qu'il passe par- dessus le» lagunes et les marais de l'intérieur. Le Brésil^ surtout au Sud, est en général un pays montagneuî, parce qu'il est traversé, dans toute sa longueur. par deiis, hautes chaînes qui courent du Nord au Sud , des deux côtés de la rivière Saint- François; Les montagnes sont couvertes de forêts, obstruées par des plantes parasites , et il s'y trouve des fougères , qui ont la grosseur et la taille des aibrea de nos contrées. Le sol est extrêmement fertile; ce pajs fournit des bois de ccistruction , d'autres dont on fait usage dans la médecine, plusieurs, comme celui appelé bois de Brésil, employés pour la teinture; i\u tabac en grande quantité, du coton, du sucre, du café, d?s drogues et 1rs autres principales productions de l'Amérique. On y trouve des niinec d'or, des diamans et d'autres pif^rrea précieuses. Sur les côtes qui présentent une étendue de 600 lieues, on pêche la baleine el beaucoup d'autres poiesons. On y nourrit d^s hcsiiaux et de la volaille ; il y a beaucoup de singes,

{46) Itio Janeiro , chef lieu d'un gouvernement de ce nom, e-^t la capitale du Bré'^il, et c'est dnns cette ville que réside, depuis 1807. le roi de Portugal, dont les successeurs se donneront peut être, dans un demi-siède, le titre d'empereur du Drésil. liio-Jaiteïro n'a qu'une belle rue, bâtie parallèlement au rivage, coupée par d'dUtres à anglfl droit, pcUtes et malpropres. Cepend-mt vues du port, les liduteurfc de cette vi!*^' , couronnées d'églises et de couvens, les collines des environ*», OF* nées de maisons de campagne et de jardins, offrent un aspect qui n'est j-as dépourvu de grandeur.

(47) Capitale rét;ubèrcmenl bàlie, a ua siège épiscopal. L 1 r»,*>oo habitans]

C48» Le fi/atu^rosso s'étend sur une partie du Paraguay , et embrasse les sources des pru)ci|<aux fleuves , qui se jettent dans le Paraguay el dans l'Amazone.

(49) Ce gouvernement avec ceux de Mattogrosso et de Govaz renferme les plus riches mine-, d'or et de diamans, et les contrées les plus élevées du pavfi.

{5o) Cette ville n'est plus si riche, ni aussi peuplée depuis que les mines d'or qui leutourtni . ont éié «|.m>iées. Elle renferme 30,000 habitans ; elle est bâtie sur le penchant dune montagne î 9on territoire est inculte, mais sa suuatiun sur uu lieu élevé lui procure une température délicieuse. Les plus foi tes chaleurs qu'elle éi>rouve . sont eu Janvier.

(5i) C'est dans la capitainerie de bahia qu'on &-'a<ioaae avec le plus de succè« à la culture de U

canne à sucre et à celle dii tabac, dont la plus grande partie s'exporte en Barbarie et sur la cnie de Guinée. Cette capitainerie a aussi de belles races de chevaux et de gros btitail. Le bois de Brésil est plus beau aux environs de Bahia et de Fernnmhouc que dan"; la province de liio- Janeiro.

(52) Saint-Salvador, plus connu sons le nom de Bahia , autrefois capitale de tout le Brésil , située dans la baie de tuus les Saints* Elle est grande , a un sièee épiscopal, queîtiuo'i beaut é'lifice^, parmi lesquels se fait remarquer l'église des Jé-uites. Elle a un bon port et fait un commerce consîdérabie. [70,000 habitans^.

(53) Olinda ou J^ernainhouc , quoiqu'à ô*^ au S. de l'équaieur, est une ville très saine, parct* qu'elle est bâtie sur une élévation, et constanimeul ra- Iraîcliie par les brises de mer. Sun teiritoire qui produit de la vanille , du cacao , du sucre et du riz, est surtout renommé par son cuinn , dont cependant on a laisse détériorer la qualité.

(54) A l'emboucliure du fleuve de même nom.

(55) Capitale bâtie dans une île par les Français, a un si^ge épiscopal. [?.o,ooo habitans],

(56; La capitainerie de Para, qui set*;iid le long du fleuve Amazone, est peut-ttre la plus grande des provinces du Brésil. Snn climat brûlant est marécageux et couvert de bois impénétrables, où les habitations isolées ressemblent à des îlots de l'océan ,

(5") Capitale à l'embouchure du Gran-Para, située dan^ un terrain bas et mal-sain. [16,000 hab.]

(58} lie couverte d'une belle végétation, et séparée du continent par un canal étroit. On y pêche uu grand nombre de lialeines.

(Soj lie à quelque distance du cap St. Roch.

(t)o) lie dans 1 e;iiI>ouchure de rAniiiz-ôue,

(61) Grande île, formée par lAïuazùne et le Gran-Para.

(62) La population de toutes les G ai ânes véunies ne se monte pas à plus de 120,000 habitans, dont les Blancs de pure race européenne ne forïiient qu'une très-petite parlie. Les côtes qui seules sont connues et habitées par des colons , offrent près de la mer un terrain bas, marécageux, recouvert alternativement à chaque marée moulante, Itordé de palétuviers, de mangliers, formant des furets impénétrables sur un fond de vase, dans lequel on enfonce quelquefois jusqu'aux genoux. Les terres hautes ou montagneuses préseuient une grande variété de sol; les unes sont sablonneuses, et né produisent que de l'herbe très» e4c\ée et très-touÛue. Ce sont les savanes, dans lesquelles on trouve cependant quelquefois de trèsi^rands arbres. On rencontre des portions de territoire où il n'/ a pas une seule pierre, tandis que dans d'autres endroits le sol eu est couvert, ou se trouve ubstrué par de$ rocs énui-mes. Dans l'intérieur sont des LIanos ou déserts dénués de végétation. Pas une colline, pas un rocher même rïe s'élève au milieu de ce vide immensej la i.erre présente seulement çà et là des couches horizontale^ fiai-turées , qui couvrent souvent uu espace de deux, cents milles carrés, et srjui sensiblement plus élevées que tout ce qui les entoure. Ces plaines se dessèchent et reverdissent alternaliveuieul, changeant ainsi d'aspect deux, fois l'année» L'exirâme sécheresse est, dans ces coutréci, immédia-

tement suivie de l'inondation ; alors grossies pat des pluies continuelles ,, toutes les rivières se débordent, et les palmiers avec leurs cnoriue5 troncs, leurs labyrinthes d'arbustes, leurs guirlandes de lianes fotienl dans l'eau. L'océan soulève son li« nifin jaunâtre et mêle ses ondes amères aux eaux courantes. Les poissons, les oiseaux aquatiques, le; caïmans se répandent de toutes parts ; les crabes s'attachent aux arbres , l'huitre croît dans les forêts; et l'Indigène qui, dans son bateau, parcourt ce nouveau chaos, ce mélange de terre et de mer, ne trouve pas un lieu pour se reposer; il suspend son hamac aux branches les pins élevées de deux arbres, et dort tranquillement dans ce lit aérien, que les venls balancent au-dessus de la surface des ihits. Plus an Sud, dans l'intérieur, on riMiconlre de grands bois d'une épaisseur impénétrable , solitudes elTravantes et sauvages, qui remplissent la contrée humide située entre l'Orénoque et le fleuve des Amazones. Là les montagnes et les forêts retentissent sans cesse du fracas des cataractes, du rugissement des bêtes féroces, et des hurlemeas sourds du singe barbu qui annonce la pluie.

f63i La Guiane portugaise, située entre la chaîne des monts d'Acary, de Tuniuquraque et de Paracaina , qui traversent cette contrée de I Est à l'Ouest, et le fleuve Amazone, est inconnue et est au pouvoir des Indigènes, ainsi que toutes les contrées qui bordent son cours. Les Portugais ont seulement érigé quelques petits forts pour servir aux missionnaires. Quoique la Guiane soit plus près de léquateur que le grand archipel des Antilles, cependant la chaleur y est moins ft»rle, et cette contrée est eiempto des (réquens oui-agans, qui désolent ces îles. Mais le climat est luoins salubre ; les productions sont les mêmes que daiM les Antilles; le café et le coton de la Guiane sont très-estimés , et la culture du girofle, de la muscade et d'autres épiées des Indes orientales qu'on y a introduite depuis peu, a parfaitement réussi. (6^.) Capitale sur TOréncque. [3,5oo habitans], t65v La Qiiianejrancaise coxw^TexKS lapartie située entre le lleuve Maroni et VChapock. Le territoire de la Guiane entière est renfermé entre la mer et les eaux de rAmazùne, du Rio-JVégro, du Cassiaquari et de rOrénoque ; elle a 1 5o 1. de long sur 75 de large. On y compte 12,000 habitans blancs ou noirs, sans la garnison.

(66' Capitale située dans une île du même nom; c'pit le clief-lieu du gouvernement. Cette ville, ou plutôt ce bourg, a un port et une citadelle.

(67) Elahlissement sur la rivière du mèuie nom, endroit mal-sain, devenu fameux pendant la révolution française (avant le 18 Brumaire), par la déportation d un grand nombre de malheureux, dont la plupart devinrent victimes de ce climat brûlant, et du dénuement alTreux auquel ih furent exposés.

(63) La Guiane hollandaise' , qui porte aussi le nom de Surinam , qui est celui dune des rivières qui l'arrosent , est le plus con'iidérable de tous ceux que les Européens ont formés dans la Guiane, Ou y compte ûo,uoo habitans, doiU 75,000 Xs^ègres

((iy) Capitale de la superbe colonie de Surinam et si'jge du gouverneur, située sur la rivière de ce

nom. Elle est bâtie régulièrement dans le goûfe hollandais, a deui églises protestantes et uni? synagogue. Le luie des planteurs y est très-grand. C25.00U liabitansj.

(70) Fort non loin de l'emboucliure de la rivière de Surinam.

(71) DeuT forl'î. dans la colonie d'EweqoeljO.

(72) Capitale de la culonie de ilcmérari, sur le fleuve du même nom, et principal entrepôt de» productions des contrées sur le Oémérari et sur l'Essequolio. On y trouve de riches planteurs. [8,5oo habitanB].

Tableau de la Géographie physique comparCe du inonde des Anciens^

rélaiii'emenf aux Terres.

Hyperborei moût, ou

Ripliaei .... (les monts Riphécs) Carpath?e

Alpes

Alpis pennina , Al pis graica .

Alpis cottia .

Alpis ntaritima Apenninus . .

Al[>es caniica; , Alpes .tuliîc Cobeonic . ,

A OgCIMS .

PvreuiL'i lunnt.

Ardenna* . ,

ll*'><'ii"a la l'orêt d'ilercioie.

Ktlina mont. ,

I A esui'ius „ ,

g- i Garganus . ,

^ -v Vullur .

W I Tay{,etus nions

Ma: liai u«. , . . "j le niontMenale, célèbre parses bergers

Eryniantbu* . , .>le m. Erymanlhe, célèb. par son sanglier

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