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POSSESSIONS DU DANEMARK EN ASIE, EN AFRIQUE ET EN AMÉRIQUE

Tranquebar.

Les Danois possèdent en

Asie

Afrique . ,

Améri

que

f iranquebar.

, > sur la c6tc de Coromandel . . < le fort Daneborg. i i Fredericsnagor.

f des établissemcns au Bengale et au Malabar, trois des iles de Nicobar.

( Christiansbourg.

( Friedensbourg.

( le Grcenland*) dont le chef-lieu est Hernhouf. 5 V'^'.^^ \ aux Antilles les iles de ) ^'- fJ:''

f t St. rji(

I sur la côte de Guinée

Sic. Croix.

90,000 6,000 3,3oo

4,5oo 4,000

24,5oo

•j II va de. KéoRrapWs <|ui placent ce pajs en Europe; mais îl est iviàent qu'il appartient à rAmcrique. Le Dancraa 1^0 iJfues de i..ngu.-iir sur loo Je largeur. Le froid cicessif tiul y règne, en fait un scjour affreux, où la naïuie n en frc^uuatc les cotes que pour ;- pécher ta baleine. i ^ & ' J

mark réclame encore le Spitzbxhc, auquel on donna ne produit rien. II fut découvert en i553. On

ly O T E S nÈLATxrES au r a n t e a v.

0) Port de mer dans le détroit du Sund , aU S, O. Cette ville est appelée par les Danois Kiohenhavn , c'est-à-dire, le port des niarcliands, par ce qu'autrefois elle leur servait d'asile contre les pirates de la nier ballique.

ta) Port de mer, situé à l'endroit le plus étroit du Sund-Kive. Son véritable nom est Selsingoer.

(3) C'est le lieu d'exil où la cour envoie ccui qui ont encouru sa disgrâce,

(4) C'est une ville si ancienne que les auteurs danois croient qu'elle a été fondée par Odin . qui, a la fois conquérant, législatpur et prophète, répandit dans le nord (le l'Europe un syslènic relif;icii\, dont il emprunta les prîr.cîpes des mjlholocies de l'Orient, mais qu'il sut adapter au caractère général des peuples sep tentrionaus. On croit que c'est dans cette ville qu'on parle le plus correctement le danois.

(5) Elle a un chàteaa qui est l'ancienne demeure des rois de Danemark.

(6) Sur un ca.nal qui joint le golfe de Ljmfiord à la mer. ■

(7) Elle est rénommée par la foire le Schnopsling, qui se tient vers Pâques.

(8) Port de mer sur le lac Gudde, qui la traverse- Le canal du lac en forme le port,

(g) Ville très-ancienne à une lieue de la nier ; l'evêché en fut fondé en 946 par Otton I. Plusieurs rois de Danemark y ont leur tombeau,

(io> Sur le golfe de Scliley. Elle se nommait autrefois hethehys , de la reine hctha, qui la fonda à une époque qu'on n'assigne pas; d'abord ilorissante au 9." siècle, détruite au io.% rebâtie depuis, dévorée par les flaimnes au i5.% elle était encore florissante en i7i3, époque où elle perdit ses souverains, et avec eusses ressources.

(11) Helgoîand, qui appartient aujourd'hui aux Anglais, est une île située dans l'Océan germanique, à 6 milles de l'Elbe. Ses liabilans, au nombre d'environ 2000, sont descendans des Frisons, dont ils conservent la langue et les usages avec un scrupule religieux. Les hommes ne quittent presque jamais la nier; ils sont pilotes-côtiers et s adonnent à la pêche; les femmes sont chargées de tous les autres travaux. Les Helgolandais ne s'expatrient jamais; lisolenieni, où ils se trouvent, conserve la simplicité et la pureté de leurs mœurs,

(12) Port au fond d'un golfe de la Baltique.

(i3) Près de l'embouchure de l'Elbe, avec un bon port sur le Ikuve, et une forte citadelle bàlie par Christian IV.

(14) En face de Hambourg. Les llambourgeois s'y portent en foule les dimanches et les jours de fêtes, peur assister au spectacle ou pour jouir Je 1 air pur des jardins, ou de la beauté des sites que priiseiilent les bords de l'Elbe.

(15) Cédé au Danemark en i8i5 avec la ville de Hntsebourg, en indemnité delà Norwège, Une partie du duché de Lauenbourg^ situé à la gauche de l'Elbe, appartient au G. D. de Meklenbourg-Strélitz.

(16) Une circonstance vraiment remarquable dans l'hiitoire de la littérature européenne, c'est que les lettres ont fleuri dans la république d'Islande depuis le 11.' siècle jusqu'au 14.'. Ainsi pendant que les Islandais cultivaient leur esprit et s'occupaient à répandre des connaissances utiles, le Danemark et la JVorw^ge étaient couverts, comme le reste de l'Europe, des ténèbres de l'ignorance et de la barbarie. On leur doit l'Edda, source de nos lumières sur l'antjienne inytliologie des Goths. C'est de l'Isiiinde que les Suédois, les Norwégiens, les Danois, les OrcSdiens, ont tiré la première connaissance de leur histoire. L'Islande déjà si intéressante sous le rapport de l'histoire littéraire, est peut-être celui ^e tous les lieux du monde qui mérite le plus l'attention des géologistes et des observateurs de la nature. Voici le tableau que trace Mr. Walkenacr de cette ÎW meirveilleuse, sortie de l'abîme de la luer à une époque qu'on ne peut assigner. Plusieurs volcans, tels que TZ/eA/a, le Tarfa.Xe Reikanes, le Krabla^ le Skafjtar-Jokul (pi, XXVII.) vomissent fréquemment des torreus

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de flamme et de fumée ; l'île entière est couverte de leurs débrt« accnmaléi d«pttK ^« siècles, et bouleversé"; les uns sur les autres par l'effet de letin terrible» éroplioniM par les tremblemens de terre qui les précèdent ou les accompagnent. Les crêtes d« mon tagnes sont déchirées, fracassées et étonnent lc5 regards par leur» formet »îngaUêr« et bizarres; les précipices, les fissure* «[ue l'en rencontre à chaque p»», t'enfoncent dans toutes les directions et varient de mille manières par leurs iofraciuoiités et leur» profondeurs. Des cataractes chaudes tombent sur les rocher* et s'exhaleul dant l'air en vapeurs. Les marais, les lacs, les foudriêrei, les lorren» qui cntrecoopcot le» plaines et les vallées, les nombreux cUuaires qui isolent de grande» portions de cûte» et les allongent en une multitude de presqu'îles; loot contribue â la confiwioa et aa désordre de cette terre arctique. D'immenses glaciers éblouissent le tpecutenr qui gravit sur leurs cimes, ou trompent ses regards par un aspect giisâlre et terreui qui déguise leur nature. Du sein de ce sol couvert de frimas s'éUnceal a»ec impétuosité des sources sulfureuses et bouillantes. L'une d'elles, nommée Gerser ot» le Furieux (v. pl.XXVI-i fait jaillir ses flots brùlans jusqu'à 92 pieds de hauteur, d't bassin de 60 à 90 pieds de diamètre, et souvent de 72 pieds de profondeur, de glaces chargées dours maritimes et d'autres animaui rédouubles, se deUchant 1 pùles, viennent fondre sur les côtes septentrionales, brisent, par leurs époUTantabR chocs, des rocs, des écueils et des promontoires, ou bloquent, durant l'hiver, des districts entiers. Quelquefois des pins et d'autres arbres résineux, qae les mers de cette zone charient en grand nombre, s'alluraent par le frottement des énormes glanons qui s "entrechoquent. Peu de nuits se passent sans que les aurores boréales n'éclairent ces scènes majestueuses, dont elles augmentent, par leur lumière roogeàtre, ITiorreirr et la sublimité. On voit fréquemment des globes enflammés s'agiter dans l'air, au milieu des feus follets des étoiles tombantes et des flocons de neige lumineux. En i7a3, les monts de l'intérieur connus seulement des habilans par l'aspect lointain de leurs baots sommets couverts de neige, s'enflammèrent à la suite d'un violent tremblement de terre; de vastes torrens de laves sécroulèrent de celte affreuse région jusque dans la mer, et engloutirent tout sur leur passage; pendant plus d'un an, un nuage épais de cendres et de fumée couvrit l'île entière, et lui déroba, durant de longs înterralles, la l'jjnière du soleil; les bestiaux furent presqu'entièrement détruiu, et un quart des babitans périt des suites de cette effrojable éruption. Les saisons sont en Islande d'une mconstance extrême; le mercure y gèle fréquemment en hiver, et «n êlé on ressent par moment une chaleur de 3z k 33 degrés, qui serait à peine supportable à la lautnde de Paris. L'intérieur de l'île est entrecoupé par une vaste masse de montagnes stériles, inhabitées, et la population est disséminée sur les côtes jusqu'à enTÎron 20 milles de rivages. Iteikiawick, sur la côte ouest, est depuis i8i5 la capiule et le seul endroit qui mérite le nom de ville. Btssestad. sur la même côte, est sous le 64** de latitude, a un collège avec trois professeurs et une bibliothèque publique.

En 870, des Norwégiens se réfugièrent en Islande avec leurs familles, soos le r^na tyrannique d'un certain Herald. La religion chréuenne y fui portée au lo.' siècle. Les habitans jusqu'alors en république, reconnurent les rois de Norwège pour souverains en 1261. et la réunion de ce royaume au Danemark les soumit à ce deroi^. On divise l'Islande en quatre parties correspondantes aux quatre pomu cardinani ; savoir le bailliage du Nord, celui de l'Est, celui de l'Ouest et celui du Sud. Ces bailliages sont divisés en districts tSyssel) et ces derniers en paroisses. Il existe une autre dnision, ea quatre districts commerciaux; savoir iïe/Ajai'-iVA, Eckejiord, F> ajiord et Isajiord- Lîleesl arrosée par trois principales rivières, le Skatfanda, VOxaferd et le Bura. EU« d^ cendcnt des hautes montagnes qui coupent l'île et dont la principale branche s eiena de l'E. à 10.

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