‹ Porte-feuille géographique et ethnographique contenant:Chapitre 59 sur 180 · CLIMAT · texte numérisé non relu

CLIMAT

L'air est froid, mais sain ; cependant le froid n'y est pas en proportion de la latitude.

Sol. Aridectengrandepartie impropre a la culture.

L'air quelquefois humide, mais le plus souvent froid et sain.

Dans le Jutland elles îles de la Baltique on n'y connait que l'été et l'hiver ; le passage du froid au chaud étant subit. (12)

Sol. D'une fertilité étonnante.

Dans le Holstein et le Jutland

agriculture peut être comparée à celle de l'Angleterre. (i5)

NOTES RÈLATIVBS A V TABLEAU.

Cl) Le premier nom de l'islainîe fut Snaetand , c'c^I-à/lire , Schneeland , pays des nei'^es. V}n Suédois, nomnié Gardai, la noniiiia Gardarsho/m ; enfin Floch, la nomma Islande, c'est-à-dire. Eisland, k cause des glaces élernelles qui la couvrent. Selon quflques géographes, ITUaiide çsl U Thule dm aiicirns. Quelque» géographes modernes pensent (jue cette île doit faire partie de rAmerique. Elle a été peuplée par des colonies venues de Norwège.

(2) 11 est des endroits où elle a plus de ao lieues.

0) Qui, à raison de la population, donnent 10 haLitans par lieue carrée.

(4) D'où il résulte que dans cette île il y a un mois de jour et un mois de nuît.

(5) On y cultive la pomme de terre avec quelque succès. Si la narure a refusé aui: contrées les plus septentrionales du globe les plantes légumineuses et céréales des zones tempérées, elle a ôté à plusieurs végétaux des terres polaire* ce qu'ils ont de dé^agIêablc au guûl et de nuisible dans un autre climat, et offert un aliment dont le besoin a su tirer un parti avantageux. Tels sont le roseau (Arundoarenaria Lj qui croit abondamment dans la partie orientale de l'île et doat on fait de la farine; la grande bistorte (PoUgonuiîi bistorla L ) dont on fait du pain noir à la vérité, mais sain ; la ninusse d'Islande 'Lichen islandîcus L,> dont l'Islandais fait du gruau, qui, mêlé avec du lait et de l'eau, donne une gelée très-nourrissante; mC-lée avec un peu de farine, on en fait même da pain.

(6) On en exporte tous les- ans pour 1000 liv. sterlings. On est surpris de ne point trouver, avant l'aQ 1770, le Renne en Islande, tandis que les parties septentrionales des deux mondes, entre lesquelles cette île est située, en sont pourvues, surtout le Crœnland. Il est vraisemblable que celle espèce d'animal a [^léri dans une des grandes catastruplies qu*a éprouvée l'Islande. On a transporté de la Laponie quelques-uns de ces animaux si utiles aux hahitans des terres polaires. et ils s'y sont bien propagés, comme cela devait être dans un climat qui leur est propre et qui produit leur principale nourriture,

(7) I! en passe à l'étranger annuellement plus de 200 quintaux. C'est le duvet doux, cliaud et léger d'un oiseau qui r'est point un aigle, mais une espèce d'oie des mers du IVord, que l'on ne mit point dan" nus ctmtrées, et qui ne descend guère plus bas que vers les côtes d'Ecosse, Cet oiseau s'appelle Eider, smi duvet Eidurdunen ou Eider-daunen , duvet d'eider, dont on a fait ensuite edrc-don , et par corruption aigle don, qui n'est pas un mot reçu.

(8) C'est la Chersonèse'Cimbn'^ue des anciens, dont le nom moderne est composé des mots danois. Dan-mark, provinces des Danois. Le premier de ces noms est celui d'un roi de cette contrée, qui y régnait vers l'an 1098, et le secrnd répond aux marches ou établissemens que les R.miains avaient formés sur les frontières de leurs possessions. Dans le moyen âge, on appella Maica ou Marchta ce que nous appelons limites ou frontières. On établissait sur chaque niatca ou frontière un corps de troupes à demeure, pour la défendre ei celui qui le cnmmandait, s'appelait Marcheus ou Alarcliianus , dont le* Italiens ont fait Maichione et les Français Mari/uis. Cette dénomination de marche est encore usitée dans certains pays, tels que la Marche, province de France, avant la révolutinn nommée ainsi, par ce qu'elle se trouvait sur les confins du Poitou et du Berrj. Les Cimhres ont été les premiers habitans du Dancninrk; mais ce pays ne put suflire à la nourriture de leurs nombreux essaims. Ils s'unirent aux Teutons qui, selon Pline, étaient dans le Holstein et allèrent inonder l'empire des Romains qui, sous la couduite de Marins, s'oppusèimt à eux et les exterminèrent. Ceux qui écltappèrent au carnage , furent appelés Jutes, Devenus encore trop uonibreux^

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ils désolèrent l'Europe vers le <) et le 10,* siècle, débarc^omt <or l** e&t«t, rfr montant les rivières, pillant, brûlant et «accageaot, lU parcbanir<^t d* eeti« na, nière l'Allemagne et la France sous le nom de Aormaiidi, et envalurent l'A terre et l'Irlande sous celui de Danois.

<9) Qui, k raison de la population, donnent Qo3 habitant par L'eue carré»-

Cio) Ce qui donne 17 heures et demie pour le plus long jour, et 7 et d< le plus court.

(1 1) Dont l'exportation est considérable et d'un grand rapport-

(12J II faut remarquer, rélativemeot à la tetnpéralore au. Groailand 'paji J<mt uvma parlerons dans la suiteJ que l'hiver le froid y est excessif, et qn»- dans le pea de iuurs déte dont jouit cette contrée, la chaleur est insupportable.

(i3) Les îles offrent généralement un aspect gracieux et riant. Ce fool de» pUiaei entrecoupées de collines, tantôt isolées, uotût contiguè« et formant d aé-<r2blcs vallons. La province de Jutland présente des traits ploj caBragei, maj en mcae tems plus variés et plus imposans.

Parmi les eaux, il faut remarquer VElhe , le Guden , VE*der. Le* ri»o <ie cette dernière riv ère ternimaîeut , dit-on, l'ampire romain du côté du Nord, et on lit sur une des portes de Rendsbourg, située près de l'tjder; Efdor» romiMmi terminus imperii.

Les lacs sont en Jutland ceux d'Asmitd, Eves , Ans, Salten Kkmss et Mosr. Au nord du Jutland, la mer entre dans ".es terres, j forme une médiierraoêe ea miniature, qui sépare du reste du Jutland une longue presqu'île. Ce gr>Ife * appelle Limfiord. Il y a plusieurs autres golfes de même nature, que le« Oanoû appellent Fiords. Le canal de Slessvich - ffolstein . en séparant les duchés de Sleswick. et de HoUteio, joint la mer Baltique à l'Océan germanique. ■ Les détroits sont ceui du Sund . du grand et du petit Belt. l* premier est le plus remarquable. Les vaisseaux qui le passent , y acquittent le péage à 1 endroit le plus étroit, où se trouve Helsingoer ou Elseneur, TÎlle forte, à coté ile laquelle est le château de Rronbourg, près duquel il est plus sûr de passer k cause des courans nombreux et contraires qui sont dans ce détroit. L opîiua* générale que cette forieresse commande le passage du Sund. et que les Taisseaax ne peuvent se dispenser de passer sous tes batteries, n'est pas fondée, att^tdv que le détroit a assez de profondeur partout, pour qne les plus grands bâtuncss . puissent ranger de près la côte de Suède Le péage du Sund, auquel ont ac quiescé, par différens traités, les nations commerçantes de l'Europe, est mae branche de revenu considérable pour le Danemark.

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