‹ Porte-feuille géographique et ethnographique contenant:Chapitre 78 sur 180 · IIOYAUME DES PAYS-BAS · texte numérisé non relu

IIOYAUME DES PAYS-BAS

DOCOIEiXS GÉOGRAPHIQUES QUI EN IIVDIQUENT

SITUATION

LES CORKES.

L ITESDLE

au N- età ( la mer

l'Ouest .(d'AllLMll.'j

au Sud . (la France à à l'Est . (l'Allem/J

1 ool

îu.'ir.

lieu.

Larr

.:Iim rii."

LES P P. O D l C 1 t O IS s

MirtLi\ALEs. IMiiiPs de fer, beaucoup de tourbe, pierre à chaux, pierres de taille, ardoise, marbrer . albâlre, turquoise*; , charbon de terre.

eaux minéiales etc.

JVLT.tTALEs. Blé, seigle, menus grains, chanvre, lin. ta- , bac, fruits, légumes, pâturages, garance, colza, hou blon, belles fleurs etc.

/Animales. Bétail à corne en quantité, moutons dont la laine esl très-bon ne, cochons, volaille, abeilles, poissons de toute espèce [3 ]

f INDUSTRIELLES. Beurre, froiiages, pèche du hareng, draps, tapis, toîlesde laiitagr et de coton, dentelles, cuirs, papier, fabriques de tapisseries, porcelaine , faVcnce, pipes^ verreries, raffineries de sucre etc.

LECLIMATETLESOL.

C Li M AT. Épais, nébuleux et froid, excepté lorsque le Iroid l'épure; il serait même très-insalubre si leshabitans n'en prévenaient les pernicieux effets par la plus grande propreté elpar tous les moyens que leur suggèreleurindustrieuse3ctivité[4J Sol. Marécageux et très-peu favora.

ble à la végétation en Hollande; mais les canaux qu'y a creuséslinduslrie, l'ont rendu propre aux pàtnrages, et dans quelques can.

tons à une cuîturo utile [5.]

1\- O T E S n È L yi T I r E S A V TABLEAU.

[0 le roTaume des PayS' Bus est un nouveau royaume établi par les actes du congrès de Vienne. }l est formé du duché de Luxembourg, de la Belgitane CBrabanl, ou Pays-Bas autrichienne.) Celte contrée a pris le nom de Batavia^ de ses habitans distingués du teins des Romains en Batavi et J^risii (Bataves et Frisons.) Les Romains appelaient Beîgi.'jue , les pavs situés au N. des Gaules. Ils en reconnaissaient deux contigues. La première contenait ce qu'on appelle Brahant et ses annexes; la seconde consistait dans les provinces les plus rapprochées de îa mer, qui composent la Hollande. Chez les modernes elle a pris différentes dénoniminations ; celle de Pays-Bas parce que le terrein y est plus bas que la mer, dont les eaux l'englouteraiont, si elles venaient à rompre les digues hardies que les Hollandais leur ont opposées, et parce que plusieurs grands fleuves y ont leur embouchure; celle de P lovinces- Unies , à cause de l'union contractée à Utrecht en 1579, par sept provinces de ce pajs, époque à laquelle on vit se renouveler le spectacle que les Vénitiens avaient donné au monde plusieurs siècles auparavant, L'n peuple qui fuyait la tyrannie du duc d'Albe, gouverneur des Pays-Bas pour Philippe II, roi d'Espagne, ne trouvant plus d'asyle sur la terre, alla en chercher un sur les eaux : celle de ndlanàe (la plus considérable de ces provinces), qui signifie pays creux, élymologie fondée sur ce que les terres de la partie septentrionale pressées par la mer, qui refoule les fleuves, paraissent toujours e"^posées à une inondation générale et menacées d'être subracrgécs, ou par les flots écumans de la vaste mer, qui heurtent quelquefois les digues avec fureur et les en tr 'ouvrent, ou pas les ondes plus paisibles des fleuves qui rongent sourdement les terreins fangeux, s'y insinuent et les rendent caverneux; Celle de nouvelle république Batave, lors du traité qu'elle conclut à la Haye en 1795 avec la France, qui la reconnut comme puissance libre et indépendante. En 1S06 Napoléon en fît un royaume, qu'il confia au prince Louis Napoléon son frère. Ce royaume cessa de subsister en 1810 , et la Hollande fit partie de l'empire français Jusqu'en 1814.

[2] Ce qui donne 17 heures pour le plus long jour et 7 heures pour le plus court.

[3] Le principal revenu de la Hollande était autrefois la pèche du hareng et de la baleine. On

estimait le produit annuel de cette pèche à prèç de 5oo,ooo florins.

[4] Malgré toutes les précautions, les vents du Nord et ceux de l'Est y occasionnent de fréquentes maladies, telle que la fièvre et les catharrcs.

[5] CoïFiGVRATio?» DD SOL. La Hollandc présente l'aspect d'une immense contrée restée lon^tems ensevelie sous les eaux, et qu'on aurait desséchée; I humidité et le froid caractérisent son climat: les aurores boréales y sont assez fréquentes; les canaux et même la mer, n'ofl'rent que des eaux troubles et fangeuses^ d'immenses marais^, tels que ceux de Peal et de Bourtang, et des terreins marécageux couverts de bruyères, y décèlent un sol ingrat et rebelle à la culture ; mais on n'y peut voir sans admiration tant de villes populeuses; et les yeux se reposent délicieusement sur des bocages, des jardins et des prairies. Rien ne donne une plus haute idée de Tindustric humaine que leur élablissentent et leur florissant aspect, malgré tant d'obstacles, tant de désavantages naturels. La Hollande n'a pas de montagnes ; elle est dépourvue de bois. Celui dont elle a besoin , lui arrive par le Rhin jusqu'à Dort, au moyen de grands radeaux, qui ont sept cents à mille pieds de long. Fleuves et rivières. Le lihin , qui ne partage pas la gloire des autres fleuves, qui s'augmentent à proportion de la longueur de leur cours. Celui-ci se réduit à rien avant que d'entrer dans rOeéan. Après s'être séparé en deux branches au fort de Stenken , où la moitié de ses eaux fvcud le nom do IJ ahal , V i'ssel lui enlève une pnrlie de celle qui lui restait au-dessous d'Ant* heini. 11 coule ensuite vers cette ville, quoique très-affûibli: à 6 lieux delà, il est obligé de se séparer de nouveau dans Dudersiadt. Ici, sa principale branche prend un autre nom et s'appelle le Leck, Il ne marche plus que sous la forme d un petit ruisseau vers la droite, mais il retient toujours son ancien nom. H va ensuite passer au Trecht , où il se partage pour la quatrième fois. Le Leck s'écarte de cette ville et dirige son cours vers le Nord. Le petit filet d'eau qui porte cependant encore le nom de Rhin, coule tranquillement à Worden , fait ensuitt- ses derniers adieux à la ville de Levde, et finit tristement sou cours, en versant le peu d'eau qui lui feste , dans deux ou trois canaux , sans avoir l'honneur de se jeter dans la mer. C'est ainsi que ce lleuve, après avoir

traversé le lac de C.m'^lancc et s'^lre prccipllc- du haut des rncliers prc^s de Srli.-.luiuse, perd enfin sa gloire et son nom au village de Cnlvi'eck. La Meuse (voy. tableau des rivli^res de l'Europe) reçoit la Samhre à Ninnur, laquelle prend sa source près de Novion , Département des Ardcnnes, el passe i I.andrecie, Mauheuge , Cliarlcroi el Naniur; lEscaut qui a sa source à Beaurevoir , Département de la Somme, passe à Cambrai, Valcncicnnes, Tournai, Oudonarde, Gand , à Anvcis et Berg-op-Zoom, reçoit la Lys à Gand, et la Scai/,e prés de Mortagne ; la Dyle qui prend sa source au .N. O. de ISamur, joint l'Escaut au-dessus de Bicl, après avoir reçu la //aine de l'Est, la Nctlie du N., et la Senne du Sud. L'Escaut, dans l'endroit même où il devient membre de l'Océan, cl vk ses flots, furieux de se voir divisés, s'amoncè- Icnt les uns sur les autres et r..)it entendre des mugissemens prolonges, qui ont fail donner à celle partie du bassin le nour de //ondl. mol qui en Flamand signifie aloiciiient <le chien. Les canaux innombrables du P.iys-liis sont entrecoupés par des écluses, qui donnent la facilité d'inonder le pays et d'écarter les ennemis , à moins que la glace ne favorise leur invasion, et formenl des communications inlérieurcs estrcniémcnt favorâbles au commerce. Les principaux sont ceux de J'onsir.ghe , de Aiciif/ort à Ostcnile, où les vaisseaux sortant de la mer, peuvent entrer au moyen des écluses de Sclickcn, qu'on eniretient à grands frais; le canal de Gand, etc. La Hollande est entrecoupée de mille autres canaux, où l'on trouve partout des barques, qui d'heure en heure partent d'une ville à l'autre sans attendre ni faire attendre les voyageurs. Digues. C'est par le moyen des digues que les Hollandais se garantissent des inondations, opposent des barrières aux ilôts de l'Océan, qui dans la >iord Hollande ou "West. frise a 7 — 8 pieds d'élévation au-dessus du niveau du lerrein. Xfia de rompre la violence de» (lois, on a fiché, au bord de la mer, des pins dans le sable; on les a revêtus de planches, ou enlrelassés de branches d'arbres, pour former des espèces d'eucaissemcns , dans lesquels on a versé de graisses pierres amenées de Norvège. Tout vaisseau hollandais qui va commercer dans le Nord, est obligé , à sou retour , de se charger d'un nombre déterminé de ces pierres en forme de lest. Le long de ces encaisscmens, du côté de la terre, règne un parapet de »5 à 18 pieds de haut, large de 7 i 8. uniquement fo^mé d herbes marines, sans aucune façon ultérieure. Ces herbes s'an'ais-

senl par leur propre poids, se couvcrlissent en terre el forment une masse assez soli.le, derrière laquelle est la digue véritable, élevée d'environ deux toises au-dessus de la plus haute mer , mais de 4 ou 5 pieds plus basse que le parapet. Des poteaux iiiimérolés, distans l'un de l'autre de 40 i 5o t.,;ses, ind:iiuent à ceux qui sont préposés à lenlretien des digues, la partie confiée à leurs soins. La digue n'étant formée que de sable , le vent pourrait y causer du dégât Pour prévenir cet intonvénienl, on y fait cioitre des joncs et des roseaux, qui la retiennent et la raffermissent. Celle partie gazonnée du cùlé de la li rre , présente un talus, qui, par une pente douce, va gagner la campagne, sur laquelle le parapet domine de plus de ao pieds. Les digues de Midemhlick fassent pour les plus belles du pays. Les voyageurs admirent celles dc//e/(/er, a l'exlrémilé septentrionale de la Nord-Hollande. C'est un simple vilbige, situé sur le bord de la mer, au milieu d'une pointe qui s'avance vers l'île de Texel , et dont une partie esl construite sur la digue même. C'r^t là que l'Océan furieux menace la terre d'env.Tiiir son domaine. La main de l'Iiomnie reprime sa rage écumante et lui oppose une barrière, contre laquelle ses flots vainement irrités, viennent se briser en frémissant. Les premières digues furent élevies, dit-on, dans le il." siècle; mais on o'ap- ]>rit à leur donner de la solidité que dans le 12." Lacs. Les principaux'laes de la Hollande commun.quenl avec la mer, et sont plutôt de vastes la"unes. Ce ce qu'on appelle la mer de //arleni a i3 lieues carrées, y compris quelques autres petits lacs qui en font partie. La navigation en est dangereuse ; le Zuiderzie , peut-être regardé comme une petite méditerranée. 11 a 268 lieues carrées de 25 au degré. Il est souvent gelé, ce qui provient du peu de profondeur de ses eaux. Le Peelsche Morat dans le Brabant hollandais, est un marais dont la superficie est de 3o lieues carrées; le /liesboch, on bois de roseaux, est une plage de l5 lieues c.nrrées, tjui était couverte de roseaux, située au N. E. de Geriruidenberg, mais qui aujourd'hui esl en partie desséchée et cultivée. On prétend qu'il se forma, en 1421 dans la nuit funeste du 18 Novembre, pir le débordement des eaux du Vahal et de la Meuse, qni engloutirent 72 villages. Rades. La célèbre rade du Texel. C'est le rrndez-vous de toutes les forces qui partent du Zuiuerzée, tant pour les Indes que pitur les diverses contrées de I Europe ; le ,• iiùdc/t, entre les lies de Ter-Schelling et d'Ameland-

( i54 ) TABLEAU STATISTIQUE DU ROYAUME DES PAYS-BAS.

Principaux L I E L X.

Duché de BraLaul.'

Bruxelles [i] , Louvain [2] . , , Ifireda [3] . . .

Berg-op-ZoomL4 I Maestricht [5] .

Dordrecht [6]

DucKé de Gueidre,,

Principauté d. Li»>ge.

Duché de Limbourg ( Liuihourg [j]

Rui eraonde .

I Yenlo ....

iVimègue f8] ' Zulphen . . .

Ariiheini , .

Liège [9] . .

I Spa [10]. . .

Tongres . . .

Gand [1 i], .

Oudenarde .

, Bruges [12].

' Vpres [i3] .

Cnurtiai . . .

I \ieuport . ,

\Comté de Flandre.

LEUR SITUATION TOPOGRAPHIQU-E.

' Sas-dc-Cand [i^" L"Ecluse. . . .

Fumes . . , . ,

- Mon s

Comté de HainaulJ Marienbourg . .

( Philippeville . .

)^ Amsterdam [i5] / Harlem [iG] . .

\ La Hâve [17] , Delft [18] . . .

Lejde [19] . . .

Rotterdam [20] -

(La Xord.Hollnnde]^''^'''^ ^-'^ ' " ou n'est frise tient h'^^'^^'^'e'^ [î'j . par un isthme ii /a I EJaiu [23] . . . Mvllande méridio-w Horn [24]

f EnkhuTscn [251.

I L'i!ed.Teiel[26j \ L"île EverlauJ .

dans une plaine aux deui ciiiés de la Senne. .

à l'est de Bruxelles

à l'est de Beri^-op-Zoom

entourée de marais et défendue par différens forts .

sur la Meuse> enclavée dans le pays de Liège. . .

dans une île formée par la Meuse et le petit golfe de Biesbach

sur une montague au pied de laquelle coule la 'Wcse

à la jonction de la Roër et de la Meuse . . .

sur la rive gauche de la Meuse

sur une colline escarpée, baignée parle Vahal . .

à la jonction du Borkel et de l'Yssel

sur la rive droite du Rhin

sur rOurthe, qui y passe

à deux lieues de Liège , ,

à l'ouest de Maestricht, sur le Jars qui y passe . .

lia lie sur plusieurs îles que forment j, rivières et divers

canaux , , • , ♦ . . .

forteresse . ,

sur un terrein inégal, coupé de canaux et de routes nombreuses

au milieu d'une belle plaine.

sur la Lys

portdemerquiresleà sec à la marée basse; ITperlée

y passe , .

au N. de Gand , forteresse

au IS'. E. de Bruges, forteresse .......

à une lieuede la mer, au bord delaqucUe elle se trou

vait autrefois

surlallaine, qui se jette dans l'Escaut près deCondé.

au S. O. de Charlemont

au N. de Marienbourg

ur l'Y et l'Amstcl

traversée par la Sparre, qui va se perdre dans l'Ye, à quelque distance de la ville .......

à S. O. de Leyde, dans le site le plus agréable .

lans une con trée fertile, surla Schie auS.E.delaHaye

sur le Rhin, au pied d'une colline.

sur la rive droite et septentrionale de la Meuse, près

de son embouchure

au S. de la Haye

surun fond marécageux, desséché, à rO. du Zuyderzée i l'ouest du Zuyderzée. .,....-..

à deux lieues du Zuyderzée , .

les 2/3 entourés de la mer qui en fjit une presqu'île

au Sept." de la IVorJ Hollande

au rv. E. de la précédente

ii3

es

Dist.- de

Pjris.

Populat."

6yl.

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