‹ Porte-feuille géographique et ethnographiqueChapitre 156 sur 167 · hab. 73 1. carrées, aux Anglais · texte numérisé non relu

hab. 73 1. carrées, aux Anglais

1 2, oooh. 81 c.aux Belges, rein, par ses oranges.

La pèche, principale occupatiou des habitans,

j .1 . (ch ; J 1

nourrissent1 du bétail.

L 'archipel de Ba- , Bahama ... la ha ma ou dés- La Providence ,

l.ucayes (7?,). I Guanahani on St. Salvador, la première terre que découvrit Ch.ri‘st Colomb, auxAngl,

• , aux Anglais, aux Anglais.

J VOTES RELATIVES AV TABLEAU

(i) Cette division comprend tout le territoire renfermé entre la mer glaciale, le fleuve Mackenzie, les montagnes pierreuses, les Etats-Unis et l’océan atlantique.

(a) Le Grœnland, à l'est de la baie de Baflin, est une grande île ou presqn’île dans l’océan septentrional, depuis le 5g — 8t degré de latitude. Selon M. Kerguelen de Tremerec, le Grœnland a été découvert par un nommé Gunlioni , et plus particulièrement reconnu par un Norwégien nommé Eric, qui y passa d’Islande. Celui-ci lui donna le nom de Grœnland, qui veut dire terre verte, à cause de la verdure quM trouva sur ses bords ranimés par la belle saison. Selon d’autres la mousse qui tapisse les cotes de ce pays, lui a fait donner ce nom. Ce pays fut oublié de nouveau jusqu’en 1721 , qu ’Eg'eàe , prêtre danois, y étaLlit une mission protestante. C’est à ce zélé missionnaire que l’Europe doit les plus justes notions de ce pays éloigné, où le Danemark expédie, depuis 1734, trois vaisseaux tous les ans.

La côte orientale ou le vieux Grœneland est inaccessible; les glaces y Louchent un passage qui a environ 35 lieues de largeur entre le Grœnland et l’Islande. Qn connaît mieux la côte occidentale ou le nouveau Grœnland, dont la pointe méridionale a reçu du capitaine Jean Munk, en 1616, le nom àe Farwel, qui veut dire adieu. Le sol est montagneux et hérissé de rochers nuds et arides. Le sol des vallées consiste en marais et en tourbes. Dans les parties voisines de la mer ou qui environnent les go fes, il se trouve de gras pâturages qui, pendant l’été du pays , pourraient nourrir de nombreux troupeaux, si le Grœnland recouvrait une partie de son ancienne population, qui est réduite à 6,000 arnes. Le climat est très-froid. Le froid devient si perçant au mois de Février et de Mars, que les pierres se fendent, et que la mer fume comme un four , surtout dans les baies. L’été commence au mots de Mai et dure jusqu’à la fin de Septembre. Durant ces cinq mois , les Grœnlandais campent dans des tentes, et l’action du soleil y est assez forte pour obliger à se- dégarnir quand ou marché, surtout dans les

vallons ou dans les baies ; quoique les rayons de cet astre tombent obliquement, même pendant l’été’ la poix et le goudron se fondent quelquefois autour des vaisseaux. L’été n’a pas de nuit pour les Grœnlandais. Ce n’est pas que le soleil ne disparaisse environ trois heures et demie de dessus l’horizon ; mais dans les mois de Juin et de Juillet, on voit encore ses rayons dardés ou réfléchis sur la cime des montagnes, et le crépuscule est assez fort pour permettre do lire très bien et d’écrire sans chandelle. Par la même raison, depuis le 3o Nevembre jusqu’au 12 Janvier, le soleil disparait et abandonne celte région ; mais la lune et 'es étoiles qu’on n’y voit guère pendant l’été, veillent alors sur ces climats ténébreux. Ces astres semblent y redoubler de lumière et de scintillation; leur lueur et celle des aurores boréales sont assez vives pour que l’on puisse marcher et même lire sans lanterne. Le sol est plus stérile que celui de l’Islande; cependant quoique la nature paraisse peu libérale pour ces régions, la nier ni la terre n’y sont point dénouées de ressources. Le Grœn land a scs rennes , scs ours blancs , ses lièvres , ses

renards, ses chiens, dont on mange la chair et

qu’on allèle aux traîneaux. Les poules d’eau, ei. ders , canards, cormorans y abondent, ainsi que les harengs, faucons, truites, requins, phoques et baleines. Le veau marin est un précieux don de la nature pour les Grœnlandais ; la chair est leur principale nourriture, la peau leur fournit des vètemens, les nerfs sont convertis en ficelle, la vessie en bouteille , la graisse remplace le beurre et le suif, le sang même leur sert de boisson. Dans le règne végétal, le Grœnland a ses mousses, scs lichens, qui présentent des qualités nutritives peu communes aux animaux qui en font leur pâture. L’oscille, l’angélique, le cochléaria et autres plantes analogues donnent aux matelots leurs sucs fortifians contre les attaques du scorbut. Mais audelà du 65e degré de latitude, toute végétation cesse presque entièrement. Si la nature refuse des forêts au Grœnland, la mer l’en dédommage. Les courans lui apportent des bois flottans, des pins, des sapins de la grosseur d un niât de navire ; ce bois vient de quelque pays fertile, sans doute, mais froid et montagneux. Quel est-il? on

l’ignore. Parmi les minéraux on trouve l’asbeste, dont on fait des mèches, du marbre, du charbon de terre, de la pierre ollaire , dont les Grœnlandais font des lampes , des chaudrons et autres ustensiles, Les Grœnlandais sont une branche des Esquimaux ou Sarcioyèdes d’Amérique, Leur taille est au dessous de cinq pieds, mais assez bien proportionné; ils ont le visage large et plat, les joues rondes et potelées, mais les pommettes saillantes, les veux petits et noirs; le nez, sans être plat, n’est pas assez grand, ni saillant; la bouebe petite et ronde, le teint brun, mais animé d’un rouge vif. Leur couleur en général est olivâtre; cependant leurs enfans naissent assez blancs. Cette cou. leur sombre vient de leur grande mal-propreté. Ils sont toujours dans la graisse ou dans l'huile, assis à la fumée de leurs lampes, et se lavant très-rarement. Les femmes se lavent dans leur urine, leur parfum favori, leur odeur suave et de prédilection.

Le Grœnlandais porte pour vêtement une espèce de tunique de peau de veau marin. Au-dessous il met une chemise de cuir de renne, de peau de sarcelle, de drap ou même de toile; il a des culottes très-courtes, des bas et des souliers de peau, L’habillcmcnt des femmes diffère peu de celui des hommes. Le bas de leur tunique , qui descend jusqu’aux genoux, se termine devant et derrière en pointe, et elles ont aussi des culottes. Les hommes portent les cheveux courts. Ceux des femmes, relevés en touffe sur le sommet de la tête, sont ornes de grains de verre. Celles qui nourrissent ont un vêtement assez ample pour y porter un enfant. Pendant l’hiver les Grœnlandais habitent des cabanes grossièrement construites, é!c-

vées en pierres, entassées les unes sur les autres, et cimentées avec de la terre et du gazon, XJne lampe continuellement allumée, alimentée avec de l’huile de poisson et garnie d’une mèche de mousse, sert à chauffer et éclairer l’iiahitation et à cuire les aliniens. L’odeur de ces lampes, celle qui s’exhale des matières animales à demi-corrompues, et de l’urine qu'on laisse croupir, font de ces maisons un domicile insupportable pour l’Européen, Lorsque la fonte des neiges menace l'édifice d’une prochaine destruction, le Grœnlandais la quitte et construit des tentes pyramidales, recouvertes en peaux de veaux marins. Ces teutes

sont spacieuses et peuvent même contenir plusieurs familles. Les Grœnlandais ont abandonné l’arc et les flèches depuis que les Européens leur ont apporté l’arme à feu ; mais ils ne se servent de cet instrument de mort que contre les ours et les rennes; jamais la guerre ne vient ensanglanter cette paisible contrée. Ce peuple pêcheur a singulièrement perfectionné les instrumens qui servent à la pêche ; les bâteaux sont formés avec des peaux de veaux marins, étendues sur une charpente légère, formés dans le goût de ceux des habitans d’Onalaska, qui seront décrits ci-après. Arrivé à l’âge de vingt ans, le Grœnlandais pense à se marier; il fait part à ses parens de' son choix. Deux vieilles femmes sont chargées de négocier l’affaire auprès de ceux de la fille. Au premier mot de mariage, la jeune Grœnlandaise se retire avec toutes les marques extérieures de l’affliction. Elle met ses cheveux en désordre, quelquefois elle se les coupe. C’est le dernier acte du désespoir, et après cela il n’est plus permis de la demander en mariage. Mais ordinairement la jeune fille ne pousse point les choses aussi loin, et deux femmes» dans les intérêts du garçon, vont chercher 1 objet de son choix , et l’entrafnent de gré ou de force dans sa demeure. Pendant quelques jours , plongée dans la douleur et l’abattement , la jeune épouse ne cherche que l’occasion de fuir; mais le mari emploie tour à tour les semonces et les eoups pour la soumettre à son joug. A’oycz la planche LXXX1I , qui représente en même tems la colonie de Lichtenfels , formée par les frères moraves. Cette eolonic, avec celle de IVouvel- Ilcrrenhut et de Lichtenau, comptaient 1043 individus en i8o5.

(3) La baie d ’ffudson a été découverte par Henri Hudson en 1609. La fin de ce navigateur anglais est digne de pitié. Après avoir passé dans les tristes parages du nord du IVouveau Monde, l’hiver de 1610, au milieu de toute sorte de misères, d’un froid rigeureux et d’une cruelle disette, il voulut mettre à la voile au commencement du printems pour revoir sa patrie; mais la révolte s’était mise dans son équipage. Un scélérat nommé Henri Gréen , auquel Hudson avait sauvé la vie à Londres, se mit à la tête des révoltés, se saisit avec ses complices du capitaine , de Jean Hudson sou fils, qui était eu bas âge, du mathé»

aa&ticïen du navire, du charpentier et de cinq autres. Ils les luirent tous dans une chaloupe, sans vivres, sans armes, et les abandonnèrent ainsi cruellement dans cette affreuse contrée. On n’a jamais eu d’autre information de leur sort. Les ha» bilans de la Nouvelle- Galles sont les Esquimaux, qui vivent dans des cabanes couvertes de mousse et de peaux de bêtes fauves. Leurs occupations principales sont la pêche et la chasse.

(4) Ce pays découvert par Forbisher en 1 5?6, n’est connu que le long des côtes ; le climat excessivement froid, s’oppose à toute culture; cependant les frères moraves y ont fondé quelques colonies , et les Anglais y possèdent quelques factoreries. Les habitans au nombre d’environ 6,000, sont des Esquimaux, Ce pays abonde en animaux à fourrure , oiseaux aquatiques et poissons. On y trouve i’asbeste, le cristal de roche. C’est aux frères moraves que l’on doit la découverte de cette belle pierre colorée, nommée pierre de Labrador , et qu’oa n'a encore trouvée que dans ce pays. On trouve sur les côtes des baleines, des morues, des crustacées, etc.

(5) La baie de Baffin , découverte en 1622 par Guillaume Bajjp.n, Anglais, est un des plus grands golfes du globe. Au milieu de cette baie est l’ale de James, dont l’existence est encore douteuse. Peut-être n’est-elle qu’une masse de glace ; car on a vu cette mer remplie d’îles de glaces fixes, qui avaient 100 lieues de long, et des montagnes de 400 pieds d’élpvation.

(6) Le Canada fut découvert en 1497 par les Français , qui commencèrent à y former des établissemens en i53g. En 1608 Champlain y bâtit Quebee , qui en devint la capitale. Les Anglais1 «’en emparèrent, les Français y rentrèrent bientôt, mais ils eurent de longues guerres à soutenir contre les Iroquois, qu’ils dépossédèrent. Enfin les armes européennes triomphèrent de cette nation , réduite aujourd’hui à quelques peuplades reléguées dans le Haut-Canada, où elles continuent , ainsi que les Hurons , de mener une vie sauvage. Le Canada appartient aux Anglais depuis 1763, Ce pays qui a 200 lieues de long sur 60 de large, est situé sous la même latitude que la France ; mais le climat y est plus froid , et l’hiver y est extrêmement rude; ce qu’il faut attribuer à l’élévation da sol, à la grande quantité de forêts, de lacs, de

rivières et au voisinage de la baie d’Hudson, d'où viennent les vents glacés. Malgré la rigueur d’un long hiver. Le sud du Canada est très fertile. I! produit>du blé, du maïs, du chanvre, du lin, du tabac, du houblon, des fruits, des légumes et mê me du vin. On y trouve des bêtes à cornes et à laine, des chevaux, des porcs, des bisons, des chèvres, des castors, des loutres, des animaux a fourrure, du gibier, de ta volaille, des poissons en quantité, des baleines, des phoques, des chiens de mer, du fer, du cuivre, du soufre et du charbon de terre.

Le nombre des habitans est évalué à 200,000. Cette population pst composée de Français en très grand nombre, d’Anglais, de nègres et de plusieurs tribus de naturels du pays, dont les plus connues sont celles des Iroquois, des Algonquins, des Hurons et des Mohawks. La religion catholique est professée par la grande majorité. Le principal commerce consiste en pelleteries et en bois de construction.

(7) Capitale du Haut Canada, et Kingston le principal entrepôt des pelleteries du Haut Canada.

(8) Capitale du Bas-Canada, sur le fleuve St. Laurent; elle est fortifiée, a une citadelle, un bon port , et fait le commerce en pelleteries. [20,000 habitans],

fg) Ville bien bâtie et fortifiée dans une île du fleuve St. Laurent, [5, 000 habitans].

0 : ai. Pays peu cultivé; mais i! fournit beaucoup du bois et de poissons

fil) Le climat y est froid et nébuleux pendant «ne partie de l’année, le sol assez fertile et culti" vé sur les bords des rivières. Ou pêche sur les côtes des morues, des harengs et d’autres poissons. La Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick appelés autrefois Acadie, contiennent avec le cap Breton 1,969 lieues carrées et 160,000 habitans,

(12) Voy. note 5»

( 1 3 J L’île de Terre-Neuve a 117 1. de long sur €6 de large. Le sol est montagneux, marécageux et en grande partie stérile; il 11’est fertile que sur les bords des rivières. Le climat est très-âpre, nébuleux et orageux. On y trouve de bons pâturages, des forêts d’où l’on tire du bois de construction, et des mines de charbon de terre, qui paraissent inépuisables.,

(14) Ces deux îles sont aux Français qui s'y arrêtent lors de la pêche de la morue,

(1 5) Au N. de la Nouvelle-Ecosse; elle a 80 I, de tour; elle appartenait aux Français. Les Anglais en sont aujourd’hui les maîtres.

(16) Fernand Coïtez en fit la conquête en t 52 1 sur Monté zuma, souverain puissant, qui avait sous lui les Caciaues ou princes préposés au gouvernement des différentes parties de ce grand état. Les Mexicains étaient à cette époque assez avancés dans la civilisation et dans les arts»

Son étendue est de 42,000 1. carrées, èt sa population de 6,000,000 d’ames. Le sol très-varié de la Nouvelle-Espagne, donne abondamment les plus précieux produits du règne végétal, et recèle dans ses profondeurs les métaux les plus recherchés.

(17) Capitale de la Nouvelle - Espagne , compte iSy.ooo habitans. Cette ville est au nombre des plus belles que les Européens aient fondées dans les deux hémisphères, quoiqu’elle soit beaucoup moins grande que celle qu’avaient bâtie dans le même emplacement les anciens Mexicains, Elle est le centre de communication entre les deux principaux ports de cette division , entre F era- Cruz , sur la mer atlantique, et Acapulco, sur le grand océan. Elle peut donc être considérée comme la ville centrale du commerce des trois mondes Le lac Tezcuco , sur lequel est située cette ville, est orné de jardins flottons ou chinnmpas , espèces de radeaux sur lesquels on cultive des fleurs et des légumes.

(18) Ville sainte dans les teins antérieurs à la conquête. On trouve aux environs un monument des anciens Mexicains, consistant en une pyramide de 162 pieds de hauteur. [16,000 habitans].

(19) Capitale qui fleurit principalement par ses mines d’argent- [70,000 habitans]. Elle est située sur le plateau de la cordiliière i’Anahuac.

(20 ) L’ancien Mechoaean , capitale bien bâtie, fait un grand commerce. [18,000 habitans],

(21) Siège épiscopal et résidence d’un gouverneur. [20,000 habitans].

(22) Capitale avec de riches mines d’or et d’argent. [3d,coo habitans],

(z3) Capitale bien bâtie, avec des fabriques de coton, soie et laine. [24,000 habitans],

(24) Sur la baie du même nom , a un port et fait le commerce de sel et de bois de Campêche ,

ou bois bleu , qui sert à la teinture. [ 6,000 habitans].

(25) Capitale, grande et belle ville, bâtie sur la place où Cortez prit terre en 1019. Ellç a un port d ou les richesses du Mexique sont transportées en Europe. [16,000 habitans],

(26) Ville considérable, qui a donné son nom a la racine médicinale appelée Jalap , que fournit son territoire. [i3,ooo habitans],

(27; Ville riche en mines d’argent, qui produisent annuellement 18 à 20 millions de. francs.

(28) Province belle et fertile , mais faiblement peuplée. Parmi les habitans se distinguent les Apaches , ennemis implacables des Espagnols et peuple très-belliqueux.

(29) Capitale et siège épiscopal.

(30) La vieille Californie ou la Californie proprement dite, forme une presqu'île longue de i5o lieues. Le sol est montagneux, sablonneux et stérile, Ou fait sur les cotes la pêche des perles. La population , dispersée sur, uue étendue égale à 1 Angleterre, est de 91,000 âmes.

(31) La A ouvelle - Californie, forpie une lisière étroite, qui longe les cotes de l’océan,; pacifique , depuis 1 établissement de San ■ Diego jusqu’au port San - Francisco, Le sol fertile et bien arrosé, a reçu avec facilité diverses cultures européennes, et offre de toutes parts des forêts magnifiques et,, des savatines verdoyantes , ou paissent., des troupes nombreuses de cerfs et d’élans. En 1802 il y avait 1 Salissions et la population s’élevait à 1 6,000 individus.

(3a) Chef-lieu et siège du gouverneur des deux Californies [700, habitans],

(33) C’est dans cette province formant la partié la plus septentrionale et la plus orientale de l'Ini tendance de San -Luis de Potosi , que les réfugiés français avaient fondé en 1818 une colonie agricole et commerciale, en vertu d’un acte de renonci. ation en leur faveur par le congrès des Etats- Unis, qui, depuis l’acquisition de la Louisiane, disputait à la cour d’Espagne la possession du Te. xas , province que la république regardait comme faisant partie de son territoire. Mais d’après les dernières négo.iations entre l’Espagne et les Etats-Unis, le Texas ayant été reconnu comme province espagnole, les réfugiés se sont nouvellement réunis [1 8t 9] au Toinbechbé, et forment l’état de Marengo, dont la capitale est A igle ville.

(34) Celte Capitainerie faisait autrefois partie du Vieux-Mexique. Elle a 19,000 lieues carrées et 1 ,500,000 hahitans. Le sot est en grande partie très-fertile, et abonde en ble, mais, canne a sucre, cotou, cacao, rocou, arbre dont le fruit renferme des grains qui donnent une belle couleur rouge , et surtout en indigo d’une qualité supérieure. Se» prairies nourrissent de nombreux troupeaux , ses côtes son! poissonneuses, ses forêts sont remplies d’arbres à baume et peuplées de gibier.

(35) Capitale, siège d’un archevêché et d’une mniversité. Elle fait un commerce immense de cacao. C est une nouvelle ville, bâtie plus grande et plus régulière que l’ancienne qui était située à quatre lieues et qui fut engloutie en 1777 par un tremblement de terre, qui fît périr 8,000 famille», [40,000 habitans].

(36) Ville avec un port, dans la province de Honduras, sur la baie du même nom Cette province est habitée par les Mosquitos, nation sauvage et indomptable. Son nom vient de la quantité insupportable de mosquites ou mouches à dard , qui tourmentent les habitans. Les Anglais y ont de» établissemens, et recueillent du bois d’acajou , de la salsepareille, arbuste dont la racine sert de médicament, et de l’écaille de tortue.

(37) 11 produit du sucre, du cacao, des gommes, des baume», des fruits, et nourrit beaucoup de cochons. On pêche la pourpre sur ses côtes.

(38) Ce gouvernement est ainsi appelé à cause des mines d’or et d’argent qu’il renfermait ; elles sont aujourd’hui épuisées et abandonnées.

(39) Les habitans recueillent beaucoup de coton qu’ils teignent avec la pourpre qu’on pèche sur la côte,

(40) Les Etats-Unis s’étendent depuis le Canada jusqu’au golfe de Mexique ; à l’O. jusqu’à l’océan pacifique, et présente une surface de 2,ï56,955 milles carrées, dout la partie acquise à l’est du Mississipi par le dernier traité avec l’Espagne, et qui renferme les deux Florides , contient 942,130 milles carrées. Sa population est de neuf millions d’habitans. Elle s’accroît considérablement par les émigrations nombreuses de l’Europe O11 a estimé que si le territoire actuel des États-Unis était aussi peuplé que l’est l’Italie actuellement, il offrirait une population Je plus de 5oo millions d’ames. La population actuelle est un mélàuge d'Européens

de tous les pay* et de toute» les secte» ; le» Amglais , les Français et les Allemands eu forment la majeure partie.

Ce qu’on appelle aujourd’hui les Etats-Unis , étaient, il n’y a pas encore longtems, des colonies anglaises, sous la domination de la Grande-Bretagne. Fatiguées des impôts dont les accablait leur mère-patrie, elles brisèrent leurs fer», et après une guerre qui dura 6 ou 7 ans, leur indépendance fut reconnue en 1782 , et elles furent admise» dans le monde politique comme un état libre et souverain, dont Washington et Franklin sont le» fondateurs. L’Union américaine composée d’abord de i3 états confédérés, l’est actuellement de 18, formant chacun une république particulière, et de quelques territoires gouvernés séparément par le congrès, mais qui seront reçus dans la confédération lorsqu’ils auront la population requise pour l’envoi d’un député au congrès, qui »e tient dans la nouvelle ville de Washington, dans lequel réside le pouvoir suprême , et à la tête duquel est le président, qui a le pouvoir exécutif et exerce ses fonctions pendant quatre ans. Les colonies étant originairement anglaises, leurs lois, leurs mœurs et leurs habitudes ont beaup d’analogie avec celles de l’Angleterre. La langue du pays est l'anglais ; l’allemand et le français y sont trèsrépandus. Toutes les religions y jouissent du libre exercice de leur culte. L’industrie, l’agriculture, le commerce, les arts et les sciences, la législation et l’instruction publique y ont fait des progrès immenses. Tout annonce que celte portion ds l’Amérique va devenir une des puissances les plu» considérables, tant sous le rapportée la marine que sou» celui du commerce. U y a peu de richesses minérales dans les Etats-Unis; cependant le fer et le charbon de terre n’y sont pas rares. C’est à l’agriculture, à la pêche, à la navigation et au commerce de transport que ce pays est redevable de ses principales richesses. Les exportations qui sont le produit du sol , consistent en poissons séchés, marinés, huiles de baleine, peaux, fourrures, ginseng, bois de construction et de teinture, goudron, potasse, bœufs, chevaux, porcs, moutons, froment, mais, riz, tabac, colon et indigo ; on exporte encore un peu de sucre brut, de houblon, de cire, de savon, de suif et quelques article» de manufacture»*

des Turcs et des Persans; maintenant elle est presque entièrement aux Puisses , sous la protection desquels le prince s’est placé. Elle est divisée en Mingrélie, Imirette, Curiel, Caket et Carduel. Elle abonde en vins et fruits excellens, grains, bestiaux, gibier, volailles, poissons etc. La paix de i8i3, conclue entre la Russie et la Perse, par laquelle cette dernière puissance renonce à ces provinces, assure encore à la première le Daghestan et le Léghistan, la Kahardie circassienne et le Schirwan.

Les i les voisines qui dépendent de la Russie, sont Aland, Cronstadt, Dago, Oesel dans la mer baltique; la Nouvelle-Zemble et les îles du Spitzberg dans la mer glaciale. La plus grande des îles de la Nouvelle- Zemble se compose d’une chaîne gelée, marécageuse, couverte de mousse, où se trouvent quelques lacs salés. Les îles lointaines du Spitzberg s’allongent vers le N. depuis 76° 3o' — 8o° 7'. Une colonie de Russes , au service des négocians d Arkangel, y fait sa résidence et s’adonne à la pêche de la baleine. Tant que dure la saison du jour, les rennes, les renards et les ours blancs viennent en abondance visiter ces solitudes; mais tous ces animaux se retirent dans le mois de Septembre, à l’époque de la saison de la nuit. Us traversent la mer sur les glaces, et se rendent dans la Nouvelle-Zemble ou dans la Sibérie. Le plus grand froid est dans le mois d’Avril ou de Mai. Les vents du N, O, et du S. produisent de la neige et adoucissent la température, ce qui s’accorde avec l’observation de Linné à Torneo. Les cadavres de l’homme et des animaux ne pourrissent pas; la gêlée les conserve mieux que tout l’art des embaumeurs. Les montagnes, la neige et la glace ont une belle couleur bleue; lorsque les brouillards s’élèvent, on ne peut

discerner l’atmosphère d’avec la mer, et les vaisseaux agités ne se distinguent que par leurs mâts, qui paraissent comme de grands arbres qui dansent dans l’air. Les îles de Waigatz , Kalgouéf et autres moins grandes, voisines de la Nouvelle-Zemble, sont également inhabitées.

Les îles de la Russie du côté de l’Orient sont: les Kouriles, dont plusieurs reconnaissent la souveraineté russe; les Aleutiennes, les îles de Nego, les îles des Renards, l’île de Kandiak. Il faut y joindre Y Amérique russe.

Les Russes possèdent dans l’Océan oriental :

aux Aléoutes, l’ile d’Unalaska.

aux Andrénoviennes, l'île de Kanaga.

dans les Kouriles, vingt îles, l’ile de Kadiak, ou Kanjak, au S.

d’Alatska, est le chef-lieu des établissemens russes dans ces parages.

Nouvel - Arkhangelsk , établissement formé en 1804 dans la baie de Norfolk ou de Sitca, au N. O. de l’Amérique septentriouale.

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