‹ Porte-feuille géographique et ethnographiqueChapitre 26 sur 167 · VARIÉTÉ ORIENTALE DE L’ANCIEN CONTINENT · texte numérisé non relu

VARIÉTÉ ORIENTALE DE L’ANCIEN CONTINENT

La deuxième variété est celle qu’on avait d’abord si mal désignée sous le nom de tar« tare, quoique les Tartares proprement dits n’y appartiennent point. Mr. Malte -Brun l’appelle variété ou race orientale de l’ancien continent. En voici le caractère: couleur jaune; cheveux noirs, roides, droits et jieu fournis; la tête presque quadrangulaire ; la face large, à la fois plane et déprimée ; les traits peu marqués et comme fondus ensemble; l’espace entre les sourcils, large et uni; le nez petit et camus; les joues globuleuses et saillantes en dehors; l’ouverture des paupières étroite et linéaire; le menton pointu.

Cette variété se compose de tous les Asiatiques à l’Orient du Gange et du mont Belour, excepté les Malais de l’extrémité de la péninsule au-delà du Gange. En Europe on la retrouve, selon Blumenbach , chez les Lapons, chez les Finois; et en Amérique chez les Esquimaux répandus depuis le détroit de Behring jusqu’au Groenland. Mais Mr. Malte-Brun s’est convaincu qu’il faut rapporter les Finois , descendans des anciens Scythes d'Europe, à la première variété, dont ils forment une très-ancienne subdivision.

La race orientale de l’ancien continent, circonscrite dans les bornes qui viennent d’être tracées, offre une remarquable identité de teinte, de physionomie, de forme de crâne et même de langues.

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