‹ Porte-feuille géographique et ethnographiqueChapitre 5 sur 167 · PAR RAPPORT A LA TERRE · texte numérisé non relu

PAR RAPPORT A LA TERRE

Mercure . .

le i5.e

Vénus ....

plus petite d’un 9.®

Mars ....

un 5.e

Jupiter ....

1000 fois plus gros.

Saturne

1 000 fois

id.

Uranus

80 fois

id.

Plusieurs de ces planètes sont accompagnées de petites lunes, que l’on nomme satellites.

La terre a un satellite; c’est la lune, qui fait sa révolution en 29 j. 12 h. 44' 3/;

Jupiter en a quatre.

Saturne sept, avec un anneau (voy. la fi g. 1. pl. V.)

Uranus huit.

La distance de l’anneau de Saturne est de 29688 myriamètres.

La distance de la lune à la terre 38411 myriamètres.

Diamètre de la lune 348 myriamètres.

Son volume n’est que la 49.® partie de la terre, sa masse g'j

Diamètre du soleil 142083 myriamètres.

Son volume est 1384462 fois plus grand que celui de la terre.

Parmi ces planètes les unes sont apparentes et les autres télescopiques. Les premières sont visibles à la vue simple, et sont depuis longtems connues; telles sont, d'après l’ordre de leur distance du soleil, mercure, venus, la terre, mars, iupiter , saturne; les secondes ne peuvent être vues qu’avec le secours des télescopes, et n'ont été découvertes que depuis peu; telles sont: céres, f allas , junon; vesta et uranus.

Les comètes sont des corps célestes que l’on nomme ainsi d’un mot grec, qui signifie: yci a chevelure. En effet, elles paraissent souvent avec une longue traînée de feu brillant, que l’on a nommée leur chevelure, leur queue (PI. V.) La nébulosité dont les comètes sont accompagnées, parait être formée par les vapeurs que la chaleur du soleil élève de leur surface ; quant aux queues , il semble qu’elles ne sont autre chose que cette même vapeur fortement raréfiée , et transportée à une grande distance par l’impulsion des rayons solaires. On aperçoit les plus petites étoiles au travers des queues des comètes; et comme l'épaisseur de ces queues surpasse fréquemment un million de lieues, il faut que la matière dont elles sont formées, soit d'une rareté extrême. Ces queues ne peuvent donc apporter le plus léger obstacle aux mouvemens des planètes. Ce qu'on appelle noyau des comètes, ne semble être autre chose que la partie la plus dense de la nébulosité qui les environne. Cette nébulosité et la queue acquièrent l'une et l'autre leur plus grand éclat peu de jours après le passage de la comète à sa plus petite distance au soleil, lorsque la chaleur que cet astre lui communique, est parvenue à son maximum; on trouve qu’alors la comète de 1680 éprouva une chaleur 27,5oo fois plus grande que celle que le soleil communique à la terre. Cette chaleur fort supérieure à celle que nous pouvons produire, et qui, d’après l’évaluation de Newton, équivaut à 2000 fois environ celle d"un fer rouge, volatiliserait probablement la plupart des substances terrestres.

Tout porte à croire que les comètes ne sont pas lumineuses par elles-mêmes; comme tous les autres astres, elles participent au mouvement diurne de la sphère céleste; elles parcourent des ellipses au foyer commun desquelles le soleil est placé.

Les planètes se meuvent autour du soleil d’occiDENT en orient, et dans une zone très-étroite de la sphère céleste; les comètes, au contraire, n’affectent aucune direction particulière, et les orbes qu’elles parcourent, présentent tous les degrés d’inclinaison au plan dé l’Éclyptique, depuis o jusqu’à l’angle droit. Les orbes des planètes sont presque circulaires , et ces astres sont constamment visibles ; les comètes parcourant des ellipses extrêmement alongées, ne s’aperçoivent que lorsqu’elles se trouvent dans le voisinage de l’extrémité du grand axe la plus rapprochée du soleil, ou au périhélie. La plus petite distance de la comète de 1769 au soleil, est à peu près égale à 10 millions de lieues; mais lorsqu’après 58 ans la comète a atteint l'autre extrémité de son orbite, elle est éloignée du même astre de près de 1200 millions de lieues. Cette comète étant cependant parmi toutes les comètes connues celle qui s'éloigne le moins du soleil, on peut se former une idée des grandes révolutions que les seules variations de température doivent produire sur ces astres. Le peu d’influence des comètes sur les mouvemens planétaires , nous prouve la petitesse de leurs masses. On a trouvé que la masse de la comète de 1770, qui parmi toutes les comètes connues est celle qui a le plus approchée de la terre, 11’était pas la 7-'— e partie de celle de la terre.

O11 ne peut déterminer le nombre des comètes; il est sans doute très-considérable, et se monte à plusieurs mille. Les astronomes ont calculé les élémens des orbites de plusieurs. Ils ont trouvé que celle de 1682 emploie 75 à 76 ans à faire sa révolution; celle de i55a emploie 129 ans; celle de 1264 vue ensuite en i556 , et qui reparaîtra

en 1848, emploie 292 ans; celle de 1680, la plus grande de celles qui ont été observées, emploie 574 ans, et reparaitra en 2254, si toutefois les observations des anciens sont exactes.

Les autres corps célestes que nous apercevons dans le ciel, et qui conservent entre-eux le même ordre, sont les étoiles, que les astronomes anciens et modernes ont classées, pour la commodité de leurs observations, en réunions ou groupes, que l’on nomme constellations. Celles du Zodiaque, auxquelles le soleil nous parait correspondre pendant chaque mois, se partagent en quatre classes répondant aux saisons (voy. pl. VI.)

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