DUE
larg.
la surface
Êjr
LES PRODUCTIONS
le climat et le sol.
rUne île de la mer
Minérales. Uneinfinitédesources chau-
climat.
du nord
des ou bouillantes, du basalte ou mar-
L‘air est froid, mais sain; ce-
1 r le 17-C et |
bre de couleur, des mines de 1er, de
pendant le froid n’y est pas en
' \ 29.' deg.
. cuivre, de plomb, et surtout de soufre.
proportion de la latitude.
rntrn / *nS'r 0C,C
1 Végétales. Très-peu de bled et encore
Sol. Arideetengrandepartie
Aie 65.° et
le i.cr
I moins de légumes. (5)
impropre ;i la culture.
/ 67.cdela-
climat
/Animales. Bœufs, des chevaux petits, mais
(. lit” N.
l.carr.
de
excellens, moulons de la petite espèce,
\ beaucoupde renards et autres bêtes fau-
j ves, des faucons les plus estimés de
1 l’Europe. (6)
[Industrielles. Du poisson sec, du suif.
de l’huile de baleine, des peaux assez
bien préparées, des cygnes, des plumes
et de l’edredon. (7}
le 5o° oo/
au N. le Cal- N
/Minérales. Charbons de terre, tourbe,
( et le 8°1
tégat
salines, terres calcaires et à porcelaine,
L’airquelquefois humide, mais
\ 5o/long.r
ciment qu on tire (le Bornholm, et plu-
le plus souvent froid et sain.
J or.c
| d’Allem.0 I
1 sieurs sortes de grès.
Dans le Jutland et les îles de la
enlrc le 5V> 20'
(Végétales. Bled et orge, bled sarrasin,
Baltique 011 n’y connait que l’été
J et le 57°
le 1 1 ,c
j pommes de terre, fruits, houblon, lin,
et l’hiver ; le passage du froid au
jr 5o/dela-
1 mer liait.0 /
d’heu-
J chanvre, elbois de construction (11)
chaud étant subit. (12)
v tit.cN.
j à TE. le Sund. I
\ Animales. Bétail à corne, chevaux très-
Sol. D'une fertilité étonnante.
(tui la sépare 1
I renommés, porcs, oies, et volaille en
Dans le Holstein et le Jutland
de la Suède et
I abondance, ainsi que toute espèce de
l'agriculture peut être comparée
la mer liait.0
' poissons de met.
à celle de l'Angleterre. (i5)
In dustrielles. Draps estimés, toiles, gan ts,
chapeaux, papier, cuirs crus et aprêtés,
\ salpêtres et boissons distillées etc.
cédé au Danemark
. au N. le Hol-
\ en 1 81 5 en indem-
stein
/ nité de la Norwè-
V à l’O. et . . j
{Minérales. Tourbe.
I ge. Une partie du
) au S. le D. de \
( Duché appartient
\ Hanovre
(Végétales. Grains, lin.
au G. D- de Mek-
J à l’E. le G. D. [
lenbourg-Strélitz.
' de Melîlenb.-
'-Animales. Bestiaux, abeilles.
k Schwerin J
NOTES RELATIVES AV TABLEAU
(1) Le premier nom de l’Islande fut Snaeland, c’est-à-dire, Sclmeeland , pays des I neiges. Un Suédois, nommé Gardar , la nomma Gardarsholm ; enfin Flocko la ! nomma Islande, c’est-à-dire, Eisland, à cause des glaces éternelles qui la couvrent- Selon quelques géographes, 1 Islande est la Thu le des anciens. Quelques géographes modernes pensent que celte Ne doit faire partie de l’Amérique, Elle a clé peuplée par des colonies venues de Nnrwège.
(2) Il est des endroits où clic a plus de 20 lieues.
(3) Qui, à raison de la population, donnent 10 habitans par lieue carrée,
(4) D’où il résulte que dans celle Ne il y a un mois de jour et un mois de nuit.
(5) On y cultive la pomme de terre avec quelque succès. Si la nature a refusé aux contrées les plus septentrionales du g)obe les plantes légumineuses, et céréales des zones tempérées, elle a ôté à plusieurs végétaux des terres polaires ce qu'ils opt de désagréable au goût et de nuisible dans un autre climat, et offert un aliment dont le besoin a su tirer un parti avantageux. Tels, sont le roseau (Arundo arenaria L.) qui croit abondamment dans la partie orientale de l’île et dont on fait de la farine; la grande bislorte (Pnlygonum bistorta L ) dont on fait du pain noir à la vérité, mais sain ; la mousse d'Islande (Lichen islandicus L.) dont (Islandais fait du gruau, qui, mêlé avec du lait et de l'eau, donne une gelée très-nourrissante; mêlée avec un peu de farine, on en fait même du pain.
(6) On en exporte tous les ans pour 1000 liv. sterlings. On est surpris de ne point trouver, avant 1 an 1770, le Renne en Islande, tandis que les parties septentrionales des deux mondes, entre lesquelles cette Ne est située, en sont pourvues, surtout le Groenland. Il est vraisemblable que cette espèce d’animal a péri dans une des grandes catastrophes qu’a éjjrôuvéc l’Islande, On a transporté d<- la Laponie quelques-uns de ces animaux si utiles aux habitans des terres polaires, et ils s’y sont bien propagés, comme cela devait être dans un climat qui leur est propre et qui produit leur principale nourriture.
(7) Il en passe à l’étranger annuellement plus de 200 quintaux. C'est le duvet doux, chaud et léger d’un oitcau qui n’est point un aigle, mais une espèce d’oie des incrs du Nord, que l’on ne voit point dans nos contrées, cl qui ne descend guère plus bas que vers les côtes d'Ecosse, Cet oiseau s’appelle Eider, son duvet Eiderdunen ou Eiderdauncn , duvet d’eider, dont ou a fait ensuite edre-don, et par corruption aigle don, qui n'est pas un mot reçu.
(8) C’est la Cbersonèse Cimbvique des anciens , dont le nom moderne est composé des mots danois, Dan-mark, provinces des Danois. Le premier de ces noms est celui d'un roi de cette contrée, qui y régnait vers l’an 1098, et le secend répond aux marches ou élablisseinens que les Romains avaient formés sur les frontières de leurs possessions. Dans le moyen âge, on appclla Marca ou Marchia ce que nous appelons limites ou frontières. On établissait sur chaque marca ou frontière un corps de troupes à demeure, pour la défendre et celui qui le commandait, s’appelait fl/archeus ou Marchianus, dont les Italiens ont fait- Marchione et les Français Marr/uis. Cette dénomination de marche est encore usitée dans certains pays, tels que la Marche, province d( France, avant la révolution nommée ainsi, par ce qu'elle se trouvait sur les confins du Poitou et du Berry. Les Cimbres ont été les premiers habitans du Danemark ; mais ce pays ne put suffire à la nourriture de leurs nombreux essaims. Ils s'unirent aux 'louions qui, selon Pline, étaient dans le Holslcin et allèrent inonder l’empire des Romains, qui,1 sous la conduite de M.irius , s’opposèrent a eux .et les exterminèrent. Ceux qui échappèrent au carnage , furent appelés Jutes. Devenus encore trop nombreux,
ils désolèrent l’Europe ver# le 9 et le io.e siècle, débarquant sur les côtes, remontant les rivières, pillant, brûlant et saccageant. Ils parcoururent de celte manière l’Allemagne et la France sou# le nom de Normands, et envahirent l'Angleterre et l'Irlande sou# celui de Danois.
<9) Qui» i raison de la population, donnent go3 habitan* par lieue carrée.
(10) Ce qui donne 17 heures et demie pour le plus long jour, et 7 et demie pour • le plus court.
(u) Dont l’exportation est considérable et d’un grand rapport.
(12) Il faut remarquer, rélalivement à la température du Grccnland (pays dont nouï parlerons dans la suite) que l'hiver le froid y est excessif, et que dans le peu de jours d été dont jouit cette contrée, la chaleur est insupportable,
(13) Les îles offrent généralement un aspect gracieux et riant. Ce sont des plaines entrecoupées de collines, tantôt isolées, tantôt contiguë* et formant d'agréables vallons. La province de Jutland présente des traits plus sauvages, ma. s en même teins plus variés et plus imposans.
Parmi les eaux, il faut remarquer Y Elbe, le Guden , ŸEjder. Les rives de cette dernière riv ère terminaient, dit-on, l'empire romain du côté du Nord, et on lit sur une des portes de Rendsbourg, située près de l’Lydcr : Ej dora romane terminus imperii.
Les lacs sont en Julland ceux A’Asmild , Eues, Ans, Sultcn Knuss et Mnss , Au nord du Jutland, la 111er entre dans les terres, y forme une méditcrranJp en miniature, qui sépare du reste du Jutland une longue presqu’île. Ce golfe s’ap-* pelle Lim fiord. Il y a plusieurs autres golfes de même nature, que les Danois! appellent Fiords. Le canal de Sleswitk - Holstein , en séparant les duchés du Sleswich et de Holstein, joint la mer ballique à l'Oeéau germanique.
Les détroits sont ceux du Sund , du grand et du petit Bell. Le premier est le plus remarquable. Les vaisseaux qui le passent, y acquittent le péage à l’endroit le plus étroit, où se trouve llelsingoer ou Elseneur, ville forte, à côté de laquelle est le château de Kronbourg, près duquel il est plus sûr de passer à cause des courans nombreux et contraires qui sont dans ce détroit. L'opinion générale que cette forteresse commande le passage du Sund. et que les vaisseaux ne peuvent se dispenser de passer sous ses batteries, n’est pas fondée, attendu que le détroit a assez de profondeur partout , pour que les plus grands bâtimcn9 puissent ranger de près la côte de Suède Le péage du Sund, auquel ont acquiescé, par différons traités, les nations commerçantes de l'Europe, est une branche de revenu considérable pour le Danemark.
ta ts du
tableau des états de Danemark.