CRUCHE EN BRONZE DORÉ
tPPAHTESAXT A SI. L'ABBÉ COFFISET (Ij.
Celte cruche provient de Pouan, comme les objets si remarquables qui font le sujet de notre première planche d'antiques. Elle a été découverte l'année suivante, le 23 juin 1843, dans une sépulture peu éloignée de celle de l'illustre chef Héva. On a trouvé à côté du squelette, outre cette cruche, une lance, une épée et une pièce de monnaie en cuivre, que nous n'avons pas vues cl qui onl été vendues à M. le marquis Louis des Rcaulx. Elles se trouvent sans doute au château de Coclois. On jK'ut supposer avec quelque vraisemblance que le guerrier auquel cette cruche, cette lance et cette épée ont appartenu, était à peu près contemporain d'Héva et vixiiit à l'époque mérovingienne, peu après la chute de l'empire romain. Des renseignements que nous avons reçus de M. le maire de Pouan, il semble résulter que l'ouan a été bâti sur l'emplacement d'un vaste cimetière. Des fouilles, faites dans l'intérieur même de ce village, en 4824 et en 1840, ont amené la découverte de douze squelettes, près de l'un desquels se trouvait un vase do verre cl un plat en terre similaire. Hors du village, à l'ouest, on a trouvé, en 1825, trois cercueils de pierre. C'est encore aux abords du village, mais à l'est, qu'ont été recueillis, en 1 8 42, les objets publiés dans notre première planche; en 1843, la cruche qui fait l'objet de celte notice. D'autres fouilles amèneraient sans doute de nouvelles trouvailles.
On peut considérer comme très-vraiscmblablo l'élymologie que M. Peigné Dela- « otir donne au nom de Pouan. Ce nom dériverait de pulent, fétide, et non de potmt, comme il semble résulter de l'orthographe vicieuse d'une charte carlox indienne.