‹ Portrait politique des papesChapitre 10 sur 190 · SAINT-URBAIN T · texte numérisé non relu

SAINT-URBAIN T

Zn* TONTIFB. — DE 23 21 A 23o.

It en est de même d'Urbio I*', auquel on attribue une constitution par laquelle il aurait rendu les églises habiles à accepter et posséder des biens* fonds donnés ou légués par les fidèles. Le but de rÉpltre supposée de Saint -Urbain, production du huitième siècle, était de persuader que les Souverains Pontifes avaient exercé ce pouvoir depuis les premiers siècles. L'imposteur n'avait pas prévu que les savans sauraient bien qu'il n'appartenait qu'au souverain temporel de donner des lois relatives à la possession des terres. Le second objet de cette Epitre était de faire croire que, mal* gré que les trônes fussent occupés par des souverains païens, l'Eglise possédait déjà des biens* fonds avant le milieu du troisième siècle. Depuis le huitième siècle , jusqu'à notre temps , les Papes ont tiré un très-grand avantage de ces faussetés.

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PONTIEN,

XTU* PONTIFE. — ^ DE îSo À »55.

On sait très-peu de choses de plus de Saint- Pontiea , si ce n'est qu'il fut exilé en Sardaigne; fous le règne de l'empereur Alexandre Sétère, de cet empereur qui, comme on sait, favorisa si^ •QTertement les chrétiens, que Lampride va jus--' qu'a laisser douter, dans son histoire , sll n'était pas lui-même chrétien, ainsi qu'Onaméa, sa mère. Cette dernière faisait un cas tout particu* lier d'Origène, dont la réputation de sagesse et de justice était aussi bien établie à Rome qu'à Alexaû* drie. Avec de telles dispositions reconnues dans le chef de l'Etat, il est difficile de ne pas soupçonner' qae le bannissement de Pontien soit dû â un excès de zèle religieux ^ qui aura pu l'entraîner jusqu'à insidter aux dieux de l'empire, ce que n'aura pas voulu permettre le fameux jurisconsulte Ulpien, préfet de Rome et ennemi des chrétiens, parce qu'ils voulaient introduire un nouveau Dieu.

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ANTHERE,

iTKi* fovcnn. -<• Bç >55 4 «5fi«

Sàm d'arrêter à ce que rapportent les iauskes dëcrétales sur Saint- Anthère, nous «avons paries historiens du quatrième siècle que, désirant o^m^ ^rver la mépioire des martyrs., il créa des notai-» res qu'il chargea de faire la recherche de leurs pr^^ès et d'écrire leurs actes. C'est-là rorigtne df toutes les fables qu'on trouve écrites dans les lé^ gendes des Saints martyrs des années précédentes. ^ Les notaires suppléèrent aux procès véritables ,. qu'ils ne purexit retrouver, des procès de leur invention ou de Tinvention de tout autre , copiéS' s^ns examen*

Saint- Anthère souffrit le martyre dans iasixième persécution générale excitée par l'emp^ ri^r Msximin ^ en l'an a36.

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