VICTOR II
cun* rONTiFB. — DK io54 A io57.
Les Romains envoyèrent le sous-diacre Hilde-^ brand, cardinal, avec le titre de légat , à Tempereur Henri III , pour le prier de leur accorder pour souverain pontife , son parent et ancien ministre Gebehard, évêque de Eiesthad. Henri accueillit leur demande , et Gebehard fut élu par le concile de Mayence, dans le mois de mars io55. Il partit ensuite pour Rome , où il fut intronisé le i5 avril comme son prédécesseur. Il resta toujours en possession de son évëché. Il était impossible que tous les Italiens fussent contens de voir la tiare sur la tête des Allemands. Lambert, écrivain contemporain, raconte qu'un sous -diacre chercha à empoisonner Victor ; qu'il mit du poison danslevin qui était dans lecnlicc; que le pape, malgré ses efforts , ne put pas le lever après Tavoir
consacré; que connaissant que cet événement présentait quelque chose de mystérieux, il se mit: à genoux sur les marches de Tautel , et qu'avec beaucoup de ferveur il pria Dieu de lui faire la grâce de lui en découvrir la cause; que le sousdiacre fut, à l'instant, obsédé par le démon , de manière que tous les assistans s'en aperçurent ; que le pape pria de nouveau, et invita tout le monde à prier pour la délivrance du sous-diacre , et qu'il fit enfermer le calice et le vin consacré dans le tabernacle d'un autre autel. Fleuri ajoute que Lambert est un écrivain d'un grand poids ; mais le fut-il encore plus, )e ne croirai pas à ce miracle tel qu'on le raconte. Le pape eitt, sans doute, quelque motif de crainte , et il feignit alors l'impossibilité de lever le calice. Il persécuta beaucoup les simoniaques ; voilà la seule chose remarquable qui appartienne à notre sujet. Il mourut en Toscane , à 9on retour d'Allemagne , le 28 juillet 1057.
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