M. ANTOINE CHARTIER DE LOTBINIÈRE-HARWOOD, DÉPUTÉ DE VAUDREUIL
Moins l’armure, un preux du temps jadis, un francet loyal chevalier de l’époque féodale, revivant en nos jours de commerce et d’agio sur un continent nouveau, au milieu d'institutions démocratiques.
Appartient à une des plus anciennes et des plus nobles familles du Le Son grand-père l'Hon. Antoine C. De Lotbinière, Seigneur de
laudreuil, de Rigaud et de Lotbinière, occupa en 1793 la charge de
Président de l’Assemblée ! igislative. Noble de race, seigneur del
nom, gentilhomme de manicres, le député de Vaudreuil, à défaut de ha côte de mailles qu’ileût si bien portée, revêtit la robe d'avocat en 1848; devint plus tard, en 1863, membre de l’Assemblée Législative jusqu'à l'union, époque à laquelle ses électeurs lenvoyèrent d’un accord una: nime siéger à la Chambre Locale.
M. Harwood De Lotbinière occupe depuis deux ans le poste de dépu-
té Adjudant-Général de la Milice, dans laquelle il a le rang de Lieute.
nant-Colonel. En vertu de la loi passée par la Législature de Québer, le galant colonel ne pourra conserver son siége qu’en déposant son épée : il devra chossir entre Minerve et Pallas. Comme orateur, il peut s'appliquer le célèbre distique du Gin : Mes pareils à deux fois ne se font point connaitre, Et pour leurs coups d'essai veulent des coups de maitre.
En effet, lors des débats orageux au milieu desquels se discuta l’op-
portunité de la Confédération, M. de Lotbinière Harwood prononça un!
de ces discours qui font époque. Embrassant les détails et l’ensemble, il s'éleva si haut dans les considérations de cette mesure politique, em ploya un si noble langage, que l’Hon. M. Cartier, chef du parti, lui adressa des félicitations publiques. Au sujet de la motion demandant un octroi de terres en faveur de la famille de Salabery, la Chambre locale eut comme un regain de cette mâle éloquence. Dans la der nière session, Président du Comité des Ordres Permanents, le <éputé de Vaudreuil, obligé de s'occuper de tous les détails du service, uéri dait à chaque séance le front préoccupé de ses collègues, en annorçant de la même voix solennelle et grave : Que le Président du Comité des Ordres Permanents déposait son rapport !
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