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trés-bien exprimées, puis, du doux, dutendre, du passionné, poussé dans le style du marquis de Mescarille; des images, des métaphores, quelquefois bien:trouvées, plus. scuvent “dignes de: Cathos et Madelon;.des essais malheureux dans le genre terrible, de vains.efforts pathétiques, et puis... des mots, des mots et.-encore des mots ; voilà, en résumé, ce que contiennent Mes Loisirs.
Du reste, pas d'originalité, ni de couleur locale. Rien qui indique que l’auteur ait jamais connu les mœurs canadiennes. ::Ses.. héroïnes : sont; moins des-québecquoises que des parisiennes. Elles ont des mantilles : de senora, des voix de. -mésanges,, des fronts penchés etc!etc., bien. populai:
res au:pays latin. : En .xéalité, ses chansons sont: des clichés-de-romances:et:.de vers.à. ma belle, qui, traînent les rués de Paris depuis denx siècles,
5 Quand je compare! toutes, ces. imignardisés et-ceë fadeurs-—écrites, par uù gros FE de gras et jouflu-—aux vers de M. Lemay, je me.dis qu'il y
a aussi loin de dis: à celui-là, qe de Garneau, père à Grarneau, fils,
ce n’est pas peu dire. Car—-en ue.
—0n peut appliquer à Garneau:
ce que disait, souvent un ancien domestique de mon père: ce n’est pas lui qui a éventré la poudre.
Le défaut capital de Mes Loisirs est la monotonie, une monotonie per:
sistante, qui finit par endormir d’autant mieux qu ’elle est toujours accompagnée d'une sorte de ut ment harmonieux.
Une citation fera mieux saisir ma pensée. Je prends une des pièces les mieux réussies, intitulée: Un soir au bord du Lac St. Pierre :
Doucement balance. par la.brise mouranle, Le lac applanissait sa nappe si tr Où déja s’étendaient les ailes de Ia nuit ; Les échos se laisaient au fond du bois sauvage, - . Et sur le sable du rivage, . Le flot venait mourir sans brutt.
La lune déployait sa. chevelure blonde Et ses tremblants reflets se déroulaient sur l° onde Comme ün ruban d'argent suriun rs d’ ed js La:brise caressait la inobile ramée à ‘Et son haleine parfumée :
S’endormuit avec le flot pur. |
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"a: CE | \2 " Un nom plus enivrant que le Den des lol Plus suave qu’un chant sur les vagues lointaines ; 2e Plus doux que es échos d'un bois mystérieux; Qui surpasse en beauté le'chant de RIlOMÈle Dont la vais chaque soir se mêle * Au bruit des fois Banane. .
Nom plus mélodisus que |" Gnde sur la gr êve ; Plus doux qi un péritieé d’ amour Run dans a si AT AT US Laïtare ut n'\ LFrévê Plus: pur qüe: Fe d'ansénfentiqui s'endort ; Nom plus harmonieux que le-vol d’un archange; Pius doux que les accerits sum ia | Qui chante sur sà lyre d’or!
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aus "+ si al ve, m1 rod [5f FD “Enfin lwoitaslidée der la « PA Cinquante versant, d'y arriver. EE te mi ra vers, que contiennentls de Ess CHE de les analyser ou,.de Dan in M ous aurez la mesure ée due on péut Re PS 'A px be tas “Ce: sontides &, pe dagu UES x des es st “Aés'ondins, des brises, ‘des vénts or rs, ne Séphirs, des ramées, des,.ramures, des bois, des feuilles, des bhèves rimant avec réves etc. etc. etc.; et tout çela ch la même chans son, qui s'appelle ce cessivement, ‘chant, accents, nr re pr. «Loos tee te. etc. FES Cetté pi ièce ÿh citée : te en éntigr Fat tement: disi genre de M. Fhéchette et rdethnte
Et remarquons bien que je n'ai p choisi la pièce la moins remplié Toute la seconde moitié du volume est entièrement composée de strophes sonores et creuses, où l’idée, quand il y en a, est noyée dans un style diffus et fade. Le lecteur s'en convaincra 8 il a le courage de lire jusee au bout La Nympe de la Fontaine,
orinne, Flora, Elle, le Matin, le Colibri, Un petit mot d'amour, Mon ges rose, etc., etc.
Pour terminer, j impose comme pensum à tous ceux qui me trouvreront trop sévère la ledture de Mes Loisirs en entier, et ce châtiment ne dispensera de leur répondre. PARU
pus Me sp di à la Voix d'un. Bri,
dé la transition nes explique que. par les événements qui ont traversé la yie du ne Le ton est complèteps ds nn ARpiane le FAIR n'ait
and 11 —
:M.. Fréchette pourrait. bios dire
comme : Alfred de usset :
es prémiers vers sont d'un enfunt, Mais il ne pourrait: pas ajouter avec Jui :
"es seconds d’un adolescent, Les derniers à peiné « vn homme.
Ses premiers et ses derniers sont d'un enfant, avec cette différence
que, dans les uns, l'enfant est d'assez , bonne humeur, et que, dans les au- . tres, il écume de colère.
Après avoir doté son pays de ‘ Mes Loisirs ” ila demandé des gâteaux :
on les lui a refusés! Il A faitesmoi des rentes ;on lui a répondu :
travaillez. Il à. répliqué : mais je chante !—On a SOUTI. ; .
Alors, il est parti, tout boudeur, disant : vous vous en souviendrez ! ! k
ni voulait dite : je m'en souvien:
drai, et il s’en est souvent, La Voix d'un Exilé en témoigne. |
Quand il revint, il avait des” airs triomphents.. -C'était-Coriolan reve-\
EE
nant dé'cez iles Volsques! Il aväit si bien flagellétous nôs/hommes pit:
blics les plus éminents, qu'il les,croyait den A I} venait jouir de sa victoire;’et il n'avait plus qu' —, son pied, comme la Déesse Liberté: ir
Sur leurs cadavr es L'rrassés !
Ma'heureusement, il n’était pas encore: renté. Ja grande République s'était montrée bien ingrate pour tant d'amour, qu'ildhui avait montré 41? .55)
11 aa cMépfatine # 11515 où Chez laxbétis sa boising; : 2 di HOT] AU + 1, La priaat de:lui prêter EC RS Quelque g grain pour PURÉE RUE" + AHIEN st à la Saison: hôuvelle ; ©1219 c'est-à-dire, jusqu’ à Tanéaitiésempñ définitif des gueux, des bandits, des monstres à face” humaine, des ‘ scéléralr, des brigands, des cormor ans, dès ieuvres, des. Chacals, des : vampires, des :
quins, des harj pes, des. corsaires, dot fe Jarrets, ribauds } VOYOUS et. Sacripqñ(s, Le gouvernent le: Pays | ra ST eut
Sol ss D
; La Lévis n "est pas RE TAE a SIN TL] Go faisiez-votis, dit-elle: at: ternÿsé
hand, au temps-rje vous. réchauf-
-faisd comére | o8éia, :9mMme une rBôde | [anis ER, à m péeuips où jp «vans Hpromettais: porn. ay enr Si: TOUR OU-
liez travailler unipeuitet. mettré 1URS talents ;è à mon.serviee 2 rs, ou = rrAu Sanrneé ? dit-il, je chan As) oh av mb:
or Vous: sbonitde L Eh. Les: bites ainionsnt Hi de. Lévis Fontéges hi, danser. 11) ,39 229 3 Fut dveile, pren F Hg Et se: hondit àda Salle de: Musiqtie Hi yayait là une réunion de müsiciens et de danseure: Fabre; le fluisié-acrobate,:Letellier,. le trombone; :Pozer,. lé, tame ‘hour, Fournier, ss rent Én -et Pia sieurs bubreë. 1 5{ 129 Ï1 entra en scène . . .'.-.et en. ones 108 près quelques. Eu de force isur le corde et le-trapèzé;o accomplis par Msabre,al.exéeuta une 'jolie:.carigle, tantôt-avec la pose de Cicéron, zomtrant. du. doigt Gatilins aux porstes\ de Rome, et tantôt. avec..les airs de Béranger chantant: la: rec etoMistigris: 2 dsenotsienr Lis M
Fee RP OR np 2 are
:L'Evénement afirmé, et: nous::le croyons sans peine, qu'il ÿ:éut° beau- “évup de rires; lorsque, faisant le beat -ét souriant narquois ment, ildit dans ‘s0n language:figaré s 1):
‘ Le vin de la Confédération, ça « n'est point brécisément ce'qu'on “ pourrait appeler du vin de Champa- “ gne ... (Rirés) Au contraire, il-me # semble avoir” un petit goût de ‘vi- “ naigre assez prononcé. (Rires) Mais “ enfin, l'important pour nous, c'est si de tâcher de l'ingurgiter sans nots «: étouffer. (Rires)”
-Cemment ! La: Confédération: n’a pas d'autre défaut? Elle n’a qu'un -petit goût de vinaigre assez prononcé ?
Mais, alors, c’est le meilleur: des gou- ‘vernements Li, 1H#La Vois d'un: Erilé nous avait Honm6 d’autres notions sur la Confédérations: C'était sure œuvre.’ émmonde, “igänt le sdnetuaire pour décor, accom- “plie sous le: régard2de Satan: par odés 2postrates et dés Mandrins, pondnt t'qüe Ne verge dorhabeaissd> * roger op
Mais, maintenant, si où n'eut que
—îñû
le ‘du vin un peu aigre, après tout, ça ü- nè-peut pas faire tant:de mal. : Heuau ‘reuses les ‘nations::qui ne boivent hs que du vin ayant un petit. goût. de il vinaigre ! J'en connais qui boivent +a du sang, après s'être abreuvées d'alon cool démagogique. :
pa- ‘7: Cette petite: digression historique me était nécessaire pour expliquer comÿi- ment l’auteur de Mes Loisirs. a. pu [ais écrire La voix d'un Exilé ; comment est 'imitateur de Lamartine s’est. trouvé ous \ ‘mêlé tout-à-coup à la tribu des. hur-
leurs. M. Fréchette, dominé par l’orgueil, a laissé entrer la haîne dans son cœur, contre un ordre de choses kn n'avait pâs su le distinguer de la | -foule:iet le rendre puissant et: righe.
Ce germe délétère s'est: developpé k “éhez'lui et lo rérolhtiénnalre a. axe
“scdoètel nsinoen.
CM; do Chateaubriand: a: dit z, Aube 5e Eecwurle plus serein en ep
sspéhcé: réssenrbieiau puits mt 7
#i1é savane: dAdéchuair::}s supfase an + patait cahho et! uvre, mais-qand “Motos repèrdez ah dond' du,:bssgin,
e-media rem ET DE LE Modus mr
UE 9 voüs aperçgevezmis larger: qu à -ss ‘que le puitsnontrit dans, :«10est Rrrunerÿmage;iparfai de de) état &ebprit doM. Fréchotte, 4 qui,: même ädaisdrface, est:hien loin, d’étrecalime.
HA un crocodile sui-lescœur,.et. tant qu’il ne l’éura pas vomisa prose. se- °#4!déclamatoire et fausse, et ses vers “éxagérés, diffus, ampoulés, quelquefois ridicules. #34 9) soiree! 2ctaon ‘9Quvrons iiaïñtenänt. La voix. dun °Extlé, jui ‘estune. desproductions, du -ébcodii “ét: nous canrons ;;quelque “déc de l'abondance de tiel. que’ peut 2géktenir une äme::s 292@ette longue diatrihe, » qAs Nu ds A is de Wiétor Hugo, et même ti » copiée,restrdiviséeé :en: trois doi, dédiées, ‘ls prerbière: aux libébr du) Canadü, à sèconide éuix.mamdi de l'Institut-Canadien de::Montréal, et id troïsièmé::à:féni 2 Hpnärable GE. Papineau. ::Toutestroisse :res- > Eatont commestrois gouttes d'eau.
‘Ehes débutent pai-dé/beaux/vers, qui MiEtvoia eau Elient) dél Le si tiwécho loihtain dun passé: m
tôt elles éclatent en fureur et répan-
“ | dent F2 invective ie le mme dans « un lan ignoble et bas
fat ga de lécame, des crane chats, des morstires, des coups de «À poing, des eoups de pied, etc., ete.
>B jusqu'à épui. ment. Toujours la note A aigüe, criarde, discordante, qui reten- # tit d’un bont à l'autre. C’est l'imprésd cation de Camille, avec l'éloquence dk de moins et la trivialité de plus!
C’est une Furie secouant sa chevelu:
re de serpents, un énergumène faisant un charivari d'enfer, pour attirer l’at-!
tention dé la police :
«Je les ai vus, ces gueux, monstres à la face huhumaine, “ L'œil. plein d'hy pocrisie et le cœur rurt de 1e,
“Le pârjure! à la bouche et le verre à la LUI « Erigeant l’infamie et le vol en science, : 1: « Troquer, en ricanant, » patrie et conscience, "*°# Co va nn igno le parchemin. : . ue |
«Mandat; serment devair, honneur, vertu civique, | À « Rien n’est sacré pour eux ; dans leur rage cini Ë
4 {ls baillonnent la loi pour mieux la viole
Puis, à table, viveurs ! Ici, truffes et champagne t 4
Grisez-vous 6 vous que le boulet du | | 4 Devrait faire seu} chanceler ] j
ss TE
Voyez! L'ignoble ‘bander chaque pas: aecrue ::
Par, ar. tout ce-qu'ont yomi les-rujsseaux dela rue,
À l’ässaut du pouvoir s'élancé avec ardeur ;,
Un Jocrisse-Harpêgon prenü le/segptre du maître : ‘Fartuie esfchambelian, Name di.
NE Et damirande ambassadeur !. te
Po grossir, nie icurs sobres inpies.…
172 LA Dex !
AT nt Vanne er sacr deb ra roi,
Qn:ybit, dofs lérépaireioù tout cela Me
Le.ban,.l' ar ÉEC AE 1e toute. la crapule;, :.,:":
If ônt, p sw les trouver, feuilleté | es écrous,
Vidé tés Plupéuté, sond&ichäque fr ère
Bouléversé. l'ordure; ‘interrogé l'ormière: 1:11 11 Et plongé dans tous, les égouts.r,
Un homme, un seul, parmi ces cor morans à ais. Ces pieuyres, ces chacals, ces vampires livides, Ces pendards devant.qui pâlirait Barrabas !
“Dix. -pages dans. ce..style ! C’est triste etrisible à la fois. : Et dire ‘an pareil homme à la prétention de devenir législateur ! Hélas ! ueldistance parcourue depuis. le jour
at j écrivait
ROUE ds a0s Minéstos AMaiess Oasis " Li pays sa véurentes héros T2: CRUE ur paisiblehbertés «2 1 : #40
11: Etses exfants-dignes d'envie -; Goûtent.les plaisirs, de la vie Au sein de la prospérilé. :
Tien né troublé’ teur existence * Les ris, lajoie et l'abondance!
ii ‘Aûjourd'hoi, ce n’est plus ça. Son.
pays gémit dans l'esclavage, dans la misère et dans la honte, gouverné par.
des bandits et des vollous: {
Pauvre homme! Qu'il doit souffrir de voir sa patrie réduite à un:tel. état d’abaissement:!: |
Terminons ce pastel déjà beaucoup trop 1
talent littéraire ‘bien: supérieur à 808; œuvres. Je erois) même; qu'il a assez de‘talent pour reconnaître que ; Mes!
Loisirs ne côntiennént rien | et que,la.
Voizid'un Exiléne edntient pas grande
chose "En vain. eur ‘groupe! de:
claqueurs: le ‘protlae:! àn;,grand
poète: Ilcsait bieh,-lai, qu'il ne, l'est,
pas, ad co ne le sera |jdtais, faute, sélides quisehdngeraignt, ses
cs 11 9 Jon sa (i busup oiteds "Quand lesnationards «6 en {mot t; en:
Je. pense. quë M. Fréchette & “À
til dit ; (ie ti t:t
'u a mena messe RS — pu Géane-nié ns pe = ae peer er re © Pr =. ETS < — = a nee c = … N en ph nm > Re 25 te mr me ge arr à L og " PR NES ES TS Ce £ = — TZ te — — — 3 : = pres " = = Fan — Fe 27 - Re re = = - = r K
bombarder la forteresse du! pouvoir.
guerre sous les ordres du capitaine de St. Just-—quià gagné son titre à la même bataille que Jean Casgrain %e balafré--ils emmènent. avec: eux M. Fréchette, mais, chaque "fois, il lui strive . le même accident. son fusil est trop chargé, et il erève hulien de:
“partir.
Cela me nr la légende dé Ja
-canomère Parknison:: ul ot
‘Parkinso::, pendant la pa ad ‘emé: É
‘ricaine, ava: ‘t imaginé un bateau plat, :
très léger ‘et très petit, : susceptible d’être employé dans les eaux! des:
moins profondes, et il Pawais:, ‘arrhé d'un:canon de gros calibre: iii! is.
s Mais: la prendière : fois quil. ‘en’ Hé l'essai il se passa: une scène assez: co4 mique; : Il fit feu ! Et le:boulet resta ‘stationnaire, tähdis que la canoñnière fat laicée à deux milles enâtrière -—; Elle était si légère l--Elle tomba a:
-miliéw dés ttroupés de l’Union, oit elle,
tüa trois soldats et un eupotal.
‘La même chôse arrivé à M. Fré:
chette quand ïilse meten frais de
à ‘H'fait feu ! Et vlan ! le boulet ne- “part pas, tandis qu'il est culbuté sur Li ‘Ses voisins, qui s'en retirent éclopés.
se s'Pauvre M. Fréchetto ! Son vais-- < seau a trop de voiles et pas assez der lest. Il aune imagination furibonde, "1 ét malheureusement le plomb qu'il } devrait se couler! dans la tête n'est pas encore fondu.
es, Son pire ennemi, c'est lui-même, £ ‘c'est-à-dire l'amour propre. S'il vou-de ‘lait m'en croire, il connaîtrait mieux . ‘ia nature et ses aptitudes : il renon-
6 cérait aux camps, reviendrait dans le F Pays de Tendre pour:y mourir.
“:1Wiotor Hugo, revenant un matin:
‘du jardin du Luxembourg, dit :°“ Si
je voyais Béranger, je lui donnerais
{a sujet d’une jolie chanson. Je viens
de rencontrer M. de Châteaubriand
au Luxembourg ; il ne m'a pas vu ;: ‘il était tout pensif, absorbé à consi- - dérer des enfants, qui jouaient et fai- -saient des figures sur le sable. Si j'étais Béranger, je ferais une chan-.
son là-dessus : “ J'ai. été ministre, “ambassadeur etc! ; j'ai la Toison
‘ d'Or, le grand cordon de Saint:An- ““ dréjretc. ; j'ai fait, Réné,dle Génie;du 1 Christianisme, etc, ; j'ai vu l'Améri- ‘ que; da Grèce, Rome, ï/etc:;atune ‘seule. chose m'amuse : c’est de yoir #fjouér les enfants,sur le sable.” :..
‘Nos conseillons à M. Fréchette de bièn saisir le sens profond.de ce. petit fait et de ces paroles.. Il est:,né poète, mais il n’ést.pas autre chose.
La vue des beautés de la nature.-lui inspire toujours, $es meilleurs; vers.
Qu'il ne sorte pas de là. C’est la sphère qui lui convient. J’ai lu; dans l’'Opinion Publique-sa poésie du. jour de l'an : àpeine contient-elle une idée; et, cependant,elle est assez jolie, quoiqué longue et:trop descriptive.
. Qu'il se dise à «lui-même ;ce,:.que Victor. Hugo mettait dans la. bouche . de, Châteaubriand : (ox ve “J'ai vu les Etats-Unis et, leurs grandes villes; j'ai fait Mes Loisirs et la Voix d'un Erxilé ;: mais je connais quelque chose de plus. beau :.c'est d'écouter le chant des linottes! et:.de voir voltiger les plames de leur. nid.
SR
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— es me RS me =
no TA LE Lis:
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D- “ J'appartiens au grand parti natio-
du nal, et j'ai fait, lors de ma réception,
sd un grand discours qui valait bien le | ne * vin de Champagne, et qui a mérité | AE les rires de l'auditoire. Mais je sais | . quelque chose de plus joli encore : 14 de c'est de prêter l’oreille aux chansons LA de la brise et de voir sourire le prin- ; » 4 temps. ” Hi +4
Qu'il abandonne la politique qui
lui serait pour lui un casse-cou, et qu'il xs. reste à ses moutons, comme la bonne ke madame Deshoulières. L’arène poli- DS tique est faite pour ceux quiont plus par de tête et moins d'imagination, plus ne d'idées et moins de rêves, plus de lie, principes et moins d’utopies. Qu'il é nous fasse encore des pensées d'hiver |
—à condition, toutefois, de varier un peu, d’'abréger les descriptions et d'augmenter la somme des idées—et tout le monde sera content, content, content.
JEAN PIQUEFORT.
M. HECTOR FABKK.
Il y a beaucoup de sottises qui sont mises en circulation par des gens d'esprit.
De Bonal.
Si j'étais Placide Lépine, le silhouetteur, je commencerais ainsi lo portrait de M. Fabre:
Esprit et corps légers. Jolie figure, .eurieuse et originale. Narquois d'air, “de: sourire et de manières. Front fuyant, où les principes: ne sauraient s'asseoir. Cheveux rares ; je le soup- ‘sonne d'en avoir lui-même dégarni -s0n front exprès pour l’élargir et se donner un: air grave. Dents...attendez..:Pourtier vous dira ce qu'elles sont, moi, je n’en sais rien. Je ne suis pas comme ce diable de Lépine.
Quand des illustres veulent bien poser devant moi, je ne puis pas.leur faire ouvrir la bouche pour compter -les dents qui ne sont plus, ni inspecter-
DR." © EN leurs figures pour peindre les blackeyes qu ils.ont, pu, recevoir. ,,Non, je n’ai pas assez de toupet pour prendre ces libertés là,
M à Fabre n’a rien du soldat, encore moins du général. Mais il a du Gavroche et du Tortillard. Il aime à rire. Il raflole de plaisanteries.
Quand vous lui parlez sérieusement, il ouvre de: grands yeux et pense à autre chose ; ou bier il cherche, dans votre figure ou dans Votre: phrase, quelque süjet de rire: > di
Tout ce qui n'est pas plaisanterie, illé dédaigne. ‘Pour lui; :le::dernier des humains n'est'pas celui qui cheville, -mais celui quime rit:pas. : .
‘1 fait fi de la séiencet des savants, des hommes | d'état et:de: leurs'théories, des politiques convaincus:et de leurs principes. : Dans les grandes ‘discussions parleméntaires, «11 laisse la tribune dés journalistes, ennuyé, ou bien il cause avec son voisin pour tuer le temps. : Il ne croit. pas aux grands discours. Maïs, aussitôt qu’il entend un éclat de rire, ou une pars-
Je piquante, il devient tout oreilles.
Qu'a-t-il à faire dans le monde, si, çe n'est plaisantor:?, :::
Sa passion et son bonheur sont de faire des mots. Quand il:a fait un mot, il n'estime jamais que sa journée: puisse être perdue. Il s’est fait
en ce genre une réputation .et il en jouit. -C'est à haute voix, qu'il. pro- ‘clame les: calembourgs à a faits, ou qu'il;s’est. appropriés. Or, sa voix n’est pas agréable, et si l'on ne peut pas dire. de!lui,comme du député Tremblay, que sa voix est un rhume éternel, on peut. du, moins affirmer qu’elle.est criarde, un peu flutée: et légèrement discordante.
M. Fabre est gens d'letire et homme
d'esprit. Mais qu'est-ce qu'ix om-
me d'esprit, aujeurd'hkx ? Un.dit
bien que M. Buies et mê:u: M: Fré- .Chette sont hommes d’espri: :
M, Fabre se. distingwe . certainement de ces. deur. matamores, et si l’on doute souvent de son esprit. ce n'est pas parce qu'il se l’a pas montré, commeces messieurs, mais c’est
plutôt parce qu’il l'a trop exhibé et n'a pas su montrer autre chose : :A son âge—il a près de quarante ans:
‘il aurait dû faire preuve de quelques autres qualités. "5 0: 0°:
-:1C'est l'énfant gâté de lécritoire, une nature que Placide Lépine n’au rait pas appelée mdle, mais féminine, capable de chanter le Sabre de son “père, mais non de le mettre à son côté. Talent d'ailleurs facile, mais manquant de force, de solidité et de grandeur ; incapable :de comprendre toute la vérité, encore‘plus de l'aimer.
Rieut, frondeur, tapagéur, cassant. les vitres pour'attirer lattention, cherchant querelle à toût le monde pour s'amuser et faire reluiré :sôn esprit.
On peut lui appliquer ces paroles d'un grand penseur: .:
“ Les petits talents, : comme les pe- “ tites tailles, se haussent pour paraîi- “tre grands ; ils sont taquins et sus- “ ceptibles, et craignent toujours de “ n'être pas aperçus.” °° : L'Evénement est à la" fois lescabeau sur lequel il se hausse, et la cravache
es
vom 99
qui luisert à frapper ses meilleurs amis: : Il fut:nn temps:;où l’on - pexisait qu’il deviendrait quelque chose.
Mais ce temps est passé et he revien-:
dia: pins: : Aujourd’hui, on! sait bien qu'il nesera toujours:qu'uri guitariste, stipendié par l’un on l'autre des, partis politiques, qui se le -passent;:
quand il2-ex ont: les oreilles ahuries.
-iNcus écovons sincèrement. :que:M.
Fab:c * fait ne gageure.:: Remuant;; alerte, à À et ;ùr de sa souplessesil a parié,qu'il se-moguüerait-de-tout.et de tous, et. qu'il ne-serait pas pendu. Il
ES
aéhève de gagner son pari. :: :! :
. Naturellement, sd' considération en.
a souffert. :1l.est-étonnant qu'elle ait!
pu résister aussi longtemps et qu'il en reste quel." ‘ose—s'il en reste.
On dit d'r’. bornme rigide et conséquént ave: à. même qu'il est fait tout d'un pièse. ©n né dirajamais, cela du rédacteur de l'Evénement;: et:
il serait lien difficile de cornpter les ièces::nombrenses dont il est fait.
é qui n'est pes dauteux, c “st qu'il.
a joné bien {5 7’àces-dans sa vie, : ;
à | te RE NÉ Re entr dE me He ASS NV +22 3 HER DE Togeenrmd CT Enr ee TE es 7 R re te mir ete Ra Te ESS T Mcbagés + 7e - 5 dt — Er a Em Des = =
mer QE mue
- C’est le voltigeur:de la presse: I1 n’est pas fait pourles grarids combats, mais pour lés'escarmuuches. Îl'ne se bat pas à l'épée, mais à- l'épingle, ef; comme il l’a dit lürméme, il n'a jamais fait uné:blessure grave} Quand ses:
chefs fui: commandent d'extérminer un‘adversaire, ils’ lui i-"posent une tâche au-dessus de sès:: #8. Ia piqué’ bien des gens, mais : Ê :°n jamais tué personne:
Le parti national la: rallié pour gravir les hauteurs du pouvoir; et le secours qu'il en tire est fort douteux.
C’est la mouche du coche” ‘Elle’ vol-
tige, elle agace, elle importune; éle bourdonne, ‘elle Re partout,
Pique. L un, que 1 ‘autre, et croit, à tout moment “Q el fait aller la machine. 6
8 jemdis le coche:arrive :en: ‘hunt, elle:s” en attribuera la gloire: “L'énne:
mi nèess'en occupe pas parce qu'il: la’ said peu; dangereuse: i!| Quand - elle Pa piqué eau: front ow’sut:rlenez> il secoud:la: tête etelle s'eniva On k chasse’ d'un coup de moûchoir, ‘mais
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Dans une nouvelle-qué M, Fabre à publiée: 8 tre :
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‘ Vaibu jusqu'alors que'des auteure. “‘Apetprèé fai “et-qu'ilne-travhi].
laibgéères il n’était aryer: à pr ire duo d :
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“ naux,: dont. plusiexiri avaient été ‘ remarqués, ei songé à une candida- ‘“ ture “pr té qui n avait pue cités 4 accueillie
M, Fabre;en. peciait. ainsi dec son hérok principal, a écrit.sa propre-histoire. Comme Paul Urbain, il:#est:
cru du talent. lorsqu'il a fait ses piemiers-vers.;: Mais il a eu bien)tert;et, lui-mêihe l’a reconnn-depuis:': :: :!1:
Æossuth et Soir d'hive: sont les vers:
les plus ridicules qui sient jamais été:
publiés dans le pays. aie: qui leur soit comparable dans les plus m2 strophes du Répertoire: National.
reproduire serait un ennui: pod le lecteur:et une :cruauté! mutile, pour leur auteur: :je les laisse ‘dormif du somineil’étermel, Au reste, :il faut donner erédit à: M.: Fabre::d'avoir renoncé de! bonne heure à:la:; poésie, et de n'avoir pas réédité Kossuth.:: (On me dit, même, m2 arrosé de quel-
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