Le chemin de Paradis, Préface, p. XXXI
2. Le chemin de Paradis, Préface, p. XXIX. On voit que quand son anli -individualisme le gêne, M. Maurras s'en débarrasse facilement.
l'ordre d'après les positivistes 45
des écrivains de VAciio?î française, à côté des formules de dilettantisme, empruntées à Renan et à ses pareils, et oii il semble qu'on n'ait aucun autre souci que celui d'assister en spectateur averti à r ample comédie aux cent actes divers, s\xv^\i-i\ d'autres formules sensuelles ou brutales, toutes pleines d'appétits ou de colères. Souvent, peut-être, continuation sous une autre forme du même dilettantisme. Mais par là ne s'en révèle pas moins tout ce qui se cache ici de vulgarité et de misère spirituelle.
Nous avons déjà entendu M. Maurras nous dire qu'il vise « à concilier dans son cœur le démon religieux et le voluptueux », parce que « la vie excellente consiste à ne rien méconnaître * ». Et ce qu'il veut dire, c'est qu'il faut faire de la volupté elle-même une religion au sensgrecdumot,en y introduisant, avec le nombreet lamesure,laraison et l'élégance. G'estjusque-là aussi que se hausse M. P. Lasserre. Parlant des grandes dames d'autrefois telles qu'il les imagine : << Elles étaient trop bonnes, dit-il, pourne pas s'offenser de ce qu'il y a de destructeur et d'aveugle dans ces maximes systématiques qui, décrétant absolument l'excellence de quelque
i . Le chemin de Paradis, Préface, p. XVI
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chose, rinviolabilité de quelque chose, vont troubler le désir individuel dans sa source vierge, jeter un poids de tristesse sur sa fraîche germination. . . Elles représentent une pondération exquise de la vérité humaine et sociale. Et je ne crains pas le ridicule à les nommer des Béalrices, des inspiratrices de beauté, puisqu'elles sont la Mesure ^ >>. Un éphèbe de VAciio?! française ne trouva rien de mieux, au moment de la mort de Syveton, que d'exprimer son admiration pour les mœurs honteuses dont celui-ci était accusé par la rumeur publique : il y voyait la marque que Syveton était « vraiment un homme «.Nous faisons grâce du reste à nos lecteurs -. « Que la prostituée ait à gagner son pain, proclame M. Rebell, je le veux, puisque sans cela tant d'hommes ne jouiraient pas de sa beauté '^ )>. Et conviant les intellectuels au succès auquel ils ont droit et qu'ils ne peuvent attendre, selon lui, que de l'aristocratie, il leur crie : « Soyons donc habiles : la lyre d'Orphée est impuissante pour le moment à
d. Action française, t. V, p. 282.
2. Le texte est cité tout au long par M. ûesgrées du Lou : De Léon \fll au Sillon (Librairie Bloud), p. 117.