FRUITS ET PRIMEURS
S’il est une catégorie de produits que les colonies devraient nous apporter avec abondance c’est bien de celle-là qu’il s’agit, et cependant, l’examen des statistiques révèle que nous restons encore tributaires de l'étranger pour la presque totalité de nos importations. Ceci est d’autant moins admissible que nous ne manquons pas de territoires susceptibles de les produire.
à) Agrumes.
L’oranger, le citronnier, le mandarinier et les espèces analogues font normalement partie de la flore méditerranéenne. C’est dire qu’en raison de l’importance de nos possessions situées dans cette zone climatique nous serions en mesure de faire face à nos besoins et de devenir de gros exportateurs.
C’est pourquoi il est regrettable de constater encore l'importance de nos achats à l’étranger.
Commerce spécial en milliers de tonnes.
Importations des possessions françaises. 21 44 71 Importations de l'étranger. . . . . . . 331 251 247 TRUE Ne . 352 295 318
dont d’Algérie : Oranges . . . . . 4800154125;
— Mandarines. . . . 15:88029;:97. 35,3
1. Conf. du Com. Col. « Les fruits et primeurs », rapport de S. de Lestapis, 1933.
E. du Vivier de Strell. « Les fruits coloniaux » dans Rev. Pol. et Parlementaire, juin 1934.
R. Vallet « Les fruits d'Algérie », Revue Econ. Int., mai 1934.
Le conflit espagnol à contribué sans doute à améliorer cet état de choses et il y a lieu de faire effort pour que dans l’avenir l'Algérie, le Maroc et la Syrie deviennent nos exclusifs fournisseurs.
b) Fruits divers.
Ce qui est vrai des agrumes, l’est aussi des autres fruits : pommes, poires, prunes, abricots, raisins, dattes, figues et amandes.
Si l’on excepte la Tunisie dont le climat est sec et qui par ailleurs fournit la presque totalité de la demande française de dattes, il reste que l'Algérie et le Maroc sont admirablement adaptés à ce genre de cultures. Des efforts considérables sont poursuivis dans l’un et l’autre pays pour l’extension progressive et l’amélioration des espèces. Des missions sont allées étudier la question en Californie et des usines modèles créées pour la fabrication des conserves. Nous devons normalement aboutir à une substitution progressive des produits nord-africains à ceux que . la France importe encore d’Espagne, d’Italie et d'Amérique
c) Primeurs :.
La Berberie est également le pays des primeurs par excellence. Depuis longtemps l'Algérie s’était orientée dans cette voie. Nouveau venu, le Maroc s’est révélé particulièrement privilégié en raison de son climat.
Les résultats obtenus de part et d’autre dépassent d’ailleurs toutes les espérances. Il ne reste plus qu’à concilier les intérêts respectifs dés deux pays en insti-
1. «La culture des primeurs au Maroc », dans Bulletin Econ. du Maroc, janvier 1934.
tuant un calendrier des productions et un échelonnement des expéditions.
d) La banane.
Dans l’ensemble des fruits coloniaux là bañane mérite une mention spéciale en raison de son importance, d’ailleurs récente, dans l'alimentation européenne. ÉËn 1931 nous en importions 201,000 tonnes de l'étranger contre 13.000 de nos possessions.
A l'heure actuelle, les Antilles, la Côte d'Ivoire et la Guinée sont loin encore de fournir à tous nos besoins. La production doit être poussée, avec prüudence cependant, en raison d’une crise de sous-consommation qui reste à craindre et qui semble s’annoncer. a
Commerce spécial en milliers de tonnes.
Importations des possessions françaises. . b4 83 122 PRE 0 à à 170 4155 175 HOUR OR MORE RE de ae), 21 34 50 de la Guadeloupe . . . . . . . 17 24 35 de la Martinique. . . . . . . . 12 20 25