‹ Potage à la bisque, comédie en 1 acteChapitre 30 sur 31 · SCÈNE DIX - SEPTIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DIX - SEPTIÈME

BRIZARD

L’enveloppe?... (comprenant.) Ah! ab! l’enveloppe... parfaitement. (il fouilio dans ses poches.) OÙ est elle donc?.. . (Poussant un cri.) Ail !

BERGERON

Quoi?

BRIZARD, tranquillement.

Je ne l’ai pas... C’est singulier!., depuis quelque temps je perds toutes les enveloppes

CLOTILDE, à Bergeron.

Et pourquoi étiez-vous parti?

BERGERON

Pour chercher du secours... J’ai été chez cinq médecins... ils étaient aux Huguenots.

CLOTILDE

Tous les cinq?

BERGERON

Oui... ils avaient retenu une loge...

Il remonte.

CLOTILDE, a Brizard.

Et c’est sur la foi d’un soupçon que vous m’avez abusée, monsieur!...

BRIZARD

Madame... je regrette...

CLOTILDE, bas.

Et moi qui ai éu la faiblesse de croire que vous aviez appris le hautbois...

BRIZARD, vivement.

Oh! pour cela... j’avoue que je ne vous ai pas dit la vérité... — Voilà comment c’est arrivé : c’est à la suite d’une promenade que j’ai faite un jour a Montmorency. . j’étais à ane... (Bergeron s’approche d’enx.) Ah! tenez! vous arrivez bien, vous! (Reprenant.) J’étais à âne... mon âne s’est emporté... et comme nous nous trouvions sur une hauteur... dans la forêt... — il y a même un arbre à cetendroit-là, — j’ai couru un danger !...oh! mais un danger!.. Alors, j’ai fait vœu, si j’en réchappais, d’apprendre le hautbois. (Avec résignation.) J’en ai réchappe !

Je vous félicite... (a sa femme.) Eh bien, maintenant que tout est expliqué, tu ne m’en veux plus ?

CLOTILDE, lui tenduut la main (

J’ai peut-être tort de pardonner. . . »

BERGERON

Alors, nous allons nous faire servir, hein? (il remonte pour sonner. — ABrizard.) Vous ne dînez pas avecnous?

BRIZARD

Non 1. . . je vous remercie... comme on attend la réponse...

BERGERON *

C’est juste... (Au garçon qui entre.) ServeZ-nOUS.

LE GARÇON

Le vermicelle?

BRIZARD, vivement.

Non ! attendez! (a part.) Il n'est pas mauvais que je m’entoure de garanties... (Bas & Borgeron.) Dites donc... au fait;... (Montrant ciotilde.) Pourquoida négligez- vous cette petite femmelà?... elle est bien gentille!

BERGERON

Oui... je sais bien... mais, c’est justement parce qu’elle est gentille... vous comprenez? il y a des gens qui s’imposent. .. mais moi je ne m’impose pas... et alors...

BRIZARD, riant.

Allons donc !

BERGERON

Ah ! vou^ croyez que... C’est différent; je vais essayer...

‘ BRIZARD

Vous êtes tout à fait décidé?

Oui.

Vous l’êtes?

BERGERON

BRI ZARD.

BERGERON

Mais oui!...

BRIZARD

Bien. (Haut.) Garçon!... servez le potage à la bisque!

* Ciotilde, Bcrgeron, Brizard.

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