‹ Pouillé du diocèse d'AireChapitre 17 sur 39 · DE LA CATHÉDRALE ET CHAPITRE D’AIRE · texte numérisé non relu

DE LA CATHÉDRALE ET CHAPITRE D’AIRE

L'église cathédrale d’Aire est dédiée sous l’invocation de St-Jean- Baptiste. On ignore si elle a été consacrée, ce qui est cause qu'on ne fait point la fête de sa dédicace. Le chœur est plus ancien que le reste

(1) Aire-sur-l’Adour, siége d'un évêché très ancien, est simple chef-lieu de canton des Landes. Le lecteur trouvera plus bas une foule de renseignements utiles sur cette ville.

La composition du chapitre cathédral d’Aire au XVIIIe siècle diffère un peu de celle du XVIe siècle. Eu 1572, le chapitre avait dix chanoines, sept prébendiers, deux semi-prebendiers, quatre enfants de chœur et une basse-contre.

C’est dans la ville d’Aire, à l’'Evêché, que s’assembla la grande Commission chargée de fournir au roi Charles IX l’état exact des bénéfices du diocèse au lendemain des troubles Calvinistes de 1569-70. Les lettres royales qui prescrivaient cette enquête étaient du 5 octobre 1571. Le clergé ne montrait pas un grand empressement à répondre au vœu du moaarque; il craignait un nouvel appel de subsides que son état de pauvreté ne lui permettait pas de fournir. Il ne fallut rien moins que les instances réitérees du roi et l’ordre formel des Scindics et Députés généraux du clergé de France établi à Paris, en date du 7 décembre 1571, pour obtenir le Procès-verbal demandé. |

Les principaux membres du clerge diocésain s’assemblèrent donc à l’Evêché, le Ler janvier 1572 sous la présidence d'André Bourgeois, prieur du monastère de Ste-Quitterie du Mas-d’Aire et tous promirent obéissance à Sa Majesté pour le succès de l'Information réclamée par le pouvoir. Il fut décidé qu'on choïsirait dans chaque archiprêtré six personnes notables, chargées de fournir les renseignements utiles aux Commissaires enquêteurs. André Bourgeois, vicaire général du diocèse d’Aire, le siége épiscopal vacant, par la mort du cardinal de Foix, donna ordre de commencer l’insiruction par ses lettres du 18 janvier 1572. Le travail se fit régulièrement partout et le Roi eut bientôt sous les yeux le tableau lamentable des ruines entassées dans le Ciocèse d’Aire par les troupes protestantes. Nos archives du Grand Séminaire d’Auch possèdent une copie de ce précieux document auquel

nous emprunterons beaucoup de détails et que nous désignerons sous le nom de procès-verbal de Charles IX.

de l’église. Le cardinal de Foix (1) fit bâtir la nef et un des côtés de la croisée ; ses armoiries sont aux clés de la voûte. M. de Fromentières (2) fit paver l’église, boiser le chœur et en fit faire les stalles.

Le chapitre d'Aire est composé de l’archidiacre de Marsan, qu'on appelle aussi le grand archidiacre, de l’archidiacre de Chalosse, de dix chanoines, d'un ouvrier et d’un.sacristain. Capilulum adurese, dit le Livre Rouge de l'évêché, uwbé sunt decem canonici et quator prebendarü,

Le bas chœur est composé de dix prébendés et deux chantres qui ont sous eux deux enfants de chœur nourris aux dépens du maître de psalette, qui jouit d'une prébende et de la cure de Bachen.

Les archidiacres n’ont aucune juridiction. Ils ont perdu le droit de visite. Ils sont à la nomination de l’évêque aussi bien que l’ouvrier et le sacristain.

Les canonicats sont remplis, durant le mois de janvier, à la nomination

(1) Christophe de Foix de Candale, fils de Gaston et de Mathe, comtesse d’Astarac, était grand aumOuier du roi de Navarre, lorsqu'il devint évêque d’Aire en 1560. Il mourut en 1570. Soa frère aîné, Francois de Foix Candale, {ui succéda peu de temps après et gouverna le diocèse d’Aire jusqu’en 1594, époque de sa mort da ns son château de” Cadillac-sur-Garonne. Il fat enterré dans le chœur des Augustins de Bordeaux, conformément à un articie de son pieux testament conservé dans les Archives du Grand Séminaire d’Auch (No 1307 du Catalogue). Voici le texte de cet article : « Je laisse ma sépulture avec celle de mes parans » aux Augustins de Bourdeaulx sy je decede au lieu duquel mon corps y puisse » bonnement estre conduit ausquels en ce cas, je lègue mil livres et les prie de. » prier Dieu pour moy et laisse pour bastir ung sepulchre au cœur de leur esglize » sur notre cave selon l’advis et affection de mes exécuteurs qui soit pour le plus » hault du prix de six mille livres tournoïses ou seront mis les corps et escripts » les noms de eue dame Jacqueline ma sœur et le mien laquelle m'a laissé le » bien pour ce faire:et au près devers le NE hautel sera escript tel epitaphe que » nos executeurs adviseront, etc. »

(2) Fromentières (de). — Il était originaire du Maine. On eût dit qu'il était né predicateur et que la Providence l'avait, dès ses plus tendres années, préparé à ce saint ministère, malgré l’inclination ou les vues de son père qui voulait le faire chevalier de Malte. Il fut l'élève du P. Senault qui devint son modèle au Séminaire de St-Magloire. Louis XIV put admirer sa vive éloquence en 1672 et 1680. Aussi voulut-il récompenser son mérite en le nommant à l’évêché d’Aire où il fut jusqu’à sa mort, arrivée en 1684, l’édification des fidèles confiés à ses soins. Malgré sa défense, on publia la belle série de ses sermons après sa mort. Ils forment le tome VIIT de la collection des Orateurs Sacrés, de l’abbé Migne. — Les courses de taureaux si enracinées dans les Landes et l'Armagnac farent considérées par le prélat comme un reste de paganisme qu’il voulut détruire. Ses prédécesseurs avaient vainement tenté d’abolir cette coutume : la gloire lui en était réservée, au moins pour quelque temps. Il pria, il menaca, il exhorta, il lanca les foudres de l'Eglise et enfin ces jeux violents cessèreut quelques années. Nous savons avec quelle ardeur ils furent repris, depuis, par les plus modestes villages de nos contrées. On lira avec intérêt une lettre des Rois de France défendant ces exercices périlleux. On laconserveaux Archives municipales de Villeneuve-de-Marsan (Landes).

derQu ii du chapitre en corps à l'exclusion de l’évêque. Durant le mois de février, l’évêque nomme en seul. Le mansionnaire du chapitre, c’est-àdire le chanoine qui est de tour, ce qui change chaque mois, nomme aux canonicats vacants. C'est aussi le mansionnaire qui nomme aux prébendes coréales et à celles d’Arbus, d’Anguin et de N.-D. de Pitié.

Il y avait autrefois un plus grand nombre de chapelles ou prébendes dans l’église d’Aire. L'imposition sur le clergé faite en 1563, fait mention des prébendes d'Arbus, d'Anguin, d'Andin ou d’Anguin, de l'Anglade, de La Porterie, de Mirail et de N.-D. de Piétat.

Les chanoines d’Aïre ne portent point d’aumusse. Ils ont une espèce de chaperon ou chausse noire doublée de rouge (à présent ils portent un camail rouge) qu'ils mettent sur l'épaule par dessus le surplis. C'est, dit-on, l'habit des chanoines réguliers de St-Jean-de-Latran.

Les statuts du chapitre d’Aire furent confirmés le 27 février 1459 ou le 6 décembre 1460 par Tristan d’Aure (1); le 28 août 1627, par Gilles de Boutaut (2) et le 11 novembre 1654, par Charles d’Anglure (3) de Bourlemont, tous trois évêques d’Aire. Ils portent en substance que les chanoines doivent faire six mois de résidence rigoureuse, donner une chape du prix de trente livres, que les prébendés doivent avoir une chambre, qu'ils prétendaient autrefois faire corps avec le chapitre, quoiqu'il n'y ait que leur syndic qui entre dans les assemblées capitulaires et avoir part à la nomination aux bénéfices et des vicaires généraux le siége vacant. Ils furent déboutés de cette prétention par jugement donné le 11° d'août 1714, par feu messire Joseph Gaspard de

(1) Tristan d’Aure. — Il était fils de Sanche Garcias, seigneur de Montauban et sénéchal de Bigorre. Il fut successivement référendaire du pape, évêque de Conserans et puis d’Aire (1461). Il mourut en 1509, à l'âge de quatre-vingt. dix ans.

(?) Gilles de Boutaat, né à Tours en 1594. — D'abord aumônier de Louis XIII, il devint plus tard chanoine et archidiacre de l’église de Tours et abbé de St-Rémy de Sens. Le roi le nomma à l’évéché d’Aire, en 1626. C’est lui qui établit les Ursulines à St-Sever et à Mont-de-Marsan, ainsi que les Capucins à Grenade. Il rebâtit l'évêché, fonda un séminaire dans l'Abbaye du Mas et fut transféré à Evreux (1649), au grand regret de son diocèse.

: (3) Charles d’Anglure de Bourlemont était le fils de Claude, marquis de Sy, comte de Bourlemont et d’Angelique, fille de Louis Dyacette, comte de Chateauvilain et d'Anne d'Aquaviva, des ducs d’Atri, au royaume de Naples. Ce prélat occupa successivement les sièges d’Aire (1650), de Castres (1657), et de Toulouse (1662). é

is Que Montmorin (4) évêque d’Aire. Les prébendés doivent dire toutes les semaines deux messes basses dans le chœur. On les chantait autrefois, mais les fonds ayant été perdus, les chanoines ont chargé les prébendés du service, se contentant de ne point demander de rétribution.

Le chapitre d’Aïre est aussi patron des cures de Cachen, Gaillères, S. Cric, S. Médard, Buanes et Bachen. Le sacristain jouit du revenu de la cure de Villeneuve. L'église cathédrale n’a point de fabrique.

Le chapitre d'Aire a plusieurs droits seigneuriaux à Hontanx et à Villeneuve et une métairie appelée à la Saligue, laquelle fut longtemps la demeure de M. de Boutaut (2). Il perçoit la dime à Aire, à la Rivière près Grenade, à Moniez, à Lussagnet, Vignau, Castandet, Gaillères,

Poidessaux, Cachen, Rivière en Armagnac, Payros, Clèdes, Bordes, Vielle, Cassoiïia et Soubère en Armagnac.

Le commandeur de Golonin (?) paye aux chanoines un archif (3) de cinq livres, l’abbé de S. Jean de La Castelle leur doit tous les ans 18 mesures de froment et 36 mesures de millet, le seigneur de Pujo;, près Vilieneuve, six charrets de seigle, l'abbesse de Mont-de-Marsan, un charret de seigle. | |

Le moulin d’Aire donne le meilleur revenu du chapitre. L’évêque n'y a plus de part, Il en tirait autrefois une pension, mais comme il devait d’autres choses au chapitre, l’on a fait une compensation. Les chanoines doivent assister au chœur trois jours de chaque mois et payer une pistolle lors de leur entrée pour participer au revenu de ce moulin,

(1) Francois Gaspard de Montmorin de Saint-Herem entra dans les ordres dès qu'il eut perdu son épouse Francoise de Bigny d’Ainay qui lui avait donné neuf enfants. La province de Vienne où il était Grand Vicaire layant envoyé à l'Assemblée générale du clergé en 1710, il fut nommé évêque d’Aire. Il mourut à Paris le 7 novembre 1723. Son corps est dépose à St-Sulpice.

(2) V. note 2, de la page précédente.

(3) Archif. — M. Légé explique ainsi ce droit : « Les historiens ont fait remarquer que les premiers Carlovingiens » voulant opposer une barrière aux envahissements des Sarrasins d'Espagne dansnos contrées, attribuèrent aux seigneurs laïques la dime générale des terres (je dirais plutôt une bonne portion des terres consacrées à Dieu) pour les intéresser ainsi puissamment à leur défense, mais avec . réserve d'une partie suffisante pour l'entretien des ministres sacrés. Les droits réservés à l’évêque furent d’un cinquième, d’un quart, même d’un tiers de la dime, et sont désignés encore en 1792 dans le diocèse d’Aire sous le nom de Archifs.

(V. Revue de Gascogne. — T. XIV, p. 369.)

AN pour lequel on donne encore aux chanoines des jesses (1) (?) ou armotes en carême et des miques (2) au premier de l’an.

ARCHIPRÊTRÉ DE CHALOSSE (3)

Artiguebaude (4), De dono Episcopi L'abbé de S. Sever Stus Stephanus de ar- présente à l'évêque tiga nova. — Le droit Goudosse étant regarde visite est de 16 sols dé comme la matrice à morlans. cause de la dévotion

du peuple à N. Dame.

N. D. de Godosse (5) (de Godossio) en est l’annexe.

AUDIGNON (6) (St: Joannes). M. L'Evêque.

Audinhonum.

Le droit de visite est de 50 sols. « Recipit episcopus pro procuratione

(1) Jesses ou Armotes. — C’est sans doute cette sorte de bouillie compacte qui se nomme cruchade dans le Tursan et le Bas-Armagnac.

(2) Miques. — Pain grossier de maïs très rafraîchissant, autrefois nourriture ordinaire du pauvre, mais banni maintenant du régime alimentaire, à peu près partout, à raison du bon marché du blé.

(3) L’archiprêtré de Chalosse prend aussi le nom de Doazit dans le Procès-verbal de 1572. |

(4) Les églises d’Artiguebaude et de Gadosse son annexe furent pillées par les gens du capitaine Estopignan, en 1569-70. Dominique de Garnu, prêtre, y avait repris le service divin en 1572 (Arch. du G. S. d’Auch).

(5) V. note 4). |

(6) L'archidiacre de Chalosse avait élevé, jadis, des prétentions sur le droit de présentation à cette cure. La question est tranchée au temps de la rédaction du Pouillé qui nous apprend que cette paroisse est à la collation de l’évêque.

L'église d’'Audignon eut beaucoup à souffrir du passage des protestants en 1569-;0. Ses murs furent démolis et sa toiture vola en éclats. Un nommé Desclause (Jean), après avoir détruit cet édifice avec Bernard de Fillucat, le petit Pastugnon, le petit Lion de Geune et Montpellier, de Montaut, en emporta la tuile et le faîtage dans sa maison. « [Les ornements, livres, joyaux ont été pris, les campanes rompues et perdues par les vicomtes et ne se peut faire le service. » — (Archives du Grand Séminaire d’Auch.)

Messire Jean de Lamade, prêtre, administrait les sacrements et faisait le service divin dans cette paroisse et ses annexes, Banos et Arcet en 1572.

Bernard de la Pupre, scolain d’Arcet, aidait le curé dans l'exercice de ses fonctions. — (V. la note 4, page 213). |

Aujourd’hui, Audignon, dans le canton de S. Sever, n’a qu’une annexe : Îla petite commune de Dumes. \ à

MP) ee

decimali d’Audinhone, quam percipiunt clavigeri ejusdem ecclesiæ XX solidos morlanorum et arcentum et quartam partem totius decimæ. » Ses annexes sont de Bânos (1) (de Baoos) et d’Arcet (2) (de Arseto), toutes deux de dono Episcopi. | La scolanie d'Audignon est de 200 fr. de rente. — Les scolanies sont : de petits bénéfices institués pour ceux qui enseignent à lire aux enfants de la paroisse, qui assistaient ou faisaient assister le curé lorsqu'il administrait les sacrements. Toutes les scolanies sont à la nomination de l’évêque. | Il y a une commanderie de nomination royale de l’ordre hospitalier du S. Esprit (3). Elle est de 800 fr. de rente. L'évêque est aussi patron de la prébende de $S. Jacques d’Audignon. Elle donne cinq livres annuellement pour une messe à célébrer le jour de $. Jacques. | | Ily arà Banos une prébende qui donne cinq barriques de vin de rente. Le livre rouge fait mention d’un hôpital à Bannos, dont l’évêque est patron.

. Ge prélat prend toute la dime à Bannos.

AURICE (4) — Beata Maria. M. L'EVÈQUE auquel le curé Auricium paye 14 sols morlans de visite.

Ste-Eulalie est annexe d’Aurice. Le droit de visite est de 12 sols morlans. L'abbé de S. Sever en est patron, aux termes du livre rouge

(1) L'église de Banos fut brülée par les protestants conduits par Seignebos. Ornements, livres, joyaux, cloches, tout tomba en leur poavoir, l'office divin dut y être supprimé. (V. nos archives.) ‘

(2) Gabriel Dumurat, seigneur d’Arcet, renversa cette église (1569-70) dont le faitage fut porte chez lui. Son père enleva les cloches et le capitaine Lassalle brûla les ornements, les livres et s’empara des calices. (Archives du G. Sém. d’Auch). |

(3) Cette commanderie dépendante de la commanderie du S. Esprit d’Audignon, à Montpelier perdit un hôpital dans l’incendie allumé par les Huguenots en 1569-70. Antoine de S. Genet s’empara des fiefs de la Commanderie, tandis que les autres biens tombèrent au pouvoir d’Arnaud Peyferone et d’autres protestants.

(4) Montlezan, dans son Aist. de la Gascogne, t. III, p. ?39, parle d’un litige survenu au XIVe siècle entre l’abbé de St-Sever et l’évêque d’Aire au sujet des dimes d’Aurîce. Une sentence arbitrale du 28 mars 1830 les attribua à l'abbé de St-Sever. Aurice paraît avoir été un poste romain. Les protestants brülèrent son église ainsi que celle de Ste-Eulalie, après’ avoir enlevé les ornements et les livres que les gens du capitaine Montamat s’attribuèrent, (Archives du G. Sém. d’Auch).

NE Pa de l'évêché. Il y a un quartier ou dixmage appelé Onez (1) qui était autrefois une paroisse selon le livre rouge.

BRASSEMPOY (2) S. Sernin. Patronum häbet Dominum Brachiopodium. Stus Saturninus. ejusdem loci. L. R.

Le vicomte de Montamat ruina l’église paroissiale et ses gens prirent les ornements et les vases sacrés. Raimond et Jean de Capdeville, prêtres, furent tués lors de ces désordres. Le seigneur de Brassempoy est aussi patron de la prébende de $S. Jean de Tremoye et de celle de Ste Catherine de Capdeville (de capite Villæ). Cette dernière donne 25 livres de revenu et n’est chargée que d’une messe le jour de Ste Catherine. L’assiette de 1680 ne fait mention que de ces deux prébendes. Il paraît par celle de 1573, qu'il y avait aussi celle de Bordiu, de S. Michel ou de Poy, de Ste Anne (de ce Misson. M. l'Evêque y a droit d’archif.

CASALIS (3) S. Laurent. M. L'Evèoue qui perçoit un Casalium. __ archif pour la dîme. Le droit de visite est de 25 sols morl.

CASALON (4) SuPTerre M. L'EVÈQUE.

Casalonum. |

Un nommé la Teulade y présentait en 1580. La cure paye dix sols morlans de visite et M. l’évêque a droit d’archif pour la dime.

(1) Il nous a été impossible d'identifier ce nom du Pouillé. Ni le Dictionnaire de la France ancienne et moderne, uni le Dictionnaire de l'abbé Expilly ne mentionnent Onèz. Le Grand Dictionnaire géographique et critique de Bruzen La Martinière est également muet sur cette localité autrefois paroisse selon le livre rouge d’Aire.

(2) Les cloches de la ville furent fondues par les Rens qui enlevèrent en . outre les fruits décimaux. Un huguenot du nom de Cazalés s’empara d’un calice en argent. (Archives du G. Sém. d’Auch.). Le village de Brassempoy, dans le canton d’Amou, se recommande par son site admirable, ses beaux vignobles qui tiennent un des meilleurs rangs parmi ceux de la Chalosse et ses carrières de plâtre.

(3) Pendant les guerres de religion, son église fut démolie de fond en comble par les protestants qui s'emparèrent de deux calices, d’une custode, de tous les livres et ornements, ainsi que de deux cloches. (Archives du &. Sém. d’Auch).

(4) Cette paroisse avait un vicaire au XVIe siècle. Le capitaine Senegas, en 1569-70, brûla son église, dont les ornements, livres, calice, custode, cloches. etc. furent pillés par les soldats huguenots.

EN”. 0e

CAUNA ou CAUNAR (1) Sé Barthélemi. M. L'EVÈQUE. Caunaria. Il y a une scolanie.

Les assiettes de 1573 et de 1680 font mention de trois prébendes de. Cauna, lesquelles donnaient toutes trois 200 fr. de rente. Dame: Marguerite de Caupene en était patronne en 1580. Il y a encore les prébendes de Vignoles et de Casenave qui sont de patronage laïc.

On croit que l’église de Caunar est l’église de S. Barthélemy de Anglastas dont on trouve le nom dans le livre rouge.

Lagastet (2) est annexe de Caunar. — La visite est à 12 sous morlans.

DOASIT (3) Notre-Dame. M. L'EVÈQUE.

Doasetum.

S. Jean d’Aulez (de Auleriis) et S. Martin de Mus, en sont les annexes. Les églises de Doazit et du Mus (4) furent pillées et brülées en 1569, les voûtes furent rompues et deux prêtres y furent massacrés.

(1) La famille de Cauna, alliée à celle de Caupenne et de Mennes a eu cette paroisse pour berceau. Plusieurs membres de cette maison se sont illustrés sur les champs de bataille, dans le gouvernement des diocèses et des abbayes. Les barons de Cauna, issus de la maison vicomtale de Marsan étaient seigneurs de ce village sur lequel ils exercaient la justice à tous ses degrés. — L'église de Gauna tomba sous les coups des protestants conduits par Montamat (1569-70) et ses ornements, livres, joyaux, etc, devinrent la proie des pillards. (V. note 2).

(2) L'église de cette annexe partagea le sort de celle de Cauna. Les soldats des capitaines huguenots Estopignan et Bougues massacrèrent Bernard de Deyries et Dominique de Brosto, curés de Lagastet et de Cauna.

(3) Darcet, membre de l'Académie des sciences, mort sénateur en 1801, et son fils, d.-P.-[. Darcet, chimiste distingué, sont originaires de Doazit, charmant village du canton de Mugron, qui compte une popalation de 1,493 hahitants. — La célèbre equipée des Bétards contre le palais épiscopal de Pujo-le-Plan, jugée à Aire en 1331, fut sévèrement condamnée par une assemblée dont faisait partie Guillaume-Arnaud de Lafargue, de Doazit (manuscrit de l'évêché d’Aire). La compagnie du capitaine protestant Senegas, brüûla l’église de Doazit en 1569-70. Six calices en argent, tous les ornements, les livres, les joyaux, etc., tombèrent aux mains des religionnaires commandés par Montamat, qui brisèrent aussi les cloches et portèrent leurs débris en Béarn. Trois misérables de cette localité, Jean. de Lostage, tailleur, Jean de Lafargue et Jean Dartiguelongue, huguenots, achevèrent la ruine de l’église dont ils firent tomber la voûte. La maison de Bernard de Poysegu, prêtre de la paroisse, fut aussi incendiée en même temps. qu'une autre belle habitation. Ses biens tombèrent au pouvoir des pillards. — Les soldats de Montamat tuèrent Jean Dosets, prêtre de Doazit. (Archives du grand Sém. d'Auch).

(4) L'église de Mus fut traitée comme celle de Doazit par les religionnaires.

La scolanie (1) donne 120 fr. de rente. Le procès-verbal envoyé à Charles IX, l'appelle diaconat. Il y est porté que l'office du scolain est de faire répondre les messes et d'aider le curé.

Il y a beaucoup de prébendes dans la paroisse de Doazit. Les assiettes de 1573 et de 1680, font mention du prébendé de la confrérie de S. Martin du Mus, que le livre rouge traite d’abbé; de la première prébende du seigneur, autrement de Sengresse ou du Bâtard, de la seconde du seigneur ou du Bâtard, de celles de la Lande (de Landa) de Vic ou de Tumebœuf, du Martin, de la première de Castagnet, de la seconde de Castaigner ou de Pireau, des six de M° André Lafargue, de celle de Domec ou du Domec, de celle de M° Etienne de la Bastugue ou de Jean de Dieu. On trouve encore dans celle de 1573 la prébende de Claverie.

Le droit de visite pour S. Jean d’Aulez est de 30 sols morlans. Item recipit episcopus in decima Sancti Johannis Daulez octo solidos et quator denarios morlanorum et quator partes totius decimœæ et arcentum edestionis et plus tres conquas frumenti, tres mili et tres avenæ.

DUMES (2) SouPierre: M. L'EVÊQUE, qui prend Dumo. quart de la dime.

L'église fut ruinée par les religionnaires.

EYRES (3) S. Barthélemy. M. L'EvÊQUE.

EYRIÆ La scolanie donne 1920 fr.

Le livre rouge nomme trois de ce nom dans les archiprêtrés de Chalosse, de Tursan et de Plan.

(1) Scolanie. Louis Deste était scolain de Doazit en 1571. La fonction du scolain consistait à « répondre les messes et aider à administrer les sacrements au curé ou vicaire. » Proces-verbal de Charles IX (p. 33) aux Archives du grand Sém. d’Auch.)

2) Les protestants en emportèrent tous les ornements, livres et joyaur. Le mal fut si grand que les offices divins se faisaient avec beaucoup de peine dans cette église en 1572. (Archives du grand Sém. d’Auch.)

(3) L'église d’Eyres, tombée au pouvoir des huguenots, disparut dans les flammes en 1569-70. Le capitaine Bassillon présida à ce sacrilège: ses soldats brülèrent les livres et les ornements sacrés.

Ua scélérat, nommé le soldat de St-Sever, enleva une cloche et le faitage de deux chapelles de l’église devint la proie du « sieur de St Graux, du dit lieu et aussi eu du curé » dit le Procés-verbal de Gharles IX. (Archives du grand Sém.

Auch.)

PPPANES

HAGETMAV (1) LH SMGirons. L'ABBé de S. Girons. Fagetum malum Stus (reruntius.

S. Girons (2) est une abbaye séculière et collégiale près de Hagetmau

sur le Loux. Le chapitre est composé d’un abbé, qui jouit d'environ 2,000 fr. de rente et de huit chanoines qui ont chacun cent pistoles de

revenu. [ls portent le rochet et le camarier. L'abbé est électif par les.

chanoines et lorsqu'il y a partage, c’est à M. l’Evêque à le vuider. Il en est de même pour les canonicats. L'abbé ne porte point de miître ni de crosse, excepté dans les armoiries. Ce n’est proprement qu'un doyen. Cependant les abbés de $S. Girons, de $. Loubouey et de Pimbo ont été mis dans quelques almanachs royaux au rang des abbés.

L'abbé de S. Girons est seigneur du lieu. Il nomme durant cinq mois

(1) Les Glanages de Larcher, magnifique manuscrit composé de vingt-cinq volumes, conservé dans la biliothèque de la ville de Tarbes, contiennent l'acte de Spiritualisation des quatre chapelles du château de Hagetmau en 1612 (p. p. 1, 5, du tome X VIII).

Hagetmau compte une population fort industrieuse de plus de 3,000 habitants. Les rois de Navarre habitèrent longtemps le château-fort de cette ville, l’un des plus beaux de la contrée qui passa à la famille de Grammont après avoir été .babité par la belle Corisandre, Diane d'Andouins, amante d'Henri IV.

C’est à Hagetmau que le farouche Lizier, fils d’un charcutier de Montauban, devenu chef des bandes huguenotes, tua d’un coup de pistolet (Saget. p. 144) Henri de Navailles, gouverneur de Pau, qui, fuyant devant les hordes de Montgoméry, s'était réfugié sous un pont. — Cette ville fut encore le théâtre d’un massacre epouvantable de plus de trois cénts genrilshommes catholiques, rangés sous les ordres du comte de Grammont qu'Henri [V avait prié de rétablir le culte aboli par sa mère, la reine Jeanne, dans tout le Béarn. Grammont, chargé de fers, fut lui-même conduit en captivité, par le capitaine d’Arros, qui ne l’épargna qu'en considération des prières et des larmes de sa belle-fille. (d'Aubigné, Poeydavant, etc.)

(2) St-Girons est devenu de nos jours un noviciat des Jésuites, après avoir été une florissante abbaye élevée près du premier tombeau du saint de ce nom dont les restes précieux furent transférés plus tard dans le Couserans où ils ont été l’objet d’un culte ardent et le centre d’une ville nouvélle, Saint-Girons, dans l'Ariège. La légende de St-Girons se trouve racontée dans les manuscrits historiques du P. Montgaillard, deposes.aux archives du grand Séminaire d'Auch. Ce saint venu dans le Tursan pour, prier sur le tombeau de Sever, son ami, tomba lui-même sous les coups des Vaudales qui s'étaient répandus dans le pays. — Les protestants ruinèrent l’abbaye de St-Girons (Hagetmau) en 1569-70. Les gens du comte Senegas après avoir brülé léglise, emportèrent tous les livres, ornements, meubles et autres biens « de ladite abbaye et chanoines, de sorte que ledit lieu

a été inhabitable et incommode pour y faire le service divin » dit e Procès-verbal

de Charles IX. La plupart des Religieux tombèrent sous les coups des huguenots. Nous citerons Jean Dabadié, Dominique de Labayrie, Pierre de Castaignos, Jean Barrade, Arnaud de Mimbielle et Jean Castagnos D’autres cependant furent sliuplemenc rançuunés et prisonniers. Quelques-uns purent s'échapper. (Archives du grand Séminaire d'Auch.)

De ER

aux canonicats, à la vicairerie perpétuelle et aux trois prébendes du chœur. C’est à ce nombre que sont réduites les six qui subsistaient en 1572. Durant les autres sept mois le chapitre a la nomination, l'Evêque confère et lorsqu'il y a partage, il a le dévolu.

On assure que l’abbaye de S. Girons fut fondée par Charlemagne, en l'honneur d’un compagnon de $. Sever, martyr et patron de l’abbaye de ce nom, lorsque ce prince revenait d'Espagne. On croit que $. Girons était autrefois desservie par des chanoines réguliers de l’ordre dé S. Augustin, mais on ignore absolument l’époque de sa sécularisation. Il paraît du moins qu'elle est séculière depuis plus de 400 ans par les transactions passées entre les évêques d’Aire et les abbés et chapitre de S. Girons. Guillaume Loup était en 1330, par la grâce de Dieu, abbé séculier de l’église de $S. Girons. Pierre Candalus la gouvernait en 1642.

On lit dans le Livre rouge de l’'Evêché d’Aire, que le nombre des chanoines de S. Girons n’était pas fixe : Abbatia Sancti Geruncüi, ubi non est Certus CononiCorum numerus.

Les religionnaires détruisirent cette abbaye, rasèrent les maisons de l'abbé et des chanoines. Ils emportèrent les ornements, les reliquaires et les archives, ils tuèrent six prêtres et en rançonnèrent quelques autres. |

Le chapitre de S. Girons est patron des cures de $S. Girons ou Hagetmau, de Mommuy. de Horsarieu, de Ste-Colombe et de Bretagne, et douze cent sols morlans pour le droit de visite, selon le livre rouge.

L'abbé et la chapellenie de S. Girons payent %3 sols d’archif à l’évêque qui prend en outre la moitié de la dixme dans la paroisse de Horsarieu. Le chapitre lui doit aussi annuellement six conques de froment, six conques de millet et six conques d’avoine.

Hagetmau est l'annexe de $S. Girons. Le droit de visite payable par le curé monte à vingt sols. |

IL y avait en 1577, dans l’église de $S. Girons, les prébendes du - Secrestain, de Madeleine ou Etienne de Cannes, de maître Arnaud de la Coüere, des Portes, de Ste Agne, de Barthalot, de Camagrand, de Panicaut, de M° Jean de Alup, de Castaignoux ou de Ste Catherine, de Souviron ou de Notre-Dame, deu Came, d'Espagne, de Leseur, de Béarn et du Laire.

Odet d’'Aydie, comte de de seigneur de Leseur, fonda six chapelains pour dire quatre messes par semaine à l'autel de S. Jean

St ELA

Baptiste dans l’église de S. Girons. Odet de Foix, seigneur de Lautrec et de Leseur, confirma cette fondation. Corisande d’Andoins, comtesse. de Guise et de Louvigni, dame de Hagetmau et autres lieux, en fit requérir la spiritualisation (1) devant Philippe de Cospean (2), évêque d’Aire en 1612 et demanda que les six chapelains fussent réduits à quatre, qui disaient les quatre messes dans l’église de S. Girons ou. dans la chapelle du château de Hagetmau, que lorsque la comtesse ou ses successeurs voudraient aller entendre la messe dans l’église de S. Girons, les quatre prébendés viendraient les recevoir en surplis à la porte de l’église et les reconduiraient de même; ces messes sont payées à raison de vingt sols chacune. Il y a un fonds de deux cent quatre livres de rente aftecté pour les rétributions de ces messes.

LA

HORSARIEU (3) S. Martin. Le chapitre de S. Girons. De ore mortua ou de forte rivo.

Le livre rouge de l'évêché fait mention de l'hôpital de Horsarieu, appartenant à l’ordre de Malte. Le droit de visite montait à vingt-cinq sols morlans.

L'état de l’année 1537 dénombre les prébendes deu Castaignet, deu Barat, de M° Pierre Laborde, de la Marque, du Busquet. Celui de 1680 ne marque que celle de Leslourain qui est du revenu de 150 fr. de Larraset, du Busquet et M° Pierre Laborde.

(1) V. note 1 de la page 5

(2) Philippe IIT Cospéan, originaire de Mons, dans le Hainaut, fut un grand théologien et un prédicateur célèbre. Sacré évêque d’Aire le 18 février 1607 par Henri de Gondy, il fut transféré plus tard à l'évêché de Nantes, puis à celui de Lisieux, en 1635.

(3) On voit à Horsarieu un Menhir sur lequel nos ancêtres les Gaulois durent offrir jadis leurs sacrifices. C'est à grand’peine si le service religieux put être repris dans cette église en 1572. Cet édifice, en effet, avait éte livré aux flammes par les hordes protestantes de Montgoméry. Jean Desclaux, Bernard de Fillucat, Arnaud de Boucon et un cordonnier nommé le soldat, tous de St-Sever, se firent remarquer par leur fureur contre l’église qu’ils détruisirent. Le sieur de St-Julien s'eunpara des ornements et Mile de Cucurey acheta les débris des cloches rompues et brisées en morceaux. (Archives du grand Sém. d’Auch.)

LD LARBEY (1) | S. Aubin ou S. Jean M. L'EvÈQue.

Le droit de visite monte à 20 sols morlans. — Item recipit episcopus in decima Ecclesiæ de Larbey pro procuratione XIT solidos morlanorum et decimas omnium novalium et arcentum edestionis et duas conquas frumenti, duas milii et duas avenæ.

Il y à une scolanie de 150 fr. de rente et une prébende dite de Lestrade ou Destrades de 50 ou 60 écus de revenu. Maylies est son annexe. La visite allait à vingt sols morlans.

MOMMUY (2) S. Martin L’ABBé et chapitre de S. Girons.

L'Etat de 1680 y met une prébende de Cazaugaxion. La scolanie est de 200 fr. de revenu.

MONTAUT (3) S. Pierre. M. L'Evéque..

ou Brocas.

La scolanie donne 100 fr. de rente.

Item recipit episcopus in decima ecclesiæ St Petri de Brocas XXt

(1) Larbey, dans le canton de Mugron, eut beaucoup à souffrir du passage des Huguenots qui brülèrent tout le clocher et une partie de l’église. Les soldats des Vicomtes, surtout les nommés Les Balances se distinguèrent par leur acharnement à détruire les livres, les vases sacrés, les cloches, tout ce qui se rapportait au culte divin. Comme si ces désastres n’eussent pas suffi, plus tard, Raymond Lambau, de St-Cricq, détruisit ce qui restait de l’église, brisa les autels et brûla la maison de re avec tous les meubles qu’elle contenait. (Archives du Grand Séminaire

Auch. |

(2} Momuy fut le théâtre d’une scène horrible pendant les troubles religieux de 1569-1570. Avec la férocité d’un cannibale, le capitaine huguenot Villeneuve ordonna de revêtir le curé de cette paroisse, Etienne Dufourg, de ses ornements sacrés et le livra ensuite aux brutales injures de ses soldats qui lui coupèrent les jambes, le jetèrent dans les flammes d’un brasier et le mirent, enfin, à mort, au moyen de leurs arquebuses. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.)

(9) Cette petite ville, autrefois forüfiée, possède une population de 1128 habitants. S'il faut en croire Dorgan, les Romains auraient dressé, autrefois, un camp assez Vaste dans le voisinage de Montaut. L’églige de Montaut offre encore un grand intérêt archéologique, malgré les ravages des protestants qui la ruinèrent. Le clocher fut brülé

2 Se Es solidos morlanorum et arcentum et omnes decimas novalium et plus duas conquas frumenti, duas milii et duas avenæ.

Le droit de visite monte à 50 sols morlans.

L'état de 4577 fait mention des prébendes de Landes, deu Sorbé, dela seconde Vivers, de la Coudure ou Justes, de la première et seconde de Poisegu.

L'état de 1680 contient celles des Vignes, de Prévot ou Prébost, de Justes de laquelle Jean de Tillo, notaire royal de $S. Sever, était patron au 48 mars 1577. Enfin celle de la Bastugue qui donne 30 fr. de rente et à laquelle noble Bastien de Lyer, seigneur de Couhin nomma en 4577. C'est à présent noble d'Arblade Branale (?). (Brassal sans doute.)

LA

MORGANX (1) S. Jean. M. L'Evéque.

Il y a une prébende de $. Nicolas du revenu de 24 fr. à laquelle M° de Serres-Poudenx présente. Il y avait deux autres prébendes en 1577: la 4"° et 2° de maître Arnaud de Mons.

Ste Eugénie de la Crabe (2) (de Capra) est annexe de Morganx. Capra patronum habet abbatem Sti Severi. Le droit de visite de la Crabe est de 45 sols morlans, celui de Morganx montait à 200 sols de la même monnaie.

par les gens du capitaine Thoras. Les nommés Gatinel et Dumaret, d’Arcet, firent démolir l’église dont la tuile fut transportée dans leur maison. Ils emportèrent aussi les cloches cachées dans un fossé. Les livres et les ornements sacerdotaux tombèrent aux mains de pillards qu’on ne connaît pas, sauf le capitaine Bederede de Seignoas, qui s’attribua une grande croix en argent. {Archives du Grand Séminaire d’Auch.)

(1-2) L'église de Morgas fnt démolie en 1559-70, par les gens des capitaines huguenots Senegas ef Darblade qui enlevérent également un calice en argent et les ornements sacerdotaux. Le capitaine Lasserre s'étant emparé des cloches de Morgans et de Lacrabe, les transporta chez lui. Arnaud de La Forcade, prêtre de Morgas fut massacré dans le Béarn où les Huguenots l'avaient mené en captivité,

er Gr LA MOTE (1) S. Hippolyte. M. L'Evique.

Il y avait en 1580, une prébende appelée de Pées de Cauna et dame Marguerite de Caupène en était alors patrone. L'état de 1680 ne fait mention que de la prébende de Cabanes, laquelle est de patronage laïc. Le droit de visite était de 20 sols morlans. |

NER VIS (2) S. Pierre aux Liens... L'appé de St-Sever.

Mugron (3) est son annexe. |

L'église de Nébis fut pillée et brûlée par les Religionnaires qui y tuèrent quatre prêtres.

Il y à à Nervis un prieuré simple de 6,500 fr. de rente, duquel le patronat appartient au même abbé de $S. Sever.

L'état de 1577 fait mention des prébendes d’Augarès et d'Aguillon dans l'annexe de Nervis. Celui de 1580 ne met que la prébende de Dauga, qui vaut 200 fr. de rente. M. de Mesplez, évêque de Lescar est marqué patron dans un état. Il y a encore la prébende appelée de Solvit de laquelle le revenu est de 120 fr.

(1) Les seigneurs de Lamothe jouent un rôle important au moyen-âge. Tantôt ils sont chargés de messages royaux, comme Gaillard de Lamothe sous Edouard IL (Monlezun, t. 3, p. 132, etc.}, tantôt ils combattent sur les champs de bataille, témoin, Jeannot de Lamothe qui se trouve en Italie en 1490 sous les ordres du comte de Foix. — Les gens des capitaines protestants Estopignan et Vignoles brülèrent l’église de Lamothe (1569-1570) et s’emparèrent des livres, ornements. Etienne Bodignan, Etienne Dubroca, Jean Teou de Bayle, prêtres de cette paroisse, tombèrent sous les coups des Huguenots, après avoir été cruellement rançonnés. (Archives du Grand Séminaire d'Auch.)

(2) Quoique brûlée par les gens du capitaine Paulinar, l’église de Nerbis est encore remarquable. Le cloître surtout de cet ancien prieuré est digne de l’examen du touriste savant. Les livres, ornements et joyaux de cette église furent jetés aux flammes par les religionnaires qui fondirent même les cloches. Charles Dupuy, d'Auribat, prit un calice en argent, tandis que Bedérède de Seignoas, Pierre de l’Aguens, de Tartas, et Jean de Serres, de Gaussous, de Mugron, emportèrent une foule d’autres objets. [Archives du Grand Séminaire d’Auch.)

(3) Mugron, annexe de Nerbis, partagea le sort de cette paroisse au temps des guerres de religion. Les soldats du capitaine Montaut brûlèrent sa chapelle et murent à mort quatre prêtres de la localité, savoir : Jean Dupierd, Etienne de Laporte, Bernard Barrère et Etienne Domenger. (Archives du Grand Séminaire d’Auch. |

La charmante ville de Mugron, qui compte une population de 2,000 habitants et possède un port sur l’Adour, navigable de ce point à son embouchure, à été longtemps l’entrepôt des vins d’Armagnac et de la Chalosse. Un de ses enfants, Bernard de Mugron, est mort évêque de Dax vers la fin du XIe siècle. Un autre, G. de Mugron, se distingua dans les rangs des catholiques, durant les guerres de religion. (Montlezun, t. VI, p. 170). — {Archives du Grand Séminaire d’Auch) |

Soi DE

S. AUBIN (1) S. Aubin. Le seiexeur de Poyalers. de Poyalerio Stus A/binus.

Item episcopus recipit pro procuratione decimæ de sancto Albimo XXti solidos morlanorum et edestionem et decimas novalium. — Poyalers (2) est l'annexe. |

Le droit de visite est de vingt sols morlans. Il y a une scolanie de neuf pistoles de revenu.

Ste COLOMBE (3) L’assé et chapitre de S. Girons. Cette église fut pillée et brûlée en 1569. Un prêtre y fut massacré. Le droit de visite monte à 40 sols morlans.

Il y a deux prébendes qu'on nomme de Claverie et de M° Jean La Morère. L'assiette de 1680 ne fait mention que de la dernière.

S. CRICQ (4 Stus Gricus LE SEIGNEUR du lieu Sylocensis

L'église fut pillée, brûlée et rasée par les Huguenots. Le droit de visite est de 25’sols morlans.

(1-2) La cour générale de Gascogne comptait dans ses rangs en 1574, à St-Sever, noble Guillaume de St-Aubin [Montlezun, t. If, p. 405) Le service divin aurait repris dans cette paroisse en 1571, malgré l'incendie et le pillage de cette église et de celle de Pojolé, son annexe, qui furent livrées aux flammes à la vue des Vicomites par les capitaines Tauzin, frères, Langlade de Labat et Gabriel Dimbidones, de Poches. Castagnet, capitaine huguenot, démolit l’église de Pojolé lorsqu'il tenait garnison dans le château et l’église de Hauriet. Les soldats du capitaine Solié prirent les ornements sacrés et les biens de la Fabrique tombèrent au pouvoir du commissaire du farouche Montamat (Archives du Grand Séminaire d’Auch.)

S'il faut en croire une ancienne tradition, la tour de Pouyalé (Pojolé) serait l’œuvre des Anglais au temps de leur domination en Gascogne.

(2) Sainte-Colombe, située dans un pays enchanteur, fournit un vaillant capitaine à l’armée catholique pendant les guerres de religion. C’était Antoine d'Aydie, seigneur de Sainte-Colombe, lâchement assassiné à Pau par les protestants (24 août 1569), au mépris de la foi jurée, lors de la capitulation d’Orthez. (V. notre étude : Les Huguenots dans la Bigorre, dans le Souvenir de la Bigorre.)

Le capitaine huguenot Abadie et Pierre, de St-Sever, mirent. le feu à l’église de Sainte-Colombe, après en avoir pris les livres, les ornements, etc. Pierre de Toublier, prêtre de cette paroisse, fut massacré par les religionnaires. — Le Camp de Castera situé sur Je territoire de Sainte-Colombe, a été, dit-on, un poste romain.

(4) Saint-Cricq-de-Chalosse compte aujourd’hui une population de 1,000 habitants environ. Etienne de Bazillac en était seigneur au XVIe siècle. — Son église d’abord illée, en 1569, par la compagnie du capitaine Bassillon, fut livrée aux flammes par es soldats de Montamat, qui fit transporter les cloches à Orthez. Loubei, Bayles et Guiot s'étaient emparés des ornements. — Un huguenot du crû, nommé Raymond de Larribau, abattit plus tard les murailles de l’église dont il emporta les tuiles et le faitage. [Archives du Grand Séminaire d’Auch.)

si gf 2 Le procès-verbal envoyé à Charles IX porte qu’il y a une scolanié. Item episcopus recipit in decima de Ste Gyrico XXti solidos morlanorum et ultra hoc recipit deverium edestionis et decimas novalium.

S. SEVER (1) Stus Severus L’ABBé de S. Sever.

S'tus Severus in capite Martyr Vasconiæ La paroisse $S. Pierre

L'abbaye est de la congrégation de S. Maur depuis l’union qui en fut

(1) La ville de Saint-Sever, autrefois capitale de la Chalosse, maintenant souspréfecture des Landes, compte près de 5,000 habitants. Le Palestrion, palais du gouverneur romain, s'élevait jadis sur le délicieux plateau de Morlanne, d’où la vue s'étend sur la ridnte plaine de l’Adour. C’est là que Sever, l’apôtre du pays, au Ve siècle, tomba sous les coups des Vandales. Gisèle, épouse de Caribert, roi d'Aquitaine, bâtit un oratoire près de son tombeau sur lequel se dressera un jour une célèbre abbaye, féconde en prélats (982), due à la reconnaissance du duc Guillaume Sanche, vainqueur des Normands, à la suite d’un vœu fait au saint. — Un incendie dévora l’abbaye au XIe siècle. Elle fut aussitôt rebâtie. — Saint-Sever soutint un siège mémorable en 1295, lorsque Philippe-le-Bel en chassa Hugues de Vère, fils du comte d'Oxford. — Nouvel incendie du monastère en 1430. — L'abbé Jean de Cauna le rebâtit. {V. la Revue d'Aquitaine.) Un nouveau désastre vint le détruire au XVIe siècle (1569) lorsque Montgomery, maïître de la ville, livra la cité tout entière à la fureur de ses barbares soldats. Ils ruinèrent l’église et le monastère jusqu’au fondement, dit le Procès-verbal de Chärles IX [Archives du Grand Séminaire d’Auch.) Une partie de la voûte de l’église échappa cependant à leur marteau démolisseur, mais à l’intérieur, tout fut rasé : autels, chœur, images, chapelles, fonts baptismaux, orgues, cloître chambres de l’abhé et des religieux. Les ravages furent tels qu’on vit les moines courir la ville pour louer difficile ment une cellule. Voici comment s'exprime le Procès-verbal de Charles IX au sujet des menaces des protestants et de leurs brigandages. Il y eut plusieurs martyrs « qui sont : Gratien Darnaudet, Jean Duzeau, Jean Fossa, qui ont été massacrés par ceux de ladite religion, et puis prisonniers et rançonnés après décédés, frère Jean de Soubagnet et Pierre de Dorance et des prêtres prébendiers dudit monastère, Me Pierre de Lafitte, Odet de l'Espiau, Bernard Dudomare, prètre ; ont aussi pris et pillé les (protestants) de ladite église, la teste ou capse de M. de Saint-Sever enchassé en argent doré pesant dix marcs et plusieurs pierres précieuses, trois grandes reliques, deux custodes, dix calices, un encensoir, quatre croix, les deux grandes et les autres moyennes à quatre cannelles, le tout d'argent susdoré, du poids de cinquante mares, et les orgues valant plus de 2,000 tournois, davantage ont pris, brûlé, emporté tous les documents, lettres de ladite abbaye et aussi tous les livres du service divin et de la librairie de tous arts et sciences de valeur inestimable et aussi six grands coffres où étaient les trésors de ladite abbaye et aussi ont pillé et emporté cinq chapelles, tant de filet d’or que de velours, satin, damas, tafetas et chasubles jusques au nombre de treize, seize aubes, six surplis et parements tant de damas que autre soye et lingerie de vingt-deux autels, trente-six nappes, quinze linceuls et autres ornements nécessaires, cinq cloches et n’y ont laissé qe l'horloge ; outre plus ont pris les fruits de leurs dimes et aussi de leurs moulins

eux années et ruiné leurs forêts et coupé au pied. » Les principaux auteurs de ces sacrilèges dévastations furent : 1° Pierre de Gamardès, avocat au parlement de Bordeaux, juge à Saint-Sever au moment des troubles ; 2° Serès Gentral, huguenot ; 30 Jean de Fossa, son hôte et son commis

En vertu de l’acte de fondation, l’abbaye de Saint-Sever comptait treize religieux, un vicaire perpétuel et cinq offices. « Un soldat que le roi y avait mis, tenait une place et une portion. » SA : (V. ces détails dans le Procès-verbal de Charles IX, Archives du Grand Séminaire

Auch.)

NC

faite le 46 septembre 1638, par acte passé entre René de Pontacq alors abbé commandataire de S. Sever, fils de Jean Pontac, procureur général au Parlement de Bordeaux et don Antoine Lespinasse, prieur claustral de l’abbaye Ste Croix de Bordeaux. L'abbé se départit de la. nomination et collation des prébendes monacales et des offices claustraux et par exprès des deux voix qu'il avait pour l'élection aux dites places renonça aux dépouilles des anciens et à la direction de l'office divin, voulut que les anciens précédassent en tout les réformés, leur relâächa la manse des anciens et des offices claustraux, se réserva la première place au chœur et les droits honorifiques, la présentation aux

cures et prieurés en faveur de qui il voudrait, entendant que s'il vaquait quelque prieuré il en pourrait faire unir un ou deux à la manse des dames Bénédictines nouvellement établies à Bordeaux.

L'église est fort ancienne, assez élevée, mais fort étroite. Les orgues sont belles, le tabernacle doré et d’un bon goût. On lit cette inscription

sur la porte du chœur :

. Templum illud sæculo VIT primo ædificatum, ineunte IX destructum, destructum X, bellis et incendiis nuper concussum ab hæreticis sæculo XVI partim eversum, tandem hoc XVIT reparatum fuit a monachis con--

gregationnis St Mauri et affixum est hoc memoriale anno Domini MDC. LXXX Lo.

Les armes de cette abbaye sont une main étendue. On voit à S. Sever un couvent de Jacobins (1) fondé vers l’an 1300,

(1) Ce magnifique couvent de Dominicaines eut à subir, comme l’abbaye, les vio-

lences infernales des protestants qui le ruinèrent et le démolirent entièrement, à q >

l’exception d'une partie de la toiture de la grande nef de l’église. Livres, ornements,

joyaux, biens, tout tomba au pouvoir des protestants. Trois religieux furent massacrés, les autres se sauvèrent à grand’peine.

L'office avait repris dans le couvent en 1572 ; mais hélas ! dans quelles conditions ! Les cérémonies se faisaient au milieu des ruines et les religieux étaient contraints de se tenir encore dans une maison de la ville. Les Religieux de l’abbaye n'étaient pas mieux partagés. L'ordre de leurs exercices était cependant le même qu’autrefois : « matines, une messe sub aurora, prime, tierce, sexte, none, une messe pour les trépassés, la grand’messe avec diacre et sous-diacres, vêpres, complies. »

Les protestants, maîtres de St-Sever, se livrèrent eux-mêmes aux exercices de leur culte, pendant plus de onze mois. Les ministres calvinistes y faisaient encore leurs prêches, au moment de la rédaction du procès-verbal ordonné par Charles IX. (Archi ves du Grand Séminaire d’Auch.

L'abbaye de St-Sever fut donnée à l'Abbé Anselme par le roi Louis XIV. Le touriste visite toujours avec intérêt les restes de cette importante maison où se trouvent établis le presbytère paroissial et divers services de l’administration civile.

Dom Labat, dom Martianay, le P. Daniel, le naturaliste Léon Dufour et le général Lamarque sont les célébrités les plus marquantes de l’ancien capitale de la Chalosse.

. rebâti par les soins du P. Antonin Cloche, général de FOrdre natif de S. sever, une maison de Capucins et un monastère de Ste Haies bâti en 1634.

Il y a quantité de prébendes dans la ville de S. Sever. Spas nies sont fondées dans l’église des Jacobins.

L'état de 1577 fait mention de celles de Toussaints, de $S. Michel, de Notre-Dame, de Ste-Catherine, de Cabanes, de la confrérie de Ste Catherine, de Johannot de Molas, d’Arrimblès, de $S. Joseph de Vineis, de Corpore Christi, de Ste Anne, de Pibot, de S. Benoît, de S. Boots, de Quercu, de M° Bernard Curia, de S. Sébastien et d'Auné.

L'état de 1680 met dans l’église abbatiale celles de Toussaints, de la Trinité, de La Fargue autrement de Ste Catherine, de Mossen Domengé aliàs de Dauné, du Benquet, du Casso, de Thoartigues, de Jannot de Motas, de Rimblès, d'Embidonnes, de St Etienne, des Landes, de Claverie, de Mossen Bernard de Cours, de S. Sever, du Perrouil alias de S. Barthélemi, de Serres, autrement de Notre Dame, de Pierre du Perroüilh, de $. Pierre et de S. Jean.

La prébende d’Auné est du patronage de l'abbé S. Sever.

Celles d'Embidonnes et de Touartigue étaient en 1578 à la nomination de Jeanne, Françoise et Jeanne dite Cadroy. Celle de Toartigue a des fiefs et vaut environ quarante-cinq sols, elle est chargée de 95 messes par an. La cathédrale de S. Nicolas fondée dans l'église abbatiale est du patronage de M. l'Evêque. Son revenu consiste en deux ou trois cas (ehars) de la dixme d’Aurice.

La prébende de Ste Anne dans là même église est à la présentation du prieur de l’abbaye. Elle per çoit 10 Liv. de fief et une pièce de Champ en dépend.

Il y a quatre prébendes dans l’église des Jacobins : celle de Cabane, du revenu d'environ 95 fr., est à la présentation de M. de La Faurie, conseiller au Parlement de Guienne.

Le prieur des Jacobins nomme aux trois prébendes de Perouïl ; la première est appelée de S. Pierre. Elle est chargée de trois messes et vaut environ 75 fr. La seconde, nommée de S. Jean a les mêmes charges et presque le même revenu. La troisième, de S. Barthélemi, ne donne que 30 fr. de rente, mais elle n'est chargée que de deux messes par semaine. Il est marqué dans un état qu'il y a encore une prébende de S. Michel. dans la même église.

= Cher SERRELOZ (1) S. Barthélemi. M. L'Evéqui.

de Serris lotio alias | de Arebans Il y a les prébendes du Thilh et de Dido.

SOUPROSSE (92) S. Pierre. L'ABBé de S. Sever.

Il y a les prébendes de Poyartin qui vaut 30 fr. pour le service de six messes, de M. Bernard de La Fitte dont le patronage est à M. l'Evêque et celle de Batz. S. Pierre en est l’annexe.

LATRILLE (3) La Conception de N. Dame M. L'Evèoue. ou St® Luce.

TOULOUZETTE (4) St Quiterie. M. L'EvÊQuE.

Tolosa blanca Il y a une prébende dite de S. Pierre.

(1) Serreloz, aujourd’hui Serrelous, dans le canton de Hagetmau eut pour premier pasteur après les troubles religieux de 1569-70, un prêtre du nom de Jean Dangoumau « qui s’empara de l’église et se disait curé » à éride de l'enquête prescrite par ordonnance royale de Charles IX en 1572. L'église de Sarreloz brülée par les huguenots, fut pillée auparavant par le capitaine Pierre Barre, seigneur de Cazalis, et ses complices qui s’emparèrent des calices, ornements, etc., et fondirent les cloches. (Archives du Grand Séminaire d'Auch.)

(2) La petite ville de Souprosse, dans le canton de Tartas, compte actuellement une population de 2,000 habitants environ. Quelques pans de vieux murs donnent à cette place un cachet féodal. Un vaste camp romain occupa jadis cet emplacement jonché de morts à la suite de sanglants combats, disent certains étymologistes, peut-être un peu hardis, qui font dériver Souprosse de Super ossa, sur les os. Cette explication paraît |

pue ingénieuse que scientifique. L'auteur du Pouillé lui-même n’a pas osé voir du atin dans ce mot. |

(3) Le service religieux se faisait péniblement dans cette paroisse en 1571. « Ny est qui aide à faire le service » dit le Procès-verbal de Charles IX. C’est que tout avait été saccagé par les protestants. L'église fut brûlée par les gens du capitaine Estopignan et Gamandés, de S. Sever qui s’emparèrent aussi de tous les ornements, joyaux, calices, etc. Barthélemy Dubroca, Etienne de La Luque, et Bernard Boscucabosc tombèrentsous les coups des mêmes scélérats. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.)

(4) Jean Dubernet, prêtre gradué, faisait les offices dans cette paroisse en 1572. Les gens des Vicomtes brülèrent l’église de Tholozette en 1569-70, après avoir rompu les cloches et pris les livres, ornements et joyaux. On signale parmi ces fanatiques démolisseurs, un Certain Gabriel Dembidores, dit des Poches d’Auribat. Il appartenait à la compagnie du capitaine Vignoles.

Thoulouzette, dans le canton de Mugron, a une population d’environ 800 habitants.

A AU ARCHIPRÊTRÉ DE MARSAN BROCAR (1) S. Jean. L'ABBÉ de S. Sever — à de Brocariis cause de l’union au prieuré de Roquefort selon le livre rouge.

Le curé paye 50 sols morlans pour la visite.

La scolanie vaut 30 francs.

CAMPET (2) St Croix. M. L’Evéque et il y prend Campetum la quarte.

Rague ou Raguez (3) est regardée comme l'annexe de Campet. Cependant ce dernier n’est connu dans les anciens états que sous le titre de la cure de Raguez qui est aussi appelé Riot.

CANENX (4) | M. L'Evèque.

Le curé donne 30 sols morlans pour la visite.

ARCHIPRÊTRÉ DE MARSAN

(1) Les protestants enlevèrent les livres, ornements et biens de cette église qu'ils saccagèrent. Le service divin s’y faisait, en 1571, par les soins de Pierre de Clavene, régent au collège de Bordeaux oudeson vicaire délégué. (Archives du Grand Séminaire d'Auch.)

Le village de Brocas, dans le canton de Labrit,estriche en minerai de fer. Cette commune de plus de 1,200 habitants, possède une forge importante sur le ruisseau de l’Estrugeon.

(2) Les protestants s’emparèrent des ornements et joyaux de cette église, annexe de Ste-Croix de Rague. Simon de Clavé, prêtre, yrésidait et faisait les fonctions curiales en 1571. {Archives du Grand Séminaire d’Auch.)

Le marquis du Lyon, issu de la célèbre famille de ce nom, a son château dans la commune de Campet. Ce manoir féodal fut sans doute témoin de bien des combats livrés sous ses murs. « Le château de Campet, dit l'hommage rendu par Jean de Lyon en 1474 était assis en haut lieu, sur une motte deffensable bruetüe de murailles, tours et fossés, garnis de portail et de pont-levis, lucarnes, canonnières, mâchecoulis et autres ouvrages de forteresses.… » (Montlezun, Histoire de la Gascogne, t. VI, p. 478.)

(3) Rague ou Raguet, matrice au XVT siècle n'est qu'annexe dans le pouillé du XVII siècle que nous étudions. |

(4) Le service religieux se faisait mal dans cette paroisse, à la suite des troubles causés . par les huguenots qui brûlèrent la chapelle de la Magdeleine. Martin de Prugue et Artiguères, de Mont-de-Marsan, s’emparèrent d’une partie des ornements de Canenx, prirent 39 ruches àfmiel appartenant à l’église et massacrèrent le marguillier. Les gens du capitaine Roquepine emportèrent le reste des ornemenis etun calice en argent.

En 1572, les fils du juge de Mont-de-Marsan, scolain diacre de Canenx où il ne parut jamais, percevait les fruits de son bénéfice et faisait remplir ses fonctions par un paysan. Le rôle de l’Escolain, nous l'avons dit plus haut, se bornait à assister le prêtre dans ses fonctions sacerdotales. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.

On voit dans cette paroisse du canton de Labrit les vénérables restes d’un château seigneurial du moyen-àge. Il à conservé une partie de son enceinte et un portail antique.

M a Réaup (1) ou Arriaub, S. Michel de Arrialbo, est annexe de Canenx.

L’évêque y perçoit la quarte de la dime et prend 15 sols morlans de droit de visite. La scolanie vaut 150 fr.

CAMPAIGNE (2). S. Pantaléon. M. L'Evéque.

Campania

Le curé doit pour la visite 50 sols morlans.

Il y a une prébende appelée de Bourgueries. |

La scolanie donne 500 1. de rente. Elle est unie à l’archidiaconé de Chalosse qui, auparavant, n’était presque qu’un titre sans revenu.

S. Orens (3) et S. Pardon (4) ou Perdoine sontannexes de Campaigne.

CERE (5) S. Martin. M. L'EVÊQUE.

Géraud de Sère et ses héritiers payaient l’archif de 12 sols morlans pour la dixme de Cère.

La scolanie est de 100 1. de revenu. | S. Vincent de Vert (6) en est annexe. M. l'Evêque y prend le quart de la dixme. |

Le droit de visite est taxé dans le livre rouge à 50 sols morlans.

(li Cette église était à la collation de l’évêque d’Aire, comme celle de Canenx.

(2) Campaigne, village de plus de 1,800 habitants, dans le canton de Mont-de-Marsan, eut autrefois pour seigneurs les chevaliers de ce nom bien connus par leur attachement à la couronne d'Angleterre. Un chanoine de Bordeaux, Arnaud Sort était curé de Campagne en 1571, mais il n’y résidait pas. Un apothicaire de Mont-de-Marsan, nommé Martin de Lassalle, ayant affermé cette cure y faisait exécuter le service divin par un prêtre qui S'Y trouvait dans un état lamentable car l’église brûlée par les protestants, avait perdu tous les Livres et ornements.

(3-4) S. Orens et S. Perdon, annexes, partagèrent le sort de Campagne. Les protestants brûülèrent leurs églises et s’attribuèrent tous leurs biens. S. Pardon possède aujourd'hui des fabriques de matières résineuses. Cette commune de 1,000 habitants environ fait partie du canton de Mont-de-Marsan. Rate

(5) Montlezun, dans son Histoire de la Gascogne, t. VI, p. 290, répète, après d’autres auteurs, qu'en 840, les Normands fondirent. au mois de mai, sur Arjuzanx, Labouheyre, Cère, etc., où ils détruisirent, tuérent et dévalisèrent tout. Rien ne fut épargné. D’autres barbares non moins farouches, les huguenots, s’abattirent sur Cère en 1569-70, pillèrent son église et enlevèrent tous ses ornements.

(6) S. Vincent de Verd, commune de sept à huit cents habitants, dans le canton de Labrit, reçut des huguenots les mêmes traitements que Cère : son église fut sac— cagée. Cette paroisse est riche en minerai de fer. Le vicaire de Cère fut assassiné pat Le PEN HSE Son meurtrier n’est pas connu. (Archives- du Grand Séminaire

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GAILLERES (4) L’Assomption de N. D. Le chapitre d’Aire.

Les Huguenots pillèrent et brülèrent l’église en 1369. Le droit de visite est de 20 sols morlans.

GARREINX (2) S. Antoine. M. L'EvÊQuE.

Selon le livre rouge, c’est N. Dame.

Le droit de visite est fixé à 45 sols morlans.

GELOUS, Gelos (3) S. Martin et selon M. L'Aggé de S. Sever. Gelosium le livre rouge, S. Médard.

Le droit de visite montait à 30 sols morlans. La scolanie est du revenu de 150 fr.

LABRIT (4) S. Médard. Les Chartreux de Lebrotum Bordeaux.

M. l'Evêque nommait autrefois à cette cure, mais M. de Boutaut,

(1) Le capitaine protestant Solié donna ordre de brûler cette église, et d’emporter les livres, ornements et les cloches qui s’y trouvaient.

(2) Gareinx (Garein), dans le canton de Labrit, est un charmant petit village d'environ 900 habitants. Dès le XII siècle, les seigneurs de Gareinx figurent parmi les chevaliers de la célèbre cour dels Sers. Les protestants pillèrent les ornements

de cette paroisse que nous trouvons dans le Procès-verbal de Charles IX, sous le nom de Garenchs. |

(3) Gelos était au moyen-äâge un fief des seigneurs de Campet qui percevaient des droits importants sur cette terre (Montlezun, t. VI, p. 478). Il leur était dû, en particulier, par chaque habitant, pour fief annuel, une poule et une livre de cire par bournat (ruche ?) de mouches à miel. L'église de Gelos était à la présentation de l’abbé de St-Sever, au XV° siècle ; l’évêque d’Aire avait le droit d'institution. En 1569, elle fut saccagée par les huguenots qui s’emparèrent de tous ses. ornements. (Archives du Grand Séminaire d’Auch.)

(4) Labrit, s'appelait autrefois Albret. Cette petite ville, maintenant chef-lieu de canton des Landes, doit une grande célébrité à ses anciens seigneurs devenus successivement de puissants feudataires avec lesquels les rois ne dédaignaient pas de traiter directement, et souverains de Navarre par le mariage de Jean d’Albret avec Catherine, héritière de François-Phæbus. Il reste à peine quelques traces de l'antique château des sires de Labrit ou d’Albret. Les protestants conduits par Garis, dévastèrent l’église de. Labrit et en emportèrent tous les biens, livres et ornements. ne ais pas encore été recouverte en 1571. (Archives du Grand Séminaire

Auch.) <

évêque d’Aire fit don du prieuré de Labrit qui valait 4,000 fr. de rente et qui était à sa collation, aux Chartreux de Bordeaux, sans penser à réserver le choix du curé. Ste Catherine, dans le diocèse de Condom, est un membre de ce prieuré. On lit dans le livre rouge de l'évêché que. cette église était unie au prieuré d'Eusan. Ecclesia Sti Medardi de Lebreto de dono Episcopi et est annexa prioratui d'Eusan. Ce prieuré connu sous le nom d’Ossen (1) était de l’ordre de Bethlehem ou de S. Jérôme. Il n’y a plus de religieux de cet Ordre en France. Il y ‘en a beaucoup en Espagne. Ils portent une robe blanche et le manteau de ceuleur tannée ou de noir naturel fait comme celui des Jésuites. L'extinction de cet ordre aurait pu acquérir à l'évêque le patronage du prieuré. Il paraît par le procès-verbal envoyé en 1571 à Charles IX qu'il y a à Labrit une grange de l'Ordre de Citeaux. 3

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