‹ Poumon et Ammoniaque SanguineChapitre 9 sur 30 · BEN ER · texte numérisé non relu

BEN ER

condensation dans les parties froides. — La nécessité d’entraîner complètement l’ammoniaque nous a amenés à réchauffer les parties hautes de l'appareil où des condensations peuvent se produire,

Nous avons muni ces parties hautes d’une chemise chauffée non par un courant d’eau comme l'ont fait M. Polonowski et P. Boulanger, mais par un courant de vapeur.

L’artifice suivant permet d’en régler très rapidement la température.

La chemise de chauffage est placée entre deux robinets, l’un la faisant communiquer avec le générateur de vapeur, l’autre avec l'atmosphère. Les deux robinets étant ouverts, un courant de vapeur purge complètement l’air contenu dans la chemise. Si l’on ferme alors les deux robinets, la condensation de la vapeur provoque un vide partiel.

En ouvrant avec ménagement le robinet d’arrivée, la vapeur se refroidit par détente dans le vide partiel qui règne à l’intérieur de la chemise, s’y condense et en élève la température.

En réglant l'ouverture de ce robinet, on peut facilement maintenir la chemise à une température quelconque comprise entre 100° et la température ambiante et cela jusqu'à ce que la chemise soit remplie par l’eau ‘deicondensation.

Il est ainsi possible, beaucoup mieux qu'avec un courant d’eau, de régler la température de la chemise et de la faire varier aussi rapidement que l’on veut au cours du dosage.

I] est en effet nécessaire d’être maître à chaque instant

de cette température.

oo —

Une haute température est désirable lors du nettoyage de l'appareil et des essais à blanc pour entrainer les dernières traces d’ammoniaque.

La température ne doit pas au contraire dépasser 40° à 50° au cours de la distillation du sang pour éviter que les gouttelettes du liquide projeté dans le haut de l'appareil ne soient portées à une température où commence la désamination de certains des constituants du sang.

Mentionnons aussi que par une conduite appropriée de la distillation nous sommes arrivés à nous passer de l’addition d'huile de paraffine conseillée par J. K. Parnas pour éviter la production de mousse souvent gênante par son volume.

Nous y avons gagné un nettoyage plus rapide de l’appareil et le départ plus aisé des dernières traces d’ammoniaque retenues au contact de ses parois.

Le dosage colorimétrique s’en est également trouvé amélioré par la disparition du léger louche que donne souvent au contact du réactif de Nessler le produit de la distillation en présence d’huile de paraffine, louche qui enlève toute précision à la comparaison des teintes.

Enfin, toutes les fois que l’intervalle entre deux prises successives de sang nous en laissait le temps, nous avons effectué deux dosages sur le même échantillon de sang, pris la moyenne des deux résultats trouvés et éliminé les résultats comportant entre eux des différences anormales.

Les résultats de nos dosages sont exprimés en milligrammes d'azote ammoniacal par litre de sang.

Nous n'avons pas cru devoir passer sous silence des

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nous sommes en effet convaincus à plusieurs reprises 4 Ms “tps A se , que des détails aussi minimes séparaient souvent la

4 s Des marche suivie dans un dosage correct de celle suivie ‘dans 2 | Br - “un autre largement entaché d'erreur.

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