AVEC PIEDS
De i'"3o à i^So de long
fr.
de 200 à 230 de 245 à 290
fr.
de 230 à 260 de 300 à 400
De i^ôo à i"'8o de long
Tapis de table Les billards se couvrent en drap au mètre, ou en tapis. On sait combien ces draps sont fragiles. Un tapis de billard de taille moyenne varie de 90 à iio francs. Un tapis de billard de grande taille varie de 100 à 125 francs. Le drap de billard se vend de 20 à 40 francs le mètre.
Les accessoires
soit à son entretien.
Le billard est toujours accompagné d'une certaine quantité d'accessoires, indispensables soit au jeu,
Les billes Le premier de ces accessoires est le jeu de billes en ivoire, qui sont, si l'on peut dire, d'une sensibilité extrême. Les billes neuves peuvent se fendre sous l'influence des changements brusques de température ; il est donc prudent d'éviter les courants d'air dans la salle où l'on joue, et de rentrer les billes dans leur écrin dès que l'on cesse de jouer.
Le diamètre moyen d'une bille est de 61 millimètres. Mais l'ivoire est fragile, il se déforme et tend à s'ovaliser toujours dans le même sens ; il demande alors un polissage minutieux qui rendra à la bille sa sphéricité voulue ; chaque polissage ou retournage la réduit d'un demi-millimètre environ.
Les billes doivent être souvent nettoyées avec un linge doux imbibé d'eau savonneuse tiède, ou avec un peu d'alcool étendu d'eau, lorsque les marques de craie sont prononcées. On frotte ensuite avec un chiffon de flanelle ou de laine très sec. Les billes blanches seules se nettoient de cette façon ; la bille rouge se nettoie à sec et peut aussi se reteindre. Cette teinture coûte environ 0 fr. 50 centimes.
Un polissage et retournage de bille se paie 3 francs.
Le cours de l'ivoire étant excessivement variable, et les hausses fréquentes, il n'est permis de donner que des prix très aléatoires.
Les billes peuvent être en ivoire doux de l'Inde, d'un bon choix sans cheville, ou chevillées à une cheville par bille.
Le prix des premières varie de 200 à 300 francs le jeu ; celui des secondes de 125 à 175 francs le jeu ; et celui des troisièmes de 100 à 125 francs le jeu. Les billes d'occasion doivent s'acheter de 50 à 75 francs le jeu.
Les queues Après les billes, les queues ont la première place parmi les
accessoires de billard. Leur longueur doit être proportionnée à la dimension du billard. Les meilleures par leur rigidité et leur précision, sont taillées dans un morceau d'érable d'Amérique. Leur poids doit être de 450 à 550 grammes. L'ornementation de la poignée ne doit pas être au détriment de la qualité de la tige.
Une queue de fabrication et de qualité supérieures doit coûter de 8 à 12 francs.
Une queue de même qualité, mais plus ornée, vaut de 15 à 25 francs.
La queue de billard est presque inusable, car elle peut supporter les réparations les plus complètes.
Le meuble qui reçoit les queues peut être mural, fermant à clef, ou à tiroir, ou simplement mural à agrafes, ou encore en faisceau.
Le porte-queues doit être très droit, bien d'aplomb, pour que les tiges gardent toute leur précision. On l'assortit au billard pour le bois et le style, et l'on peut en faire un meuble ravissant.
Les procédés La qualité du procédé fait la valeur de la queue, disent les joueurs experts. Il en faut une provision suffisante, que l'on place dans le tiroir du porte-queues, ou dans un petit meuble, une étagère fermée où l'on range tout ce qui est utile pour le jeu.
Les procédés de bonne qualité valent de i à 5 francs le cent,
La même quantité de rondelles pour les coller vaut i franc.
Il faut encore un flacon de colle forte spéciale, une presse et une lime dont le coût total peut être de 7 à 8 francs.
Le petit meuble aux accessoires doit encore enfermer une réserve de craie, divisée en gros dés carrés. La craie de Naples azurée est excellente. Pour éviter de se salir les doigts en s'en servant, on fait un petit cube d'ivoire dans lequel s'emboîte le dé de craie. On choisira pour le nettoyage du drap une brosse assez douce, en pures soies, resserrées dans le milieu et aux bouts élargis.
En dehors des moments de jeu, le billard doit être couvert d'un tapis de coutil ou de molleton.
Les fleurs ou les plantes devant orner la maison dans ses moindres coins, et la salle de billard ayant toujours des angles inoccupés, on y placera dans des bacs de cuivre, de bronze, ou de faïence de ces hauts bambous, dont le feuillage léger, fris-
sonne au moindre souffle et qui demandent peu de soins. On groupera auprès de leur verdure, les fauteuils de repos et les petites tables à bridge, à échecs, à poker, autour desquelles les conversations entrecoupées et les phrases consacrées qu'échangent les joueurs attentifs, feront leur ronronnement un peu confus, intime et charmant.
LE FUMOIR Cette pièce, que l'on représente un peu à tort comme devant être le domaine de la fantaisie et de l'originalité, est de celles où l'on aura grand besoin de ces deux guides précieux, l'art et le goût, pour ne pas tomber dans un excès fâcheux.
Certes, l'art moderne, dans toutes ses applications, peut renouveler entièrement l'aspect de cette partie du home, aussi bien dans l'objet usuel que dans l'objet d'ornement : depuis les meubles, les tapis et les tentures, jusqu'à la petite lampe de cuivre ou d'étain coiffée d'un ample abat-jour d'émail, sans oublier tous les bibelots que peut recevoir la table du fumeur délicat : étuis d'argent ciselé ; coffrets de cuir roux où s'épanouit toute une flore étrange, boîtes de marqueterie, qui gardent précieusement entre les petites cloisons de bois rares, le parfum des cigarettes blondes et des cigares.
Les artisans de la céramique et de la poterie n'ont-ils pas créé tout exprès ces larges vases de grès, que des feuilles et des fleurs de tabac emprisonnent dans une armature d'argent ciselé? Ces grès sont des merveilles d'imprévu et d'originalité, et le tabac ne connaît pas de meilleure matière pour conserver sa fraîcheur et son arôme.
Il semble que la gamme des tons havanes, depuis le plus pâle jusqu'au plus chaud, soit tout indiquée pour la décoration du fumoir. Tous les bois de teinte moyenne peuvent s'harmoniser avec cette couleur ; et les cuirs bruns ou fauves, les velours camaïeu, les tissus de crin pékiné, les velours appliqués, feront un ensemble ravissant, toujours dans la même note. Ces teintes ont, de plus, l'avantage appréciable de résister aux effets néfastes de la fumée.
Les meubles du fumoir n'ayant pas d'attributions bien définies, peuvent être ce que l'on veut : bahuts sculptés, a éta-
gères, à niches ouvertes et fermées, les uns hauts, les autres bas et larges, où les objets d'art seront en valeur. Les sièges peuvent-ils être autrement que profonds et moelleux : fauteuils trapus, larges divans, sur lesquels on jette des coussins épais. De petites tables volantes peuvent se placer auprès, avec les cendriers d'onyx cerclés d'argent, ou simplement d'argent martelé.
Le centre de la pièce peut être occupé par une table d'assez grande dimension sur laquelle on réunit tous les ustensiles qui composent l'attirail de fumeur : boîtes carrées pour les cigarettes, très plates pour les cigares; porte-allumettes, coffre de bois des îles doublé de chamois, où les pipes vénérables, les fume-cigarettes d'ambre blond, sont alignés méthodiquement. Sur cette table, les cendriers doivent abonder. On en disperse aussi dans tous les coins où le fumeur distrait peut poser sa cigarette ou en faire tomber la cendre. Sur cette table de milieu, on place encore les pots à tabacs de provenances diverses, la lampe de fumeur qui fait un bibelot très original lorsqu'on peut la faire monter avec une corne d'antilope ; elle simule le corps d'un long scarabée, dont les pattes et la tète sont d'argent ciselé et dont les antennes retiennent la boule de cristal qui forme la lampe.
Le brûleur qui disperse si rapidement l'odeur et le goût acre que la fumée laisse à la gorge ne doit jamais quitter cette table. On l'allume un instant et l'air redevient pur, l'atmosphère limpide.
Une très heureuse nuance pour le tapis de fond est le gris cendre, le brun, qui reçoivent également sans dommage la poussière qui tombe du cigare ou de la cigarette.
En dehors du style moderne, les tissus d'Orient, les meubles japonais avec leur merveilleux travail d'incrustations, leurs formes inattendues, leurs laques somptueuses et leur patine inimitable, peuvent composer un ameublement de fumoir dont la beauté égalera la richesse. De même ces panneaux de soies noires ou vives, où devant un soleil éblouissant se dressent des arbres fleuris, sous lesquels des mousmés menues et parées se promènent, et qui sont des broderies d'un art consommé, pourront tendre les murs, mieux que ne le ferait le plus riche de nos tissus modernes.
Et quel plaisir délicat on peut éprouver à chercher, à grouper, tout ce que l'art japonais a produit d'admirable : depuis ses bronzes d'une couleur si particulière empruntée à l'alliage même du métal, ses porcelaines transparentes, ses ivoires ajourés comme de la dentelle, ses armes et ses casques, ses netskés bizarres, jusqu'à ses boîtes, ses coffres, ses paravents et ses meubles.
Toute femme soucieuse d'être agréable à un fumeur sera bien aise de savoir qu'il ne faut lui offrir qu'une boîte en or ou en argent pour ranger les cigarettes, à moins qu'elle ne soit d'un bois fin; que les cigares conservent leurs qualités dans une boîte de bois, plate de préférence, pour éviter l'écrasement des rangs superposés, et que cette boîte sera préférable encore si elle est doublée d'une feuille d'étain.
ATELIER L'éclairage parfait pour les ateliers d'artiste est le D'ARTISTE nord franc. Toutes les autres expositions donnent à certains moments de la journée des reflets, des éclairages faux et changeants que l'on est obligé de modifier, à l'aide de stores de toile un peu épaisse.
L'atelier doit être organisé de façon à laisser le plus de place possible au modèle et à l'artiste. Celui-ci a besoin d'un recul suffisant pour juger des efiets de sa toile.
Une façon très pratique d'arranger élégamment un atelier, sans que l'artiste en soit gêné, est de ménager à l'entrée une sorte d'antichambre ou petit salon un peu orné, que l'on sépare du reste de l'atelier par des tentures tombantes ou à peine relevées. Les pannes et les velours de lin de ton neutre font des plis harmonieux qui peuvent en même temps servir de fond au modèle.
Les vieux meubles, les armures, les sièges anciens garnissent à ravir ce salon que l'artiste sait aménager mieux que personne.
SA MA ISO M
Le salon. — En haut : un coin de salon-bibliothèque avec mobilier Louis XV et Louis XVf. - En bas : studio-atelier avec emploi exclusif d'ameublement et de décoration modernes. On l'emploie beaucoup dans les villas, à la campagne ou à la mer.
POUR BIItN TENIR SA MAISON
La chambre à coiichrr. — i. Disposition de glace et de cheminée. — 2. Chambre à coucher Louis XVI garnie de soie Ponipadour. — 5. Chambre Louis XV, avec baldaquin et commode du même style. — 4. Chambre de style moderne, avec lit de cuivre genre anglais.
Jnstallafior} du ^ome.