‹ Pour bien tenir sa maisonChapitre 72 sur 78 · I OU · texte numérisé non relu

I OU

Salle de bains

Toilette

desàs

Lingerie

Penderies

plusieurs

Office

Cuisine

Chambre de domestique

Salle des domestiques .

Les Communications et l'Approvisionnement sont deux questions excessivement importantes dont il faut tenir compte en choisissant l'appartement.

Si les moyens de communication manquent, ou sont incommodes, si le trajet est long, on a plus souvent recours aux voitures et le loyer se trouve, de ce fait, sensiblement augmenté. L'habitation éloignée devient alors un mauvais calcul.

On cherchera donc un quartier qui soit, tout au moins, en communication facile avec ceux où les affaires, les relations vous appellent régulièrement ou fréquemment. On choisira si possible le voisinage d une station du Métropolitain, d'une Hgne de tramways ou d' « autobus ».

Les bateaux parisiens sont peu coûteux, mais lents.

Le chemin de fer de ceinture est la grande ressource des quartiers de la périphérie.

Si V approvisionnement est difficile et coûteux, la partie du budget réservée à la nourriture et à l'entretien devient insuffisante, dans un ménage où les dépenses doivent s'équilibrer avec exactitude.

L'exiguïté des cuisines parisiennes ne permet pas, en général, de faire des provisions importantes ; le garde-manger y est souvent mal exposé, l'approvisionnement doit donc pouvoir se faire fréquemment et à bon compte.

Le système d'approvisionnement qui réunit le mieux les qualités d'économie et de commodités, consiste dans l'approvisionnement direct au t marché ».

Le vrai marché commode où les prix sont raisonnables, où l'on est sûr de trouver le choix et la fraîcheur des denrées, est celui dit « découvert », ayant lieu à jours fixes, deux ou trois fois la semaine.

Les marchands y viennent nombreux, beaucoup y vendent les produits de leur culture et l'on peut s'y créer des fournisseurs attitrés, desquels on obtient plus de complaisance en échange de cette fidélité.

L'approvisionnement peut s'y faire en entier : depuis les mets simples ou les primeurs, qui constitueront le repas familial ou le succulent déjeuner, jusqu'aux emplettes nécessaires au nettoyage, à l'entretien, sans oublier la petite moisson de fleurs ou de feuillages qui orneront la table et le salon.

Les prix y sont généralement affichés, et, au « coup de cloche », c'est-à-dire au moment de la fermeture du marché, vers deux heures habituellement, les marchands cèdent au rabais les marchandises que le transport du retour pourrait déprécier, ou qui ne se conserveraient pas.

Le marché se rencontre sous une autre forme, assez pratique, mais beaucoup moins économique que l'autre : c'est le marché « couvert » qui est en partie permanent et reçoit aussi, à jours fixes, les maraîchers . Les prix y sont beaucoup plus élevés.

L'approvisionnement parisien possède encore cependant une ressource précieuse : la grande maison d'épicerie, qui constitue pour l'alimentation ce que le grand magasin est pour la nouveauté.

On rencontre maintenant, dans presque chaque quartier, un de ces importants établissements conçus d'après les besoins de la vie actuelle et présentant toutes les garanties possibles de qualité et d'économie. Le grand débit de ces maisons assure à leur clientèle des marchandises toujours fraîches.

Il est presque indispensable d'avoir pour les provisions de première nécessité — boucherie, boulangerie — des fournisseurs attitrés, à proximité de la maison . Ces fournisseurs livrent en général à domicile, mais il se peut que l'on vienne à manquer de quelque chose dans la journée; les domestiques perdent alors moins de temps dans leurs courses.

Les familles nombreuses, les maisons importantes, font avec économie leur approvisionnement aux Halles centrales. C'est un peu une science que de savoir y acheter, et il faut aussi pouvoir disposer d'un certain temps.

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