MILIEU DU XVI° SIECLE
Paris, Louvre. motifs gothiques fusion- So Cliché Hachette. nèrent avec les motifs SoTHieur Renaissance, plus ai- x siècie. | mables, en des œuvres parfois charmantes. Cathédrale
serva les dais, mais il en changea le style; les
Les moulures. — Les moulures peuvent être
placées sur divers points des murs, et nous Mon. Hist. T9 dÉRE ORCES
Cliché
pu L'A-MASE EN ŒUVRE DE LA DÉCORATION.
savons déjà qu'elles ont des profils différents suivant leur fonction.
Le mur est, en général, plus épais du pied, du soubassement. Le soubassement se relie au mur supérieur à l'aide d’un biseau ou de moulures courbes, qui varient suivant les dates. C'est souvent un tore à l’époque romane (fig. 254), et c'est souvent aussi, à l’époque gothique, une moulure de profil moins franc et plus compliqué (fig. 255).
On appelle bandeaux des groupes de moulures qui peuvent courir horizontalement à divers niveaux sur un parement, par exemple pour marquer la hauteur d'un étage ou pour rele-
: ver un nu trop important.
N Le solin est une moulure saillante qui est profilée sur un mur, à la rencontre de ce mur avec un toit \ en appentis, afin d'écarter les ruissellements et d'empêcher les infiltrations. La présence d’un solin peut
+ x , F1G. 254. FIG. 255. donc servir à reconnaître qu un SOUBASSEMENT SOUBASSEMENT
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que cet appentis a été projeté.
Le larmier ou coupe-larmes arrête et rejette l’eau pluviale qui descend sur un parement. Il est compris de telle sorte que l'eau, qui en suit le profil, ne pouvant pas remonter, tombe en avant du mur. Le larmier classique (fig. 257 et 258) est
est: placé sous les fenêtres, sur la face antérieure des contreforts, etc., partout où il est utile.
Enfin, des églises latines ct, dans certaines contrées, des
coupée de moulures qui dessinent des triangles, des lo-
décorative.
Les entablements, les corniches et les balustrades. — On a pu voir ci-dessus quelques dessins d’entablements clasiques. | Ces types sont, d’ailleurs, susceptibles de bien des modifications. L'une des plus considérables consiste à supprimer la frise et à faire porter la corniche directement sur l'architrave. Il faut noter au surplus, que la frise et, d'une
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ROMAN. GOTHIQUE. appentis a disparu ou, du moins, |
l'une des parties de la corniche; le larmier gothique (fig. 256) |
églises romanes ont la partie haute des murailles extérieures |
sanges, etc., et qui répondent uniquement à une préoccupation |
Fe LES ENTABLEMENTS — ——-
façon générale, l'ensemble de l’entablement romain peut être d'une éblouissante richesse.
De ces entablements, celui qui mérite le plus qu'on s’y arrête est le dorique (fig. 258). Les | triglyphes, avec leurs deux canaux N et leurs demi-canaux, coupent la frise : c’étaient apparemment, à l'origine, les têtes des poutres; les métopes sont simplement des dalles de remplissage. Les mutules semblent dériver des chevrons, de même que les gouttes paraissent HAS F1G. 257. être un souvenir des clous ou des LarmiEr LARMIER . , GOTHIQUE. CLASSIQUE, chevilles de l'assemblage. Le Il arrive aux architectes du XVI£ siècle de supprimer les triglyphes et à ceux du siècle suivant de les séparer par des métopes d’une longueur inusitée dans les ordres tels que les comprit l'antiquité. Quant aux maîtres d'œuvre du Moyen Age, ils sacrifièrent l’entablement à la logique, et ils n'en conservèrent que Ja corniche, qui, en effet, couronne utilement le mur. I] faut noter, à Ce Dropos, que l'architecture classique a placé des corniches au dedans des édifices, parce qu'elle a transporté à l'intérieur toute l'ordonnance, entablement compris ; l'architecture du Moyen Age, au contraire, n'a fait de corniches F1G. 258. — ENTABLEMENT DORIQUE. qu’au dehors.
La décoration s'attache surtout, dans les corniches romanes, aux corbeaux et aux chapiteaux des colonnes engagées, moins à la tranche de la tablette saillante, quelquefois aux métopes entre les corbeaux et même à la face inférieure de la tablette.