F1G. 324. — BASTIONS, XVII SIÈCLE
saut dans le fossé. Quelquefois la face dépasse l'alignement du flanc et couvre celui-ci d’une avancée, qui est l’orillon. Enfin, on dispose sur les remparts des levées de terre, cavaliers pour donner plus de commandement aux batteries de la place, fraverses pour arrêter les coups d’enfilade.
Ce système du front bastionné, imaginé durant la seconde |
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ps JS, ÉDIFICES MILITAIRES
moitié du xvi® siècle, fut appliqué et perfectionné par Vauban
(1633-1707), dans les nombreuses fortifications qu'il cons-
truisit sur nos frontières pour le compte de Louis XIV. Mais Vauban ne fit pas moins pour le progrès de l’atteque :
l’assiégeant, à l’abri dans ses tranchées ou parallèles, les poussait | vers la place, dont il approchait assez pour prendre à dos les dé-
fenseurs des bastions. Un officier de cavalerie, le marquis | de Montalembert, proposa, vers le milieu du xviIi® siècle, de |
supprimer les bastions et d'assurer le flanquement par des ouvrages bas, placés dans les fossés et que l’on appelle des caponnières. Le front débarrassé des bastions devenait un polygone, d'où le nom de tracé polygonal. Le système polygonal ne fut adopté qu'à la Révolution.
Il serait superflu d'insister sur l’évolution profonde que l’architecture militaire a subie depuis cette époque et qu’elle subit encore. Nous savons que la portée des canons et la puissance des obus explosifs se sont prodigieusement accrues. Les conditions de la défense en sont bouleversées à un tel point qu’on a pu se demander si les places fortes ne sont pas plus nuisibles qu'utiles.
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