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LES FENÊTRES

Dès le x1r1° siècle, un type nouveau apparut, plus simple et

| plus rationnel ; c'est la fenêtre à croisée de pierre (PI. XIL, C),

la fenêtre de laquelle un montant et une traverse se croisent, de façon : à diviser la baie en quatre parties également larges, les deux parties supérieures étant sensiblement plus petites en hauteur. Traverse et montant forment un châssis de pierre avec feuillure et sont fréquemment moulurés sur leur face extérieure ; les moulures sont plus grasses pendant la période du gothique rayonnant, plus sèches durant le gothique flamboyant.

La Renaissance garda l'idée générale de la croisée gothique (PI XII, D) ; puis elle en modifa le style : on fit le montant et la traverse F1G. 527. — FENÊTRE CIVILE plus épais, au risque d'ar- A LINTEAU ÉCHANCRÉ. rêter le j Jour ; l'encadrement prit une importance inconnue et parfois envahissante, avec pilastres, cariatides, etc. (PI. XII. E).

On cessa, au cours du xvi* siècle, de bâtir des croisées de pierre : le xvII® siècle ne logeait plus dans ses grandes baies que des châssis de bois. L’encadrement, quand il y en eut un, était délibérément classique, et comportait dans bien des cas un fronton triangulaire ou courbe ou rompu; mais, dès le XVIIe siècle et au xvirre (PI. XI, F), nombre D clercs présentent très simplement.

De nos jours, on fait souvent des fenêtres à linteau de fer, très larges, afin de prendre sur la rue l'air et la lumière que ne donnent pas les cours insuffisantes. C’est ainsi qu ‘on loge dans les façades des séries de baies à peu près contigués, qui rappellent un peu les rangées de fenêtres percées sur les rues étroites du Moyen Age.

La clôture des fenêtres. — Bien des fenêtres n'étaient pas closes pendant les premiers siècles du Moyen Age, ou bien on les fermait de tentures, de tissus épais. À toutes les époques, pour boucher les baies sans arrêter complètement la lumière,

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